‹ Biographie de Sir N.F. Belleau [microform]Chapitre 5 sur 13 · DRE DA GR ASS MORE AS RS RSS · texte numérisé non relu

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dr To ’jl Altesse, à laquelle il lui plut de faire de | une très brillante réponse, après quoi le Rte . comte de St-(rermain annonça que c'était ais le gracieux plaisir de Son Altesse que | M. Belleau, président du Conseil Légisad, latif, s’approcha et fléchit un genou à eil terre. Alors Son Altesse Royale prit une ire | épée des mains de Sa Grâce, le duc de la | Newcastle, et accomplit ainsi son premier ale 4 acte de royauté er cette province, en nt, touchant du plat de l'épée l'épaule de ide 1 M. Belleau, lui ordonnant de se relever roir “ Sir Narcisse Fortunat Belleau.”’ it à É Personnene fut surpris que Sir Narcisse né Belleau fut choisi pour l'honneur que lui vi- | conférait Son Altesse Royale. Les évènequi ; ments auxquels avait participé Sir ptif 1 Narcisse, comme président du Conseil ardi Législatif relativement à la visite du ne M" Prince Royal, et sa qualité de membre du À de l'administration, lui avait mérité cette des éclatante manifestation, qui rejaillissait rent « également sur le Conseil Législatif.

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SOMMAIRE.—Sir Narcisse devient premier ministre.— Nommé premier lieutenant-vouverneur de la province de Québec sous la Confédération. — Nombreuses adresses de félicitations.—T.a verve poétique du Juge Routhier se produit.

En 1865, le décès du très regretté Nir E. P. Taché créa des embarras sérieux au ministère de coalition qui administrait alors les affaires du pays, dont le brave et loyal Chevalier était le chef honoré. Les deux sections du gouvernement de coalition éprouvaient des irrésolutions et des tiraillements. Dans ces deux camps politiques les prétendants à la succession de feu Sir Taché s’annonçaient avec des amis influents et des prétentions plus ou moins admissibles. De fait, il existait des opinions diverses entre les ministres eux-mêmes qui firent craindre à un grand nombre

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une séparation soudaine et fàcheuse.

Heureusement il se trouva dans le Conseil Exécutif des ministres à vues politiques modératrices. Cette difficulté, qui paraissait insurmontable, fut écartée par un compromis auquel on eut recours, et par lequel les rivalités furent neutralisées par le choix qui fut fait de Sir ga Narcisse Belleau, comme premier minis-

tre du gouvernement. Quoique partisan

politique, il était modéré dans ses idées.

ê Il avait agi de manière, dans le passé, à ie ne pas froisser ses adversaires politiques. g Il devenait donc acceptable aux partis, ” et son jugement réfléchi assurait une 2 conduite impartiale et de justice envers ÿ tous. Pour ces raisons, il succéda donc S à Sir Pascal Taché, et devint premier si | ministre, avec le portefeuille de Receveur LA | Crénéral, poste qu'il occupa jusqu’au ler 4 juillet 1867, à laquelle époque fut proet mulguée la nouvelle Charte du Canada.

a” À cette dernière occasion, Sir Narcisse S

Belleau fut nommé Lieutenant-Gouver-

neur de sa province natale ; position qu'il occupa pendant sept ans et demi. (1)

La nomination de Sir Narcisse comme gouverneur de la Province de Québec donna lieu à une foule d'adresses de félicitations. (2).

(1) Durant toute la période qu’il fut lieutenant-gouverneur, Sir Narcisse Belleau a su faire avec largesse les honneurs de son haut emploi, et toutes les fêtes, bals et dîners d’état qui furent donnés démontrèrent à tous que ce haut dignitaire provincial savait remplir ses obligations sociales de chef d'état avec le tact et la splendeur nécessaires.

(2) Ces adresses vinrent de tous les coins de la Province.

Des autorités civiles, religieuses et judiciaires ;

Des Associations littéraires ;

De l’Université-Laval :

Des Conseils de villes de Québec, de Montréal, de Lévis, de St-Hyacinthe ;

Des citoyens de la ville des Trois-Rivières ;

Du Bureau de Commerce de Québec :

Des Magistrats et Juges de Paix de la cité et banlieue de Québec ;

Du Clergé Anglican ;

Des Conseillers et citoyens de St-Sauveur de Québec ;

Du Barreau de Québec ;

De la maison de la Trinité de Québec ;

Des paroissiens de Ste-Foye, sa paroisse natale ;

De la municipalité de l’Ancienne Lorette :

Des chefs de la bourgade Huronne de la Jeune Lorette ;

De la Société St-Jean-Baptiste de Québec ;

De l’Association agricole provinciale ;

De la Société d’Horticulture de Québec ;

De l’Ecole Normale Jacques-Cartier de Montréal ;

De la Société St-Jean-Baptiste de Montréal, etc.

Comme on le voit, les diverses nationalités mirent un élan remarquable et affectueux à approuver la nomination de Sir N. F. Belleau au poste de lieutenant-gouverneur de la Province de Québec.

| | à Ces témoignages de bienveillance ) allumèrent la verve poétique de M. le ‘4 juge Routhier. Les allusions judiciaires de et les comparaisons du poète nous L | autorisent à reproduire ces beaux vers du barde canadien. Ils ont été écrits peu r- de temps après l'avènement de la Conféet | dération, à l'occasion de la première e | réunion du parlement provincial de à Québec, alors que Sir Narcisse Belleau €. | allait ouvrir la session, en sa qualité de | lieutenant-gouverneur de la province.

” | Ajoutons que c'était nn spectacle bien nouveau et bien agréable de voir, plus ; d'un siècle après la cession du pays, e

l'un de nos compatriotes remplir les fonctions de la Couronne dans une législature spécialement chargée de protéger l'autonomie de notre province.

Sir N. F. Belleau et son épouse ont laissé dans le cœur de toute la population les meilleurs souvenirs. Les grands mérites dont M. Routhier faisait délicatement 55 | l'éloge, en 1867, ont été appréciés de e plus en plus pendant les cinq années où

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Sir N. F. Belleau s’est distingué comme chef constitutionnel d’un peuple libre, et où lady Belleau a brillé à la tête de notre société.

Mais laissons parler le poète :

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