FAZY
Famille de St-Véran, en Queyras.
Antoine Fazy, appartenant à la religion réformée, émigra à la révocation de l'édit de Nantes et alla se fixer à Genève. L'un de ses descendants, fabricant d'indiennes, reçut le titre de bourgeois de Genève en 1735 '. Il avait épousé la tante de J.-J. Rousseau [Rêveries d'un promeneur solitaire, IV® promenade). Cette famille a reçu une notable illustration par le célèbre James Fazy, économiste et homme d'état, journaliste de grande influence
^ Jules Glaretie : Peintres et soulptei^rs contemporains.
* Histoire des réfugiés protestants de France, par Weiss, t. II p
qui, dans la première] moitié de ce siècle, prit en si grande part comme chef du parti radical, à la direction de la politique de la confédération Helvétique, dont il a été le président, ainsi qu'à la gestion des intérêts politiques et administratifs du canton de Genève. Le rôle politique de James Fazy appartient à l'histoire et les traits principaux en sont trop connus pour qu'il soit nécessaire d'en donner ici nne indication quelconque.
Une branche de la famille Fazy était catholique et demeura dans le Queyras. Il y a encore à ce jour, à St-Véran, plusieurs représentants de cette famille.
FAZY (rabbé Jean).
M. l'abbé Fazy est né à la Chalp-Ste-Agathe (commune de St-Véran), le 19 août 1835. Il pubUé le Mystère de St- André de Marcellin Richard, drame en vers patois du Briançonnais, du commencement du xvi' siècle. M. l'abbé Fazy a fait précéder cette publication d'une introduction et Ta fait suivre d'un glossaire.
L'œuvre a été critiquée pour l'exactitude du texte du mystère et la transcrition littérale de certains mots par le savant archiviste des Hautes-Alpes, M, Tabbé P. Guillaume {Bulletin de la Société d'Études des Hautes- Alpes) \ M. l'abbé Fazy a défendu dans un opuscule la rectitude de sa publication.
Le Mystère de St André par Marcellin Richard, découvert et publié par l'abbé J. Fazy. Aix, 1883 ; grand in-8% 146 pages
— L'Édition du Mystère de Saint-André^ réponse au compte rendu de M. l'abbé Guillaume, par M. l'abbé J. Fazy. Gap, Richaud, 1884 ; in- 8°, 13 pages.
— Monographie de l'église du Monêtier-de-Briançon^ publiée, je crois, dans les Annales du Laus.
1 Puisque j'écris le nom de M. Tabbé Guillaume, je saisis cette occa • sioa de remercier Térudit archiviste des Hautes-Alpes des indications qu'il m'a données sur des personnes mentionnées en cet essai bio -bibliographique.
GONDRET (l'abbé Jacques).
L'abbé Gondret est né le 20 août 1819 au hameau des PréSj commune du Château- Ville-Vieille. Il est actuellement curé-archiprêtre à Abriès.
M. Tabbé Gondret n'a rien publié, mais il a composé, suivant ce que me dit M. Tabbé P. Guillaume, des notices historiques intéressantes sur les paroisses du Veyer (canton du Queyras) et de St-Glément (canton de Guillestre), sur la vallée du Queyras, ainsi qu'un dictionnaire du patois de cette vallée, servant de supplément à celui de MM. de Rochas et D^ Ghabrand, travail utilisé par M. Tabbé Moustier, ancien curé de Marsanne (Drôme), et peut-être par le D' Fœrster, professeur à TUniversité de Bonn.
D'autre part, on lit dans le compte rendu de la séance du 24 juillet 1860 de l'Académie Flosalpine, ce qui suit * :
« Il nous resterait à parler de la dernière lecture qui a
« été faite à l'assemblée, celle de quelques chapitres d'un
« grand ouvrage, contenant trois énormes cahiers in-8*,
« avec ce titre : Mémoires historiques sur le Queyras^
€ par M. l'abbé Gondret, curé du Veyer. Mais la longueur
« de ce compte rendu nous oblige à abréger. Nous dirons
« seulement que cette œuvre suppose, dans son auteur;
€ la patience d'un bénédictin ; si elle est imprimée, elle
€ fournira à tous les lecteurs les renseignements les plus
« utiles sur l'histoire, les usages et la topographie de l'in-
f téressante vallée du Queyras ; si elle demeure manus-
€ crite, les rares bibliothèques qui la posséderont auront
« acquis une précieux trésor, et c'est à ce titre qu'elle a
€ été déposée dans les archives de l'académie Flosal-
« pine. »
HUMBERT (DE QUEYRAS).
Dans un acte émané du Dauphin Jean, du 13 décembre 1311 , acte de reconnaissance ou d'octroi de franchises aux nobles de Queyras, quant aux fonds par eux possédés (sous la seule charge de mener un roussin aux cavalcades, aux frais du Dauphin), on trouve parmi les nobles cités : François et Pierre Humbert.
* Académie Flosalpine. Gap, Dolaplace, in-8% 152 p.
