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VII. — LE METABOLISME DE BASE

L’oxygène consomme ainsi les métabolites par l’intermédiaire de l’hydrogène libéré par les déshydrases. et les transporteurs d'hydrogène.

En dehors de toute activité, il se fait une consommation de base.

Chez le poisson, ce métabolisme de base a été étudié par différents auteurs. Ce tableau, rapporté par Legendre résume leurs résultats :

: i érat. lories

Se ue Sargus Rondeletti... 66 24.25 1.76 Montuori Serranus scriba.... 4.1 20 0.71 Vernon Heliasis chromis... 10.4 20 0.76 Jolyet et Regnard

Spharus aurafus.... 75 19 0.21 Vernon Amphioxus. .. ..... 0.24 20 0.82 :

Tr PRE 0.18 24,95 0.69 MAORIOGES

Par ailleurs, en 1898, Knauthe étudiant la carpe a donné les résultats montrant de grandes variations.

On peut utiliser trois méthodes pour mesurer les échanges respiratoires des animaux aquatiques.

La méthode la plus simple consiste dans la détermination élémentaires des changements survenus pendant un temps donné dans la teneur en gaz d'une certaine quantité d’eau renfermant les animaux étudiés.

Les détails et les applications de cette méthode se trouvent dans Humboldt et Provensal (1809), Heuze (1910 a), Montuori (1913), Krogh (1916), Mac Clendon (1917), Powers (1922), Bruce (1926).

Le fait que l'O ait diminué et le CO? et V’'N aient été accumulés dans l’eau pendant la période d’observation, rend cette méthode peu satisfaisante. La deuxième méthode est dûe à l’application d’un principe dû à Regnault. Elle a été employée par Jolyet et Regnard (1877), Grehaut (1886), Zuatz. (1901), Bounhiol (1905) et Gardner et Leetham (1914).

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Mais des complications et les sources d’erreurs ne manquenf pas dans cette méthode. Elle a été l’objet de critiques de la part de Krogh et de Henze.

La troisième méthode pour mesurer les échanges gazeux consiste en ceci: une certaine quantité d’eau contenant des proportions de gaz définies est mise en circulation à travers une enceinte contenant l’animal. On connaît la quantité d’eau qui passe, on sait par une analyse la teneur en gaz de l’eau qui a circulé. On peut donc calculer Ja quantité de gaz retenu. Cette méthode a été le plus souvent appliquée à l’étude de la respiration dans des cas artificiels tels que celle d’un poisson soumis à l’influence d’un narcotique.

La critique et la mise au point de ces méthodes a été faite par Keys.

Ces échanges paraissent influencés par un certain nombre de facteurs extérieurs. On a notamment discuté la température, la tension en oxygène et la concentration en ions H.

a) Hall a constaté qu’une élévation de température de l’eau qui entoure le poisson s'accompagne d’une augmentation dans la consommation d’oxygène, d’une plus grande quantité d’eau passant à travers les branchies et d’un rythme respiratoire plus rapide.

Le rythme respiratoire qui est de 22 par minute à 12° monte régulièrement à 85 par minute à 22°. L’oxygène consommé qui est de 7 cc. par kg. et par heure à 12° est de 65 cc. par kg. et par heure à 22°. La quantité d’eau passée à travers : la cavité branchiale en décilitres par heure passe de 5 pour 12° à 65 pour 22°.

b) Le poisson est aussi très sensible aux variations barométriques. Cette sensibilité se traduit par de grandes différences dans les échanges gazeux et dans son quotient respiratoire. Baudin a fait une série d'expériences sur Carassius auratus, à Concarneau sur Gobius minutus, Labrus bergilta, Cottus zubalis

et Blenmus gattorugine. Il a constaté que tant que la

pression barométrique est stable, les échanges gazeux varient fort peu.

Dès que le baromètre baisse régulièrement et pendant 24 heures au moins, la consommation d’oxygène diminue quelque peu, le dégagement de CO?, diminue beaucoup ; le quotient respiratoire devient très bas.

Le rétablissement de la pression normale et l’accommodation à la pression basse produisent un effet inverse : faible augmentation de la consommation d'oxygène, fort dégagement de CO2, quotient respiratoire élevé.

