‹ Biographie du clergé contemporaineChapitre 11 sur 15 · VICAIRE-GÉNÉRAL DE PAMIERS · texte numérisé non relu

VICAIRE-GÉNÉRAL DE PAMIERS

Il dut au trayail use. éloquence noble, à rexpériénee un discerBemeiit' exquis, à la nature le goût des arts. .

;Cbarie$':Frédéric Ghatenay naquit le 18 abût 1798, à Boùi^-du-Péage, près Rono^ns, de Sébastien-François Ghateâay et de Domiiïique Robert.

Son père était un solide chrétien , sachant prier et agir. Que youh'ez-vous que fût sa mère, sinon on ange de Dieu? Us vivaient assez doucement de leur modeste travail; lorsque la Révolution prit le mors aux dents. Pour sauver un prêtre, il fallait jouer sa vie. Raison de plus, La famille Ghatenay devint celle de quelques prêtres fort connus dans le pays , MM. Fière , Actorie, Lagneau , etc. , etc.; elle les 120* LiVR. Tome 10. 1

tint e^bAa jdsQti'à fe%'de'lak4k*i^eiflr, etl^'fètiiiia trCs lîeufeiise d'aMir ^a côiiliiiuer^âinsi sans ioterraption ses vieilles et chères habitudes de piété.

Or/-èhUft!8, lte*^alhl)e^rf6«tor]^ifs^fteyèAu toutà-fait, les églises restant fermées, M. Ghatenay fit baptiser son fils dans une chambre. Ce fut M. Tabbé Ferlin qui le baptisa. -IKeutrpoor parrain M. Chambonnel, homme selon Dieu , et pour marraine madame Fière, belle-sœur du vicaire-général de ce nom. lisez un joli Traité De Pecuniâ lustneâ.

i^àrrête on instant mes yeux sur M. Ferlin. Gomme le souveriâb PôtlWe-l^fé'YI, prisonnier des Français^ passait à Romans pour se rendre à Valence et y mourir, cet ecclésiastique prit dans ses bras le jeune Ghatenay, en suppliant Sa Sainteté de le bénir.

-i^fcte t^ilUiTdittn'rarissaûl))»)etif«Â)ttlkt^*iipite ent»re>kiiMa':^00taaâie; -l^teu^^ry i^omMrtofi) ! «fie' vimxf (Saton tt^pâretfTé^^se à ^^Mn eoAnt , niKtîfttttaïqeie. 6dltièilleti^ dit :

M. rabbé ichàtendy ne trouvera pas'facilement son "éxïràif de baptême potir la tonsure. Les registres

(*) il y'a;'dhhs'la'camêdràle*aé Vatën1»,"ûiriiionàîiléhl -^^be életé pan6eiioT9àia Éiémoirdiie Pie Vi.

faisant défaut , le témoignage de M. Ferlm y suppléera... M. Ferlin était, guand il moiirnt (18.29), aumônier dans la garde royale et toujours bon prêtre.

On jugera s*il convient aussi d'esquisser rapidement une notice épisodique sur M. l'abbé Fière, qui fut en quelque sorte , durant longues années , l*âme de la irie de M. Tabbé Ghatenay. M. Fiére, cousin paternel de ce dernier, se disti/igua de bonne heure, dans le diocèse de Valence, par ses talents et4ses œuvres, éminentes. Après avoir gouverné la paroisse de SaintrJean-en-Royans, fondé un petit séminaire qu'il fit merveilleusement' prospérer, rempli avec une grande activité les fonctions de , principal d'un collège et celles de grand-vicaire de M. de la Touretteen 1819, il mourut le 30 janvier 1831, couronné de l'estime et de la reconnaissance de ses compatriotes, mais abreuvé de chagrins honorables.

Je ne vois pas indifféremment la première ma!- .tre;$se 4'école du jeune Ghatenay. La mienne, que nous appellioDs ma tante Catt (Catherine), lui ressemblait beaucoup, sauf que ma tante avait une petite taille et quelque obésité. Jansénistes du reste l'une et l'autre, comme des Sainte- Marthe qu'elles avaient étévJttadame. Pfiguenon pouvait figurer, daps

une belle niche da Saint-Séverin d'alors. Ce long squelette effilé , cette peau tendue et jaunie , ces petits yeux à peine troués, ces grands doigts blêmes et tordus , celte voix caverneuse et chevrottante , cette ferveur de glace, cette austérité coquette, tout cela et autre chose encore faisait de sa personne un type inappréciable. Si Frédéric, dans an âge si tendre, ne put profiter de ses leçons sur la Grâce, il apprit du moins à lire. Chose étonnante néanmoins, car il sentait déjà les premières atteintes de Tophlalfflie qui Ta souvent tourmenté par la suite: il était même menacé de perdre la vue , privé passagèrement de Tusage de ses yeux, et réduit à n'étudier que par les oreilles. Je note cette particularité en l'honneur de sa mémoire, qui semble vraiment un prodige. M. Mioigno a donc un rival; mais M. Chatenay tient en horreur les mathématiques, les créanciers et Tinvention de Gringonnenr.