La famille de Queyras^ distincte des Humbert, y figure par la citation de sept de ses membres ^
En 1446, Honoré Humbert, en son nom et en celui de Jacques Humbert, son oncle, et de Marguerite et Alix Humbert, ses nièces, prêta bommage au Daupbin pour les maisons, terres, prés et autres biens qu'ils avaient au mandement de Ghâteau-Queyras, et par exprès en la forêt de Soliers '.
On lit encore dans Y Inventaire de la Cour des comptes : « Au registre cotté Alter liber copiarum Ebredunesii... « triple CGC, cayer 40, est un mémoire contenant entre a autres choses que par les informations qui avaient été € faites, il apparaissait que dans ladite cbâtelenie de « Queyras, il y avait eu des nobles appelés Humbert qui « avaient possédé dans ladite communauté plusieurs « biens nobles, lesquels étant tombés en mains roturières « et compris néanmoins dans les anciens registres de lac dite communauté comme francs et nobles et dans le € nouveau qui avait été fait ils y auraient été compris et fc mis à la taille ' >.
Cette mention donne raison à Topinion émise par M. de Rivoire de la Bâtie {Armoriai du Dauphiné), que cette fa" mille finit vers les milieu du xv« siècle.
HUMBERT (Antoine) DE QUEYRAS.
Humbert (Antoine) dit Humbert de Queyra^Sy vivait au commencement du xvii* siècle. Il habitait Paris. Il a publié un certain nombre de romans, dans lesquels il a dépeint plus ou moins fidèlement les mœurs de la Cour et raconté des faits et événements du règne de Louis XTTT.
!• Triomphe de la guerre et de Vam^mr. Paris, 1626, în-16;
2* Alexandre et Isabelle, histoire tragi-comique. Paris, 1626, in-8° ;
^ Inventaire des actes de la Cour des Comptes. « Id.
« Id.
3° Les fortunes diverses de Chrysomire et Kalinde.FsLris, 1635, iii-16.
Voici les mentions de Brunet [Manuel du libraire) sur Antoine Humbert :
Humbert de Queyras (Antoine) : (Jléodonte et Hermelinde ou histoire de la Cour. Paris, du Bry, 1629, in-8* (17.164).
Ce roman donne, sous des noms supposés, le récit de quelques événements du règne de Louis XIII; il s'en trouve des exemplaires avec un titre ainsi modifié : Histoire de la Cour. Sous le nom de Gléodonte, l'autenr a écrit plusieurs autres romans, parmi lesquels nous en remarquons un qui doit être du même genre que celui dont nous venons de parler ; il a pour titre : Les fortunes diverses de Chrysomire et de KalindCy où, par plusieurs événements d'amour et de guerre sont représentées les intrigues de la Cour. Paris, Alazet, 1635, in-8* (Gâtai. Lavalliôre-Nyon, n° 8.897, où se trouvent, sous les n*' 8,777 et 8.872, deux autres romans d'Humbert.)
HUMBERT (Jean).
Au dire de Guy-AUard, Jean Humbert, jurisconsulte, est né dans le Queyras et appartenait à une famille qui prétendait se rattacher aux nobles de ce pays mentionnés dans les titres des xiii*, xiv« et xv« siècles. L'affirmation de Guy- Allard sur le lieu de naissance de Jean Humbert est formelle et cependant une qualification accompagnant son nom dans le livre qu'il a publié, qualification dont nous n'avons pu préciser le sens et lo portée, pourrait, ce semble, faire naître un doute sérieux à ce sujet.
« Jean Humbert ou plutôt D'humbert a publié en 1558 un commentaire sur une partie du code de Justinien.
« Voici le titre de ce livre :
« Joanis Dhumbert Lauceiburgensis jurisconsulti explicationes in omnes titulos IX primorum librorum cod. Justin. Lugduni, 1558, in-8*. »
Cette qualification de Lauceiburgensis désigne-t-elle un lieu de naissance ou bien est-elle indicative du lieu dans lequel Jean d'Hurabert exerçait une profession se
rattachant à sa qualité de jurisconsulte ? Cette dernière hypothèse semble devoir être écartée, aucune ville de (pielque importance de ce nom, n'étant signalée dans les livres spéciaux de géograpie portant les dénominations anciennes ou du moyen âge. Ce serait donc l'indication d'un lieu de naissance. Or, aucune localité duQueyras ne saurait revendiquer le nom latin de Lauceiburg. Il s'agit probablement de Lans-le-Bourg , chef-lieu de canton dans la Maurienne^ et Jean Dhumbert serait, dans ce cas, Savoyard.
