‹ Biographie de Sir Charles Tupper [microforme]Chapitre 8 sur 26 · PRE · texte numérisé non relu

PRE

Pers SR 2 SARA nm

Le Dr Tupper el les Ecoles Publiques

Vers la fin de 1863, Lord Mulgrave avait été remplacé par le Major Général Doyle, administrateur pro temporé. Le Parlement se rassembla sous la présidence de celui-ci, le 4 Février 1864. Le discours du Trône suggérait une conférence des trois Provinces Maritimes, dans le but d’en venir à une entente finale. L'une des mesures pri. cipales fut le bill d'éducation, élaboré par l’hon. Secrétaire-Provincial. Ille soumit à la Législature le 15 Février. Si uxe pareille loi avait été adoptée ar. Nouveau Brunswick, l’on n'aurait probable:

ment pas eu à y regretter, plus tard, une suite d'abus iniques et de persécutions odieuses qui dégradent

un parlement et déshonorent une k

nation. Le Dr Tupper montra ses

idées pratiques, et son grand désir

d'éviter, autant que possible, tout

lavaient

dispers

frois ses d loi.

plus sance sure :

la qi laire.

qu'ur pas é de po ses VU pratiq

théori.

anime de la per n’e Pour

portan Jeter u la No sions, & diverse sur le

les info

froissement entre les diverses classes de la société, en préparant cette

es loi. Ce éera toujours un de ses plus beaux titres à la reconnaisul- Æ sance de sa Province. Ceite me-

le À sure faisait faire un pas ir mense à ra- D la question de l'éducation poputse D laire. L'on regrette cependant

de à qu'une liberté plus complète n'ait dis: Æ pas été alors donnée à la minorité :on- D de pouvoir créer des écoles selon ses vues et selon ses croyances. La pratique valut encore mieux que la | théorie, grâce à l'esprit libéral qui anime la grande majorité du peuple de la Nouvelle-Ecosse. Le Dr Tupper n’aurait-il pas pu faire. plus ?

Pour apprécier pleinement l’importance de cette mesure il suffit de jeter un coup d'œil sur l’histoire de la Nouvelle-Ecosse, sur ses divisions, sur la composition des classes diverses dé ses sociétés et surtout sur les injustices criantes dont avaient été si longtemps victimes les infortunés Acadiens. Après la tout dispersion inique de ce malheureux

peuple, jeté pêle-mêle sur des vais.

de tout ce qui lui était cher, sépa.

He rés les uns des autres, un certain us nombre (environ 5000 en comptant ceux qui avaient fui dans les fo.

rêts), étaient parvenus à pied et en demandant leur nourriture à la

D dans leur patrie! Ils avaient ainsi h fait pas moins de quinze cents je milles pour revoir leurs campagries di désolées et retrouver leurs foyers ie détruits! Il y atant de charmes À pour le coin de terre qui nousa

son pays, plus on l'aime. L'amou ju n'est-il pas fondé sur le sacrifice:

Le Les larmes n’én sont:elkes pas l 1 critère? Rien n’est cruel à sup . portér comme l'exil quand il est im mérité. Les Aéadiens ne vouluren pas s’y conformer. Traqués comm des bêtes fauves, poursuivis Coïl me des criminels, bannis de leu démeures, dépouillés de leurs bien ils revinrent ! Pendant cinq année

seaux étrangers et transporté loin à

1 "7 . 4 x fi charité particulière, à retourner

vus naître ! Plus on a souffert pou

Vive sen sauy mau situ:

chèr rent aura dava popr à pet sans de t libre:

sures bour:

les ] popu.

bient se ret tueus

seule] crite ; d’écol

race a

gle in.

