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banque Nationale, belle et grande institution francocanadienne, qui fait le plus éloquent éloge de l'habileté financière de l’homme qui est l’objet de cette esquisse. Comine nous avons promis de revenir sur le sujet de ce noble rejeton de la Caisse d'Economie, nous passons outre.
M. Vézina a publié plusieurs écrits sur les questions économiques, entre autres une brochure intitulée: * Les Banques;” et deux autres sur le ‘“ Département de la trésorerie provinciale.” Il a de plus écrit sur les associations qui sont souvent cause des grèves, sur les sociétés de construction, etc., etc.
Le premier de ces écrits était une critique du projet de loi sur les banques, soumis au parlement fédéral, par Sir John Rose, en 1869.
Il n'entre pas dans notre cadre de parler au long de ces écrits de notre Colbert, à nous. Nous dirons seulement en passant que M. Vézina est nonseulement un habile homme d’affaires ; mais qu'il a étudié profondément toutes les questions qui se rattachent à l’économie politique, aux affaires mercantiles et à la finance ; et, lorsqu'il écrit sur ces questions, ou qu'il en parle, son argumentation est nette, tranchée, raisonnée, et prouve qu'il parle avec connaissance de cause.
Voici le plus be! éloge que l’on puisse faire de ce compatriote remarquable.
Corneille a écrit de fort belles choses; mais, suivant nous, les deux seuls vers suivants valent vingt fois mieux que son célèbre qu'il mourût ! si justement admiré, cependant. Ils valent mieux en ce qu'ils comportent une morale chrétienne, tandis
ni se
que le qu'il mourût! ne nous présente qu'une nro-
rale païenne. Voici les deux vers:
“# Un chrétien ne craint rien, ne dissimule rien ;
Aux yeux de tout le monde il est toujours chrétien.”
Après avoir offert à l'admiration de nos lecteurs
la persévérance, l'énergie, l’habileté de M. Vézina, montrons son plus beau côté qui luï assure une réputation encore plus solide, une réputation qui ne meurt point. En effet, dans 50 ans, on aura peutêtre oublié l’économiste, le financier et l'écrivain ; mais on parlera encore de l’ami du pauvre et ce sera là son plus beau titre à la reconnaissance de ses compatriotes.
Nous citons de la Bivyraphie déjà mentionnée.
‘“ Aux qualités du banquier et de l’homme d'affaires, M. Vézina réunit celles du bon citoyen et de l’homme de bien, Les œuvres de bienfaisance, la misère et l’indigence ont toujours trouvé en lui un auxiliaire généreux ; il aime le pauvre, la veuve et l’orphelin ; il est toujours prêt à rendre service. Comme un homme dé bien, M. Vézina remplit ses devoirs religieux avec la sincérité d’un parfait chrétien. Aussi les citoyens du faubourg St-Jean le considèrent-ils comme un modèle; quand ils parlent du ‘“caissier ” (c’est ainsi qu'on désigne vulgairement M. Vézina) ils n'en parlent que dans les termes les plus respectueux, coinme on parle d'un homme qui est reconnu pour être un citoyen modèle sous tous les rapports.
‘“ Bien que par son économie et sa bonne conduite, M. Vézina se soit acquis une jolie aisance, il vit avec beaucoup de simplicité ; à la vie de grand gala, il préfère la vie de l’homme paisible, employant
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