V. 26 sq. et 65 ss
2. Boucaé-LecLerco, Histoire des Lagides, 1, 217 τι. 2; JoUuGuET,
L'impérialisme macédonien…, 217 sq.
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qui rapportent l'hymne à ces événements le font coïncider avec les fiançailles de Ptolémée Evergète et de Bérénice, qu'ils placent vers 2631, Mais cette date n’est pas confirmée par les découvertes papyrologiques : Evergète n’a pu être fiancé à Bérénice avant d’être désigné comme prince héritier, c’est-à-dire avant 259. En effet les égyptologues ont démontré dans ces dernières années que l’associé de Philadelphe, jusqu’à 259, ne fut pas Evergète, mais un autre Ptolémée, peut-être fils d’Arsinoé II et de Lysimaque. Dès lors, deux solutions restent possibles : si ἡμετέροις βασιλεῦσιν désigne Philadelphe et son associé, le poème de Callimaque est antérieur à 259; s’il est question d’Evergète et de Philadelphe associés, l'hymne est postérieur à 259. De Wilamowitz et Cahen, suivis par la plupart des érudits, acceptent la seconde solution.
D'après Cahen, le poète de Cyrène proclame le loyalisme de ses compatriotes « à l'égard de la dynastie égyptienne, dont l'autorité est fortifiée par la parole même d’Apollon? ». Le premier passage signifie qu’ « au lieu de lutter avec les dieux, comme le fit Niobé, ou avec les rois d'Egypte, comme peut-être certain parti de Cyrène, il faut s’associer à leur égard à la clameur d’enthousiasme que le rituel, en ce moment même, fait entendre® ». Dans le second, les mots ἡμετέροις βασιλεῦσιν «désignentsans doute non les anciens rois deCyrène mais ceux-là même qui, pour le poète loyaliste, doivent être maintenant ses souverains, Philadelphe et le « prince de la couronne », Evergètet ». Le pluriel s’expliquerait par le fait qu Evergète fut associé à son père après 259. « La pièce,
déclare Cahen, peut être du temps où les Ptolémées sont les maîtres à Cyrène, c’est-à-dire des toutes premières an-
1. Buscx, de bibliothecariis Alexandriae qui feruntur primis, 40 n. 20; KNAACK, W. κὶ. Ph., 1885, 1001; ϑύβεμιηι, Analecta Alexandrina II, p. XIV.