A rage de six ans, il quitta cette chère madame Paguenon pour entrer chez un M. Doyon, officier retraité, converti, devenu même Pénitent blanc, et enûn successeur de son père comme maître d*école. H y apprit h écrire. Il écrit fort mal.

Cependant M . Fière avait fondé un petit séminaire dans sa paroisse de Saint-Jean-en-Royans , vers 1809. Il n'eut d'abord qu'un petit nombre d'élèves

qui furent M. Duc, le dernier snpérienr da grand séminaire de Blois avant Tarrivée des Jésuites (18Zi9); M. Larget, curé actuel du Grand-Serre; M. Cbampavler, etc. , etc. , etc. D'autres sunrinrent en effet; bientôt le nombre s*accrut et s'éleva' jusqu'à plus de cent cinquante, si bien quel'éyêquede Valence, ait lacques Cujus a leu publiquement, dit Et. Pasquier, voulut faire de cet établissement un séminaire diocésain . C'est là que Chatenay commença ses études latines, sous M. l'abbé Yachon, ci-devant fourier'de la garde impériale. Je salue en passant M. le curé de Montélimart, qui professait alors les humanités , chéri de ses élèves comme il l'est aujourd'hui de ses paroissiens , et digne de seconder M. Fière comme il fut digne ensuite de lui succéder. Mais la grammaire latine n'avait qu'une utilité relative. Le principal était l'instruction religieuse, s'il faut en croire tout le monde, et notamment les Frères des Écoles chrétiennes. On rencontre des philosophes de campagne qui, avec M. Boulay (de la Meurthe), ne partagent point cet avis, vu, disentils, que c'est là une méthode obscurantiste. Je m'y attendais bien. M. l'abbé Bleton, beaucoup moins subtil que ces messieurs, enseigna le catéchisme au jeune Chatenay, lui parlant de Dieu , de son âme , de ses devoirs présents et futurs, et de tousses

droits , car les prérogatives dû cBrétîen sont a(tiSBi étendues que ses obligations ; il abrutissait ainsi cet enfant qai se laissa délicieusement abrutir jusqu'à sa première communion en 1811... M. Bleton est vicaire de là cathédrale depuis plus dé trente ans, et aumônier des prisons de Valence. Son savoir et sa sainte vie l'appelaient à des postes éminents dont sa modestie eut constamment peur.

tJn décret impérial de 18 11 vint enlever aux petits séminaires le libre exercice et les confondre dans la foule des institutions privées. Force fut bien* de fermer la maison créée par M. Fière ou de ia tra))lsil§iier à Yalënce pour que les élèves snivissent les coui'ë du (^Uège. M. Béclierel prit naturelle^ ment ce dernier parti , en suppliant M; Fière d'échanger sa cure de Saint^Jean contre une mosette de chanoine titulaire, et dé rester sup^eur'r iP l'obtînt. Ces nvutations avaient lien au mois d^O€tofere 1812 (1)'. Un af. Mfartîn, prêtre tel quel* et fedgneut' antiquaire , profesisalt an collège h cbsse de cinquième lorsque Frédéric y entra. Le collège étâif , du reste, assez singulièrement composé quant an personnel, ayant pour principal un M. Borei, autres ibis grand-vicaire d'Embrun, et marié depuis; pour

(1) dn obtint une année de répit.

pmiiflyQa dlbqMlnilKl6^ un aacND profa^MHiv de tbéolûgHi bi YiSibviGe, nommé. Mi NépûiiMicène*6ftVr. cios,. ^adtmsiitr pr/itty^marié^ eti dlautrias. Gincoon st9A«ir4éiriOQftWfè dmm l'CJoiT^nraiié^ nettîBii compte. LitWairiM^d^rj^étâtoiH^dons teipetin aéaii&atmi S(Qggi»Kikit diaplaiitfc IL MlaiD scRolfii^d'wi. œiU afeh. tdOl«f:to dttBmagtS'oauaés àice^ jfeui^efib ârofiâ^paR» d^]9a|)pQi)t«(nféfifeQi^.%fe6qii6n<& eti sL- pénUiei»^ efediÉ(viMraJi»iK«M80ftid»dJuBisp«cU|<dB usibifimeD* scmdftl^ttXfpar un Initôtanalbgiie, sbje.pui&le^djse^ d^iftrtiis.«t'd'édUiG«|â{ia Le.aDccàSf fD|>oomidet^ Ja.iifi>iNiiXï pa^OHUienqoe M. Doue eiketitfsa ponk Mv Ofa^iniar, lôcaie^gôiiéial et oapofiisted^tiogaôv wmôti di^ ipoBftiiv Four léparep ce^ peelB godoidimlito*, Af.. Béehecelt aumit fixé: aoo» ohQÎS' sus* Mi. fiîèie'^ au mIos dsioelainûi, Mi Be»^, q«ii étai^ aknpte. waire è- AloiiÊâboani (^&l% aeoepta ;. iâi pâl;4o0ÛciJb dM» M. Fiàre, et se fit assooior à 1^ dicictai é«i FétabyssanBieiit.

