RASE
Phosphore % du phosphore total
Organe Muscle de re &renouille Rat Phosphore anorganique +Phosphore du phosphagène....... 61 62 62 Phosphore du pyrophosphate... 22 22 22 Acide adénylique-phosphorique. 11 11 11 Ester phosphorique ........... 5 4 5
Baldwin a employé deux femelles de Torpedo marmorata. Il a fait un extrait des organes électriques et a montré les différents points suivants :
On peut réaliser in vitro :
a) La transposition du groupement phosphoré depuis l’acide phosphoglycérique jusque sur l'acide adénylique, ceci en présence de magnésium. Il en résulte l’acide adénosine-triphosphorique comme avec un extrait musculaire.
b) La créatine se transforme en phosphocréatine aux dépens de l’adénylpyrophosphate en présence de l’extrait musculaire.
c) Le groupement phosphoré de l’acide phosphoglycérique peut-être transféré sur la créatine en présence obligatoire d’acide adénylique et d'extrait d’appareil électrique. Donc, dans tous ces cas, les organes électriques de torpille se comportent chimiquement comme des muscles.
2° Chez Raïa clavata
Baldwin a donné les résultats suivants :
Les enzymes contenues dans les organes électriques de Raïa clavata sont capables de catalyser les réactions suivantes :
M Hot
— transformation d’acide phosphoglycérique en acide phosphopyruvique;
— acide phosphopyruvique + acide adénylique —> adénylpyrophosphate + acide pyruvique;
— adénylpyrophosphate + créatine —> acide adénylique + acide créatine-phosphorique;
— adénylpyrophosphate —> acide adénylique + acide phosphorique.
Les enzymes concernant les trois premières réactions sont solubles dans l’eau et précipitables par Pacétone qui sert à les purifier.
L’enzyme, qui catalyse la quatrième réaction est détruite par l’acétone.
Les enzymes paraissent chez Raïa aussi actives que chez Torpedo, mais leur extraction montre qu’elles s’y trouvent en quantité beaucoup moins grande. Histologiquement, ceci correspond à un plus grand développement du tissu conjonctif chez Raia. Cette conclusion est aussi celle d'Ewart (1892).
3° Chez Malapterurus electricus,
Baldwin et Needham, en 1938, étudient par la méthode manométrique l’action des extraits d’organes électriques du Malapterurus sur les hexoses-diphosphates et le glucose en présence d’adénylpyrophosphate et de magnésium. Ils ne trouvent aucune formation d’acide lactique et d’une façon plus générale aucun fait qui leur permette de mettre en évidence des phénomènes de glycolyse. Ils en concluent que si l’énergie utilisée pour les phénomènes électriques par Malapterurus provient du catabolisme des glucides, celui-ci ne doit pas s’accompagner de phosphorylation.
ET
Cette évolution des glucides sans phosphorylation préalable a été signalée par Needham et Lehmann en 1937, dans le tissu embryonnaire.
4 La décharge semble être sous la dépendance d’un centre nerveux situé en avant du quatrième ventricule et appelé «€ lobe électrique ». Les nerfs qui abordent l’organe électrique sont, d'après Branca, extrêmement nombreux. Ils détachent des fibres qui s’implantent à la façon de clous dans Ja zone corticale de la lamelle . La substance électrique, d’après Mlle Marnay, correspond, pour ainsi dire, à des plaques motrices pures. Mlle Marnay a recherché le pouvoir d’hydrolyse des organes électriques sur l’acétylcholine (le médiateur neurochimique).
Elle a montré que 100 mgr. de cet organe peuvent hydrolyser, en une heure, environ 150 mgr. d’acétylcholine. C’est une vitesse près de 1.000 fois plus élevée que dans le muscle de grenouille dépourvu de terminaisons nerveuses (partie aneurale du couturier) qui n’hydrolyse que 0,15 mgr. d’acétylcholine. C’est encore une hydrolyse 10 à 15 fois plus rapide que dans la substance grise de la moelle du chien à 37°, hydrolyse rapportée au même poids de tissu et au même temps. Voici, à titre d'exemple, la quantité d’acétylcholine hydrolysée en une heure par 100 mgr. de l’organe électrique d’une même torpille : 158,5 mgr., 148,5 mgr., 151,5 mgr., Moyenne, 153 mgr.