Vais-

loin 8 vivarit au sein des forêts profondes sépa. Æ se nourrissant de racines et de fruits rtain B sauvages, ils y endurèrent tous les ptant R maux inhérents à une aussi triste s fo. situation. Peu à peu ils se rapproéten@ chèrent des habitations, se méêlèà la rent à la foule. Le gouvernement urner@ aurait eu honte de les persécuter ‘ainsi davantage ; on les laissa libre. Cette cents population énergique reprit, petit jagresM à petit, une partie du terrain perdu, foyers sans cependant jouir absolument ares de tous leurs droits d'hommes nous 4h libres. L'histoire aura des flétrist pou sures inconnues jusque-là pour les 'amou. bourreaux de l’Acadie,les Lawrence, pifice M les Moysten, les Boscowen. La pas I population acadienne se développa à sup bientôt avec cette rapidité qui ne estini se retrouve que chez les races veriluren@ tueuses. Elle compte près de 47,omm@ 000 âmes dans la Nouvelle-Ecosse s com seulement! Méprisée, sinon prose leur crite ; incapable de s’instruire faute L bien d'écoles, reléguée à l'arrière-plan, la année race acadienne lutta, avec une éner- À gie indomptable, pour se maintenir

et conserver intactes ses mœurs, sa religion et sa langue. Le Dr Tupper n'eut pas de préventions contre elle.

£t en proposant son bill d'éducation, il enleva certaines restrictions.

Chaque citoyen participait aux mêmes bienjaits, jouissait de la même liberté. Les entraves à sa foi étaient en grande partie écartées:

plus de proscriptions à cause de sa nationalité ou de son langage. Le bill d'éducation plaçait tous les citoyens sur le même pied, les rangeait dans la même catégorie. Un pas de plus et tous les habitants du pays auraient été satisfaits de cette loi. Les catholiques, établis exclu:

sirement surune paroisse, en béné:

ficièrent, leurs revenus étant appli:

qués à leurs écoles. Maïs ceur

qui se trouvaient éparpillés auk

milien des sectes dissidentes, se voyaient dans la pénible alterna:

tive ou de laisser leurs enfants grandir dans l'ignorance, ou de les “envoyer à des écoles indifférentes

en matière religieuse. ‘Ce fut lk

Ars, Sa upper re elle.

éducactions.

[ aux de la S à Sa artées:

e de sa re. Le us les les Tran:

e. Un ants du le cette s exclu n bénéappli 8 ceuï

lés ak 1tes, Se alterna enfants de les férentes fut R

| rent depuis lors.

l'un des mauvais côtés de cette loi célèbre, auquel l’on remédia pourtant dans la pratique, par une srande tolérance. L'on regrette cependant que ce bill n'ait pas sanctionné, tout de suite et absolument, le principe des écoles séparées, comme venait de le faire le Haut-Canada et comme le Bas- Canada en avait depuis longtemps donné l’exemple. Ceci aurait, pour toujours, mis fin à toute cause de trouble relativement à cet important sujet. Un assez bon esprit prévaut aujourd’hui à la Nouvelle- Ecosse.

Des couvents nombreux surgi- ‘Et la première société anglaise y envoya ses filles s'y instruire. (Celles-ci en rapportèrent un esprit plus éclairé, moins fanatique, et aujourd’hui les représentants des diverses croyances ne se regardent plus comme des ennemis, à la Nouvelle-Ecosse. Plut au ciel que le Nouveau-Brunswick eût suivi cet exemple ! Le Secrétaire-

Provincial embrasse d’un coup d'œil toute une situation, toutes les | conséquences d’un acte, toutes les } déductions d’un principe ; il voit clair. Son esprit est vaste; il conçoit et il exécute. Les récrimi-| nations de la haine lui sont indif-k férentes, les cris de rage de l’into.| lérance ne l’effraient point. Voilà comment les hommes aux idées saines doivent comprendre la poli:

tique.

Les réformes scolaires étaient plus u’urgentes : elles étaient d’une absolue nécessité, De fait, sur une population de plus trois cent mille âmes, âgées de plus de cinq ans, plus d’un quart ne savait ni lire ni écrire ! Surquatre-vingt-trois mille& enfants, de cinq à quinze ans, trente six mille ne savaient pas lire | Trente-un mille seulement fréquentaient les écoles en 1868. Ains cinquante-deux-mille enfants croupissaient dans une ignorance com plète au beau milieu du XIXe si cle ! Et l’on se vante de nos pro:

Ai

| neme

coup 2e les | es les à | voit Ds 1 rimiindifl’into- Voilà

idées à

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t plus d'une

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mille!

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S mille | trente-#

lire !