Un Jean Hymbert se faisait connaître, au milieu du xvi* siècle, par des ouvrages de jurisprudence, ainsi qu'en témoigne le titre du livre d'un de ses commentateurs :
€ Paraphrase du second, tiers et quart livres : des Ins- € titutions Foreuses, ou practique judiciaire, de maistre « Jean Hymbert, translaté par maistre Guillaume Lyman- € das, natif de Trévolx, licencié es Loix, Conseiller du € Roy, en la Séneschaulcée et court conservatoire de < Lyon. »
Les ouvrages de Jean Hymbert ont été publiés, savoir : les Institutions foreuses en i538,in-4«,et 1542, in-S» ; l'/nchiridion Jurts en 1560 ; Pratique civile et criminelle de Jsan Imbert, etc., le tout recueilli par Pierre Guenois et Bernard Automne, 1627, in-4°. Dans ces divers livres, il est qualifié Rupellanus (Rochellois) et le nom est écrit Imhert,
Ces deux dénominations de Lauceiburgensis et Rupellanus semblent exclure toute identité entre les deux personnages, malgré la contemporanéité d'existence, la presque complète homonymie et la similitude des professions. Du reste, aucune allusion, aucun renvoi ne sont faits dans les livres de Jean Imbert ou Hymbert, à l'ouvrage de Jean Dhumbert.
n est dans tous les cas à peu près certain que le lieu de naissance de Jean Humbert ou de Dhumbert; auteur du livre indiqué par Guy-Allard, n'est pas le Queyras. J'incline à croire que c'est Lans-le-Bourg, et c'est Topinion bien arrêtée de M. le docteur en théologie Raoul Durand,
curé-archiprêtre de Lans-le -Bourg, qui a constaté, d'une part, que dans une bulle de 1667 et dans des registres antérieures à 1500, le nom latin de cette localité était écrit Lance iburgtcs et Lavcceiburgits, et, d'autre part, qu'il y existait une famille du nom de d'Humbert, dont le dernier survivant est mort il y a 6 ans à St-Jean-de-Maurienne. (Lettre de M. Raoul Durand, octobre 1888.)
HUMBERT (Joseph), DE QUEYRAS.
Guy-Allard {Dictionnaire historique et littéraire du Dauphîné), dit que Joseph Humbert, son contemporain et son ami, était du Queyras; qu'il est mort en 1676; qu'il savait parfaitement la pratique et l'histoire des armoiries et des généalogies. « Je dois, ajoute Guy-Allard, ce témoignage à sa mémoire et à l'amitié qu'il avait pour moi.
JOUVE (rabbé Joseph-Martin-Louis).
M. Jouve est un des prêtres les plus instruits, les plus estimables du diocèse de Gap. Pous assurer un vif intérêt à ces notes biographiques, je n'aurais, si M. l'abbé Jouve m 'en avait donné le droit, qu'à livrer à la publicité une lettre qu'il m'a fait l'honneur de m'écrire le 23 janvier 1885, lettre dans laquelle il esquisse, à ma demande, les principaux traits de sa vie. Cette autobiographie est vraiment, dans le cadre d'un épanchement sincère, un charmant écrit. Il s'en exhale un parfum de modestie, de noblesse de sentiments qui commande le respect La lecture de ces quelques lignes laissa tout ému de sympathie le confident d'une telle existence austère, laborieuse, marquée par l'amour de la famille et de Thumanité.
M. Tabbé Jouve fut envoyé tout jeune comme curé aux Hyères (canton de la Grave). Il passa, dit-il, cinq ans et demi dans cette modeste et délicieuse paroisse.
Cette épithète délicieicse, appliquée au village des Hyères, étonnera peut-être ceux qui ne penseraient qu'à l'altitude des lieux, à Tencadrenent sévère de roches et de glaciers dans lequel le territoire de la Grave est enserré. Ils ne songeraient point, en ce cas, à la pureté de l'atmosphère, à la glorieuse irradiation solaire, à la solen-
nelle grandeur de la nature. Un coucher de soleil sur la Meïje est un spectacle de rare magnificence. Il impose, comme la grande mer, le sentiment et la méditation de l'infini. Cette nature formidable dans les jours d'orage, de tempête, de neige, a des retours d'ineffable douceur à la fin de l'hiver et môme durant le cours de la mauvaise saison.
Le modeste village des Hyères, situé au-dessus de la Grave, sur la même ligne que les hameaux des Terrasses et de Ventelong, se cache à Tabri des vents qui assaillent ses voisins, dans un pli du terrain, en face de la Meîje. Il possède une plus douce température, sans rien perdre du grandiose de la perspective.
Les habitants du canton delà Grave, à esprit ouvert, cosmopolites, voyageant presque tous pour le commerce, offrent dans ces localités les ressources de relations agréables. Il n'y a donc point à s'étonner que le jeune desservant ait trouvé du charme dans sa résidence. Il s'y livra à rétude, à la méditation, écoutant, dans sa ferveur reliligieuse. cette voix qui parle dans Vlmitation : Audi, fili, verba mea, verba suavissîma. . . Là, il conçut Tidée de sa première œuvre, publiée plus tard : Le missionnaire de la campagne.
