‹ Biographie d'Apollonios de Rhodes [microform]Chapitre 34 sur 55 · Art. cilé, pp. 10 et · texte numérisé non relu

Art. cilé, pp. 10 et

l'ordre des faits : oracle d’Apollon prescrivant à Battos d’aller en Lybie,marchedes colons conduits par le dieu, promesse de leur donner une ville, premier établissement des colons dans la vallée Azilis, où ils célèbrent les fêtes d’Apollon Carnéien, puis fondation de Cyrène; comme conclusion, la faveur particulière qu’Apollon accorde à Cyrène, et lareconnaissance des Battiades pour le dieu :

«Jamais le dieu n’accorda tant à nulle cité qu’il fit à Cyrène… Et les Battiades aussi n’ont honoré nul dieu plus qu’ils n’ont fait Phoibos! ».

La théorie de Bethe nous paraît préférable à celle de Cahen et de Wilamowitz. Elle donne à tout le passage de Callimaque plus de simplicité, de logique et d’unité. À force d'y chercher des allusions politiques, on a oublié qu’il décrivait les fêtes d’Apollon Carnéien et les étapes de la fondation de Cyrène. Sans doute, « le présent se lie au passé; et la composition, par un art raffiné, associe d’un bout à l’autre de l’hymne la cérémonie d'autrefois et celle d’aujourd’hui, intercalant entre les deux peintures les développements secondaires? ».

Mais le rapprochement, purement religieux, se borne aux Carnéiennes et le passage qui nous intéresse raconte celles d'autrefois, comme le début de l'hymne décrit celles d’aujourd’hui. Les mots ἡμετέροις βασιλεῦσιν, intercalés entre Βάττῳ et Βαττιάδαι, désignent les Battiades etnon les Ptolémées; la fin du passage, où sont nommés les Battiades, ne laisse aucun doute à cet égard.

On doit remarquer aussi que, dans l'expression ὥμοσε τείχεα δώσειν, τείχεα est employé sans article : le sens n’est donc pas : «il fit promesse de remettre un jour ces murailles à nos rois », « und er schwur, die Burg unseren Kônigen zu geben », comme traduisent Cahen et de Wilamowitz; Cyrène n'étant pas fondée, Apollon jura de donner des murailles, c’est-à-

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