Opuscula philologica, t. 1, Ὁ
. Ed. des Argonautiques, prolégomènes, p. XXI sq.
9. À Dictionary of Greek and Koman Biography and Mythology, t. 1, art. Apollonius 23 (Londres, 1873).
10. Geschichte der Griechischen Litteratur in der Alexandrinerzeit, t. I, p. 383 (Leipzig, 1891) : « Apollonios aus Alexandreia oder Naukratis,
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VILLE NATALE D’'APOLLONIOS 15
Holm:, Cessi, A. et M. Croiset’, Barber“ partagent cette
opinion prudente.
Certains érudits s'efforcent de choisir entre les deux tra-
ditions d’après la valeur des textes sur lesquels elles se fondent, mais ils arrivent ainsi à des résultats contradic-
toires, les uns se prononçant pour Naucratis, les autres pour
Alexandrie.
Les partisans de Naucratis sont surtout les auteurs d’ou-
vrages fort anciens que cite Weichert dans son étude sur Apollonios®., L’un d’eux s’exprime ainsi: « Il était de Naucratis, ville d'Egypte, et le surnom d’Alexandrin, que lui donne Suidas, lui avait été donné pour la même raison que celui de Rhodien, parce qu’il avait demeuré longtemps à Rhodes” ». Plus récemment Steinberger® semble du même avis puisqu'il appelle souvent le poète der Naukratide ou
Naukratite.
Callimaque ayant désigné Apollonios sous le nom inju-
wegen seiner nachmaligen Uebersiedlung nach Rhodos gewœhnlich der Rhodier genannt ».
1. Griechische Geschichte, t. IV (Berlin, 1894), p. 39 : « Apollonios aus Alexandrien oder Naukratis, der aber der Rhodier genanni wurde, weil er sich dauernd auf dieser Insel aufhielt ».
2. La poesia ellenistica, Bari, 1912, p. 106 « Nato circa il 280 A. C. Alessandria od in Naucrati ».
3. Histoire de la Littérature grecque, 3° éd., t. V (Paris, 1928), p. 229 : « Apollonios dit « de Rhodes » était né réellement à Alexandrie»; id., n. 2: « À Alexandrie ou à Naucratis, suivant Athénée, VIL, p. 283 D ».
4. Dans The Cambridge Ancient History, de Cook, ADCOCK, CHARLESworrta, etc., t. VII (Cambridge, 1928), p. 276 : « Apollonios, Called the Rhodian but originally of Naucratis or Alexandria ».
5. Meunsius, ot. ad Apollon. Dysc., p. 32; 1. VAILLANT, Historia Piolemaeorum Ægypti Regum ad fidem Numismaium accommodala, Amsterdam, 1701, p. 47 (Apollonius Alexandrinus, seu potius Naucratita); Jonsius, de Scripit. Hist. Philos., 1. III, ch. 11, $ 6, p. 15; BECK, Allgemeine Weligeschichie, t. 11, p. 276, 9.
6. Ueber das Leben und Gedicht des Apollonius Rhodius, Meissen, 1821, p. 5, n. 7.
7. BonaMy, Dissertation sur la bibliothèque d'Alexandrie (Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Leitres, t. 1X, 1731, p. 404).
8. Die Lebensbeschreibungen des Apollonius Rhodius (Programme du gymnase de Ratisbonne, 1902-1903), pp. 5 n. 9; 6, 1. 4; 15, 1. 10 s. entre
autres.
rieux d’ibis, certains érudits! ont vu dans ce sobriquet la preuve que l'auteur des Argonautiques était né à Naucratis: en effet le dieu égyptien Theuth, à qui était consacré l'ibis, avait dans cette ville un temple fameux. Mooney, dans son édition d’Apollonios, ἃ repris et développé cet argument.Après avoir constaté le désaccord entre les témoignages anciens, il conclut : « la solution la plus simple de la difficulté est de supposer qu’il [Apollonios] est né à Naucratis, mais qu'il fut amené à Alexandrie dès ses premières années. Ses relations avec Naucratis, donnent une force particulière à l’attaque dirigée par Callimaque contre lui dans l’Ibis? ». Plus loin, il ajoute : « L’ibis, nous dit Platon (Phèdre, 274 ΟἹ, était consacré au dieu Theuth ou Hermès, adoré primitivement à Naucratis qui était probablement le lieu de naissance d’ Apollonios. Le lien entre l’ibis et le dieu Theuth était très étroit. Le dieu était représenté avec la tête de l'oiseau, et l'oiseau était regardé comme le serviteur familier du dieu. Les mœurs répugnantes de l’ibis sont souvent mentionnées par les anciens et nous pouvons être sûrs que ces habitudes de l'oiseau, natif de Naucratis comme Apollonios, ont servi à Callimaque de riposte à la grossiè-
reté avec laquelle il avait été flétri du nom de κάθαρμα.
Hermès, entre autres fonctions, était le dieu des voleurs, et ainsi Apollonios fut probablement attaqué comme familier du dieu des voleurs à cause de ses plagiats d’Homère et de Callimaque. Mais de telles conjectures ne sont que tâtonnement dans les ténèbres, et la clé de l’énigme est perdue pour toujours»°.Sans aborder ici le difficile problème de l'interprétation du mot ibis, on peut examiner la théorie citée par Mooney sur les rapports de cet oiseau avec Naucratis.
1. MERKEL, Prolusio ad Ibin, dans Ovipe, Tristes et Ibis, éd. Merkel, Berlin, 1837, p. 338; Euuis, P. Ovidii Nasonis Ibis, Oxford 1881, p. XXXIII; SCHANZ, Geschichte der rômischen Litteratur, 2e éd, 1,2, p.228 8.
2. The Argonautica of Apollonius Rhodius, par G. W. Mooney, Lon-
dres-Dublin, 1912, Introduction, p. 2 5.