‹ Biographie de Sir Charles Tupper [microforme]Chapitre 19 sur 26 · Avant la Confédération · texte numérisé non relu

Avant la Confédération

Nouvelle-Fcosse (chemins de fer

60 CANAUX) .ssosoe sosanast es spoosoie D 0,209; 10 8 Île du Prince-Edouard (chemins

de fer et havres) …... .....…… 3,339,116 Nou.veauBrunswick (chemins de

Din ad shsaobise sibelreu lanta TU GMODEC Lives dees cévsssoe es TOISAL,O08 (NtATIQ nina Dos esse: 415926:087 Colombie Britannipue (creusage

SUIS TD) rte dhpess cstoestase 97,000

Rene en en

Formant un total de... $68,121,761

9,— Depuis la Confédération.

Nouvelle-Ecosse .…. .....…..... B11 634,925 Ile du Prince-Kälouard.... ........…… 935,667 Nouveau-Brunswick.…...… ...… 14,609,111 CUBE huiiee less transe avvetties ver 0000 10) 720 OMR tete nettes crstanan once AN ES MALO Eicher is aenear oser spores en © SORTE Territoires du Nord-Ouest... 3,061,53?

Colombie Britannique... 4,919,022 Divers travaux communs 126,236

Total... ….....… 696,453,745

‘ La plus grande partie de cette somme a été employée, sur les chemins de fer, par le gouvernement même, savoir $69,372,532, tandis

que 21,357,180 autres piastres ont été accordées, sous forme de subsides, à divers autres chemins.

Les canaux ont absorbé $42,245.- 478, desquelles, plus de 28 millions ont été dépensés, depuis la Confédération ; les bâtisses publiques ont pris $16,549,834 de plus, depuis la même date, les hâvres et briselames $6,046,952 ; les phares, les lumières et les bouées $2,677,788.

Ceux qui trouvent à redire à notre dette feront bien d'examiner les raisons de son existence.”

La construction du Pacifique fut la condition sine qua non de l'entrée de la Colombie Britannique dans la Confédération. Le gouvernement s'y était engagée ; en honneur, le pays devait le construire. Du reste, si rous devons former un pays distinct des autres” en Amérique, il convient que l’on ait un accès facile dans toutes les parties du Territoire, et cela, sur notre territoire même. Tout le monde s'accorde à ce sujet, en principe.

Le Pacifique, joint à l’'Intercolonial, est le trait d'union de toutes les provinces. Cette ligne, qui s’étendra d’un océan à l’autre, traversera 4,500 milles de pays fertiles, en général, et capables de nourrir une population aussi nombreuse que celle des Etats-Unis. Quel immense projet bien propre à enthousiasmer un homme moins ardent et moins patriotique que Sir Charles Tupper!

Entrant parfaitement dans les vues de ses collècues, l’'Hon. ministre des chemins de fer se mit à l'œuvre, avec son ardeur ordinaire. Il n’a rien perdu de son activité accoutumée. En chambre, sur les trétaux, dans les clubs, à son bureau, partout, il traite le grand sujet du Pacifique avec clarté, précision et méthode. Ilconvainc tout le monde de la possibilité d'exécuter ce travail de géants. Il entrevoit là un grand avenir ; il ouvre de vastes zones à l’émigration et aux -progrès. Le Canada, à ses yeux, devient un grand pays. Le 12

onial, es les ’étenersera es, en ir une e que mense asmet moins 1pper !

s VUES inistre guvre, Il n’a aCCcous tréureau, jet du ion et à onde er ce roit là

e de et aux

yeux.

Le 12

Mai 1879,concluant l’un de ses discours, par un magnifique panégyrique de notre pays. Il disait :

:# Que 10,000 des meilleurs “ hommes du Canada se précipi- “talent, de ce temps-ci, vers le # Nord-Ouest pour y ouvrir un ‘pays fertile, grand et prospère.

4 J'ai parlé des obligations addi- “ tionnelles que le gouvernement “ sera obligé de donner et des ‘“ moyens de les,rencontrer. Il n’y “ a pas un Canadien, ayant une “ étincelle de patriotisme au cœur, “ qui ne s’enorgueuillit point de “motre Canada, en songeant que “ notre pays arrosé, par deux grands “océans, est aussi grand que l’Eu- “rope entière, à part l'Italie et l'Espagne. Non-seulement, nous ‘ possédons ce grand pays, mais ‘aussi tous les avantages naturels ‘* que la nature y a mis à profusion ; “ avantages bien propres à faire de “ notre beau Canada un Etat grand “et prospère. Nous y possédons ‘: 200,000,000 d'acres de terres des

“ plus fertiles du monde, et habitées “par un peuple, qui, bien que ‘ ne comptant encore que 4,000,900 ‘ est bien l’un des peuples les plus ‘“ industrieux, les plus entrepre- “ nants et les plus intelligents du ‘“ monde entier.