U est bien à propos dfobsesver^quekle ooU^o etls) pitia sémiauio&ocoupaieat lesbâtHnenls^ cb l'aACien giMrii sémttair&dfi lâite&ce, dinîgfc avant la Ebéwottttwt» par ^ $a0rametttais&. JLe pelit séminami aMtli4QspiK>fMe0iirsQiMnro6tecoliégei, sous ceti» unique réserve que les premiers se bprnaient forcément au rôle de répétiteurs^

Lonqne M. Dévie reçut des lettres de grandvicaire , Ghatenay terminait sa troisième sons un M. Vallon, qui du moins n'avait jamais dit la messe. A cette même époque, le décret impérial susmen* tionné tombe avec l'empereur, et le petit séminûre rentre dans la plénitude du libre exercice. En conséquence, Ghatenay fit son cours de seconde sans nul souci de TUniversité ; il eut pour professeur M. Champavier, l'un des ecclésiastiques les plus distingués du diocèse de Valence... M. Champavier, dont il est question dans la Biographie de M. Prorap» sault, va créer par la suite un collège à Montélimart, puis diriger le Prytanée de Menars au diocèse de Blois, puis occuper la simple petite cure d'Oriol, où les vœux de ses concitoyens l'appelleront au conseil -général de la Drôme, et les instances de la préfecture au Conseil académique. Dirai-je encore qu'il obtint 13,000 voix aux élections de iSàS^ ei que M. Chatrousse ne l'a jamais nommé tant soit peu chanoine honoraire (1) ?

Pendant les vacances de 1815, M. Fière conduisit Ghatenay à la Trappe d'Aiguebelles, près Montélimart. C'était en apparence un petit voyage d'agrément; ce fut en réalité une affaire de retraite

(1) Ce que n'a pas fait M. Chatrousse 9 MM. Alouvry et Thibault roDt fait à l'envi.

spiritaelle. Il le remit pour six semaines entre les mains du célèbre P. Etienne. On n'a pas beaocoup de gravité à seize ans; le cerveau bouillonne, le cœur s'impatiente aussi. Dans la pensée de M. Fière, Chatenay devait infailliblement se faire en six semaines du calme pour toute la vie. Lack-a-day 11! pourtant je ne blâme pas cette pensée.

Au sortir de la Trappe, Chatenay connut le Père Charles Bretonnière, supérieur -général de la Retraite chrétienne , lequel se montra fort désireux de l'emmener à Àix, dans son Institution de Saint- Joachim. Pourquoi non? M. Fière se laissa prier quelques jours, et consentit.

Rechercher les causes de cette négociation et de son résultat , ce n'est pas mon aflaire. La maison Saint-Joachim me convient beaucoup. Je l'aime parce qu'elle me donne lieu d'apprendre au lecteur que le Père Marius Aubert y fit la classe au préfet de police actuel, M. Carlier (1), dont MM. Michel (de Bourges), Portalès, Hugues^ Bardes, etc. , furent les condisciples (2j. Je l'aime surtout parce que le jeune Chatenay s'y distingua singulièrement comme élève de rhétorique du brillant Père Péquinot

L'année suivante , il étudia la philosophie , sous

Ci) M. Carlîcr a porté la soutane à Âix et à Troyes. (2) Les trois derniers sont aujourd'hui curés à Paris*

M* Tàbbé Gînotix , au grand séminaire. Le sapéfâènt, Mtf Dalga, était «ncore an saint bomme, te* nant en gratfde estime Melcbior Inchofer et les lettres, fort antbentiqaes, suivant ce Jésoîte, que la blenbeureuae Tiei^e Marie écririt de sa profHre maiaanx cïfoyens de Messine.

Ainsi donc, Gbatenay se rendît b Saint-Joacbim (181 6). It en sortit bientôt, c^est-à-dire an bont d'une année. Vainement voolut-on l'envoyer comme professeur à Sainte- Croix, près Manosque, autre étaMîssement du P. Charles Bretonnière; le mal du pays ratait gagné. Sans en donner avis à M. Flère , il partit. Cette omission n'était pas naturelle. Il le sentait si bien , qu'en arrivant à Avignon le cœur lui manqua pour continuer sa ronte. Heureusement M. Sollier vivait encore , ce vénérable et bon M. Sollier qui lui tendit la main, lui donna quelques jours d'hospitalité, et obtint de M. Flère un pardon quasi impossible. Tranquille et fort désormais , et porteur d'une somme dé trois mille francs que M. Sollier faisait passer à son cousin pour le petit séminaire de Yalence , il poursuivit sa route et se présenta devant ce dernier. Oh ! trois mille francs à la discrétion d'un jeune aventureux ! M. Flère avait maintes fois frémi avant l'arrivée de M. Chatenay, sachant qu'il était nanti de ce précieux dépôt.

iLaraqu^il la fit eain, et vfeo li» la semnie toute raocfe , mm BaimwmeDt jeyeox et mal diBsàmolé fit ^qairer sur s^ lèvres des plaintes loBgtempa gou^ vées. Peur n'avoir pas péché sur ub poiut , le^ déseiteqr fut excusé d^avoir péché sur un autre pmt. Soupçons inneerats, sévère pardon, naïve et sainte cupidité chez un supérieur deséminaîre qur,.f^ute d^MTgent, ne pouvait plus donner h ses Mves le pain quotidien ; car il avait épuisé ses ressourees personnelles. Je devais précédemmentdire que, pour payer les droits universitaires , il vendft son argenterie en 1^1 S.

