Voir le Guide Beedecker, carte p. 148, lettre g
mente depuis. De 1855 à 1862 l'hôpital a reçu 4,829 malades et donné 239,426 ordonnances en ville, soit, par année, 603 malades et 29,928 ordonnances. Celles-ci sont accordées à toute la population de Jérusalem, sans distinction de culte. D'après les renseignements que nous avons pu recueillir sur les exercices 1864, 1866, 1868, 1869, 1871 et 1873, la moyenne des malades traités a l'hôpital à été, pendant ces six années, de 426; celle des ordonnances données en ville pendant les années 1866, 1868, 1869, et 1871, de 16,464. Si on représente par l'unité la part des Israélites dans ces ordonnances, celle des musulmans sera représentée par 1/2, et celle des chrétiens par 1/10® environ 1. En 1856, Mbert Cohn fonda dans l'hôpital une bibliothèque à l'usage des malades, et en 1857 la maison de Rothschild, de Paris, prit à sa charge tous les frais de ce bel établissement.
Albert Cohn fonda encore à Jérusalem, dès 1854, les institutions suivantes :
1" Une œuvre des femmes en couches, créée
1. Voir, pour ce qui précède, Neumann, p. 406; Arch. sr,, 1865, p. 26; 1867, p. 42; 1873, p. 322; Univ. isr., XXV, 469 ; jErtzlicher Bericht ans dem Mayer von Rothschild Hospitale in Jérusalem, vom Jahre I8G8. Jérusalem, 1869. Id. vom Jahre 1871. Jérusalem, 1872.
par Mme la baronne James de Rothschild; de Paris, sous le nom d'Œuvre Betty de Rothschild, et organisée sur le modèle de l'Œuvre du même genre fondée à Paris par la même donatrice. Chaque femme admise à jouir du bénéfice de l'institution, est servie gratuitement par une sage- femme brevetée, reçoit le linge nécessaire pour elle et son enfant, plus une certaine somme (50 piastres, environ 12 fr. 50) pour les besoins de la première semaine des couches. On s'était proposé, à l'origine, de donner cette subvention à toutes les femmes juives qui en auraient besoin, et il est probable que ce but est à peu près atteint. Les rapports publiés depuis 1858 fixent à 120 par an le nombre des femmes secourues. Mme la baronne de Rothschild consacre tous les ans à l'œuvre une somme de 3,000 francs i.
2° Une caisse de prêts d'un capital de 100,000 piastres (environ 25,000 francs). Toute personne exerçant un métier ou une industrie pouvait obtenir de la caisse un prêt de 100 à 800 piastres, remboursables, sans intérêt, par versements mensuels de 2 p. 100 du capital prêté. Cette œuvre fut mise sous le nom du baron