MO
le 23 août 4819 , l'académie d'Arras a décerné une me. daille d'or de la valeur de 200 franc* à II. Alexandre d'Arras , l'un des trois concurrent» pour l'éloge historique de Monsigny.
. M. Hédouin a dédié au méine musicien , en octobre 1821 , une notice historique parfaitement écrite et très complète. La société académique des Enfants d'Apollon , à qui cette notice fut adressée , en récompensa l'année suivante l'auteur par le don d'une belle médaille. Cet écrivain , à l'occasion de l'ouverture de la nouvelle salle de spectacles de Boulogne , a encore dans un spirituel vaudeville , la Fausse Prévention, consacré, en 1827, quelques jolis couplets à Vheureux précurseur de Grétry. M. de la Chabeaussière sx aussi composé quelques vers heureux sous le tilre d'Hommage à Monsigny.
Son apothéose eut lieu à l'Opéra-comique à Paris et à Bruxelles. ,
« Il chante d'instinct! *» s'écriait Grétry. — « Fidèle
• interprête des accents de la nature , il aimait à la sur- « prendre pour ainsi dire sur le fait , et prenant son violon ,
• le seul instrument dont il se servit , il jouait aussitôt
• d'inspiration les airs qui ont encore tant de charmes pour
• les cœurs sensibles , et qui répandirent imperceptible- « ment le goût d'un chaut simple et gracieux , vrai dans « sa déclamation , et débarrassé des ridicules ornemente « qui avaient jusque-là exposé la musique française an « mépris des autres nations. »
Les partitions de Monsigny sont disséminées dan» tout les théâtres de l'Europe. « Le naturel heureux et origi* « nal de ce célèbre musicien est encore aujourd'hui très-
• goûté dans toute l'Italie , où ses pièces sont souvent « représentées. »»
« Le laurier de Monsigny ne se flétrira point. » Un jour le public , ramené au goût du vrai, du beau , du simple , ik oelui de l imitation de la nature , type et mo-
ëè\t unique de tous les beaux-arts , « réservera son en- « thousiasnie pour ces chants divins dont la gloire ne se m borne pas à des impressions rapides et fugitives sur un « seul de nos sens, mais qui pénétrant jusqu'à l'anic,y h excitent des émotions profondes que la main du temps « ne peut effacer , que l'on retient , que Ton répète encore « après des siècles , et qui , conservés par le sentiment et
• par une mémoire fidèle , se transmettent de la capitale m jusqu'aux hameaux , et après avoir fait nos délices dans
* nos brillantes soirées , vont encore charmer les veillées « des habitants de la campagne. »
Au bas d'un portrait de Monsigny qui orne le cabinet de M. Hédouin , on lit ces vers écrits au crayon qui nous paraissent caractériser assez exactement le talent de ce char> mant compositeur :
De Racine suivant Ta trace , Personne mieux que lui n'a su toucher le coeur I f II est le modèle enchanteur
Du sentiment et de la grâce t
« La publication de la partie musicale de l'Encyclopédie
• méthodique ayant été long-temps suspendue , aux pre- « miers rédacteurs a succédé M. de Monsigny , auquel « on a imposé l'obligation de conserver ee qui était fait. » Il n'y a trouvé d'autre remède que de déclarer dans « tous ses articles que ses prédécesseurs ne savaient ce
* qu'ils disaient. »
On a douté loug-temps si Monsigny était de Saint-Omer t>u de Fauquembergues. Plusieurs bourgeois de ce nom existaient dans les deux cités. Hennebert , l'un des historiens de la province d'Artois , disait en 1788 : « Monsigny,
« natif de Saint-Omer. Peut-être vit-il encore » Le
journaliste qui rendit compte de la représentation en l'horfneurde Monsigny, allégua qu'il était né à Saint-Omer.....
