lettres juives, dans VUnivers israélite, XX
2. Albert Cohn servit de parrain, à Bône, à un jeune A gérien né d'un Arabe et d'une mère israélite, et qui, aprè de pénibles pérégrinations, était venu dans cette ville pour embrasser le judaïsme.
à Alger, où il passa les Rosch-Haschana, et de là il se rendit à Blidah, Médéati et Oran. La route était dangereuse. Les Arabes de la province étaient soulevés, et notre voyageur fut quelquefois exposé aux menaces des indigènes. Il arriva à Oran la veille de Kippour. Le colonel Walsin Esterhazy lui fit le meilleur accueil et lui promit de soutenir les Israélites i.
Albert Gohn passa les derniersjours de Succot à Alger. De retour à Paris, il fut immédiatement reçu par M. Guizot, auprès duquel il plaida la cause des juifs algériens. L'administration de la colonie était alors toute militaire. Les fonctionnaires civils étaient généralement favorables aux juifs, et l'un d'eux, M. Blondel, directeur général des affaires civiles, en donna d'excellents témoignages dans deux lettres adressées à Aloert Cohn ~; mais les militaires se montraient opposés aux mesures sollicitées
1. Sur ce voyage d'Albert Cohn, la distribution des prix du 4 octobre à l'école Israélite d'Alger, le discours prononcé à cette occasion par notre voyageur, voir Univers israélite, II, 369, 442, et l'intéressant article de V Illustration reproduit parle même journal, ibid., p. 443. Cp. Archives Israélites, 1845, p. 915. Albert Cohn s'était proposé de publier un travail sur les juifs de l'Algérie, mais il ne donna pas suite à ce projet.