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VII. — Les influences hormonales

Rôle des glandes génitales

Les influences génitales sont au premier plan. Myloroy, en 1906, dans une étude des muscles et des glandes génitales du Hareng, montre que pendant les mois qui précèdent le moment où les glandes commencent à grossir, on observe une rapide augmentation dans le pourcentage des graisses musculaires, puis ces réserves disparaissent et le pourcentage le plus bas est observé lorsque l’animal a frayé.

Cette observation est confirmée par Jonston Bruce, en 1924, qui montre en outre qu’à tout moment de la vie sexuelle la teneur en lipides des muscles du Hareng augmente avec l’âge. Channon apporte des mensurations plus complexes. L'indice d’iode des ovaires gagne son maximum avant le fray. Ils passent, en effet, de 137 à 200. L'indice d’iode des autres tissus, cependant, reste constant.

Fage et Legendre ont montré que la sardine de nos côtes contient alors qu’elle est immature, 3 % de

ED; er

graisses, puis elle a des variations de 5 à 15 %. Le même phénomène est retrouvé chez le sprat (Clark et Amy), chez le thon (Dill).

Boucher Firly donne aussi pour le congre les renseignements suivants :

Le congre, pendant une grande partie de son existence, accumule dans tous ses tissus des réserves de graisses considérables, réparties inégalement dans le muscle, le foie et les organes génitaux. La teneur en corps gras totaux du sang de congre est peu élevée et chez des animaux à jeun depuis plusieurs jours au moment des dosages, elle ne varie guère que de 0,50 à 0,64 pendant le développement de l’animal, L’Insaponifiable représente environ la moitié des corps gras totaux. La teneur en corps gras totaux du muscle est faible, mais elle augmente régulièrement au cours du développement génital et passe environ de 0,60 à 2 %. Dans le foie et les organes génitaux, l’augmentation de la teneur en corps gras pendant le développement de la vie génitale est beaucoup plus importante. La teneur en corps gras totaux du foie passe de 3 à 17 %, celle des organes génitaux de 0,82 à 36,5 %. La teneur en insaponifiable varie dans le même sens mais à un degré beaucoup moindre. Au moment où les organes génitaux atteignent 3 % du poids de l’animal, les graisses s’accumulent surtout dans ces organes. L’examen histologique montre alors un ovaire contenant de nombreux œufs de petit volume, disséminés dans un véritable tissu graisseux périovulaire. On trouve, par exemple, les teneurs en lipides suivantes :

SAND ere LL FOLEN ee 12,89 % MUSCIE RP RE RECENT 3,08 % Organes génitaux . 70 Vo

De nouvelles transformations surviennent alors avec changement complet de la vie du congre. Celui-ci qui, jusque-là, s'était montré très vorace, ne mange plus. Son tube digestif s’atrophie, son foie subit une dégénérescence presque totale. D’après Tuzet et Harent, il y aurait une dégénérescence amyloïde de la rate et du foie. Les organes génitaux subissent d'importantes transformations. Les ovules augmentent considérablement de volume aux dépens de tout le tissu périovulaire qui disparaît. Tous les corps gras du congre, même ceux des ovaires, semblent concourir à l’élaboration de ces ovules dont le poids global atteint 30 % du poids de l’animal.

Chez un congre, très près de la maturité sexuelle, Bouchet- Firly a trouvé des corps gras totaux très faibles dans le muscle : 1 %, relativement faibles dans les organes génitaux : 16 %, augmentés dans le foie qui est, peut-être, le lieu de la transformation : 33,17 %, augmentés dans le sang qui sert à leur transport : 1,39%. L’insaponifiable varie dans le même

sens.

VIII. — Influence des migrations sur l’évolution des graisses

Les migrations jouent en imposant des milieux nouveaux. En voici un exemple qui montre la souplesse d’adaptation de certaines espèces.

Les caractères spécifiques du Saumon sont les suivants, d’après Lowern :

a) Une faible teneur en acides non-saturés en C16;

b) Une teneur anormalement élevée en acides nonsaturés C22;

c) Une dessaturation marquée, en acides en C20.

Les œufs ont des caractères spécifiques, encore que par bien des côtés, ils s’éloignent des graisses maternelles. Leurs acides gras se caractérisent par un haut degré d’insaturation pour les acides en C20 et C22, comme chez le Saumon. Pendant leur évolution, ils marquent une chute des acides en C14 C16 et C20 et s’écartent du type spécifique.

Après la naissance, l’alevin a un type fluvial.

Le tacon marque une transformation profonde.

Les caractères spécifiques sont nettement indiqués.

Enfin, chez la femelle adulte, on note seulement, par rapport au tacon, une adaptation à la vie marine.

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