‹ Biographie d'Apollonios de Rhodes [microform]Chapitre 15 sur 55 · SUIDAS, v. Καλλίμαχος · texte numérisé non relu

SUIDAS, v. Καλλίμαχος

4. Alexandrinische Studien, der Streit mit Apollonios (Rh. Mus.; XLIV, 1889, pp. 127-150, 240-258).

Les arguments de Gercke sont à la fois littéraires et chronologiques : Apollonios « n’a pas apnris les finesses métriques de Callimaque! »; des ressemblances nombreuses entre les deux poètes (mêmes tournures étranges, termes rares mis à la même place dans le vers) prouvent que Callimaque a imité et corrigé certains vers des deux premiers chants des Argonautiques et qu’Apollonios, de son côté, imita Callimaque dans les deux derniers. Les chants I et II des Argonautiques sont de ce fait antérieurs à l’Hécalé et aux hymnes à Apollon et à Artémis de Callimaque?. La première moitié des Argonautiques aurait donc été publiée vers 277-275 et la querelle avec Callimaque aurait commencé à cette date; Apollonios, alors éphèbe d’après un de ses biographes”, serait né vers 296-292, huit ans environ après Callimaquet, et n'aurait pas été son élève. L'opinion de Gercke paraît inacceptable. D’abord la différence d'âge entre les deux poètes, qu'il réduit au minimum, est presque suffisante pour que l’un puisse avoir suivi les leçons de l’autre. En outre la chronologie de Callimaque, de Théocrite et d’Apollonios proposée par Gercke est: fragile et en contradiction avec les témoignages anciens d’après lesquels Callimaque fut le maitre d’Apollonios, Enfin les relations entre les deux poètes y apparaissent sous une forme étrange et compliquée, chacun d'eux étant tour à tour imitateur et modèle, et le plus âgé ayant commencé par imiter le plus jeune. En réalité Apollonios s'est inspiré de Callimaque, assez librement d’ailleurs; mais le maître n’a pas imité l’élève. La théorie de Gercke fondée sur des hypothèses arbitraires, doit être rejetée.

D'après Gillies « nous devons écarter toute théorie fondée sur le fait qu’Apollonios est plus jeune que Callimaque, ce qui les place dans la position d'élève et de maître; nous sommes maintenant sur un terrain sûr en les traitant comme

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