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principes d'équité et le droit de propriété ; Ta voix publique condamne chez eux les fausses balances et les faux poids, les fausses évaluations et Îles prix exorbitants: nous violons la justice et froissons la eonstiènce publique, quand nous nous livrons à des spéculations dont ‘les bénéfices nous enrichirons, ‘si elles sont heureñsés, mais dont les pertes retomberont sur nos créanciers, si elles ne réussissent pas.
Nous violons la justice, quand c'est aù dépens d'autrui que nous entourons notre famille de bienêtre, nos anis de soins hospitaliers et les pauvres de nos dons charitables, : Une vertu qui ne peut être pratiquée qu'en :violant la justiee, n'est plus une vertu, Fat toujours craint ces dangers.
.s.... Îlest facilè à un homme que l'on croit honnête, d'obtenir un succès déloval, en abusant de la confiance que lon a mise en Fui; mais aussitôt que son caractère est connu, il ne peut plus réussir, et l'habileté qu'il a déplovée, ressemble à celle de homme quitua sa poule aux œufs d’or. La probité l’eñt soutenu sa vie entière, ‘et une mauvaise action le réduit à la pauv.eté et à linfamie, Aussi, verrezvous, généralement, les fripons être pauvres.
* Ni un homme est insensé d'espérer arriver à la fortune par des moyens déshonnêtes, il est encore bien plus fou, s'il espère que la fortune aïnsi acquise pourra lui procurer quelques jouissances. Des jouissunces ! est-il possible qu'un homme dans cette position y prétende ? non, voici ce qui attend Île fripon: les dénonciations rigoureuses de tous les
honnêtes gens, les terribles imprécations de ceux qu'il à ruinés, les reproches de sa famille dont 1! à déshonoré ie nom, les accusations de sa conscience
“ont il a étouffé les cris. le tonnerre irrité du Ciel »
dont il a outragé les lois!”
Jeunes compatriotes, qui aurez l'avantage de lire cétte lettre de M. Vézina, n'oubliez jamais Îles préceptes qu'elle contient ; surtout, gravez-vous bien dans la mémoire la page sublime que nous venons de citer, et celle que nous allons reproduire. Ces pages renferment les maximes les plus nobles et les plus chrétiennes de la religion à laquelle vous appartenez :
‘“ Je vous conseille de n'avoir jamais de rapport avec un homme que vous savez être un fripon, alors même qu'il vous offrirait un marché qui, pour l'instant, vous serait avantageux. Moralement, 1l est de votre devoir de l’éviter ; mais c’est encore bien plus votre’ intérêt au point de vue pécuniaire ; car, croyez m'en, quoiqu'il puisse vous faire gagner de l'argent, au commencement, il arrivera à vous dépouiller, Encore une raison, c’est que votre réputation et même vos sentiments peuvent être en danger par ce contact.”
“ Les extraitsqui précèdent, terminent la partie morale de l’admirable lettre de M. Vézina. Voyons, maintenant, les passages qui ont trait à la manière de sacquérir une honnête aisanee, ou, au moins, de se mettre à l'abri de la misère,
‘“ Le désir d'acquérir des richesses est une vertu ou un vice, selon le motif qui nous fait agir.
“ Lorsqu'un homme aspire aux richesses pour se mettre en garde contre les éventualités de la vie et les infirmités de l’âge, pour établir sa famille honorablement dans le monde, pour augmenter ses moyens de servir ses amis ou son pays, potr pouvoir
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être plus charitable envers les malheureux, ou pour
étendre l'influence de la Religion, ce désir est une . e L / ’
vertu et 1l a toute raison d'espérer qu'avec de la
prudence, de la loyauté et du travail, ses efforts
finiront par être couronnés de succès,
“ Le seul moyen d'augmenter le capital, est l'épargne. Si vous dépensez autant que vous gagnez, vous ne serez Jamais plus riche que vous n: l’êtes. Ce n’est pas ce qu'un homme gagne, mais bien ce qu'il économise qui forme sa richesse. Apprenez que les deux premières règles de votre arithmétique vous seront toujours avantageuses ; mettez en pratique l'addition et la soustraction, Ajoutez à votre capital actuel telle somme qu'il vous plaira; retranchez-en la même somme, et dites-mai si ce capital n'est pas exactement ce qu'il était, avant les deux opérations.