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Xe si:

grès ! Le nouveau bill d'éducation,

en remédiant à ce triste état de choses, en fourrissant un moyen équitable pour la répartition et la collection des impôts pour l’'éducation, en mettant cette dernière à la portée du pauvre comme du riche,

en décentralisant le système suivi jusque-là, en favorisant l’établisse-

ment d'écoles nombreuses jusque

dans les profondeurs les plus recu-

lées du pays, rendit un immense

service, révolutionna le pays dans le

sens des lumières, du progrès intel-

lectuel et moral. Ce résultat, si.

heureux pour la nation, est dû en

grande partie au député de Cum-

berland. L'histoire lui rendra cette

justice. Fais ce que dois, advienne

que pourra, devrait être le guide de

tout véritabie hômme d'état,

XEIE

Projet Union entre les Provinces Maritimes.

Ainsi qu'il a été dit : Le gouver-

nemeni devenait impossible dans

les provinces, les partis politiques y étant à peu près également dirvisés, il s’ensuivait un état de malaise continuel et d'agitation constarte. Des élections trop rapprochées les unes des autres étaient une source de corruption effrérée. La démoralisation se glissait partout.

Les agents d'élection devenaient une plaie sociale. Les tarifs différentiels entre les diverses provinces, lesobstacles qu'ils entretenaient contre les échanges commerciales entre les cioyens, toutes ces entraves faisaient désirer un change.

ment, nécessité par le développe.

ment des ressources et du com: !

merce général. L'idée d’une Confédération n’était pas nouvelle.

Les Etats-Unis l’avaièént mise en pratique depuis près d’un siècle sur ce continent. L'on était satisfait de son fonctionnement. Au Canads l’on y songeait depuis longtemps. Des écrits remarquables

avaient été faits sur ce sujet : ainsi | l'opinion publique n'était pas pris

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Inf lente toute de son lutte son pi mont Les re étaien noÏs velés.

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Lan dépourvu. Le Dr Tupper en

avait agité l’idée de toutes parts dans la Nouvelle-Ecosse : il avait prononcé de grands et d’éloquents discours ; fait des conférences im-

à portantes sur la question.

Infatigable, jouissar,t d’une excellente santé à cette époque, dans toute la vigueur de l’âge et l'énergie de son tempéramment, il faisait une lutte de géant aux adversaires de son projet favori. M. Howe ne se montrait pas moins actif non plus.

Les rencontres de ces deux hommes

étaient toujours l’occasion de tournois éloquents, sans cesse renouvelés. Les témoins de ces luttes

affirment n'avoir jamais entendu Brien de plus entrainant, de plus

fort, de plus éloquent ; ce fut

Llîge d'or de la tribune néo-écos-

naise, Les journaux, se faisant l’écho de l'opinion publique, étaient rempli du bruit de ces luttes. Avant d'en arriver à la discussion de la

confédération, l'assemblée de la

Nouvelle-Ecosse, le 28 mars 1864,

sur proposition du Dr Tupper, Blution adopta, sans division, le projet d’en-Æ posait voyer à Charlottetown une déléga- de ces tion chargée de s'entendre sur lesiu Pr moyens à prendre pour unir, en un uexée seul Gouvernement, toutes les Pro-Bprenai vinces Maritimes. Ce fut l’occasion SNouve de magnifiques débats dans l'as-Brée q1 semblée législative. ‘Parmi ceuxBGouve qui s'y distinguèrent pour ou con-Miificu tre cette motion l’on compte isÆNouve hons. Johnston et Tupper, MMSwpare Shannon, Miller, (Président du Sénath1784.

du Canada), James McDonald (JugeÆUne c en chef de la N. E) MeFarlaneBprovin.