A TArgentière où il fut nommé curé de canton, M. Tabbé Jouve passa six années. Les conditions de son existence furent absolument cénobitiques, aucune culture intellectuelle ni sentiment de sociabilité ne se rencontrant dans les familles de son voisinage. Adonné, sans distractions aucunes, au travail, il composa dans cette dure retrait e, une Vie des saints, popiUaire.
Durant cet exil, le cœur du curé de T Argen tière pu cependant ressentir un jour et savourer les joies d'une fête organisée par des hommes en général aimables et lettrés, les membres du Club-Alpin.
Le 17 août 1877, on inaugurait, dans le pré de Madame Carie, les refuges du Pelvotix, Là se pressaient des hommes distingués : Français, Suisses, Italiens, Anglais, Belges, etc., que l'amour de la montagne et l'entraîne-
ment vers les ascensions avaient unis dans une agape fraternelle.
€ Un élégant autel, dit la relation du Club-Alpin, avait « été dressé non loin du refuge ; M. le curé Meyer, assisté « de M. rarchiprêtre Jouve et de M. Brun, curé de la i Bessée, procéda à la bénédiction de l'abri et à la célé- € bration de la messe; au Credo, M. Tabbé Jouve, après t avoir autorisé les assistants à se couvrir, prononça une « allocution qui fut sypathiquement accueillie. »
Cette simple mention n'était point suffisante à mon sens. J'ai pu lire Tallocution de M. Jouve dans le journal la Burance. C'était un chef-d'œuvre pour le bon goût, l'élévation de la pensée et l'exquise élégance du style.
C'était une perle à enchâsser dans le milieu de ces brindisi, pleins de verve il est vrai et d'internationale bienveillance, mais quelque peu monotones. A ouïr ce fin langage dans lequel sur le fonds de l'inspiration évangélique brillait l'or pur de trésors d'hellénisme, on eût dit que les abeilles de Platon avaient pu porter un jour, des rivages de l'Attique au pied du Goléon, le miel de l'Hymète et l'avaient offert, rosée divine, aux lèvres du jeune curé des Hyères.
De l'Argentière, M. l'abbé Jouve passa à la cure de Savines, à deux pas d'Embrun, dont les habitants, malgré leur traditionnel amour de la table, ne manquent ni d'esprit, ni d'instruction, ni d'amabilité. Dans cette localité, de climat agréable, M. l'abbé Jouve a trouvé une bonne résidence. 11 y est entouré de l'estime et de l'affection de ses ouailles et il y poursuit le cours de ses publications, dont les journaux religieux, V Univers entre autres, parle nt avec éloges.
1. Missionnaire de la campagne (le). Cours d'instructions simples et pratiques, etc., par M. l'abbé Jouve. Paris, Tolra, 4 vol. grand in-i8 jésus.
2. Un modèle pour chaque jour de Vannée ou Nouvelle vie des saints, etc. , par M. Tabbé Jouve. 4 forts vol. grand in-18.
3. Dominicales d'un curé de campagne^ homélies et instructions pratiques pour chaque dimanche de Tannée, suivies de plusieurs panégyriques et de sujets de circonstance, par M. rahbé Jouve Paris, Tolra, 112, rue de Rennes, 1885; 3 vol. in 18 jésus de iii-358, 401 et 398 p.
4. La pieuse congréganiste, dans les paroisses, au pensionnat, à Touvroir, à Tatelier, ou Recueil d'instructions simples et pratiques^ à Tusage des associations en Thonneur de la très-sainte Vierge, par M. Tabbé Jouve. Lyon, Vitte et Perrussel, 1887, 2 vol. in-12.
LEUCZON (GuiaoNET).
Guigonet Leuczon, qui appartenait à une famille noble du pays, fût le représentant de la vallée du Queyras dans les pourpalers et dans les négociations qui préparèrent la fameuse transaction du 29 mai 1343, par laquelle le Dauphin Humbert II fit, à titre onéreux, aux communautés Briançonnaises, des concessions, renonciations et reconnaissances qui anéantirent ses droits féodaux dans le Briançonnais, l'autorité gouvernementale demeurant seule réservée au Dauphin. Guigonet Leuczon figure dans la transaction en qualité de procureur et de syndic des communautés du Queyras. Son nom suit, dans les qualites des parties contractantes, le nom du Dauphin :
€ Hinc est quod in presentia testium et mei notarii f publici suscriptorum, prefatus dominus Humbertus c Dalphinus viennensis, ex une parte, et nobilis Guigo- € netus Leuczonis, procurator et syndicus ad infrà f scripta specialiter deputatus universitatum de Quadra^ € tio». . »
Les députés du Briançonnais firent preuve d'une grande habileté dans la discussion des conditions de ce traité ; il y eut de leur part minutieuse prévoyance, vision nette de l'ensemble et des détails, remarquable science juridique et administrative dans la rédaction des clauses et stipulations de la transaction.
