‹ Biographie de Mme Anna de La Grange [microforme]Chapitre 12 sur 20 · PREMIERS SUCCÈS · texte numérisé non relu

PREMIERS SUCCÈS

Parmi les nombreux amis de sa famille et les ke siens propres, il en est un dont Mme de la Es Grange conserve religieusement la mémoire L.

dans le livre de ses souvenirs. Je veux parler du docteur Amussat de Paris qui, plus d’une fois, lui vint en aide, alors qu’elle végétait sous ra le ciel d’Italie. C’est à lui, peut-être, que nous en devons la jouissance de cette organisation mu- ur

que

ose de de Dhs, la ion tte use

sicale à coup sûr une des plus belles qu’ait jumais possédées la scène lyrique.

Sans ses exhortations affectueuses, et, n’ayons pas honte de l’avouer, sans les secours pécuniaires qu’il lui fit passer, qui sait, si malgré son énergie, malgré sa passion pour l’art, qui sait si Anna ne se fut pas laissée aller au découragement ? Qui sait si, vers la fin de l’autonne de l’année 1844, nous eussions assisté à la représentation où elle figura au théâtre de Varèsi, — à ce théâtre témoin des débuts des plus fameux chanteurs: Rubini, Tamburini, Ronconi, Bordogni, Pasta, Dupré !

Ce fut dans le Nubuco de Verdi, s’il m’eu souvient bien, qu'Anna de la Grange se montra pour lapremières fois devant un auditoire italien. Elle remplissait le deuxième rôie. : Mais son chant et son jeu étaient si frais, si originaux et si entraînants que la prima donnc fut éclipsée et tous les honneurs de la soirée revinrent à notre

“héroïne.

Les succès publies commençaient pour elle.

Redemandée à grands cris, elle. dût reparaître plusieurs jours de suite dans le même emploi. Alors la jalousie effectua contre elle

‘une tentative d’empoisonnement que {out les:

LA

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