XXVI
Après cela, Godard retourne à Paris. Pendant l’hiver de 48, tandisque la révolution gronde sur la France, notre ami s’occupe de dessin.
Vers la fin de.mars, il reçoit la visite de M. Dautremépuis, cultivateur de Pontabussy, près Lafère, et inventeur d’une machine à voler.
M. Dautremépuis avait besoin d’un aérostat.
Il propose à Godard de se mettre en société pour l’exploitation de la machine en question. Après quelques pourparlers, Godard se laisse séduire par les explications du novateur et le voilà qui se rend à Pontabussy, en compagnie de son frère Louis.
Ils construisent ensemble une vaste mont-
golfière. On essaie ballon et machine : ballon et machine ne bougent pas de place. On essaie encore, on obtient un faible succès ; puis un plus grand ; puis, les associés, se croyant sûrs d’une réussite, annoncent par toutes les voix de
la presse et des crieurs publics qu’une ascension, incomparable, aura lieu le 8 mai 1848.