La paix étant ftiite, M. Ohatenay rentra dans sa fMuille. Il y resta uo an. Un grand capuein de six pieds, célèbre dans Romans et au-delà, le Père Casimir, avait réuni ohez lui bon nombre de fils de famine qu'il instruisait. L'arrivée de M. Qhatenay lui fit grand plaisir. Ce pouvait Ôtpe naturellement Tooeasion de s'adjoindre un collaborateur. Dea oifres furent faites et aeoeptées. Ne parlons pas des conditions. Il suffira de savoir qu'après une année, lo Jeune professeur avait gagné, pour tous honoraires, un sur^^is et 18 francs.. Le surplis prouve qu'il portait déjà la soutane du novice chevalier; eflectivement M. Ddga Pavait admis à la porter depuis son entrée en (philosophie.

De 181 7 à 1818, M. Frayssinoas, dcmt Tinflaence heureuse commençait à se faire seotir dans 4es affaires publiques, voulut épurer le collège de Valence; les prêtres mariés furent éconduits et M. Fière nommé principal. C'est alors que M. Sordes , recteur de l'Académie de Grenoble, en tournée d'inspection, rencontra M* Ghatenay chez M. ^ère, et en fit un maître d'études au lycée de celte dernière ville , où il trouva un bon ami en Texcellent abbé Desmoulins. Encore une fois, M* Fière y consentit avec peine, car le séjour du lycée lui semblait peu propre à mûrir une vocation sacerdotale. Il y consentit pourtant, mais à condition que M. Ghatenay, tout en remplissant ses devoirs du lycée, suivrait les cours du grand séminaire; ce qui eut lieu.

Donc, en 1819, M. Ghatenay commença ses études de théologie à Grenoble. Le professeur de dogme s'appelait le P. Rousselot , ci-devant Trappiste des environs de Ghambéry, théologien solide, brave homme d'une ravissante laideur ; le professeur de morale était un admirable prêtre, d'une austérité grande pour lui-même et d'une douceur toute paternelle pour les élèves , M. l'abbé Dhières.

Il s'agissait, comme on l'a vu, de fake marcher de front les études de théologie et les fonctions du lycée. A ces travaux déjà si considérables^ M. Gba-

tenay joignit des travaux d'une autre espèce , qui bientôt lui yalurent un emploi de professeur suppléant pour tontes les classes latines. Je ne conçois pas bien comment des occupations si diverses pouvaient se réunir sur un même chef sans se nuire mutuellement ; peu importe. Le fait existe, et le fait est que M. Chatenay surveillait de plein cœur les lycéens, remplaçait tout aussi bien les professeurs absents, et se distinguait encore au grand séminaire. J*en appelle à MM. Ghatrousse, Gombalot, Gaillard (1), de Lemps (2), Gérin (3), Giloz {U) et Ghambon (5), qui furent plus ou moins ses condisciples ; je cite , parmi ses élèves» MM. Grespu (6)^ Journès (7) , etc. ; et, si M, Sordes lui-même ne vit encore, je compte au besoin sur le suffrage de M. Liadière , qui aurait naturellement grâce d'état, m'a-t-on dit; pour témoigner aux lieu et place du défunt .. M. Sordes, prêtre , ancien Bénédictin , et ancien professeur de rhétorique à l'école de Sorrèze^ ne s'était pas marié pendantlaAévolution, quoiqu'il en semble. M. Lia-

(1) Garé actuel de Saint-MarcelliD.

(2) Curé de Saint-André (de Grenoble).

(S) Curé de la cathédrale.

(4) Curé à Vienne.

(5) Supérieur du petit séminaire et chanoine titulaire.

(6) Représentant du Peuple à la Gonstituante.

(7) Avocat distingué du barreau de Paris, ancien rédac- Uut de Vjimi de ta Rêiigian.

dière a bien pa , sans le préliminaire sacramentel y pénétrer josqo'à la moelle dans les affections et la personnalité de M. Sordes.

M. Sordes, qu'enfin je nomme pour la demièni fois, sut tellement apprécîar les dispoirîtiong de M. Ohatenay pour renseignement, qu'il l'envoya en 1821 an collège de Vienne comme profissseur de quatrième. Le principal de ce coUôge était aossi un andea Bénédictin, non père de ianiiHe et non marié» M. l'abbé Gau. Lorsque , a{n-ès une année, M. Chatenay sortit de Vienne pour se rendre au séminaire de Viriers, il ent à regretter ce grave tet habile homme, qui le regretta vivement à son tour. Deux ecclésiastiques de la ville l'avaient pris en estime très sérieuse et s'étaient liés même d'intimité avec lui : je veux parler de M. Rosnin , curé de Saint Maurice , et de M. Nubht-LaotHX, oiré de &iittt-André»le-Bas, curés ângulièrement aimables, malgré les nuances diverses de leurs caractères ; le premier quelque peu rieiur ei alarte comme il omivlent à un habitué de la bourgeoisie qui le chérissait, l'autre adoré de la noblesse pour la haute distinction de sa personne et sa gravité sincèrement puritaine; tous deux remplis d'expérience et de savoir. Ces relations pouvaient captiver M. €hatenay; il se sentait heureux et fi^ de les avoir

trouvéen; il souffirk beaucoup de le» pevdre. Vdlà M. Yernet; nous sommes à Ymers.

