ATHÉNÉE, 252 e (VI
5. QUINTILIEN, Inst. Or., III, 1, 17 « Theodorus Gadareus, qui se
dici maluit Rhodium ».
cette précision : φυλῆς Πτολεμαΐδος. Suidas le nomme ᾿Απολλώνιος ᾿Αλεξανδρεύς et mentionne son séjour à Rhodes, διατρίψας ἐν ‘PéBwt. Le papyrus relatif aux bibliothécaires d'Alexandrie l'appelle ᾿Απολλώνιος Σιλλέως ᾿Αλεξανδρεὺς ὁ καλούμενος Ῥόδιος et Strabon confirme ces renseignements
᾿Αλεξανδρεῖς μέν, ἐκαλοῦντο δὲ Ρόδιοιξδ. Apollonios, surnom-
mé de Rhodes, serait donc né dans la ville même qu’il habi-
tait avant son exil, à Alexandrie.
Mais cette opinion semble contredite par Athénée et Elien. Athénée affirme qu’'Apollonios de Rhodes ou de Naucratis, dans un ouvrage sur la fondation de Naucratis, ἃ parlé d’un poisson appelé πομπίλοςδ. Elien, sans citer le poème d’Apollonios, donne les mêmes détails sur ce poisson d’après Apollonios de Rhodes ou de Naucratisi.
La plupart des savants modernes, accordant une valeur égale aux deux traditions, pensent que l’auteur des Argonautiques naquit à Alexandrie ou à Naucratis et s’abstiennent de choisir. « Alexandrinus fuit, sive, ut Athenaeo placet, Naucratites, Aegyptius », écrit Fabricius’, suivi par Εἰ, Jacobs et Salvagny‘. Ritschl estime qu'Alexandrie et Naucratis peuvent être regardées au même titre comme la patrie d’Apollonios’. Weichert, W. Smith°, Susemihl,
2. STRABON, XIV, 2, 3 (p. 559, 1. 47 éd. Didot). D’après Suidas, le grammairien Denys, élève d’Aristarque, naquit à Alexandrie d’une famille thrace.
3. ATHÉNÉE, VII, 19 (283 ἃ) ᾿Απολλώνιος δὲ ὁ ἱΡόδιος ἢ Nauxpaτίτης, ἐν Ναυκράτεως Κτίσει τὸν πομπίλον φησίν...