“ Dans ces circonstances, ne “ serait-ce pas trahison de la part ‘“ d'un homme d’Etat canadien de ‘“ ne pas faire tout en son pouvoir “ pour construire cette longue ‘“ chaîne de voie ferrée, au1i devra “être nn moyen d’union, d’un bout à l’autre de ces vastes terri- ‘“toires ?

‘“ Nous ne devrions pas faire un ‘vain appel au patriotisme des ‘“# Messieurs de la gauche ; et au “lien de pousser le vieux cri ‘ d'opposition, au lieu d’exciter un “ seul sentiment capable de nuir à ‘ mos efforts, c'est du devoir de “tout bon patriote de s’unir en ‘ faveur de cette grande entreprise ; “ de mettre de côté ses préjugés ‘ses rancuines, ses animosités pour

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terriire un e des et au x cri ter un Dir de air en prise ; jugés S pour

‘contribuer à parachever la grande ‘œuvre du Pacifique, qui sera ‘comme le couronnement du ‘| œrand édifice de la Confedération ‘ Canadienne, en Amérique. Du ‘ reste, tous les partis politiques se ‘ sont engagés en honneur, à la ® construction de cette grande voie ‘ ferrée, et je ne doute pas que ‘chacun tienne à accomplir sa ‘promesse, à faire respecter sa ‘| parole donnée.”

XXVH

Le Nord-Ouest et le Pacifique.

| Vers 1670, le Prince Rupert s'était fait céder un privilége exclusif de chasse et de commerce sur toutes les terres, s'étendant

‘entre la Baie d'Hudson et les Mon-

tagnes-Rocheuses: Et cela, pour un castor-—les castors ont toujours élé si précieux--et deux peaux d'ours que l’on devait donner, au Souverain d'Angleterre, en signe d’kommage. Que c’est commode d'être

cousin de rois ! La compagnie de la Baie d'Hudson fut formée. C’es:

cette puissante compagnie qui occupa ce vaste territoire jusqu’ son achat par le gouvernement canadien, en 1869. Elle y exercai un monopole exclusif de commerc:

jusqu’en 1849, époque à laquelle i:

père de Louis Riel la força d'’ac corder un peu plus de liberté commerciales aux gens du pay:

Lord Selkirk est le premier qui at fondé un établissement permanent an Manitoba. u’y avait ;usqui Jà que des postes de commerce Cet essai de la colonisation sur le:

bords de la Rivière-Rouge, à L:

Pointe Douglas, au commencement de ce siècle, ne fut guère heureux. .

Cette colonie fut dévastée, souvent par des fleaux divers et surtout, par les employés de la compagnie du Nord-Ouest, dont le siége principal était au Fort William, à la tête du Lac Supérieur. Cette compagnie était en’ guerre continuelle avec celle de la Baïe d'Hudson.—

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adson.— :

Homo hominis lupus. L'homme est un loup pour son frère, est toujours vrai, —au fond des plaines sauvages de l'Amérique comme sur théâtres civilisés du vieux monde.

Ce ne fut qu'en 1816, après toutes sortes de vicissitudes, que Lord Selkirk, dont l'énergie indomptable semblait grandir avec les difficultés, réussit à faire produire le blé nécessaire à sa colonie.

l avait dû importer son blé de semence de Dubuque, Iowa, sur le Mississipi, d’une distance de plus de sept cent milles ! La réunion des deux compagnies rivales, vers 1840, ramena la paix dans la colonie.

