‹ Biographie de la ville de SaintOmerChapitre 13 sur 19 · SIS · texte numérisé non relu

SIS

• Il «riit -été blessé au siège de Boit-le-Duc , en septeni*

bre 4794; il visitait comme colonel d'artillerie les trn va ux avancés de la place ; renversé de cheval , il fat ramené

•ur une litière par les «oint do docteur Desroarquoy, envoyé eu toute hâte par Pichegru.

Le général Taviel avait revu Bonaparte en Italie, et

•'était conduit vaillamment dans cette mémorable campagne ; le vainqueur de Marengo lui confia alors un emploi supérieur, et ayant retrouvé son camarade d'enfance, à Boulogne, lors de la grande prospérité de l'empire, il lui annonça lui-même qu'il le faisait général de division.

Cependant le général Taviel n'avait point applaudi à la dignité impériale; quelque temps après, dans un banquet tplendide qui avait été offert à Calais à son ancien et puissant condisciple par un nombreux et brillant état-major , le doyen des généraux ayant porté au dessert un toast solennel au successeur de Charleraagne , tous les convives se levèrent immédiatement à l'exception de notre compatriote. Napoléon s'en aperçut, et lui dit: • Eh bien, général, « vous ne buvez pas! » Taviel répondit froidement: * Je

• n'ai pas soif; • protestant par celte taciturne manière d'agir contre le nouveau titre qui était décerné à l'homme de la victoire. Celui-ci qui le considérait toujours néanmoins comme un de ses meilleurs amis , ne lui garda aucune rancune de sa frauchise ; mais quelques années après, le rencontrant à la suite de longues et fatigantes manœuvres , et persuadé qu'il avait besoin de se rafraîchir , il se contenta de lui dire en souriant et en le frappant légèrement sur l'épaule : « Eh bien , général , avez-vous « soif aujourd'hui ? »

Le général Taviel était animé des plus nobles sentiments de philantropic ; la commune d'Upen, où il avait son château , en face des débris de Thérouanne , est pleine encore du souvenir reconnaissant de ses bienfaits. C'est sur une concession de sa propriété que L'église a été construite,

et planeur» familles pauvre* ont été retirées de la misère par ses soins. La seule condition qu'il eût imposée était une prière pour ses parents décédés.

If icolas- Joseph-Marie Parent- Réal , né à Ardres , le 30 evril 1768 , est mort à Paris, le 28 avril 1834.

Après avoir fait de bonnes études au collège de Saint- Orner, et terminé brillamment son éducation dans la savante maison de Sainte-Barbe , à Paris , il exerça avec succès , dans notre cité, la profession d'avocat au commencement de la révolution ; partisan des principes modérés, il fat nommé par dispense d âge , secrétaire en chef de 1 administration du district de Calai», puis l'un des membres du directoire de cette ville; ensuite, il devint juge-de-paix du canton d 'Ardres , et ayant échappé au régime de la terreur, il fut appelé , le 23 novembre 179o , comme commissaire du directoire-executif près l'administration mnnioipale de Saint- Oroer. 11 parait qu'on avait tenté d'organiser dans cette commune , des compagnies d'égorgeurs pour y répéter les désordres d'Aix et de Marseille. Il sut réprimer avec énergie les mouvements séditieux et prévenir les crimes. Il donna sa démission de ces fonctions le 17 septembre 1797, pour cause de parenté, et passa en la même qualité près l'administration centrale du département du Pas de-Calais qu d présida ensuite. Ce fut sons sa présidence que l'adjudication de la célèbre église de Saint-Berlin fut prononcée comme domaine national , à Arras , le 18 mars 1799. Elu' Tannée précédente, député an Conseil des Cinq-Cents, il fut appelé en décembre 1799 à faire partie du tribunat.

et planeur» familles paurrea ont été retirées de la misère par ses soins. La seule condition qu'il eût imposée était une prière pour ses parents déeédés.

S*, "(»• s « ;3»-î S •• •* ji .f t • * . x »

Ap»s . . • .« } . . » ituta 1,1:

t: . "î * ta::»*' V;-Î'« 'i' ' ». ' ■

Page 1