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mn:
mes fils et mes filles dans le beau monde, Oh!
«est le motif, certainement vons'avez raison: si
vous êtes devenu un si grand personnage: le plus tôt vous quitterez vos affaires, mieux cela vaudra.
.... Ne nous donnons pas pour philosophes :
mais réunissons-nous pour notre édification et notre perfectionnement mutuel. Kn enseignant les autres, nousnous enseignons nous-mêmes ; en répandant nos bonnes idées, nous augmentons le bien. Kn même temps que nous étendons les satisfactions d'autrui, nous nous amassons à nous-mêmes une abondante moisson de pensées consolantes pour l'avenir.
“ Et sovez persuadés que, parmi tous Les plaisirs de la vie présente, il n’en est pas de plus purs, de plus durables et de plus doux, pour un cœur bien placé, que celui que donne la conscience d’avoir contribué au bonheur de ceux qui nous entourent.”
Tels sont ses traits les Plus saillants de cette lettre remarquable par tous les conseils sages qu'elle renferme, et qui fait le plus grand honneur au cœur et à l'intelligence de M. Vézina.
Plusieurs personnes nous ont parlé de cette esquisse, que nous avons écrite dans l'intérêt tout particulier de nos jeunes compatriotes. Plusieurs ont offert de nous donner les détails d'incidents qui font voir que, si M. Vézina sait écrire de belles maximes, il sait aussi les mettre en pratique, ce qui est infiniment mieux que la théorie seule.
De ces beaux traits de la vie de M. Vézina, nous ne reproduirons que les deux suivants, vu le peu d'espace à notre disposition.
Il y a 7 ou 8 ans, une femme se trouvait dans un grand embarras au sujet du paiement d’une
assurance sur la vie. La veuve désolée va trouver M. Vérina et lui raconte que, privée des moyens de faire ses versements réguliers, elle est pour perdre l'argent déjà déboursé et le montant qui lui reviendrait à la mort de la personne que son mari avait fait assurer, M, Vézina prêta, sans un seul sou d'intérêt, les deniers nécessaires, et, plus tard, cette mère de famille put toucher la somme qui devait la mettre, elle et ses enfants, à l'abri de la misère.
“ Ah! disait cette femme reconnaissante, si M. Vézina meurt avant moi, je veux porter le deuil comme Je porterais le deuil de mon père, et je le pleurerai comme on pleure un frère bien-aimé.”
L'année dernière, une autre femme qui, elle aussi, avait eu le malheur de perde son mari, se voyait à la veille d'être poursuivie par la société de construction. Elle s'était adressée à plusieurs des officiers de cette société, un grand nombre de fois ; mais toujours en vain. Quelques-uns de ces messieurs avaient à peine daigné l'écouter.
La veuve, rebutée, découragée, ne savait plus que faire. Mais écoutons-la parler elle-même :
“ Je ne savais plus à quel saint m'adresser, ditelle, lorsque des amis me conseillèrent d'aller trouver M. Vézina. J'avais eu si peu de succès auprès des “ gros bonnets ” de la société ; on m'avait montré si peu de sympathie, voulant à peine m'entendre, que je ne voulus pas, d’abord, me rendre à l'avis qu'on me donnait. À force d'instances, cependant, et pressée par la ruine qui me menaçait, je me décidai à aller voir ceimonsieur Vézina qu’on me faisait si bon; mais je croyais bien que, comme les autres officiers que j'avais déjà vus, il était bien trop gros