Le maire de Saint-Omer écrivait à M. me veuve Monsigny , le 25 mars 1817, « La ville de Saint-Omer,
* ta patrie et «on berceau , ne peut rester indifférente *ur m une si grande perte pour les arts. Elle se fait un devoir
« de jeter des fleurs sur la tombe du célèbre Monsigny
« Jalouse de perpétuer le souvenir d'un de ses enfants,.... « elle sollicite la faveur d'obtenir une copie de son por- « trait et son acte de naissance , désirant placer dans son
• sein l'image fidèle de celui qui l'honore. Ce monument, ii élevé par la reconnaissance , sera en même temps no a germe précieux pour l'encouragement de la jeunesse. •
La FeaUle de Saint-Omer , seul journal alors de cetta cité, s'exprimait ainsi : « La ville de Saint-Omer, illus- « trée par les talents et les vertus de Monsigny , s'erapres- « sera sans doute de rendre honneur à sa mémoire, soit « en plaçant un marbre pour indiquer la maison où il est « né , soit en exposant son portrait dans la bibliothèque « publique , soit en faisant recueillir et publier tout ce qui « concerne la vie et les ouvrages de cet homme justement « célèbre. »
. La première distribution des prix de l'école de musique 4e Saint- Orner, dans l'ancien salon Monsigny, le 16 oc* tobre J830, a offert un convenable encens au chantre harmonieux de F élis et du Déserteur. Cette institution réellement avantageuse , puisqu'il est avéré que sans la musique , ame de la poésie , toute espèce d'enseignement reste imparfait , même la gymnastique , était dirigée alora par un artiste qui a laissé d'estimables souvenirs ; aujour* d'hui sous un virtuose non moins habile, impressionnée favorablement par l'heureuse inspiration des concours annuels , cette école voudra sans doute justifier , de plus en plus , l'honneur d'être placée sous le patronage naturel et légitime du grand nom de Monsigny.
Notre société philarmonique continuera aussi assurément de rendre , par ses talents et par sa bienfaisance , un dU gne hommage à notre illustre compatriote. Son buste sera probablement l'un de* principaux ornements de la aallo
actuelle des concerts. Il existe à Paris, dans celle m séances de l'académie des Enfants d'Apollon , un beau buste de Monsiguy , par le célèbre sculpteur Gois. On pourrait facilement s'en procurer un plâtre qui serait parfaitement placé dans le nouveau monument.
r Nous avons compulsé les registres aux actes des baptê^ mes et mariages de la ville de Fauquembergues et notre* incertitude a immédiatement cessé : Monsigny y est né le 47 octobre 1729 (1) ; mais l'on aurait peine encore dans cette commune à désigner la maison où il vit le jour. Cette demeure cependant est bien fake pour recevoir quelque distinction honorifique. ; ! »
» Il y a une rue Monsigny à Paris et à Boulogne , pourquoi n'en existe-il pas également une à Saint-Oraer?
Lorsqu'étourdi du fracas continuel de l'enceinte agitée de la capitale , le voyageur aime à retrouver quelque calme indispensable , il quitte un monde vain et trompeur ; il dirige sa course mélancolique vers ce mémorable champ «ta repos qui possède les cendres de tant de fameux personnages et bientôt son attention se fixe particulièrement aur les inscriptions plus ou moins fastueuses qui embellissent les monuments funéraires. Nous éprouvâmes, comme Artésien, le 17 octobre 1831, le pieux désir d'offrir que!-* tjues immortelles aux mânes de Monsigny , le jour anniversaire de sa naissance. Après des recherches infinies , son humble tombe apparut à nos regards attendris, dans la 46.'
. (i) » Lundi 17 octobre 1739* Vu ire- Alexandre , fil s illégitime de Nicolas m Monsigny et de Marie Antoine! le Dufresne , a été baptisé par moi,
• soussigné , étant né le même jour..... • tmiii - Mardi 7 février t?3o, après les liançailles et les pablications de bans
« dans cette église , ai solennellemeol «conjoint en mariage Nicolas Mou-
« signy et Marie-Antoinette Dufresue , et à iceux donné la bénédiction
• nuptiale, et eucorc à Pierre-Alexaudre Monsigny , leur fils, qu'ils ont » appelé i cette cérémonie pour la légitimation S
SigAé Hobhoiv | doyen de Fauquembetgue$i* r i
division , toute couverte de feuille* jaunes , entre quatre? tayas, à vingt pas de la route, à gauche en montant IV venue au-dessus de la chapelle, La pieçre tumulaire porto «jette inscription i
t . , CI-GIT . »
PIERRE- ALEXANDRE * c DE MONS1GNY,