11. Gbateoay reprit ses étodes de théologie pour les aebever; et cette fois, M. Geryaîs, qui mourut graad-vicaire au même lieu, était sou professeur de Morale; son professeur de Dogme était Af. Gba« meroy, qw remplaça le vénérable M. Sollier au grand sémioaire d* Avignon et y mourut. Vers le carême de ceue mette anaée 1B22 , M. Vemet fit savoir a M., Gbatenay que le coaseil l'appelait à ]*ordiiaatioa prochaine. £a effet» qudqties semaines après» la veille de la Passion, M. de la Tourelte lui doaaa la tonsnre et les Ordres mineurs dans la cathédrale de Valence. Viviers n^avait pas encore d'évôque$ on y attendait M. Molin qui vint plus tard.

Nous changeons encore de place au bout d'un an, mais c'est pour conduire le jeune minoré dans sa jhmille, et refaire sa santé qui s'altérait. Cependant, nous ne partirons pas sans adorer M. Yernet , ce monumental Sulpicien dont M. Gbatenay lui-même a retracé en un si pittoresque langage l'histoire édifiante et curieuse (1). Prenons aus^i congé de M. l'abbé Bruyère, mais sans adieu» comme on dit, car le diocèse de Paris nous le rendra bientôt avec

(1) Voir la Revue Catholique du 15 septembre 1843.

toQt^ les richesses de son âme et le diarme de ses habitudes fraternelles.

£n ce temps-^là « plusieurs Oratoriens s'étaient coQcertés sur les moyens de rétablir leur incomparable Société. Tout le monde a nommé les PP. Lombois. Sonnet, Prioleau, Orenières, Mérault, Rivet , Dedianne (i), Ghapet, etc. , etc , illustres débris d'un chef-d'cBUTre foudroyé, traditioBs vivantes et vénérables d'un long passé plein de glmre et de sainteté. Si leur projet n'a pas réussi, c'est la faute des circonstances et du mauvais Vouloir de certains bommea M. de Genoude a échoué devant les mômes obstacles. Mais suivons les faits. Le Père Ghapet se trouvait, en 1823, à Valesce, chez M. de la Tourette, son ancien élève (2); il eut occasion de rencontrer M. Ghatenay et de le connaître. Le désir lui vint tout naturellement de l'assodar à la grande œuvre, et, vers la fin de juillet (même année), il l'emmenait à Jnilly. Là, le P. Lombois,

(1) Plus tard, après la chute de TOratoire renaissant, M. Chalenay, menacé de perdre la vue, Tiendra, aux portes même de Juillj, chez le Père Dedianne, ce remarquable curé de ThiCux, pour y trouver, avec le rétablissement de sa sanié, des consolations déplus d^un genre.

(2) M. Bécberel était mort pendant les Cent-Jours* Le siège resta vacant jusqu'à la nomination de M. de la ToU" relte, en 1819.

qui était ^périear, lui donna h <Aaire de rhétorique , et , coDime de raison , la simarre offieielle. M. (^hatenay justifia pleinement un si honorable dioix. Les élèyes qu'il a formés en sont une preuve manifeste. Us se nommaient MM. de Bellune , de Yerteuil , de Yintimille , de Noé , de Malartic , de Morgues, de Pompignan, Lemoine-Deamares , de Yergennes, etc. Parmi ces jeunes hommes, qui sont aujourd'hui des hommes mûrs, je n'en vois pas un seul dont les ailes aient précisément l'en* veinure du génie, mais je trouve des gens d'esprit et de talent, bons pères de famille et francs chrétiens.

Chose ét(mnante que ces perpétuelles vicissitudes d'existence : mais, en les considérant d'un œil attentif, on voit que Dieu secoue ainsi dès le bas'âge presque toutes les natures dont il veut par la suite se servir grandement. C'est ^ en quelque sorte, une gymnastique providentielle. Sans cesse poussé par une force inconnue loin du foyer paternel et en sens divers , le jeune Chatenay y revient sans cesse poussé par la même force II va butinant comme l'abeille. Toute fleur Je convoite et l'attire; il s'adonne à chaque fleur, et, l'ayant épuisée, il s'envola pour porter à la ruche son odorant trésor; et les fleurs, ce sont les nombreux hommes de

sdence et de Terta qui l*ont oootime de eonœrt ap-* pelé à eux tour à tour.