€ Si Ton examine, dit Fauché-Prunelle, dans leur en- < semble, les diverses dispositions de cette charte, on € voit qu'après avoir converti en une rente d'argent les
« redevances féodales ^i lui étaient dues, et y avoir « subrogé les communautés Briançonnaises et les Brian- < connais eux-mêmes, tant généralement qu'individuellef ment, le dauphin leur reconnaît ou concède des frann chises de personnes, des franchises de choses ou de « propriétés, des franchises commerciales, des franchises « judiciaires, de grandes franchises municipales ou corn- € munales et même quelques franchises politiques.
€ Des concessions ou reconnaissances aussi étendues € et qui étaient considérées comme emportant aliénation « d'une portion de suzeraineté, ont fortement étonné € quelques écrivains et entre autres Ghorier qui s'exprime € ainsi à ce sujet : « Leurs députés (des Briançonnais] « furent d*habiles gens ; ils attaquèrent l'esprit du Dau- € phin du côté qui était le plus faible ; l'argent présent « pouvait plus sur lui que les plus fortes considérations ; « il était prodigue, et qui l'est, est toujours avare ; il ne « refusait rien à qui lui donnait ; ils lui présentèrent, € outre ce revenu annuel (4.000 ducats), un présent de « 12.000 florins d'or, et ce fut ce qui acheva ce célèbre € traité. > [ffi^t. duDauphiné, t. U, liv. 9, § 18)». »
Au nombre des témoins de la transaction figure un autre Queyrassin, Durand Crozet, notaire.
LffiRAIRES
La profession de libraire n'est pas en faveur dans la vallée du Queyras où sont établies de longue date d'autres traditions commerciales. C'est dans la vallée du Monêtier-de-Briançon surtout que l'on a pu compter de nombreux Briançonnais fixés comme libraires dans de grandes cités, soit en Europe, soit même en Amérique.
Les seuls libraires connus sortis de la vallée du Queyras sont :
PeyraS'Bourcier^ libraire à Pignerol, en Piémont et M. Fr^ançois Aicdier^ libraire à Paris, rue Gherche-Midi, tous les deux d'Abriès.
i Essai sur les anciennes institutions autonomes et populaires des Alpse Cottiennes*., t. !«', pp. 330 et 331.
MARTIN (Chaffrey Louis)
L'abbé Martin est né à Abriès le 8 janvier 1813, il est mort le 28 mars 1872.
L*abbé Martin a été un écrivain ecclésiastique d'une prodigieuse fécondité. La prédication, les prédicateurs, réloquence de la chaire furent l'objet de ses travaux et de ses publications. Il avait fait de fortes études au séminaire d*Embrun. Il y brilla peu après comme professeur. Il devint ensuite professeur de philosophie et aumônier au collège de Gap.
Il conçut une nouvelle méthode d'enseignement de la prédication et se consacra dès lors à l'élaboration de sa pensée sur ce vaste siget. Il fonda en 1857, dirigea et rédigea, en grande partie, le Journal de la prédication popvUaire et corUemporaine et publia successivement et à de courtes intervalles de temps, un grand nombre de livres.
Notons, en passant, que le prix de ses ouvrages était d'un chiffre élevé ; que le débit en était assuré, les ecclésiastiques de tout rang et de tout âge trouvant là toute préparée, bien rédigée, ample matière à tous prônes, à toutes conférences, à toutes prédications, douce quiétude pour les intelligences paresseuses ou rebelles à la contention d'esprit ; que l'abbé Martin, soucieux dans son labeur, comme tous les faibles mortels, du renom et de la considération, y rencontra aussi, par hasard sans doute, le large arrondissement de son patrimoine, résultat qui n'est jamais envisagé avec indifférence par un Queyrassin.
n est à remarquer que l'abbé Martin ne fut point un novateur quant à l'idée, méritoire autant que fructueuse, de venir en aide à ses confrères par la publication de sermons appropriés à toutes les évolutions, à toutes les cérémonies prévues par le rituel catholique. H existait, avant la publication de ses travaux sur ce sujet, un nombre considérable de recueils de sermons, do conciones^ destinés à venir en aide aux ecclésiastiques timides, pa^ resseux ou peu lettrés qui pouvaient ou prononcer ces oraisons sans s'écarter du texte, ou s'en inspirer, ou
y rencontrer des citations heureuses. Des orateurs sacrés de talent ont puisé à ces sources des inspirations, et ce$ emprunts n'ont pas nui aux meilleurs mouvements de leur éloquence.
Dugalt Stewart raconte que son maître et son ami rillustre chef de l'école philosophique écossaise, Thomas Reid, pasteur à New-Mackar, prêchait, par timidité sans doute ou par conviction de leur excellence, les sermons de Tillotson et d*Evans * .
L'abbé Martin a su rajeunir ces choses, y introduire des documents nouveaux, des citations des grands orateurs chrétiens contemporains, moderniser en un mot un langage et des idées surannés. Ainsi s'explique le succès que ces publications ont obtenu.
Année pastorale ou cours complet de sermons populaires, de prônes, d'instructions familières et d'homélies sur révangile de chaque dimanche de Tannée, accompagné de riches matériaux. 3« édition. 2 vol. in-8**, 1875. Martin neveu et Audier, 12 fr.
