‹ Biographie de L.-Ch. Thiers, avocat au Parlement de Provence, archiviste deChapitre 4 sur 10 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

non moins sympathique , dont son petit^fils aurait été l'objet {*).

Cette révolution, que les Marseillais acclamèrent avec tant d'enthousiasme, dans la personne de Mirabeau, devait bientôt, en renversant Tordre social, bouleverser toutes les situations acquises. L'emploi d'archiviste fut supprimé. M. Thiers quitta la Mairie et alla s'établir auprès de sa fille, à Menton, où il mourut en 1795, à l'âge de 81 4ns.

L'ancien archiviste ne s'était pas éloigné de Marseille , sans y avoir été autorisé par les administrateurs dont il dépendait , et cependant , en 1793, on l'avait inscrit sur la liste des émigrés, tous ses biens avaient été confisqués. On avait oublié, en un seul jour, les services qu'il avait rendus pendant vingt ans.

Plus tard, la municipalité se montra moinâ

(i) Chargé, par le Congrès des Orientalistes, de rédiger le procés' ▼erbal de la séance du 7 octobre 1876, présidée par M. Thiers, j'ai rendu compte, en effet, de l'ovation qui venait d'être faite à l'ancÀen Président de la République. G. T.

Page 1