Les anciéns coureurs de bois, trappeurs, chasseurs et facteurs de la compagnie, s'étant mariés dans ce pays, avec des femmes sauvages, s’y fixèrent diffinitivement et y créèrent cette forte race de Métis, qui participent de leur double origine, si amis de la liberté, si fières de leur indépendance. L'on acheta leur

pays sans les consulter ni leur

TR

donher de garanties ! Ils s’insurgèrent et obtinrent toutes les prérogatives des hommes libres et des provinces sœurs plus avancées. Ce résultat est dû à l'énergie des Métis d'origine française, surtout Avprès la construction des barri:

cades, en simple clôture en pieux élevées sur le bord de la Rivière Salée, à St-Norbert ; barricades qui prévinrent l'entrée au Fort Carry des émissaires du gouvernement, — le jour de Noël 1869, le Major Cameron, gendre du Dr Tupper, d’une grande bravoure et d’un grand sangfroid, avait essayé de franchir cette barrière. ‘“ Take away that fence ”, avait-il dit aux Métis qui étaient de garde. Pour toute réponse, ceux-ci tournèrent la bride de son cheval et forcèrent le Major à rebrousser chemin. L’on ne rit pas avec des Métis en guerre ! Les bagages de madame Cameron, fille de Sir Charles, ayant été saisis par Je gouvernement provisoire, celui- Æ là se rendit au Manitoba et pénétra

s’InSUTrs préroet des ées. Ce le des surtout.

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même jusqu'au cœur du pays assiégé ! Il devint l'hôte des Religieuses de St-Norbert. La plupart de ces femmes dévouées étaient des Métisses. Le Dr Tupper fut des plus surpris de rencontrer tant de délicatesse, tant de dévouement, tant d’amabilité et tant de vertu chez une nation que l’on disait si peu civilisée ! C’est que la religion, cette grande civilisatrice des peuples, avait déjà semé ses nombreux bienfaits, dès longtemps, dans ces régions lointaines et à demi barbares. Mgrs Provencher, Grandin, Laflèche et Taché et leurs zélés compagnons, s'étaient sacrifiés pour ces pays. Les Protestanis y avaient aussi nombre de missionnaires.

Sir Charles eut alors une entrevue avec les autorités de Fort Garry ; entrevue qui aida beaucoup à ramener la paix et l'harmonie dans la Province. La cause des Métis, vue d’un œil impartial, est bien différente de ce qu'elle paraissait alors, au milieu de la surexci-

tation et de l’effervescence générale, La paix fut rétablie à la suite d’un compromis effecté entre le gouver:

nement fédéral et l’abbé Ritchot et M. Scott, délégués de l’Assiniboia. Cette colonie qui ne comp:

tait, en 1831, que 2,390 âmes, en avait environ 12,228 lors de son entrée dans la Confédération.

Winnipeg, l’ancien Fort Garry capitale de la Province du Mani:

toba, n’était alors qu’un petit bourg de 450 âmes. Cette ville en possède près de 20,000, aujourd’hui !

La construction du chemin du Pacifique a été cause de cei immense progrès, qui n’a eu d'égal dans aucun pays du monde.

Après la pacification du pays, l’émigration se mit, bien vite, à affluer dans 1: Nord-Ouest. Le Manitoba se colonisa rapidement.

Le Pacifique causait de. grands embarras au ministère. Celui-ci, après avoir constaté l'impossibilité de construire cette grande voie ferrée avec les ressources de la Puissance,

nérule, te d’un

roUVET- Ritchot Assini- COMP:

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L pays, vite, à st. Le lement.

nds emi, après lité de » ferrée ssance,

crut devoir, en 1880, former une compagnie qui se chargerait de cette œuvre grandiose. En conséquence, un syndicat fut formé, composé d'hommes énergiques et habiles. Cette puissante compagnie pousse, avec une activité sans exemple, les travaux de construction du chemin. Déjà, toutes les plaines, longues de 900 milles, entre Winnipeg et les Montagnes- Rocheuses, sont traversées par le chemin de fer.

Le pays à abandonné le chemin au syndicat et lui donne, en outre, $825,000,000 en argent et 25,000,000 d’acres de terres, pour le parachève-

ment de ce chemin.

Ce chemin sera le couronnement de le Confédération, le trait d'union entre toutes les parties de son vaste territoire. C'est à cette œuvre immense que furent vouées les dernières années de Sir Charles. Il y a mis toute son indomptable énergie, toute son activité et toute son habilité. Attaqué souvent, et

dans la presse et dans les chambres, il s'est défendu avec vigueur, habileté et talent. Ses discours en parlement, sur ce sujet, sont marqués au coin de la science et du patriotisme. Ils formeront une page importante de notre histoire. Que réserve l'avenir à la Confédération ?

nul ne le sait. Mais il est raisonnable d’espérer,--si l'harmonie continue, si les droits des minorités sont respectés, si l'esprit centralisateur ne s’accentue pas trop,—de beaux jours pour le peuple cana:

dien.