C. J. Campbell, Longley, Hamilton il n’y Churchill, Killam et Tobin. Nom-momer mer ces hommes célèbres, ces ora-entre lé teurs expérimentés, c'est dire queManada ce grand sujet fut traité sur toutedu pay ses faces et avec toute la sciencethangé voulue. Après avoir constaté queÆmne ur le projet d’unir les trois provinceslks pos avait toujours reçu l’appui cordialltées au de toute la Chambre sans distintSeouerre

tion de parti, l'Hon. Séer‘‘aïÆiméric Provincial, en soumettant ses résoÆtreux ré

pper, Blutions à cet effet, dit qu'il ne prod'en-Bposait pas l’union mails /a résnion léga- Mde ces Provinces. L'Ile St-Jean ou r lesMiu Prince-Edouard ayant été anm un Mnexée en 1763 à l’Acadie, qui com- Pro-Bprenait alors tout le territoire du asion@Nouveau-Brunswick n’en fut sépa-

l'as-Brée qu'en 1771 pour former un ceuxBGouvernement à part, à cause des con-Mdifficultés de communication. Le

Nouveau-Brunswick düût aussi se séparer de la Nouvelle-Ecosse en 1784. Ces raisons n'existent plus.

Une confédération de toutes les provinces était très désirable, mais l n’y fallait pas songer pour le moment, và la rivalité qui existait entre les deux grandes sections du (anada. Cependant les co iditions du pays pourraient être bientôt changées, de manière à nécessiter ne union plus intime entre toutes ls possessions britanniques, platées au Nord des «Etats-Unis. La istinc@ruerre que se livre actuellement les ‘tairMAméricains peut avoir de désass réso@treux résultats pournous. Jusqu'ici

je les MM Sénat (Juge rlane, ilton, Nom s ofra:

e que toutes cience 6 que vinces ordis

la rivalité entre les Etats anti.

esclavagistes et ceux favorables à l'esclavage fut notre protection.

Victorieux, qui pourrait empêcher le nord de lancer ses légions contre! nous pour se vanger de l'Angleterre dont les sympathies lui sont adver.| ses : vaincu ; leur exaspération ne serait-elle pas encore plus dange.

reuse pour nous ? n’essayerait-il pas à reprendre du côté du Nord ce qu'il aurait perdu dans le Sud ? ‘ Si cette “ Chambre, continue le Dr Tupper “ contemplait une union avec ke ‘ Canada, rien de plus sage pour “ en arriver là que de commencer “ par unir les trois provinces Mari:

“times. Bien que le Canada soit ‘ encore hostile à une telle mesure, “ je pense qu'avant longtemps sera, de son intérêt de se joindreà nous comme le moyen le plus efficace à la solution de ses dit cultés actuelles. Et je suis heu reux de le dire, nos provinces, pal leur étendue, leurs ressourcesk “ leur population, devront exerce}

ant- À “unegrandeinfluenceentre les deux les à À‘ orandes sections du Canada. Elles 107. À « trouvéraient ici ce qu’elles cherêcher É « chent vainement chez elles : un ontre Æ « beuple uni, vivant sous le même eterreÆ ‘système de lois, jouissant des dver- “mêmes libertés civiles et religieuonBses, vivant les uns à côté des ange: autres, sans hostilité de races ni il re “de croyances. Nous leur offririons e QU'E alors un territoire uni qui serait À celte “le lien de leur Union. Pour en PRE ‘ arriver là Àl faut commencer d'a- VeC EE bord par nous unir nous-mêmes.” & POUEL'éloquent orateur fit voir l’inconm Mai vénient des tarifs différentiels et Es aïl-

da sol

nesure,

mps il indreà

ks difficultés qu'ils créaient au commerce entre les provinces, puis démontrait quelle force acquerrait une population d’un demi million réunie sur un territoire de 50,000

e plus es diff

nilles carrés et quelie influence elle à btiendrait en Europe, où les Etats is het si restreints. La confiance es, Publique serait augmentée,les capi- OUTCEnx étrangers affiuraient, les déexeTCenses législatives seraient restrein-

tes et ces colonies arriveraient à la position que Dieu et la nature leur avaient assignée au milieu des nations. Puis il proposa la résolution suivaute, identique à celle déjà adoptée par la législature du Nouveau-Prunswick.