La vie était douce à Juilly pour M. Ghatenay. H atait des succès brillants et Taffeclion de tous à pea près. Dans sa conviction, TC^atoire allait lûen et dûment ressusciter^ Cette prospérité lui souriait d'autant plus^ que souvent il avait regretté de ne pouvoir y fixer sa vocation et ses travaux. Une société pareille devait lui plaire. Bossuet fait d'elle le plus parfait éloge, quand il la définit : une so^ ciété où nul ne commande et où tout le numde obéit. Il y a là de quoi séduire les droites natures qui tiennent à la liberté des enfants de Dieu , sans excès et sans minuties. On se demande quelquefois ce que dirait Notre Seigneur Jésus*Cbrist s'il reve« nait sur la terre et qu'il vit eo quel état nous avons mis l'esprit de l'Évangile ; je suis convaincu , pour floa part, que Jésiis*'Gbrist l'eût trouvé pur et entier cbez les Oratoriens , moins des semblants dO' jansénisme bien douteux ou bien clairsemés, M. Ghatenay réunissait en sa personne les qualités connues des bons Pères, et le zèle éclairé qui préserve des nouveautés dangereuses. Piété sereine et inteUigente, ferme et réelle instruction , parole élégante et facile , profonde sagacité , parfaite distinction des manières^ belle et chrétienne aménité.

jnsqu'à b physionomie, tout ann<»içaât TOratorien. Ses élèves l'avaient surnommé M. MassUlon^ et, ep effet» pour placer en tête de la présente notice Texacte figure de M. Chatenay, le graveur a dô GOpi^ fidèlement celle du grand orateur.

Ainsi donc , l'avenir se présentait sous des couleurs très avantageuses, le présent ne laissait rien à désirer. Le collée florissait , le nombre des élèves s'augmefitait chaque jour, la bonne renommée des études s'étendait au loin; les distributions de prix étaient déjà des fêtes toutes françaises présidées par de hauts seigneurs, et notamment par le marquis de Bouille que les strophes de la Marseiliaùe ont immortalisé avec ses complices; on y chantait, après l'affaire du Trocadéro^ ces superbes couplets, de la façon de M. Chatenay lui-même :

Reçois, magnanime guerrier, Antoine, fils de la victoire.

Nos chants , etc. . . •

Cent fois, guidant nos escadrons.

Ta valeur, prince incon parable.

Montra que du lis des Bourbons Le laurier est inséparable (1).

(4) C9aplet9 tirés d^une pièce qui avait pour titre : le Fermier généreux, W s'agissait d'un fermier qui, étant devenu acquéreur des biens de son maître pendant la Révolution , les cultiva en bon père de famille, et les rendit au légitime propriétaire aussitôt le calme rétabli. On conçoit r^fNTOpos.

Et ces couplets faisaient fureur. J*ai quelques raisons pour m*exprinier ainsi. Jnllly était sons le patronage immédiat de Monsieur, cdmte d*Ârtois, et de Madame la duchesse d*Ângoulême. Le Père Lombois, royaliste quand même, et décoré de rordre du Lis, ayait toutes les dispositions requises pour Tenthousiasme ; les autres Pères ne le cédaient pas au Père Lombois, et non plus les professeurs ecclésiastiques. Mais les professeurs laïcs pensaient différemment , et formaient, si j*ose le dire, bande à part. Le drapeau de ces derniers était le

yieux Constitutionnel, qaï alors Voilà pourquoi

la maison se divisa en deux camps : Tun des amis du Roi, Tautre des Jacobins. Ainsi, on appelait Jacobins M. Souberbielle , le frère du fameux lithotricien; M. Laval, employé maintenant aufrur^on des nÙBurs à Paris; et M. Genest, ancien élève de rÉcoIe Polytechnique renvoyé pour avoir combattu sur les buttes Chaumont dans les rangs des impérialistes , charmant jeune homme du reste , et tput plein de cœur. Du vivant du Père Sonnet, ceux-ci gardaient encore une certaine réserve. Lorsqu'il fut mort, la mésintelligence devint plus vive et plus déclarée. Le Père Roche, nouveau supérieur, manquait de fermeté. Les amis du Roi ne tinrent pas longtemps contre les JacobinS; et, de guerre lasse,

ils prirent soccesàTement leur retraite. lontile de dire que M. Chatenay combattait parmi eux, et succomba comme eux. Cette chute derait entraîner la ruine du collège et de TOratoire naissant

Dans un tel état de choses, M. de Gosnac inter- YÎnt. L'intervention de ce prélat s'explique sans peine. Il appela M.. Chatenay au petit séminaire de Meaax pour y professer la rhétorique. C'était en 1826. M. Chatenay fui à Meaux ce qu'il avait été à Juilly. Je note seulement qu'il y trouva deux hommes remarqués à divers titres : M, l'abbé Ferry, autrefois élève de l'Oratoire, supérieur du grand séminaire et vicaire-général, aveugle comme le Père Lejeuoe , et pouvant faire comme lui d'inimitables sermons qu'il ne fit pas, ennemi cordial de M. de La Mennais et des Jésuites, convaincu d'ailleurs qu'il eut manqué de politesse en n'appelant pas Bossnet Monsieur BossHet; l'autre, Iti. Barbier Landrevie, économe au petit séminaire, ancien professeur chez les Génovéfains, émigré depuis ^ volontaire à Cofolentz, où il porta le mousquet, ramené à Meaux par M. Le Blanc de Beaulieu , qui lui-même avait élé chanoine de Sainte-Geneviève , prêtre vermeil, coquet, crêpé, pommadé, parfumé d'eau de Cologne jusqu'au dernier soupir, et^ je crois, rigoureux observateur des règles de la sainte