L'indépendance, qui est le but de toutes les nations, semble venir a devant de nous, s’il faut en croire les paroles du marquis de Lorne, en réponse à l'adresse du Parlement, lors de la prorogation des chambres, à la dernière session.

Voici ce qu’en dit le Séar, de . Montréal :

. Un grand contentement se manifeste aujourdihui parmi ceux qui sont favorables à l'indépendance

mbres, œueur, Durs en t mare et du

1e page , Que ration ?

raisonaie coninorités entraliop,—de e cana-

> but de

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tse maeux qui ndance

du Canada, à l'occasion de la réplique du marquis de Lorne, à l’adresse des Chambres. Dans sa réponse, Son Excellence admet qne le. Canada a le pouvoir de faire des traités, sur sa propre responsabilisé, avec les nations étrangères et que notre Haut Commissaire est nommé pour favoriser nos négociations avec le Foreign Office.

Ceci est considéré, par les avocats de l'indépendance, comme important et significatif à cause de la correspondance qui a été publiée dérnièrement, entre le

| Pak et le Foreign Office,

aquelle niait positivement aux Canadiens le droit de modifier leur tarif en faveur de la Jamaïque, en considération de la même faveur accordée, par cette dernière, à notre Puissance — En d’autres termes, l'on nons niait le droit de négocier nos traités de commerce. | Ce qui tend à admettre les prétentions de Sir John, de MM. Blake

et Mackenzie, et c’est certainement :

une grande concession qui’ nous est faite par le gouvernement Impérial ; car, il est de toute évidence, que le Marquis de Lorne a été autorisé, par le Bureau Colonial, à faire cette importante déclaration.”

XXVIEL

Progrès du Canada dans le commerce, la navisalion et la science politique, etc.

Sir Charles Tupper a laissé notre pays, dans des circonstances favo-

rables. Partout il y a progrès,

dans les sciences, dans les arts, dans l’industrie, dans l’agriculture, dans le commerce. Le progrès moral se tient aussi au niveau des progrès matériels :—nos statistiques criminelles en font foi.--

De fait, le succès a. si bien couronné les eflorts du peuple canadien que, le 2 juin dernier (1885) au banquet donné à Sir Francis

Hincks, à Montréal, M. George |

Puie VOUS is EU RP RU

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nement :

li nous nt Imidence, été auonial, à ration.”

le com- | Science

sé notre es favo-

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en coule cana- (1883)) Francis

George

notre marine, en gardant la même

Hague, gérant de la Banque des Marchands et Mr T. W. IHenshaw, Président de Ia chambre lovale de commerce purent die ; 1e premier:

‘“ Le capital payé des banques, en juin 1858, était de $17,688,000 ; en avril 1883, il était élevé à $54,700,008. La circulation qui, en juillet 1858, n'était que de $7,850,000 atteisunit, en 1883, en y comprenant les billets de la Puissance, $45,500,000 !

Les dépots de toutes sortes, en juin 1858, étaient de $9,100,008, et

en 1883, de $#133,000,000.

L'escompte, en 1858, se montait à $330,000,000 et à $ 160,000,000, en

Le commerce, en 1850, était de $40,000,000, en 1868, de $130,000.- 000 et en 1882, de $221,000,000.

Le commerce du Canada, en 1881, à été plus considérable, proportion gardée, eu égard à la population respective des deux pays, que celui des Etats-Unis ;

proportion, a fait quatre fois plus d’affaires que celle des Américains.

Ces faits démontrent que nous avons fait des progrès plus rapides qu'aucune autre nation, dans le même espace de temps. ”

M. Henshaw confirmait les données de Mr Hague et répétait que les importations, dans le port de Montréal, étaient, en 1835, de $3,548,600 et les exportations de $1,150,270 ; En 1840, les importations étaient de $5,428,262 et les exportations de %1,593,711. La progression continua toujours en augmentant. Ainsi,en 1872, nos importations s'élevaient à $35,106,948 et nos exportations étaient de $819,935,228. En 1880, nos importations étaient de $42,412,648 et nos exportations de $82,246, 941 :

Enfin, en 1882, les importations de Montréal s’élevaient à $50,527,4917 et les exportations à $86,508,001, démontrant ainsi une augmentatation de quinze par cent, dans nos exportations, pendant la période

is plus riCAÏns.

e nous rapides dans le

les dontait que port de 335, de tions de importa- 2 et les 11. La jours en , nos im- 5,106,948 ient de s impor- D,648 et 46,941 ;:

tions de ),527,497 508,001,

gmentadans nos

écoulée, entre 18235 et 1882. La même augmentation est constatée dans le tonnage des vaisseaux--de toutes sortes qui fréquentent le port de Montréal.--Le tonnage qui n'était que de 152,143, en 1835, s’est élevé à 1,500,000, en 1882 !