‘# Résolu : que son Fxcellence “ l'administrateur du Gouvernement soit requis de nommer des ‘* délégués ne devant pas excéder “ le nombre de cinq, pour conférer ‘avec ceux du Nouveau-Brunswick ‘et de l'Ile du Prince-Edouard, “ dans le but de régler les prélimi- “ naïres d’un plan d'Union entre les provinces, sous un seul Gox:- ‘“ verncment et une seule Légis- “lature, telle union ne devant “ prendre effet qu'après la sanction ‘“ des législatures des provinces y ‘ coricernées et approbation de Sa # Majesté la Reine.” Déjà le 15 avril 1861, la législature

de la Nouvelle-Ecosse, devançant

toutes les autres, avait sanctionné

une motion demandant au secré- 0

taire com provi sur u de N réplic bien l'initi sein d En férenc bre de ses tr:

ment.

nomb fnrent derniè | révisi 0 l'une

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B taire des colonies de vouloir bien communiquer avec les diverses

provinces dans le but de s'entendre sur une union entre elles. Le duc de Newcastle, le 6 juillet 1862, répliquait que cette mesure serait bien vue en Angleterre, mais que l'initiative devait en être prise au sein des provinces concernées.

En attendant l'heure de la conférence de Charlottetown, la Chambre de la Nouvelle-Ecosse continua ses travaux jusqu'à son ajournement du 10 mai 1864. Un grand nombre de mesures importantes y firent sanctionnées. Parmi ces dernières : la consolidation -et la révision des Statuts,’ la création lune Cour d'Equité, l’enregistrement des actes des-mariages, naissances et mortalités, la protection des pêcheries dans les rivières, l'administration des mines d’or et de charbon, l'amendement des lois de milice, le bill de l'éducation et ls actes pourvoyant à: l'extension

Res lignes de chemin de fer. Celle

de Pictou fut cause d’un vif débat, dans lequel vingt-huit députés prirent part ! Les adversaires de l’hon.

député de Cumberland l’accusèrent, à ce sujet, d'avoir profité de sa position dans le ministère pour s'enrichir aux dépens de sa pro.

vince ! Heureusement pour l’hon.

Dr Tupper, cette grave accusation ne fut Jamais prouvée.

trement c'était de nature à lui fermer tout accès à sa brillante carrière future. Si l’on doit être sévère pour ces hommes sans consciente et sans honneur qui abusent de leur position pour trafiquer des

intérêts de leur pays, l'on doit aussi | ne juger les accusés qu'avec la!

plus grande réserve et sur des preuves irréfravables ; la’ mali.

onité humaine s'attachant davantage aux hommes élevés en dignité, en rang, en influence. Trop souvent la censure contemporaine, comme du temps des Grecs, déchire la colombe et épargne le corbeau !

Du reste, le Dr-Tupper opposa tou:

Av-

s active,

avancé se mê

avait « lances Succès mer ul à form tion. S Chapa même net-B]:

at, pri on. nt, sa our pro:

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usa- Au-' Jui ante être °onssent r des AUSSI ce la des mn aliavan:

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aine, chire eau !

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jours un. € “menti formel à ces accusations, Restant sur la brèche il ne fuya jamais la discussion ; pas plus sur ce sujet que sur tout autre : le conpable a coutume d'agir différemment.

La grande réunion de Charlottetown était fixée au ler septembre 1864. L'é vènement fit grand bruit,

l'Angleterre s’y intéressa ! Le Ca

nada, qui avait vu passer quatre administrations en moins de trois ans, entrevit une lueur d'espérance, un moyen de sortir de l'impasse où il se: trouvait acculé. Quoique avancé en âge et ne désirant pas se mêler de nouveau à la politique

sactive, Sir Pascal Etienne Taché

avait consenti, en. 1864, sur les instances de Lord Monck, après l'insuccès de M. Ferguson Blair à former un gouvernement de coalition, à former une nouvelle administraüon. Son parti était compact. MM.

Chapais, Alleyn. et Abbott ayant même refusé d'entrer dans le cabinet-Blair, pour conserver leur allé-

geance à leur chef! Le 14 juin, sur motion de M. Dorion, censurant le gouvernement d’avoir négligé de régler le prêt de $100,000 fait par M. Galt à la cité de Montréal, en 1859, le ministère, grâce à la défection de M. Dunkin et de M.

Rankin, se trouva en minorité de deux voix. Le Gouverneur accorda la dissolution du parlement, mais l’hon. George Brown ayant trouvé bon d'entrer dans le minis.

tère, cette dissolution n'eut pas lieu. Le Haut-Canada voulait encore la représentation au prorata de la population, Le Bas- Canada s’opposant à se suicider, l'on imagine, de part et d'autre, comme remède, le projet d’une Confédérc:ion. La mesure devait être sour1:5e à la session prochaine.

