‹ Biographie d'Apollonios de Rhodes [microform]Chapitre 24 sur 55 · III · texte numérisé non relu

III

4. V. 106. Opinion de MERKEL, éd. des Argonautiques, p. XVIII; LINE, De diversis recensionibus A. Rh. Argonaulicon, p. 34; Couar, la Poésie alexandrine, p. 506; mise en doute par DE WiLAMOwITz, GGN,

1893, 741 ss. et GILLES, éd. du 3° chant des Argonauliques, τι. au v. 932. 9. P.-W., II, col. 128.

Apollonios

semblance entre les deux passages est assez lointaine et, pas plus que dans les imitations certaines de Callimaque par Apollonios, on ne peut y voir une allusion à la querelle.

De même rien ne prouve que les épigrammes de Callimaque où il expose ses théories littéraires et combat ses ennemis visent Apollonios seul : s’il condamne le « poème cyclique », il s’agit plutôt de la grande épopée en général que des Argonautiques’; s’il se vante d’avoir vaincu « la calomnie* », il ne désigne pas forcément Apollonios. Il est donc prudent d’écarter, pour étudier l’histoire de la querelle, des textes peu probants pour s’en tenir aux plus importants : l'épilogue de l'Hymne à Apollon et un fragment récemment publié de Callimaque. |

On connaît l’épilogue de l’'Hymne à Apollon : « Envie dit tout bas à l'oreille d’Apollon : « Je n’aime pas le poète dont le chant n’est pas toute une mer ». Mais Envie, Apollon la repousse du pied, et dit : « Le courant est puissant du grand fleuve d’Assyrie, mais dans ses flots il traîne bien des fanges et bien du limon. A Déô ses prêtresses ne portent pas une onde commune, mais celle-là seulement, toute limpide et sans mélange, qui sourd de la source sacrée: mince filet d’eau, pureté suprême. — Salut, sire Apollon, et que Critique s’en aille à la male heure, où est Envie*. »

Nous n’insisterons pas sur les interprétations « symboliques » de l'hymne justement condamnées par Cahen*. La nymphe Cyrène serait Bérénice et Apollon, son époux Evergète. L’épilogue aurait un sens particulier : « Apollonios suivant l'habitude des gens tombés en disgrâce, ἃ espéré, grâce au changement de gouvernement, le rappel dans sa patrie, et, dans cette intention, rabaissé le vieil adversaire

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