PROPRIETES CHIMIQUES
A. Mosso a étudié le sérum d’anguille. Il donne le nom d’Ichthyoline ou ichthyotoxine à la substance vénéneuse du sérum; son frère, U. Mosso, en a établi les principales propriétés et la considère comme une sérine. Insoluble dans l'alcool, elle n’est préci-
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pitée ni par un courant d’acide carbonique, ni par les sulfates de magnésie et d’'ammoniaque. Les acides minéraux ou organiques la détruisent même à froid. Les alcalis lui font perdre son âcreté.
Le chauffage à 100 ou à 70° ou même simplement à 58° fait disparaître, dans une certaine mesure le pouvoir toxique du sérum d’anguille. D’après C. Buglia, l’ichthyoline serait simplement fixée sur le coagulum des substances albuminoïdes et on pourrait la libérer soit en broyant avec du sable ce coagulum, soit en le soumettant à Ja digestion tryptique. Elle serait très résistante à la chaleur pourvu qu’on la libère du coagulum albumineux qui la fixe.
Cependant Mile Physalix estime que les propriétés toxiques et hémolytiques varient comme si elles étaient dues à des substances distinctes dont l’élaboration n’est pas influencée de la même manière par les mêmes causes.
Le principe actif de la Lamproie, Petromyzon marinus, serait, d’après Buffa, une toxalbumine pouvant être séparée par la chaleur. En portant à 54° le plasma du sang, on obtient un premier coagulum en petits flocons blancs; à la température de 60°, la coagulation se fait tout d’un coup et à 63° le produit filtré, laisse passer un liquide absolument inoffensif.