Béatitudes et sujets rares. Sermons sur les huit béatitudes et sur des sujets rares empruntés à nos meilleurs prédicateurs contemporains pour les dimanches et les fêtes de l'année, avec préface, plans détachés et indications oratoires. In-8*», 1872. Ibid. 6 fr.
Conférences et sermons sur les conciles. In-8% 1869. Ibid. 1 fr. 50.
Coutumier des paroisses on recueil d'annonces, avis, entretiens, exhortations, allocutions des pasteurs à leurs paroissiens avant le prône de chaque dimanche, concernant cinq objets distincts, savoir : 1* la liturgie dominicale et hebdomadaire ; 2° les fêtes de la semaines ; S"" les règles pratiques de conduite chrétienne ; 4** Téconomie chrétienne ; 5° les circonstances, les œuvres. 2 vol. in-8**, 1872-1873. Ibid. 12 fr.
Dictionnaire de prédication ancienne, moderne et contemporaine. 4 vol. in-8«, 1857-1868. Ibid. 40 fr.
( An acoount of the life of Thomas Reid,
PrôneÈ suivis d'exemples empruntés à nos meilleurs prédicateurs contemporains. In-8*, 1869. Ibid. 6 fr.
Sermons historiques empruntés à nos meilleurs prédicateurs contemporains pour les dimanches et les fêtes de Tannée, avec préface, indications oratoires, plans détachés. Gr. in-8% 1873. Ibid. 6 fr.
Sermons sur la liturgie^ les dévotions, les œuvres, les sujets de circonstance et d'actualité^ empruntés à nos célèbres prédicateurs contemporains, choisis et coordonnés, avec préface, indications oratoires, plans détachés» traits historiques. 3 vol. in-8^, 1875. Ibid. Ohaque vol. 5 fr.
Sermxyns des meilleurs prédicateurs contemporains pour jubilés, missions, retraites et stations de pénitence avec indications oratoires et plans détachés. 6 séries. In-8% 1869. Ibid. 6 fr.
Mois de Marie des prédicateurs ou cours complet de sermons, conférences, instructions pour tous les jours du mois de Marie, pour toutes les fêtes et sur tous les sujets se rapportant à la Très-Sainte Vierge, accompagné de riches matériaux tirés de TÉcriture sainte, des Saints Pères, etc. 2 vol. gr. in-8», 1858. Ibid. 12 fr.
Panorama des prédicateurs ou répertoire pour rimprovisation et la composition du sermon. 6* édition, revue, corrigée avec soin et enrichie, pour chaque sujet, de nouveaux et précieux matériaux. 3 vol. in-4**, oblong 1858, Ibid. 30 fr. La première édition a été publiée de 1851 à 1855.
Portraits littéraires des plus célèbres prédicateurs contemporains et études sur la py^édication au XIX^ siècle, In-8«, 1858. Ibid. 6 fr.
Répertoire de la doctrine chrétienne ou cours complet d'instructions, prônes, conférences, catéchismes raisonnés, accompagné de riches matériaux sur les quatre parties de la doctrine chrétienne. 2« édition. 3 vol. gr. in-8®, 1859-J863. Ibid. 18 fr. T. 1, Symbole. —T. 2. Décalogue. — T. 3. Sacrements. La première édition est de 1857.
Sermons nouveau^} et complets sur les mystères de N. S. Jésus-Christ et sur tous les sujets de la chaire re-
latifs à Jésus -Christ, accompagnés de riches matériaux tirés de l'Écriture, des Saints Pères, etc. 2 vol. in-8% 1860. Ibid. 12 fr.
Théologie morale en tableaux d'après les théologiens les plus estimés. Gr. in-8% 1857. Ibid.
Vie des saints^ à Vusage des prédicateurs. 4 vol. in-8% 1861-1868. Ibid. 24 fr.
MOLINES (Jean de).
Jean de Molinks, harhe Vaudois, qui vivait vers le milieu du 16* siècle et qui joua un certain rôle dans les relations des vaudois des deux versants des Alpes avec les réformateurs allemands et suisses, Capiton, Berthole, Haller, Œcolampade, Bucer, etc., appartenait à une famille qui figurait parmi les notables du Queyras.
A la suite d'une procédure et description du Château de Queyras du 12 juin 1339, analysée dans V Inventaire de la Cour des Comptes (vol. Brianç. n® 1191), on trouve une liste des nobles de la vallée du Queyras dans laquelle figure un Jean de Molines.
En 1410 [Invent, n^ 1192) un Pierre de Molines, qualifié noble, est mentionné comme ayant institué pour héritier de ses biens Jacques Rambaud Sadon.
Voici ce qu'on peut recueillir dans les auteurs vaudois sur le compte du harbe Jean de Molines.
