III. — LES PROTEINES DU SERUM
On doit successivement étudier plusieurs aspects de la question.
1° Teneur du sérum en protéines. — Fontaine et Boucher-Firly ont étudié la teneur en protéines du sérum des poissons. Le sang était prélevé par des procédés variables suivant les espèces, soit par l’introduction d’une canule dans l’artère branchiale (pour le congre par exemple), soit par incision du cœur mis à nu (labre), soit enfin par l’incision de l’artère caudale (raie).
en Pre
Les auteurs précipitent d’abord les protéines par un mélange à volume égal d'alcool! et d’acétone. Le précipité est recueilli sur un filtre taré. Ils lavent le précipité à l’alcool et ils le sèchent à l’étuve jusqu’à poids constant. Ils le pèsent alors. Voici les résultats de leurs expériences :
Sur les poissons d’eau douce : moyenne 9 GTETIRUS ES CATDIO MR RTS à dresse must dt io 3157 AC DE VOIR AS en a Ge can c/o qu 29 SOL AIO CIU SR A ne die cietle ne SOLE dt D 45.2 ARS EVINPATIS eee Cine etoile ne caler 70
Poissons marins : moyenne %0
1° Téléostéens.
DARDEUS RD OPEL Re ce M nn eo Tac 25.85 DÉOFDARHAPDOTOUR 224 ad ane DA NA E ee ete due 25.25 CARS SOUS Re else nie en tire em te isie eme à 25 CORRESP AVDIDATIS mn ninie se slolete sn ee nine traine del ec 44:50 AMSUTTASVUISADIS AREAS ER eee ce rcoe 55.80 2° Sélaciens.
SCYIROrRINUS CARICUIA ses. .e OC 28 SOVILEUMC AIS EEE Tee cm ce neeesce 28 RAT En ennee ce ce eee eee aiinin a cette 34
On observe des différences très marquées chez une même espèce. Ces différences tiennent soit à l’état de nutrition de l’animal, soit plutôt à son développement génital.
On note aussi l’absence de différences sensibles entre les poissons dulçaquicoles et les poissons marins d’une part, entre les Téléostéens et les Sélaciens, d’autre part. Par contre, aussi bien en eau douce qu’en eau de mer, les poissons qui présentent la teneur en protéine la plus élevée sont les Téléostéens apodes, anguille et congre. Il est possible que cette teneur élevée en protéines du sérum soit en relation avec le pouvoir hémolytique de celui-ci.
En 1906 Nolf a déterminé la teneur en albumine et globuline du sérum d’un sélacien, Scyllium catulus et
d’un téléostéen, Lophius piscatorius. Il a constaté que le taux des protéines totales se trouve, en général, bien inférieur à celui que l’on trouve chez les Vertébrés supérieurs et que le taux de la sérine est beaucoup plus faible que celui de la globuline.
2° Dosage séparé des sérines et des globulines.
Demenier, en 1934, a dosé séparément la sérine et la globuline chez des poissons provenant de la station biologique d’Arcachon. D’une manière générale le taux de la sérine est faible par rapport à celui de la globuline et le rapport S/G est inférieur à 0,5. Toutefois on relève une exception pour le sérum de Scylilium catulus où le rapport atteint 1,22.
Le rapport albumine/globuline a été également étudié par Lepkovsky chez Squalus acanthias et chez deux téléostéens, Scorpénichtys marmoratus et Lophius piscatorius. La principale portion de globuline est représentée par des pseudo-globulines. De tous ces poissons, c’est Lophius piscatorius qui a les plus basses protéines totales du sang et le Scorpenichtys qui a de beaucoup les plus hautes, de telle sorte que ces poissons qui ont en commun un rapport albumine/ globuline très bas, diffèrent par la teneur en globuline totale. Le Brevoortia tyrannus est caractérisé par Pélévation extraordinaire de son rapport albumine/globuline. Les euglobulines sont basses chez tous les poissons étudiés et même, chez quelques Brevoortia tyrannus, absentes.
Il ÿ a de plus grandes variations dans les protéines du sang des divers Téléostéens qu’entre les protéines des Téléostéens et celles des Elasmobranches.