Le tableau suivant du commerce est la meilleure preuve des progrès commerciaux du Canada depuis quinze ans.

période |

TATIOXS TATIONS 1868 $57,567,888 873 459,644 1869 60,474,681 70,415,165 1870 73,573,490 74,814,339 1871 74,173,618 96,092,97 1872; S2,639,663 111,430,527 1873 89,789,992 128,011,281 1874 89,351,928 128,213,582 1875 77,886,979 123,070, 283 1876 80,966,425 93,210,346 1877 75,875,393 99,327,962 1878 75,323,667 93,081,787 1879 71,491,255 81,964,427 1880 87,911,458 86,487,747 1881 98.290,823 105.330,840 1882 102,137,203 119,419,500

el

men |

Le Canada est représenté, au Sénat et aux Communes, par un bon nombre d'hommes de talent qui lui font le plus and honneur.

Sir John MacDonald conserve toujours son énergie, sa vigeur de corps et d'esprit, son tact et sa souplesse. Sir Hector, possédant les nombreuses qualités de Sir George Cartier, peut admiuistrer n'importe lequel des départements publics ; Et même, au besoin, il peut les administrer tous à la fois !

Tant il a l'habitude du travail, et l'esprit méthodique. :

De fait : Sir John À. MacDonald, Sir Hector L. Langevin, Sir Leonard Tilley, Sir À. Campbell, les Hons.

D. L, Macpherson, À. W. McLelan, M Bowell, P. A. Caron, Pope,Carling, Castigan, Chapleau, Blake, Mac-

Kenzie, Laurier, Cameron, Dalton.

McCarthy,Joseph Royal, A. Ouimet, P. À. Landry, J. G. Bossé, Abbott, Amiot, Baker, Beaty, Bergeron, Bcigin, Bossé, Burns, Cameron, Charlton, Colby, Casgrain, Coursol,

he, an, bed bof 5 ds on tt ,,

HS Es © bp

é, au ir un talent ineur.

e totuiar de et sa sédant le Sir uistrer ments oin, il a fois !

ail. et

Jonald, eonard Hons.

Lelan, arling, | Mac-

Juimet, Abbott, rgeron, meron, ourso!,

Dalton.

Curran, Davis. Dawson, De St- Georges, Desjardins, Dupont, J.

Furguson, Fortin, Gigault,Girouard, Houde, Ives, Skirkpatrick A. C. P.

R. Landry, P. A. Landry, MacMaster!

Mackintosh, McCarthy, Mitchell, Orton, Ouimet, Paterson, Rinfret, Royal, Rykert,Tassé, Vanasse, Wood, Alonzo Wright, etc, et Thomas White, dont l’'éloquence et la science politique sont bien connues, pour ne parler que de la Chambre des Communes, sont des hommes qui feraient honneur à n’importe quel pays. Et, plusieurs d’entr’eux n’ont certainement pas de supérieurs sur le continent Américain, comme éloquence, comme science, comme patriotisme et dévouement.

Sir Charles Tupper, Haut Cammissatre canadien à Londres.—Discours

de Sir Charles à la chambre de.

commerce de Derby.

La vie poitique use en peu de temps les plus fortes constitutions ;

ti:

Sir Charles a subi la loi commune.

Depuis quelques années déjà, il souffre des:maux de gorge qui nécessitent un repos. La résignation de Sir À.T, Galt,comme Haut commissaire canadien à Londres, ouvrait une nouvelle carrière à l’hon. ministre des chemin de fer.

Sa nomination, à ce poste important, a été publiée dans la Gazette Officielle du seize juin dernier(1883):

Avant son départ pour l’'Angleterre, les amis du nouveau Commissaire Canadien à Lond:es, lui donnèrent un grand Banquet, à Halifax. Celui-ci eut lieu le 14 Juin dernier (1883). Des personnes, de tous rangs et de toutes conditions, se pressaient autour de ia salle de ce Banquet ; ce fut une fête générale dans la Nouvelle- Ecosse. Sir Charles, en réponse à . sa santé, y fit un grand etéloquent discours’ qui fut applaudi, avec un : indescriptible enthousiasme. L’élo- quent orateur passa en revue toute sa carrière et ce qui avait été fait, &

nmune.

déjà, il ge qui résignane Haut Londres, rrière à de fer.