A la suite d'une visite faite en 1530 aux réformateurs de la Suisse et de l'Allemagne par deux barbes^ Georges Morel et Pierre Masson, délégués par leurs coreligionnaires des vallées piémontaises, de celles du Dauphiné et de la Provence, pour constater les points identiques ou les dissidences entre le credo de la réforme et les croyances vaudoises. un synode des barbes ou pasteurs vaudois fut convoqué et réuni à Angrogne le 12 septembre
« n fut, dit Monastier [Hist. de l'Église vaudoîse) < solennel et décisif. Toutes les questions avaient été « mûries suffisamment. Elles furent encore débattues en « toute liberté durant six Jours. Enfin le synode ou assemit blée des barbes et des pères de famiUe rédigea une
€ brève confession de foi... elle se compose de 17 arti- «< clés... >
On arrêta, en outre des articles de foi, des résolutions sur les manifestations extérieures de la foi vaudoise, la rupture, à périls et risques, de toutes relations avec le clergé romain et Tabstention de tous actes de condescendance vis-à-vis les autorités ecclésiastiques locales.
€ Ces résolutions, ajoute Monastier, avaient rencontré
< quelque opposition dans le synode, de la part de quel- « ques barbes, amis de l'ancien ordre de choses, ou crain- « tifs. Deux d'entre eux, d'origine étrangère, Daniel de € Valence et Jean de Molines s'éloignèrent sans autori- « sation de l'assemblée générale et s'en furent se plaindre « aux églises de Bohême et de Moravie. »
Des liens étroits d'amitié créés et entretenus par la conformité des croyances et des relations assez fréquentes, existaient, paratt-il, entre les églises évangéliques^de Bohême et de Moravie et les vaudois des deux versants des Alpes. Daniel de Valence et Jean de Molines soumirent aux églises de Moravie les motifs de leur opposition aux résolutions du synode d'Angrogne. Il fut écrit par les églises auxVaudois des Alpes, etles deux barbes dissidents apportèrent les lettres en 1533. Un nouveau synode fut convoqué dans le val St-Martin, qui, le 15 août 1533, nonobstant la persistante opposition des deux barbes et les observations des églises de Bohême et de Moravie, confirma les déclarations et résolutions antérieurement arrêtées, ce Ce que voyant, dit Monastier, Jean de Molines € et Daniel de Valence abandonnèrent pour toujours les € vallées. »
Aucun des historiens vaudois, sauf peut-être Léger, n'impute à faute à Jean de Molines et à Daniel de Valence leur opposition. Le pasteur Gilles {Histoire ecclésiastiqî4e des églises vaudoises) leur reproche cependant d'avoir égaré « des manuscripts et mémoires anciennes j qui
< nous évasent pu servir^ dit-U^ et à la prostéritè. » Il est difficile d'apprécier le fondement de ce grief. Les deux barbes se crurent-ils en droit de garder par devers eux des documents dont ils voulaient faire un bon et légitime
usage ? Pouvaient -ils invoquer un titre respectable de propriété ou de possession, et ne faut-il voir dans l'accusation du pasteur Gilles qne la manifestation du dépit d'un chroniqueur désapointé dans la recherche de plus amples sources d'informations ? Il est impossible d'en décider aujourd'hui.
Jean de Molines et Daniel de Valence n'avaient d'autre tort, ce semble que d'être des conservateurs^ comme on dirait à ce jour. Ils étaient fidèles à l'antique foi de leurs ancêtres Yaudois, en s'opposant aux idées et résolutions des novateurs. On ne saurait, sans iiyustice, refuser de l'estime à ces courageux dissidents, à ces Martin d'Auch * sur les quels Tentrainement général n a pas de prise et qui ne relèvent que d'eux mêmes.
MOLINES (Jean de), dît Fléchier.
Jean de Molines, dit Fléchier, était un pasteur du désert qui, à la suite d'une assemblée, fut arrêté àMassillargues (Gard) le 18 mars 1752. Condamné à mort, il fut conduit à l'échafaud avec un autre jeune pasteur du désert, François Benezet. Il vit son compagnon d'infortune aflTronter la mort avec un grand courage ; mais dominé par une terreur qui paralysait ses facultés, il ne put^ lui, supporter la vue des instruments de supplice et feignit d'abjurer. Il fut relâché et put se retirer en Hollande où, malgré cette abjuration, il fut accueilli avec indulgence par le consistoire d'Amsterdam. Mais un chagrin incurable, le souvenir poignant de son abjuration, le remords, le conduisirent bientôt au tombeau (voir MM. Haag, la France protestante, et Nap. Peyrat, Histoire des pasteurs du Désert),
Jean de Molines, dit Fléchier^ était-il un descendant du barbe du 10' siècle ? Etait-il dès lors originaire du Queyras ? Gela est présumable, mais cette filiation est, jusqu'à présent, dénuée de preuves.
MOREL (Jean), pasteur.
