‹ Biographie d'Apollonios de Rhodes [microform]Chapitre 22 sur 55 · Ibis, v. 55 sq · texte numérisé non relu

Ibis, v. 55 sq

Nunc, quo Baïtiades inimicum devovet Ibin, Hoc ego devoveo tegue tuosque modo.

3. Storia di un poemetio greco (t. III des Contributi alla scienza dell’ antichita publiés par G. DE Sancris et L. PARETI, Florence, 1920). 4. Voir les graves objections de ἤουϑμαν, Class, Rev., 1921, p. 67 8.

teurs d’Homère, Hécalé, Ibis et Hymnes de Callimaque, en particulier l’épilogue de l’hymne à Apollon, tout ce qui contenait chez les deux poètes ou leurs contemporains une polémique littéraire fut rapporté à ce conflit mémorable. Couat* et plus récemment Smiley? ont ainsi reconstitué toute l'histoire de la querelle. Ses principaux épisodes seraient d’après Couat la première lecture des Argonautiques, l’épigramme de Callimaque contre le « poème cyclique », celle d'Apollonios contre Callimaque « tête de bois », l’'Hécalé

puis l'Zbis de Callimaque, l’exil d’Apollonios et l’épilogue de :

l'hymne à Apollon; d’après Smiley, les Aitia, l’épigramme d’Apollonios contre Callimaque « tête de bois », la première version des Argonautiques, l'échec et l'exil d’Apollonios, l'hymne à Apollon et l'Hécalé de Callimaque, la seconde version des Argonautiques et l'Ibis de Callimaque. Mais lorsqu'on examine de près les textes, on s’aperçoit que ces reconstitutions sont arbitraires et que nous sommes fort mal renseignés. L’Hécalé, d’après une scolie de l'hymne à Apollon’, fut écrite par Callimaque pour répondre à ses ennemis qui l’accusaient de ne pouvoir composer un poème de longue haleine. Mais comme on en trouve des imitations dans les Argonautiques, certains savants la regardent comme antérieure à la querelle et croient qu’Apollonios ne se trouvait pas encore parmi les adversaires de Callimaquet. Couat et Rostagni* s’en tiennent au renseignement du scholiaste et rattachent l'Hécalé à la querelle; les imitations de ce poème auraient été introduites par Apollonios dans les dernières

1. La poésie alexandrine sous Les trois premiers Plolémées, Paris, 1882, p. 496 ss.; suivi par J. GIRARD, Etudes sur la poésie grecque, Paris, 1884, Ρ. 310 ss. et Η. DE LA VILLE DE MiRMoNT, traduction des Argonautiques, éd. sans notes, Paris, 1893, p. VIII 5.

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