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Si le document que nous allons en partie reproduire, traitait de quelques crimes affreux, de
quelques horribles scandales ; si, au leu des bons
avis qu'elle renferme, cette lettre nous racontait les
«lerniers instants d'un malheureux condamné, ses
dernières convulsions, ete., tout le monde voudrait lire ou se faire lire la brochure nauséabonde., Aïnsi est faite l'espèce humaine et nous ne Ia referons point. Tentons au moins de lui créer une plus grande curiosité pour ce qui est utile, honnête. grand, noble et généreux. Si nous réussissous, nous n'aurons pas failli à la noble mission du journaliste, qui est d'instruire chrétiennement.
M. Vézina n'eût-il écrit que cette lettre, qu'il aurait déjà grandement mérité de ses compatriotes, et fussions-nous certain qu'il n’y aurait qu'ux seul de nos lecteurs qui voulût la lire et l’étudier comme elle le mérite, que nous n’hésiterions pas à la publier.
Voici comment M. Vézina entre en matière,
“ C'est par l'honnêteté, par l’industrie, la prudence, la persévérance et l'amour du bien publie, que les contrées et les villes prospèrent: tout homme doit appliquer ses efforts à augmenter le bien-être et le progrès de son pays. Il n’y a pas de vertu plus noble et plus belle que le zèle du bien public. C’est lui qui porte un homme à sacrifier ses intérêts, ses convenances, ses inclinations à l'avantage général ; mais remarquez ceci : l'esprit de parti n’est pas le patriotisme; l’un veut le triomphe d’un parti; l’autre recherche le bien de tous; l’un n'est qu'une imitation d’or, l’autre est de l'or.”
On ne saurait trouver. dans toute la Philosophie ancienne et moderne, des paroles plus sages,