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sente parfois de véritables convulsions avec des mouvements désordonnés des nageoires et une rotation du corps sur luimême. L'apparition des symptômes ne se produit qu’au bout de 50 heures si la température est à 20°, au bout de 15 heures, si la température est à 25°.
d) Collip a observé des réactions hypoglycémiques avec symptômes nerveux 24 à 48 heures après l'injection d’insuline.
e) Roof, Hall et Gray montrent que l'injection massive d’insuline (40 unités par kgrs) chez Sténotomus chrysops à
jeûn déclenche
— une hyperglycémie transitoire par mobilisation des réserves de glycogène;
— une hypoglycémie durable par épuisement de la réserve hépatique en glycogène;
— une chute dans la concentration du glycogène hépatique;
— une augmenfation du glycogène musculaire.
Ces observations conduisent vers une conception des modalités d’action de l'insuline.
Il faut noter, en outre, que Collip n’a pas observé d'action sur la consommation en oxygène.
Au total nous pouvons conclure que le pancréas de poissons contient des îlots de Langerhans qui sécrètent de l'insuline.
Cette insuline agit comme chez le Mammifère sur le catabolisme des glucides.
Cependant au fur et à mesure que l'on descend dans l'échelle des animaux on rencontre une plus grande résistance à l’activité de l’insuline. Les poissons se placent tout naturellement dans le rang que leur impose la classification entre les invertébrés et les batraciens.
F. — LES PHENOMENES ELECTRIQUES
Au point de vue embryologique, les organes producteurs d’électricité des poissons paraissent avoir deux origines différentes :
PR. ee
Les uns, par exemple, ceux des torpilles et des raies, proviennent d’une modification d’un tissu musculaire primitif.
Les autres, ceux des Malaptérures, par exemple, proviennent d’une modification d'un tissu glandulaire.
Cette double origine explique des différences chimiques bien marquées. Alors que, les premiers dont l’origine embryologique est musculaire, présentent un chimisme en tous points semblable à celui du muscle, les autres ont un chimisme différent et encore à peu près inconnu dans ses détails. Voici dailleurs ce que nous savons à ce sujet.
1° Chez Torpédo. Dans deux revues très documentées, l’une de Kisch en 1930, l’autre de Baldwin en 1933, se trouvent résumés les principaux travaux connus. sur ce sujet.
A cette époque, on avait décelé de façon nette, dans l’appareil électrique, du glycogène, de la créatine et de la phosphocréatine.
En 1937, Baldwin a donné une étude nouvelle sur l'appareil électrique des Torpilles. Il rapporte, tout d’abord, un tableau qui donne certains points de la composition des appareils électriques de la torpille, d’après Needham. En outre, ce tableau rapporte, pour permettre la comparaison, les mêmes indications au sujet des muscles de rats d’après Cori, et des muscles de grenouille d’après Eggleton.