‹ Biographie de Victor Cornil. Inauguration de la statue du professeur Victor CornilChapitre 11 sur 21 · TOAST DE M. BLANC · texte numérisé non relu

TOAST DE M. BLANC

PRÉSIDENT DF L’ASSOCIATION AMICALE DES ANCIENS ÉLÈVES DU COLLÈGE DF CUSSF.T

Monsieur le Ministre,

Messieurs,

En ma qualité de Président de l’Association Amicale des Anciens Elèves du Collège, je crois devoir apporter le modeste tribut de ma parole à l’apothéose d’aujourd’hui, pour constater la part d’honneur qui en rejaillit sur notre Association.

Comme l’a rappelé tout à l’heure, avec de touchants détails, une voix plus autorisée que la mienne, c’est à notre petit Collège que Cornil fit ses premières études. Il y resta pendant sept années. C’est là, de sept à quatorze ans, justement à cet âge où s’ouvre l’esprit, qu’il dut recevoir la première empreinte de sa brillante destinée.

Toute sa vie il se plut à évoquer le souvenir de cette période de son enfance. Quand se fonda notre Association Amicale, il en fut un des premiers adhérents et des plus zélés. Il présida notre premier banquet et il était encore au milieu de nous trois ans avant sa mort; tous nos camarades se rappellent l’allocution émue qu’il prononça à

cette occasion et les sentiments de gratitude attendrie avec lesquels il parla de ses premiers maîtres.

C’est donc à la glorification d’un des nôtres que nous venons d’assister et vous comprendrez, Messieurs, combien nous en sommes fiers.

Doublement fiers, et de l’honneur rendu à la mémoire de notre illustre camarade et de la réalisation, au delà de toute espérance, d’un projet à l’exécution duquel notre Association a pris, dès les premiers jours, une part des plus actives. Mais nous n’oublions pas, Messieurs, que le grand succès de la fête d’aujourd’hui, c’est à votre présence à tous que nous le devons.

On vous a dit quelle avait été la popularité de Cornil. Il est bien certain que parmi les humbles de chez nous, pour qui anatomie et histologie pathologique restent des mots encore bien mystérieux, il devait à d’autres titres sa popularité ; il la devait, entre bien d’autres, à sa grande bonté d’àme et à la grande affabilité avec laquelle il accueillait tous ceux qui venaient faire appel à son savoir.

Sans doute ces titres étaient assez grands pour justifier aux yeux de ceux qui ne pouvaient apprécier les autres, l’éclatant hommage qu’on lui rend aujourd’hui. Mais il était bon que tous sachent que la solennité de ce matin avait pour objet mieux que la consécration d’une gloire locale et que l’homme qu’ils avaient admiré et aimé pour ses qualités d’àme était de ceux dont s’enorgueillit la France, voire l’humanité. Ce sera le résultat de votre présence parmi nous, Monsieur le Ministre, de la vôtre à tous, Messieurs, ce sera aussi celui des brillantes paroles que vous avez prononcées tout à l’heure.

Je vous remercie donc, au nom de notre Association, de l’hommage définitif que vous avez apporté à la mémoire de notre grand ami et président d’honneur et je lève mon verre, Messieurs, en votre honneur.

TOAST DE M. MESSIMY

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