Elle reçut l’appui d'une bonne partie des libéraux. Vers ce tempslà l’on apprit que la convention de Charlottetown devait avoir lieu.

Le Canada demanda d'y être admis ce qui fut agréé.

sur t le de par en fec- M.

é de COTent, yant Inispas alait pro- Basider, atre, onêtre aine.

onne M pSn de lieu.

mis.

des diverses provinces. Elle pré-

Conventions de Charlottetown et de Québec.— Fêtes qui les suivirent.

Le jour tant désiré arriva : c'était le 1er septembre 1864. La grande nature de l’ancienne Ile Saint-Jean brillait de tout son éclat. Tout était fête dans la capitale. Les vaisseaux du port, brillamment pavoisés aux couleurs multiples, offraient le plus beau coup d'œil.

Les drâpeaux flottaient au gré d'une brise suave, au haut des édifices publics. L’affluence était considérable dans la ville, d’ordinaire assez paisible : Tout annonçait quelque chose d’inaccoutumé.

Une révolution pacifique allait donner naissance à un monde nouveau ! Les destinés de la moitié du continent américain allaient se jouer ! Cette convention fut la prélude de cette série de fêtes, sans égales, données aux représentants

para celle de Québec qui fat la base, la p,erre angulaire de l'édifice fédéral : de là son extrême importance.

La délégation se composait des plus grandes célébrités de toutes les provinces. C'était l’une des plus imposantes assemblées. La Nouvelle-Ecosse y était représentée par les Hons Dr. Charles Tupper, H.

À. Henry, Robert Barry Dickie, Jonathan McCully, Adams et J.

Archibald. Les Hons MM. Tilly, John W.Johnston, Gray, Chandler et Steeves représentaient le Nouveau-Brunswick, et les hons. Col. Gray, Ed. Palmer, W. H. Pope, Creorges Coles et À. McDonald l'Ile du Prince-Fäouard. Le Canada y avait envoyé les premiers d’entre ses hommes célèbres : C’étaient les Hons J. A. MacDônald, G. E, Cartier, Georges Brown, Hector L.

Langevin, À. T.Galt, Wim. McDougall et J. D’'Arcy MceGee, tous membres du cabinet Tacké-Macdonald.

Bien que ceux-ci ñe prissent pas

part officiellement au débat, l’on y proposa un plan d'union plus large que celui que l'en avait en vue. Les bases de la convention de Québec y furent arrêtées. Un grand banquet y fut aussi donné aux délégués : le 8 septembre, sous la présidence du colonel Gray, le chef du Gouvernement de l’Ile. Ce fut un immense succès : des discomrs célèbres y furent prononcés. Le Dr Tupper fut l’un des orateurs en cette circonstance. Heureux pays où l’on opère les plus grands changements politiques et constitutionnels, tranquillement assis à la table princièrs d’un banquet :

Les fêtes de Charlottetown furent suivies de celles d'Halifax et de St-Jean, N.-B. Ce fut une série de tournois d’éloquence ; la verve, l'entrain, l'esprit, la gaieté et la prévenance n’y firent point défaut.

Nos délégués en revinrent enchantés. Qui se serait jamais douté que les habitants des côtes brumeuses de l’Aslantique fussent si aimables !

Les brouillards de la: Tamise ont rendu John Bull si désagréable !.I] faut donc qu’en changeant de climat l’on ait aussi changé d’humeur ! Les moralistes n’ont pas toujours raison. Le Canada attendait, avec une fébrile impatience, l’occasion de discuter le projet xnouveau d’une grande confédérat'n de toutes les provinces briiii.uques de l'Amérique du Nord. Quoiqu'un assez grand nombre y fussent opposés, une immeñse maiorité désirait un changement à l'Union de 1841. La situation des Canadas- Unis devenait une: impossibilité.

Le gouvernement ne pouvant plus y fonctionner ; les Conditions économiques des deux sections du pays étaient changées. La coalition avec M. Brown avait applani les voies aux négociations. Le voyage des Canadiens aux provinces maritimes contribua à préparer les esprits à une entente cordiale. Un grand mouvement se préparait de toutes parts : une vie nouvelle allait se lever pour le Canada.