nmam où il mourut en aHaat €Ufil(ir ta rpa^ da Biadame de Rambouillet,

En 1829, Toici un nouvel acddtnt Hd. Ghatenay quitte sa chaire de rhétorique. Il est encore une fois menacé de perdre les deux yeux. Quelque» personnes lui conseillent d*aller à Paris pour y suivre un traitement ; il se rend à Paris. Et d*aborâ, M. de Cosnac lui donna des lettres de reeommandation très sincères à Tadresse de M, de Quélen; ce brave M. de Cosnac, d'innocente mémoire, qui n^aimait pas , disait-il , les hommes trempés dans l'encre, et qui lui-même prit toujours bien 8<»n de se tremper autre part. Aussi M. Ghatenay n*avait*

il fait imprimer quoi que ce fût Quand ses

yeux se rouvrirent suffisamment a« grand jour, ii accepta la charge de précepteur des jeunes Garayon* Latour, petits-fils du maréchal de Pérignoii , et M. de Quélen l'adjoignit à M. l'abbé Dupanloopen qualité de catéchiste. Ce dernier se l'associa pour l'Académie de Saint^Hyacinthe. L'idée ne kù vim pas de retourner à Meaux avec M. Gallard.

Les catéchismes de l'Assomption brttaîent alors d'un YÎf éclat. AI. Ghatenay sut se mamtenir an ni* Teau de sa mission et de ses habiles confrères. M. de Quélen se félicitait hautement du choix qu'il avait fait. Mon cher Diacre^ disait-il, en parlant de loi ; ce

simple mot, snr les lèt res do noble archevêque^ sigDîiait beSLucoup de bonhenret d'affection. Le lecteur ne sait pas encore, et c'est ma faute, que M. Chatenay avait reçu les deux premiers ordres sacrés dans to cathédrale de Meaux, à Noël et à la Trinité de 1829, tr<HS ans avant moi.

Il était à Bagatelle, surveillant les jeux du petit Henri de France et de ses élèves, quand survint la fusillade de 1830. La famille Garayon-Latour se réfugia dans les environs de Bordeaux , et la famille royikie où on sait. Voyant que cette sorte d'exil poerriét dorer longtemps, et naturellement éloigner l'époque de sa promotion au sacerdoce , il revint à Paris; mais des difficultés nouvelles s'étant pro* dalles, il acheva l'éducation du jeune Wemer de Mérode, commencée par le savant abbé Pélier de la Croix.

M. Vcartier de Mérode, aujourd'hui représentant du Peopte, est le fiis du célèbre Félix de Mérode mckû ministre de Belgique , le beau-frère de 'M« Charles de Aiontalembert, et le neveu de ma^ dame de Montaigu. Cette dame habitait une villa dans 1^ environs de Beauvais. C'est chez elle que M. Cbatenvy fit la connaissance de M. Alouvry, et «qu'Es se lièrent tous deux d'une amitié forte comme ta i&orti Bienheureux évètiement pour l'un et pour

l'autre . Il s'en produit bien peu de pareils dans le clergé. Or, M. de Aiérode, nommé ambassadeur de Belgique à Londres, désirait vivement que le gouverneur de son fils fût un prêtre. Il pressait donc M. Gbatenay de se faire ordonner. Mais voici la grande difficulté qui se présentait. M. GaUard disait non , inspiré par AL Tabbé Yillecourt, son grand-vicaire, qui ne pouvait pardonnera l'ex-professeur de rhétorique un départ trop précipité^ suivant lui. D'où je conclus seulement que, par le fait d'une incorporation , M. Gbatenay appartenait alors au diocèse de Meaux. Une circonstance inattendue leva tout-à-coup la difficulté^ Louis-Philippe n'avait pu obtenir de M. de Quélen que le mariage de la princesse Marie et du roi des Belges fût héski dans l'intérieur de Notre-Dame ou d'une autre église quelconque de Paris. Sur ce refus, et moyennant l'autorisation des grands-vicaires Gapitulaires de Beau vais, la bénédiction eut lieu à GooqMègne, dans la chapelle du château* Ge fut M. Gallard qui la donna. Gomment? Pourquoi? Je n'ai pomt à répondre ici. Quoi qu'il en isioit. M* de Mérode» qui se trouvait là, dut saisir l'occasion de [présenter sa requête à l'évêqûe de Meaax. « J'4ii une fi^eur à vous demander, lui dit-il. — Tout ce que voudra Yptre £xceU;pcf , réfion^ M. GftUiffd. «-L'JSmv

— Ml —

de M. Ghatenay, reprit M. de Mérode. — Ah!... fi

M. Gallard, mais enfin je suis engagé. • M. de

Mérode obtînt i'£;eear. M. Chatenay devenait libre, et M. de Quélen aussi.