) ImpPor- Gazette >r(1883):

rx J'Annouveau Lond:es, nquet, à Û le 14 >rsonnes, s condir de ia fut une louvelleéponse à éloquent avec un e. L'élorue toute été fait,

dans le pays, depuis son entré en politique, tant dans sa province natale que dans la puissance du Canada. Ce brillant résumé servira à l’histoire canadienne.

Malheureusement, le peu d'es-

pace nous empêchera de reproduire

ici cette éloquente revue des principaux évènements. La plupart des journaux l'ont, du reste, reproduite dans leurs colonnes.

Sir Charles laisse pour rappeler son nom et sa mémoire, d'une manière plus vivante, dans notre Chambre des Communes, l’un de

ses fils Mr C. H. Tupper, M. P.

pour le comté de Pictou. C’est ce jeune député qui a eu l'honneur de proposer l'adresse en réponse au discours du Trône, au commencement &e la session de 1883. Il s’en est acquis avec grand succès et grande satisfaction pour son honorable père, qui siégeait encore alors sur les banquettes de la droite, en ualité de ministre des cherains e fer et des Canaux Gu Canada.

Les Provinces maritimes soutiennent leur réputation. M. J. Wocd, le nouveau député de Westmorland N. B. le vainqueur de Sir Albert Smith, fut appelé à seconder cette adresse, —Son discours fut aussi un très grand succès :—C'était de la belle littérature, des pensées nobles, bien exprimées, et des sentiments justes parfaitement touckés. La Chambre entière félicita unanimement les deux nouveaux députés, au sujet de leurs remarquables discours.

Il est de notoriété publique que Sir Charles a déjà rendu de grands services à notre pays, depuis qu’il occupe sa nouvelle position, ven Angleterre. Toujours actif, très bien renseigné, exprimant ses idées avec une facilité et une lucidité étonnantes, animé d’un patriotisme éprouvé, Sir Charles est bien l'homme qui convenait à ce poste distingué. ‘ The right man in the right place. ” :

Tout dernièrement le Canadien

mc Gazette, du 11 octobre 1883, résuand mant ji discours que Sir Charles PAR 4 venait «2 prononcer au diner de : ABET Ja chambre de commerce de Derby, er cette disait :

purs a “ Le Haut Commissaire, appelé à 1 + ; répondre au £oast porté aux Colo- Ai . nies Britanniques, par M. Wills, ge à M. P. saisit cette occasion pour Lés. Là faire connaitre, à cette assemblée dense des principaux marchands du pays, doi le Canada et ses ressources: Son rqu discours a été accueilli avec très B grande faveur. ” ique qué Au cours de ses observations, Sir Bt Charle: fit remarquer tous les pro-

grès accomplis depuis la confédération ; de plus, il expliqua la raison des chargements apportés dans notre tarif. Les Etats-Unis, avec lesquels nous vivons en parfaite harmonie, nous en avaient donné l'exemple. La guerre de sécession nous fut avantageuse ; ce fut une espèce de protection accordée à nos manufactures. Mais, depuis la fin

ses idées lucidité itriotisme est bien

ce poste an in the

de la guerre, l’industrie américaine, ayant repris son assiette, refoula la nôtre et lui ferma même l'entrée des Etats-Unis. Ainsi les circonstances, où se trouvaient alors nos

manufactures, furent tout à fait modifiées, dans un sens défavorable.

Le commerce diminuant ; les dificits, dans le revenu, nous mettaient dans l’impossibilité de faire face aux exigences croissantes de notre nouveau pays et ruinaient notre crédit. Voilà ce qui engagea le gouvernement à établir un système de protection. L'effet en fut considérable ; île résultat des plus heureux : Ce qui nous mit en état de développer nos ressources, notre commerce, nos industries. Ainsi, la prospérité revint et avec elle l’immigration, le travail et le bonheur De ce moment là, il aété possible B de continuer la grande œuvre de& la construction du Pacifique et} celle, non moins patriotique, de la} colonisation du Nord-Ouest. Les avantages y sont si considérables

ricaine, foula la l'entrée Circonslors nos , à fait vorable.

ut ; les ous metde faire antes de uinaient engagea r un SYSet en fui des plus it en état ces, notre . Ainsi, la elle l’im-

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nest. Les sidérables

que les immigrants vont, de préfé-

rence, dans notre pays maintenant.