“ Vous dites que vous dépensez peu, qu’importe? dépensez moins que ce peu et, l’année prochaine, vous gagnerez d'avantage, car vous aurez le revenu de la somme que vous aurez épargnée. L'homme qui dépense tout ce qu'il gagne et qui espère que, par un heureux hasard, il arrivera à la fortune, tombera plus tôt dans la pauvreté; car, en cas de mauvaises choses, il n'aura aucune ressource ; tandis qu'avec de l’économie, il peut mettre de côté quelque chose pour les mauvais temps. Combien de familles respectables sont tombées d'une belle position, qu'elles occupaient honorablement et dignement, pour avoir ignoré les quatre règles de l'arithmétique! Si les chefs de ces familles avaient su vérifier les comptes de leurs banquiers, de leurs agents, de leurs marchands ou de leurs domestiques; s'ils
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avaient su comparer leurs dépenses et leurs recettes, et voir de quel côté penchait la bulance, ils eussent évité tous ces malheurs.
‘“ Une notion élémentaire des principes de commerce suffit pour vous enseigner que, si un homimne dépense plus qu’il ne reçoit, il tombera nécessairement dans la misère.
‘“ Et en acquérant quelque chose, vous gagnerez le respect, l'influence et la popularité. Faire de la fortune un acheminement aux honneurs, a ce double avantage de rendre les hommes plus désireux de l’acquérir et ceux qui la possèdent plus soigneux de la conserver, dans la crainte d’être obligé d’abdiquer leurs titres. (C’est une bonne maxime, et elle devrait avoir encore cours pour l'état du banquier, celle qui dit qu'un homme qui ne prend pas soin de ses affaires, ne doit pas bien faire celle des autres. Ceux qui occupent des positions élevées doivent être nobles, généreux, magnanimes; mais il ne faut pas être généreux au delà de ses moyens.
‘“ Ayez du respect pour le commerce: le commerce ne prospèrera Jamais dans un pays où les jeunes gens, dont les parents peuvent à peine faire convenable figure, croient au-dessous d'eux d'entrer dans un comptoir, et préfèrent la réputation de flàneurs et de fumeurs ; il ne prospèrera Jamais dans ai pays où l’on considère la fortune acquise par l'industrie comme méritant moins de respect que celle qui nous vient d’héritage ; il ne prospèrera Jamais dans un pays où les négociants, au lieu d’élever leurs fils de manière à en faire leurs successeurs, croient plus convenable de leur faire suivre les professions libérales ; il ne prospèrera jamais dans un
pays où Îles négociants, sitôt qu'ils ont gagné quel-
ques milliers de louis, grâce à ce même commerce, désirent en sortir et se mêler au monde élégant.
“ Qu'est-ce qui nousentoure de considérations ?
Quelle est la profession qui en demande plus et de plus variées. que celle du négociane? Est-ce notre utilité comme citoyen? Quelle est la classe qui a le plus de tendance à augmenter la richesse et le bonheur de l'État, si ce n’est celle du négociant ? Est-ce le caractère moral ? À qui estl plus essentiel qu'au négociant qui, sans cela, n'inspire ni estime,
ni confiance ?
“ C'est une chose très-æregrettable de voir des
gens qui ont réalisé quelque argent par le commerce, s'en retirer, eux et leurs capitaux, et diminuer ainsi le capital commercial du pays. Comment peut-on expliquer cette manie? On dira: je suis indépendant; je dirai : continuez, devenez riche. On dira: je suis riche; je dirai: devenez plus riche encore. Plus vous aurez de fortune, mieux vous servirez votre pays et plus vous pourrez faire de bien. On dira: je deviens vieux.—Prenez un jeune associé ; vous aurez le capital et l'expérience, le jeune homme aura le travail et l’activité. On dira encore: j'ai travaillé assez longtemps, je désire me retirer et me donner un peu de jouissance. Prenez garde que la retraite ne soit pas un bonheur pour vous : pour un homme aux habitudes aussi actives, la solitude et lg paresse n'auront aucun charme. C’est évidemment le moyen le plus sûr de vous réndre malheureux et d’abréger vos jours que de choisit une position où vous n'aurez rien à faire.—Mais, enfin, je trouve plus honorable de me retirer des affaires, d’avoir une maison comme un grand seigneur et d'introduire
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