I1 semble que c’est moins limportance de la dépression que sa durée qui est efficace; par un mécanisme inconnu l'animal rétablit ses échanges normaux même si la pression reste basse. L'influence d’une surpression barométrique est de minime importance relativement à la dépression. Enfin, si on calcule la moyenne entre les échanges minimes que produit une dépression et les échanges surélevés qui lui succèdent, cette moyenne est équivalente à celle des échanges lorsque la pression est stable.

c) Winterstein, en 1900, dans les Archives de Pfluger, étudie l’influence de la tension en oxygène sur les échanges respiratoires des poissons ; il trouve que la consommation d’oxygène est pratiquement indépendante de la tension d'oxygène même quand celleci tombe jusqu’à 2 % de la pression atmosphérique.

Heuze, en 1910, a montré que la quantité d’oxygène brûlé par certains poissons est peu influencée

par la tension en oxygène de l’eau environnante. Gaarder, en 1918, partage la même opinion.

Hall, en 1929, étudie l’influence de la tension d’oxygène sur trois poissons : Stenotomus chrysops (L.), Tétraodon maculatus (Bloch-Schneïider), Opsanus tau. Il constate que si l’on fait varier la tension d’oxygène de 10 mm. de mercure à 110, l’oxygène consommé par kilo et par heure, en centimètres cubes, varie aussi, mais ces variations changent avec les individus. Chez Stenotomus chrysops, qui est très actif et qui a beaucoup d’émoglobine, la variation est minime. Chez Tétraodon maculatus, qui est d’une activité moyenne et qui a une quantité moyenne d’hémoglobine, la variation est plus forte. Chez Opsanus tau qui est très peu actif et qui a peu d’hémoglobine, la variation est rapide. Il passe de 10 cc. utilisé par kg et par heure pour une tension de 20 mm. de mercure à 40 cc. par kg et par heure pour une tension de 110 mm. de mercure.

Le même auteur, Hall, en 1931, conclut qu’à toutes les tensions en oxygène, les poissons absorbent 46 % environ de l’oxygène dissous dans l'eau de mer.

d) Powers, en 1922 et en 1929, Powers et Chippe en 1928, ont montré que la tension en CO? et le pH ont un effet prononcé sur la respiration des poissons.

VII. — Ces échanges paraissent soumis à L'ACTION RÉGULATRICE DU CORPS THYROÏDE.

La teneur en iode des tissus thyroïdiens a été recherchée par de nombreux auteurs. Chez les poissons, on relève les résultats suivants qui montrent la grande variabilité de cette teneur dans les différentes es-

pèces.

Teneur en iode

Poissons pour 100 du tissu thyroïdien sec INenNe ANNE 610 Gogavsbvovdbot 0.133 Cameron ÉEGS EMA UNIS, à roucoccoooveaioone 0.031 Burwash RATAICIA VAL AE EEE PE EEE 0.438 Cameron IAE Daimaees (@i)s 4 oc tcococmotouoce 0.025 Burwash RATARERINACO AO EEE ECC EEE 0.049 === PATATE VISA) PP EE EC EEE 0.031 = RATAME VIS CODEC CEE EE ECTS 0.048 — Scyllium canicula. . ................ 1.160 Cameron

L'action des extraits thyroïdiens et des produits iodés qui en dérivent a été étudiée par de nombreux auteurs. Les résultats peuvent, semble-t-il, se grouper autour de deux chefs.

a) Wickwire et ses collaborateurs placent deux Carassius aureus dans des cristallisoirs contenant tous les deux du sucre avec en plus, dans l’un d’eux, des produits thyroïdiens. Après 30 heures, on dose, de part et d’autre, le sucre restant. Les auteurs constatent que les iodures, la thyroxine ont été sans action sur l’utilisation du sucre; par contre, l’addition d’extrait thyroïdien sec a amené une augmentation de 50 % dans cette utilisation.

b) Une action se fait-elle aussi sentir sur les métamorphoses ? Rémy apporte une réponse négative. L’iodothyrine, la thyroïdine, l’iodoforme, l’iodométhylate d’hexa-méthylène-tétramine sont sans action sur la métamorphose d’Amnocoetes branchialis en Petromyzon planeri. Par contre, Slover trouve que la thyroïde accélère la métamorphose des Leptocéphales en anguilles; là encore l'extrait thyroïdien total paraît agir mieux que ses composants.

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