Le Pacifique se fait avec une telle rapidité qu’à la fin de l’année 1885, l’on espère pouvoir transporter, dans un char Pullman et sans changement, les passagers d'Halifax, sur l’Atlantic, à Port Moody, sur le Pacifique, distance de 4000 milles !

Tout ceci s’est fait sans, pour cela, diminuer notre commerce d'importation d'Europe. Le développement de nos voies ferrées de l'Ouest aura un effet avantageux pour l’Angleterre, qui pourra faire venir, par la Colombie britannique, le grain et la viande du Canada.

Du reste, chaque émigrant qui va au Canada y consume quatre fois plus de produits anglais que s’il allait aux Etats-Unis ; l'Angleterre est donc intéressée à "cette question du développement et de la colonisation de nos terres de l'Ouest.

Cette faible analyse, des judicieuses remarques de Nir Charles Tupper,

est suffisante pour en démontrer toute l'importance,

De fait, ce discours est de nature à faire apprécier davantage le Canada, aux yeux de l’Europe. Six Charles continue donc, en Angleterre, sa vie de travail et de dévouement. à son pays.

C'est par les œuvres que l’on reconnaît le bon citoyen. Sir Charles Tupper a fait tout ce qu’il a été en son pouvoir pour promouvoir les grands intérêts publics. Il a pu se tromper, comme tout homme, sur les moyens à adopier ; son but a toujours paru louable.

Personne, —même ceux qu'il a combattu à outrance,—ne lui contestera jamais sa grande énergie, son amour du travail, son activité, sa lucidité, son coup d’œil profond et sa grande éloquence.

S'il a commis des fautes, elles lui seront pardonnées, car il a beaucoup aimé son pays, et. surtout sa chère province natale. Et il peut dire, partout où il sera :

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ue l’on L Dir 6 qu'il romMmOoUlics. Il Je tout dopier ; able.

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Quelque soit mon destin, 6 ma Nouvelle-Ecosse, — Doux nid que le devoir, dans sa rigueur atroce, M'ordonnà de quitter, —jusqu’au dernier soupir Je promets de garder ton tendre souvenir !

A tes monts que l’été couronne de verdure, A ton sol généreux qui donne sans mesure, Aux côtes de granit qui te font un rempart, J’accorde volontiers de mon cœur une part !

Dans tes vieilles forêts, grandes comme un royaume, Le sapin résineux répand son doux arôme ;

Et, défiant toujours l’ouragan furieux,

Le chêne y dresse aussi son front majestueux !

Puis dans les champs rayonne, à travers la rosée,

- Une fleur que ma main a souvent caressée ;

Sen nom est: May flower ! l'orgueil de l’Ecossais, Témoin de ses malheurs et de tous ses succès.

Jen’avrai plus peut-être, un jour, l’heureuse chanes De pouvoir t’admirer, lieu cher de ma naissance! Mais du moins quand mes yeux verront la May flower, Ils la contempleront longtemps avec bonheur.

Adieu, Nouvelle-Ecosse, Ô ma helle patrie !

Quoiqu’éloigné de toi, je t’aime à la folie !‘ Si les ans entre nous passent comme les flots, Mon amour grandira nourri par mes sanglots.

Sir Charles Tupper et nos nouvelles relations avec la France.—Remarques à ce Sujet.

La plus sûre condition d’un peuple, est celle de l’agriculture.

Le commerçant, le banquier, l’homme de profession, le mécani- Cclen, ne sauraient jamais compter sur un lendemain assuré. Un revers de fortune, une perte imprévue, une baisse de valeurs, une crise monétaire, une grève forcée viennent, en un jour, détruire le fruit du travail de plusieurs années, et jeter dans la misère des familles entières.

L'agriculture, au contraire, offre un avenir assuré, Certain et palsible à ceux qui s’y livrent. Quel noble état que celui de l’agriculture ! quelle indépendance ! quelle vie heureuse ! La terre est l’une des sources les plus fécondes de la richesse d’un peuple. Mais, quand

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elle produit au-délà de ses besoins, naturellement,celui-ci doit s’efforcer d'échanger ses produits pour d’autres de nature différente, que son pays ne pourrait produire.

De là, l'échange et le commerce.