Jean Morel est né à Arvieux le 29 mai 1761. Consacré à Lausanne, il fut d'abord pasteur du Désert exerçant
i Martia d*Auch refusa seol do prêter le serment du jeu de paume.
quoique itinérant, surtout à Valdrôme (Drdme) ou dans la région. Tous les cultes ayant été supprimés pendant la révolution, Jean Morei se ût soldat et s'éleva au grade de capitaine ; après la révolution, il donna sa démission ; il reprit ses premières fonctions de pasteur et les exerça de nouveau à Valdrôme. De là il fut appelé à Mens où il resta dix ans et retourna à Valdrôme où il demeura jusqu'en 1829. A cette époque^ il renonça au pastorat et se retira à Mens où il mourut le 29 juin 1839 *.
PUY (du) Paul, pasteur.
PuY (du) Paul est né au Château-Queyras. Après sa consécration, il fut pasteur à Arvienx en 1617. Il abjura, et publia avec Jean Garcin, converti comme lui, un mémoire justificatif. Il fut déposé par le Synode national de Castres en 1626 *.
Déclaration des sieurs Jean Carcin et Paul Bupuy^ Dauphinois j jadis ministres de la Religion prétendus réformée, et maintenant convertis à la foy ccUholiqtœ, apostolique, romaine. Au roy ; Paris, 1625, 50 p. petit in-»".
RICHARD-GALVE (Blaisb), dit Richard président.
Biaise Richard-Galve est né à Abriès, le 20 décembre 1756. Appartenant à une famille qui jouissait d'une certaine aisance, il put faire de bonnes études et acquérir, dans son pays natal, notoriété et influence.
En 1790, lors de la division de la France en départements, la gestion des intérêts départementaux fut confiée à des délégués de tous les cantons qui composèrent, avec un commissaire du directoire exécutif et un secrétaire général, l'administration centrale.
Biaise Richard-Galve obtint les suffrages du canton du Queyras et fit partie de cette administration.
^ Voir Arnaud, Histoire des protestants du Dauphiné, t. 3, p. 322 et Pilot, Statistique de Vlsère, t. 4, p. 297.
s Voir Arnaud, Histoire des protestants du Dauphiné, t. 2, pp. 829,290.
Ses aptitudes, son instruction et la fermeté de son caractère le désignèrent bientôt à ses collègues comme l'homme d'intelligence et d'initiative qui pouvait le mieux diriger leurs travaux . Richard-Cal ve fut élu président de r administration centrale et exerça plusieurs années de suite et avec distinction ces éminentes fonctions.
Pour distinguer M. Richard-Galve de ses homonymes, il fut dès lors dénommé et connu sous le nom de Richard président.
A la création des fonctions préfectorales, Richard-Galve se retira dans ses foyers. Il fut nommé juge de paix du canton d'Aiguilles, situation qu'il garda jusqu'à sa mort en novembre 1818.
C'est Richard Galve qui a acquis à Téglise paroissiale d'Abriès la belle chaire qu'elle possède. Cette chaire vient delà chartreuse de Durbon.
M. Richard-Calve avait épousé une femme distinguée par le savoir et l'esprit et qui appartenait à la famille Gonsolin (de Corps). Le frère de W^* Richard était conseiller à la Cour royale de Grenoble.
Procès-verbal de Vinauguration de l'Ecole centrale du Département des Eautes-Alpes. Discours du citoyen Richard^ président de l'administration centrale... An-S", Gap, Allier, an 5 de la République, 124 p.
RICHARD-CALVE (le docteur Biaise).
Biaise Richard-Cal ve, neveu du précédent, est né à Abriès, le 4 floréal an 7 (23 avril 1799) et y est décédé le 23 février 1849.
Biaise Richard-Calve fut élevé et reçut une solide instruction par les soins de son oncle Pierre Richard-Calve, curé d'Aiguilles . Ses études universitaires terminées, il alla à Montpellier suivre les cours de la faculté de médecine.
La thèse qu'il présenta à la Faculté, à la fin des cours, et qui a pour objet la gymnastique et ses applications, reévéla chez son jeune auteur une instruction et un
sagacité remarquables. Le récipiendaire n'avait que 19 ans.
LeD'Richard-GalveexerçalamédecineàVauvert(Gard), à Agde (Hérault). De là, il alla se fixer à Vienne (Isère), où il demeura près de 25 ans. Il acquit, dans cette ville, la réputation d'un médecin instruit et dévoué. Il fut nommé médecin chirugien-major de l'hôpital de cette ville. Il se maria à Vienne et, devenu veuf, il regagna ses montagnes natales et revint se fixer à Abriès où son expérience, son savoir et son désintéressement marquèrent, au milieu de ses compatriotes, les dernières années de sa vie. H put remplacer dans le Queyras un autre enfant du pays, le D' Victor Garilian, dont la mémoire est restée chère aux Queyrassins, et qui était allé se fixer à Briançon.
BIBLIOGRAPinB
Dissertation sur la gymnastique appliquée à C hygiène et à la thérapeutique^ par Biaise Richard-Galve. Montpellier, 1818, in-4% 116 p.