RÉFORME ÉLECTORALE
étendant le droit de vote aux fils des cultivateurs et des ouvriers dont les établissements ont une valeur suffisante pour les qualifier, au point de vue du sens électoral, ainsi qu'aux instituteurs et aux employés dont le salaire annuel est de $300.
1a> fils du cultivateur et de l'ouvrier que la piété filiale retient sur la terre paternelle ou dans l'atelier du père, et dont le travail et la bonne conduite font la consolation des vieux parents, devrait être invité à devenir citoyen et à en exercer les honorables fonctions. Il fera ce noble apprentissage, en même temps que l'autre, sous les regards du père et apprendra ainsi à devenir patriote en même temps qu'il apprendra à être un honnête. cultivateur et un honnête ouvrier.
Le titre d'instituteur est un titre de noblesse: il devrait être suffisant pour conférer celui d'électeur. Vous placez un jeune homme instruit dans une maison d'école, dans une académie, dnn* un collège: il est en pension ou habite une maison exemple de contributions et comme il ne paye pas loyer, il est exclus de 1 eleetnrat. C'est une anomalie qu'il faut faire disparaître. Celui qui <st digne d'élever des citoyens, est digne de 1 être lui iiieïi»* Relevez le maître d'école, vous relèverez l'école.
L'employé, le commis, l'étudiant, qui, par la réception d'un salaire respectable, sont intéressés au bon ordre et au bon fonctionnement de nos institutions devraient aussi posséder le droit de vote.
La loi devrait être mise assez claire pour que les rentiers, classe si nombreuse chez nos cultivateurs, fissent toujours partie du corps électoral. Il n'est pas nécessaire, suivant moi, que ce vieillard respectable qui n'a plus que quelques années à vivre, se soit réservé un droit d'occupation pour se réserver le droit de citoyen. Cette terre qu'il donne à son fils a été arrosée de ses sueurs ; c'est lui, ce sont ses mains affaiblies par le travail qui ont coupé ces arbres, bâti cette maison, défriché ces arpents de terre devenue fertile ; il y a chez ce patriarche 50 ans de fatigues et de dur labeur, respectez ses vieux ans et laissez lui le pouvoir de vous juger, vous qui vous arrogez le droit de taxer le fruit de ces nobles sueurs, répandues avec de profusion pour l'agriculture et la patrie.
La nouvelle chambre ne devra pas oublier