Jusqu'ici, l'Angleterre, jalouse de ses droits, ne voulut jamais nous donner le privilège de traiter librement, avec les autres nations, relativement au commerce. Mais, placés comme nous le sommes, le cabinet de St-James, sentant trop bien qu'il ne pourrait, sans de graves froissements, nous retenir plus longtemps, sous le coup de sa dépendance commerciale absolue, semble avoir enfin consenti à notre émancipation commerciale, la seule que nous désirions, pour le moment, de la part de la mère-patrie.

En conséquence, il devenait nécessaire de nous afhrmer comme nation libre et de déléguer, vers les pays étrangers, un homme capable de nous représenter dignement et habilement. Sir Charles Tupper fut

choisi pour ce poste honorable et important. Il a fait beaucoup pour le pays durant les six mois qu’il vient de passer en Europe. Et, si le télégraphe dit vrai, 1l aurait réussi à jeter, tout dernièrement, les bases de nouvelles relations commerciales avec la France : ce qui aura un très bon effet, sur les deux pays. Après notre abandon, la France ne s’occupa plus de nous ; mais l’enfant peut-il jamais oublier sa mère ! les canadiens l’ont toujours aimée et ce sera l’un de leurs jours heureux, celui où, librement et sans entrave, ils renoueront des rapports d’affaires et d'amitié avec leur ancienne Mère - Patrie. Le Canadien-français est loyal à l’Angleterre ; il lui a promis sa foi.

politique, et sa parole, une fois donnée, c'est pour toujours ; mais son cœur et sa sympathie il en est resté le seul maîtrê.

L'Angleterre le sait bien et nous respecte aujourd’hui d'avantage.

La France aura tout à sagner à

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abaïsser ses barrières produits ; car,en échange,elle pourra nous envoyer ses vins, ses fruits, ses soles et l’excédant de ses objets manufacturés, les plus perfectionnés du monde. Le gouvernement fédéral aura fait un acte des plus importants, quand un pareil traité sera accompli. Il n’y a pas longtemps que la France, se voyant enserrée en Europe, a commencé à tourner ses yeux vers ses anciennes Colonies. Sous le premier empire, elle n'eut pas même le temps de songer à ses propres affaires ; sous le deuxième, sa croissante prospérité

matérielle lui fit aussi perdre de

vue ses relations extérieures. Ses tarifs prohibitifs éloignaient d'elle, du reste, tous les commerçants du monde. Le résultat en sera encore plus avantageux pour elle que pour les Canadiens. Elle apprendra à notre contact à aevenir rlus pratique. Qu'elle nous envoie ses honnêtes commerçants, ils seront reçus à cœur ouvert. Qu'elle cesse de

devant nos

professer les dangerenses thécries qui la ruinent et la placent aux yeux de l'univers, bien à tort, sans doute, comme une nation de visionnaires et d’exaltés ; qu’elle reprennent ses vieilles traditions, qu'elle rentre Aans sa véritable assiette, et nul doute, qu'elle continuera la belle mission que la Providence lui avait assignée, au milieu des anciennes nations, sur le continent européen.

Les Canadiens, eux abandonnés, seuls, à la merci de leurs vainqueurs ont lutté avec constance et énergie, et aujourd’hui, ils sont récompensés par la victoire complète. Respectés, par l'Angleterre, ils jouissent, en Amérique, de tous ies privilèges d'hommes libres ; se gouvernant eux-mêmes, ils marchent à grands pas, vers leur brillante destinée. Ils aiment toujours la France, maïs s’il fallait que celle-ci viendrait pour leur inculquer les mauvais principes qui ont cours chez elle, j jamais ils ne consentiraient à onvrir de

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jonnés, queurs nergle, 1pensés spectés, ent, en vilèges rernant grands née. Ils nais 8’il t pour princijamais rir de

nouvelles relations avec elle. Voilà le sentiment vrai de tous les honnêtes Canadiens-français du (Canada, à ce sujet.

Ces remarques faites, afin qu'il n’y ait pas de méprise sur nos intentions, nous dirons, au point de vue des affaires, que Sir Charies Tupper aura eu la bonne fortune de contribuer puissamment à faire rapprocher la mère et la fille depuis si longtemps séparées. Ce sera là l’un de ses nouveaux titres, à l'estime et à la reconnaissance du pays.

Espérons que le ciel rendra au Haut Commissaire Canadien, une santé parfaite, afin qu'il puisse con-

tinuer, longtemps encore, sa belle

œuvre,en Europe, surtout ; laquelle contribuera puissamment à la richesse, à la prospérité et au contentement des peuples de la Puissance du Canada.

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