‹ Biographie de Sir Charles TupperChapitre 3 sur 12 · I. iioii. isAAi: Li:\ iscuMTK. Sccrctairc- Financier · texte numérisé non relu

I. iioii. isAAi: Li:\ iscuMTK. Sccrctairc- Financier

L'hoii James ^IcDonald, juge on chef actuel de la Nouvelle-Ecosse, Commissaire des Chemins de ftr.

MM. John McKiniion, Alexander McFarlane et S. L. Shannon firent anssi partie du conseil.

Aux élections, il avait été question de l'Union des provinces. Le Dr Tupper, depuis longtemps favorable à cette union, agita cette mesure. La lutte fut vive. Une fois de plus, Ténergio, l'activité, le talent et les connaissances du député de Cumberland se manifestèrent. Ne se contentant pas de lutter exclusivement dans son propre comté, il était présent sur tous les points faibles. Parcourant tout le pays, il fut infatigable. La victoire couronna ses efforts. Ses amis purent ainsi reprendre le pouvoir.

Bientôt s'agitera plus vivace que jamais la grande question de la confédération.

Situation des partis politiques dans tes Possessions Britanniques de V Amérique du Nord, en 1864.

Bien que le ministère Cartier- McDonald eut doté le pays de plusieurs mesures importantes, telles que la décentralisation judiciaire, la codification des lois civiles, le rachat des droits seigneuriaux, l'assimilation des lois commerciales et criminelles, etc., il dut se retirer, en 1862, pour faire place au ministère libéral McDonal-Sicotte. Le choix de la capitale, les faveurs accordées au G^rand-Tronc et son projet de bill de milice l'ayant dépopularisé.

Le nouveau parti, qui depuis longtemps prêchait la double représentation, ne put, arrivé au pouvoir, faire prévaloir ce principe ! Les négociations au" sujet du chemin de fer Intercolonial entre les délé-* gués des Provinces Maritimes et la Métropole, entraînèrent la résignation de Thon. A. A. Doriori : il ne

croyait pas le pays capable de supporter les frais d'une pareille entreprise. Cette retraite affaiblit considérablement le ministère. L'affaire Ayhrard, l'abandon du principe de la double majorité au sujet des écoles séparées, la diminution des octrois à î'agi'iculture et aux hôx)itanx, firent perdre confiance au public. Un vote adverse de la chambre força le gouvernement à modifier son personnel : ce qui fut fait le 16 mai 1863. Des élections ayant eu lieu, les partis revinrent numériquement les mêmes. La motion Sicotte, alléguant que le ministère avait été formé en violation du principe de la double majorité, mettant ainsi le lias-Canada en péril, porta un coup fatal au <:abinet. qui ne fut sauvé que par trois voix de majorité ! Celui-ci dut bientôt abandonner sa position pour faire place, <'n 1864, au ministère Taché-Macdonald et à sa coalition future avec George Brown !

Le gouvernement responsable ne

Ibnctionnait guère mieux dans les petites provinces. Au Nouveau- Brunswick, l'on se disputait les dépouilles, avec avidité. Mais l'esprit public, porté vers le mouvement commercial, désirait ardemment se relier aux contrées de l'Ouest, au moyen d'une grande voie ferrée. Dès 1845, le gouvernement anglais, sous la pression des Colonies, avait envoyé le Major Robinson étudier la mesure. Ce dernier fit un rapport en faveur de la route du Nord : l'entreprise devait coûter cinq millions. Le Colonial 0/^'ce refusa de garantir cet emprunt et l'agitation recommença plus intense que jamais dans tout le Nouveau-Brunswick. Le pays se divisa en deux : ce fut l'époque de la " guerre des routes ". Les comtés du Nord appuyant le tracé Hobinson, ceux du Sud favorisant une ligne longeant la Rivière St- .Tean et se dirigeant du côté dû Canada, en passant par le territoire des Etats-Unis. Howe s'opposa

Ibrtement à ce projet ; son éloquen- » e ramena Lord Gray qui conseilla a Lord Elain, alors gouverneur i,^énéral du Canada, de réunir les délég-ués de toutes les Provinces à Toronto, dans le but d'en venir à une entente, au sujet du chemin de fer Intercolonial. Le Nouveau- , Brunswick refusa de prendre part k cette conférence. Celle d'Halifax n'eut pas plus de succès. La Nouvell<»-Ecosse n'inaugura pleinement ie gouvernement responsable qu'en 1855. Mais là, comme ailleurs, il s'y faisait des luttes mesquines de petits intérêts. L'on se querellait au sujet de petites dépenses, de salaires de juges, de nominations aux emplois politiques ! On en était encore à l'âge d'enfance parlementaire. "VVilmot, r<;ter Mitchell, J. W. Ritchie, Sir Léonard Tilly combattaient au premier rang. L(38 partis, presqu'égaux en nombre, ne pouvant effectuer aucune mesure importante, se contentaient d'escarmouches, en attendant une occasion

de se jeter dans un mouvement, que les circonstances préparaient, pour sortir de leur impasse. Une ère nouvelle allait bientôt se lever.

Un horizon plus large allait s'ouvrir en peu de temps, pour les provinces Britanniques de l'Amérique du Nord. Dans l'Isle du Prince Edouard les choses n'allaient guère mieux. La tenure des terres en était la cause ; le système y était absolument faux : Il se rapprochait de celui de l' Irlande. Des efforts furent faits pour acquérir les grandes successions de Warrell et Selkirk.

Une commission composée du MM.

Howe, G-ray et Ritchie fut nommée par toutes 'es parties intéressées.

Leur rappc't, quoique très-bien élaboré, ne fut point sanctionné par les autorités impériales bien qu'il eût été approuvé par la Législature de l'Ile : ce qui ouvrit la porte à une grande agitation. C'est sous ^ir Dominique Daly, successeur du gouverneur Bannerman et père de Mr Daly, membre distingué de la

Chambre des Communes du Canada, que Charlottetown fut incorporée, c[ue l'école normale lut ouverte et que le recensement fut fait, en 18^5. La population totale de l'Ile n'était encore que de soixante-onze mille habitants. Les partis étant égaux en chambre, l'on dut recourir au seul remède constitutionnel en pareil cas : un appel au peuple.

L'administration Palmer-Gray en fut le résultat. Mais comme les catholiques en étaient exclus, le malaise continua jusqu'à ce que le projet d'une Confédération de toutes les Provinces vint faire taire toutes les ambitions sectionnelles et tous les petits intérêts. La grandeur du projet éblouissait : son ampleur absorbait tout. L'on fit trêve à toute autre préoccupation pour ne s'occuper que de cette grande idée déjà passablement ébauchée au sein de la Législature de la Nouvelle-Ecosse.

Le Dr Tupper et les Ecoles Publiques

Vers la fin de 1863, Lord Mulgrave avait été remplacé par le Major Grénéral Doyle, administrateur pro tempore. Le Parlement se rassembla sons la présidence de celui-ci, le 4 Février 1864. Le discours du Trône suggérait une conférence des trois Provinces Maritimes, dans le but d'en venir à une entente finale. L'une des mesures principales fut le bill d'éducation, élaboré par l'hon. Secrétaire-Provincial. Il le soumit à la Législature le 15 Février. Si une pareille loi avait été adoptée au Nouveau- Brunswick, l'on n'aurait probablement pas eu à y regretter, plus tard, une suite d'abus iniques et de persécutions odieuses qui dégradent un parlement et déshonorent une nation. Le Dr Tupper montra ses idées pratiques, et son grand désir d'éviter, autant que possible, tout

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