Le 10 octobre 1864 restera à jamais célèbre dans nos fastes historiques. Te jour:là, la vieille cité de Champlain renfermait dans ses murs les pères de la Confédération.

Le ministère canadien s’y trouvait au grand complet. Voici comment se composait la délégation :

: Pour le Canada.

Sir ETIENNE P. TACHÉ, Premier ; Hon. J. A. MacpoNazv, Proc.-Gén., Ouest ; Hon. G. E. Carrier, Proc.:Gén., Est ; Hon. W. McDouçazr, Secrétaire-Provincial ;

Hon. GEORGE Browx, Président du Conseil Etécutif : |

Hon. A.T. GArr, Ministre des Finances ;

Hon. Orivien Mowarr, Maitre Général des Postes ; |

Hon. Hecror L. LaNGEvIN, Sollicileur- Général, Est ;

Hon. James Cockrurx, Sqlliciteur-Général, Ouest ; AE

Hon.J.D'Arcy MoGre, Ministre d’Agri- Culture;

Mon, J. C. Cnapais, Commissaire des Travaux Publics,

Pour la Nouvelle-Ecosse.

Hon. Dr C. Turrer, Secrétaire-Provincial ; *

Hon. W.A. Hexey, Procureur-Général.

‘6. R. B. Dickery.

Hon. JONATHAN McCuLLY ; 4 À, G. ARCHIBALD.

Pour le Nouveau-Brunswick.

Hon.S. L. Tizrey Secrétarre-Provincial ;

Hon. Jon W. JoHNTox, Procureur- Général ;

‘Hon. Perer MITcHELL ; ‘‘ CHARLES FISHER ; te VW, F. STEEVES ; ‘ Jonx H. Gray.

Pour l'Ile du Prince-Edouard.

Hon COL. Gray, Premier ;

Ep. P ALMER, Procureur-Général ; W.H. Pope, Secrétaire-Provincial ;

GEORGES COLES ; € FN, HEATH HAVILAND ; 4 A, A, McDonarn.

Ces hommes avaient, presque tous, joué un rôle important dans

- M leur paysrespectif. C'était en quel.

| que sorte l’aréopage du Nord ;—les d. chefs reconnus des diverses pro-

vinces. Il y avait tout à attendre d’une réunion composée de politiques aussi habiles, aussi instruits et animés du désir très-légitime de consolider une grande nation, de jeter les bases d’un grand peuple, d’assoir l'édifice d’une puissance r M durable. Ce que les autres empires 1 effectuaient dans le sang et sur des

| ruines, nous l’accomplissions dans

les luttes paisibles de la discussion

et au milieu de fêtes brillantes !

Le chef du cabinet canadien fut

choisi pour présider cette auguste assemblée ; les Secrétaires-Provin-

ciaux y furent nommés secrétaires

pi honoraires ; le Ma] Hewitt Berue. nard agissant comme secrétaire exécutif. |

De savants.et éloquents discours furent faits en, cette mémorable occasion ; mais il n'entre pas dans

le cadre de cette biographie de les reproduire, ni même de les analyser. 6 D'ailleurs, pour leur rendre pleine 1 justice, il faudrait leur consacrer r un volume entier. Les banquets n succédérent aux banquets, les diners aux diners, les bals aux bals. te

Les villes de Montréal, d'Ottawa x et de Toronto, imitant leur sœur l' aînée, voulurent aussi offrir la plus | D cordiale hospitalité aux hôtes dis- à tingués que les provinces maritimes à leur envoyaient. Ce fut une suc- ob cession non interrompue de fêtes et l'é de banquets, de discours et d’adres- Il ses. L’effervescence était pitt. 6e

Les parties politiques, fraternisant 6 ensemble, étaient aussi mêlés que «6 les exécutants d’un quadrille russe. « L'on jetait un voile sur le passé, e l’on jouisszit du présent, l’on se confiait à l'avenir. Ceux qui jusque-là s'étaient regardés comme ennemis irréconciliables, s’appelaïient frères ! La hache de guerre ce fut enterrée ! l'on se donna une « cordiale poignée-de mains. L'on

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