‹ Biochimie du PoissonChapitre 54 sur 66 · MO · texte numérisé non relu

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ment des dents, à une période où les ébauches muqueuses ne se calcifient pas encore, on trouve déjà une grande richesse en phosphatase. Par contre, alors que les dents ont atteint leur taille maxima, elles s’enrichissent encore en sels bien qu’elles ne possèdent plus qu’un pouvoir etherphosphatasique assez faible.

Dans un nouveau travail, Roche et Jacqueline Collet ont étudié l’activité phosphatasique des divers organes osseux au cours du développement de la sardine. Ils sont arrivés aux conclusions suivantes : quelle que soit la taille des animaux et, en toute saison, les vertèbres et la voûte cranienne, pièces osseuses à croissance périodique, sont moins riches en phosphatase que la nageoire caudale, organe contenant pratiquement toujours des rayons en voie de développement.

Par ailleurs, la teneur en phosphatase des diverses pièces squelettiques de la sardine présente, au cours des trois premières années de la vie en Méditerranée, des modificatons importantes, en relation avec le rythme et l’intensité de la croissance.

Pendant la première année de la vie, l’activité phosphatasique de tous les os augmente jusqu’à ce que la métamorphose des alevins en jeunes sardines soit atteinte. Alors elle diminue, s’arrête puis reprend une intensité plus grande et demeure proportionnelle à la vitesse de l’allongement corporel, jusqu’à l’arrêt de la croissance survenant au début de la saison froide.

La poussée du développement va de pair avec la teneur en phosphatase du squelette. Celle-ci est minime dans les os dont la croissance est alors relative-

ment faible (vertèbres, os du crâne), mais elle est très importante dans ceux qui, comme les écailles, présentent un accroissement de taille notable pendant la belle saison.

Ces faits traduisent la participation de la phosphatase à toute ostéogénèse rapide. Par contre, le même enzyme ne semble jouer aucun rôle dans les processus d’ossification évoluant lentement, l’apport humoral direct d'ions phosphoriques pouvant alors permettre à lui seul la minéralisation de la substance osseuse en voie de formation.

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