‹ Biographie d'Apollonios de Rhodes [microform]Chapitre 25 sur 55 · Ἶ RE · texte numérisé non relu

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victorieux auprès du nouveau maître, mais sans succès. Callimaque conserva la place et le roi rejeta avec dédain Apollonios loin de lui, peut-être à la cour des Séleucides, ses ennemis, qui à cette époque, sur le terrain littéraire aussi, commençait à faire concurrence à celle d’Alexandriet, » 1 suffit de citer ces étranges affirmations de Studniczka pour en montrer la fragilité : la fantaisie de l’auteur s’y déploie trop librement et ajoute même de nouveaux épisodes à l'histoire de la querelle, déjà racontée trop souvent de façon arbitraire.

Toutefois, on admet généralement?, avant comme après la découverte du papyrus sur les bibliothécaires, que ce passage fait allusion à Apollonios. Une scholie souvent citée affirme que l’auteur « blâme ceux qui lui reprochaïent d’être incapable d'écrire un grand poème, ce qui le força à composer l’Hécalé® ». On comprend alors la valeur de certains détails : « l’aède dont les chants ne sont pas aussi vastes que la mer, c’est Callimaque, incapable de composer une grande épopée; le fleuve. d’Assyrie, c’est le long poème d’Apollonios; les débris qu’il entraîne dans ses eaux, ce sont toutes les imitations maladroiïites, tous les termes impropres ou communs, toutes les scories qui sont déposées dans l’œuvre du jeune poète, et qui la déshonorent. La source limpide où viennent boire les abeilles, ce sont les fines élégies de Callimaque où les lettrés, les amateurs de choses rares trou-

1. STUDNICZKA, Kyrene und Kallimachos, Hermes, XXVIII, 1893, pp. 12 85.

2. Cf. J. CasAUBON, Is. Voss et CAUSSsIN cités par WEICHERT, Ueber das Leben und Gedicht des Apollonius Rhodius, p. 79; DiLTHEY, Analecia Callimachea, 32; W EICHERT, ΟΡ. cit., 77 ss.; MERKEL, Prolégomènes de l’éd. d'Apollonios, p. XVIII; SAINTE-BEUVE, Portraits contemporains, V, 362; Couar, La poésie alexandrine, Ὁ. 513 s.; SUSEMIHL, Analecla Alezandrina, 11, p. XIII; LEGRAND, Etude sur Théocrite, 74 n. 4; STUDNICZKA, art. cité, p. 12 ss.; HEUMANN, De epyilio alexandrino, p. 9 Sq.; DE WIiLAMOWITZ, Hellenistische Dichtung, 1, 207; RoSTAGNI, Aïti… Torino, L, p. 255; Riv. di Filol., 1928, 47 s.; Poeti Alessandrini, p. 313, p. 327 n. 86; K&ŒRTE, die hellenistische Dichtung, p. 112 8. “he Ὁ

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