£n conséquence 9 M. de Quélen fit examiner M. Chatenay en Sorbonne par MM. Guillon , Lemercier, etc. , etc. L'examen fut splendide et vaillamment soutenu , comme le prouve un diplôme que j'ai sous les yeux. Il ne restait plus que la^ retraite préparatoire. Le séminaire de Saint-Sulpice convenait à M. Chatenay sous quelques rapports; M. de Quélen l'envoya au séminaire d'Amiens pour des raisons à lui connues, et il reçut la prêtrise en cette ville, le 22 décembre 1832^ des mains de M. de Chabons. Il revint à Paris pour dire sa première messe dans l'église Saint-Thomas-d' Aquin , le jour de Noël. M. Souquet de la Tour, ce qui est énorme pour un gros curé de Paris , lui fit agréer l'honneur d'officier à sa place, et se réserva celui de l'assister.

Aussitôt après, M. Chatenay se mit de nouveau à la disposition de M. de Quélen. Les services qu*il avait rendus n'étaient pas oubliés, aussi bien ceux dont je parlais ci-dessus que sa mission près l'abbé Châtel ; et voyez ce qui advint. En compagnie des abbés Ganilh et Labesse, M. Chatenay visita

- Ml —

UnonTOUeégiMO de l»piie dQ Cléry pMU» savM bieB aa J119IQ ce que voulait et cUsail mq lottAatenn Un fvand'4fiea^e pnmatiat oeespak la tiîhuiie quand les envoyés se présenlèfeiit Après le êi»^ court, une conldrenee eut lieu entre M. €hate«ay et le gramt" vicaire pvimatrmé. Soiaidin Mlairei déposa entre lei^ maim de M. de Quéfea aoa aele de cqotritka, et réglise^Châtel , à dat^ ib «e jour^ s'en fut de mal en pis. Une si hoBQrafa^ campagne dut aupoiettlep les bonnea dî^)aHtÎMUi de rarcbevôqpe pour M. €hatû&ay ; il Pappela pb» quâ janaakaon ehêrdiaertcbia Saima^Eçlùey k fit avec bonheur parmi les oenrtiaana asaîdas do son eiil obez let damet do Saiat-rHichel et dn Saerô-CcBur, et lui fil présent du seul Bréviaire qui eut échappé an sac de son palais , avee ces nMUa écrits de sji main sur la première page : Somet^ d:îmiç amitié fçrte et fidèle (i). Le petit aqufflet da Pie VI valait bien autant, et ne valait pas davuitage. Reprenons la suite des dates. De 18219 à 1888, M. Ghatenay fut chargé des catéchisoies de Saint- Gemuia-dea-Prés. On voulait lui donner ratMBône« rie de Sainte-Sarbe, qu'il refusa. Je vous retrouverai plm tard , lui dît M. de Qnélen. Si M, de Qu^en

(4) J'ai ppprw ce fait 4e Mf TçbW G^nUbf -^ ï-equel ^ mort df faim ft Rome, après avoir remué des millions.

ne Ta pa» retrouYé comme it reolenélU, mu» aflems eii sivroir là cause:

Onn^a pasoublièM. Wernerde Mérode. LesfQ«c-> tions de catéchiste n'empêchaient pas M» GhateMy de continuer son éducadoo. M. Laioordaire avait fondé depuis qnelqne temps une maiaoïi de jeimta gens dans la me Férou . Là se trouvait Télite dea fits de famille de la Belgique libérate , tels que MîKl. Vilain XIY , etc. , etc. , ce qui fit naître dès rela* tîons de chaque jour entre M. Ghatenay et Tillnstre conférencier. Quand celui-ci se rendit à B|ime pour entrer chez les Dominicains, son institution se fondit dans une maison du même genre sise rue Notre- Dame-des-Ohamps, n*" 33, et placée sous la dire^ tion de M. l'abbé Peyrol, aujourd'hui curé k la Martinique. Le maître et l'élève changèrent de demeure pour aller chez M. Peyroi , qui associa le premier à la direction, et la lui remit enfin tout entière. Les études du jeune de Mérode étaient alors terminées. M. Ghatenay pouvait se livrer sans réserve à ses nouvelles occupations. Il eut pendant quelques «innées un succès remarquable que de tristes événements ont fait fléchir par la suite.

Ce n'est pas sans une certaine anxiété qœ je m'adresse h moi-même la question suivante : de 1840 à 1850, M. de Quélen n'est plus. Que de-

Tiennent les rapports de M. Chatenay avec Tarche- Têque de Paris? L'Ami de la Reliçion les comptait Tun et Taiitre parmi ses rédacteurs les plus habituels ; ils s'entendaient même parfaitement à distance, eu égard surtout à la conformité de leurs in^ clinations gallicanes.. Mais M. Chatenay,qui reconnaissait le talent d'écrivain de M. Affre, n'admettait pas, dit-on, qu'il eût une grande vocation pour l'archevêchéde Paris. Convaincu d'ailleurs que M^ Affire désirait vivement la succession de M. de Quélen et faisait des^efforls pour l'obtenir, il aurait laissé voir sa pensée à cet égard. Quand il rendit compte dans l'Ami de la Religion de l'Oraison funèbre de Tarchevêque défunt prononcée par M. de Ravignan à Notre-Dame, il écrivit : Ce siège ne sera jamais rempli, paroles de circonstance, qui pourtant blessèrent M. Affre comme étant à son adresse. £a effet, la nominatidh de celui-ci paraissait dès lors arrêtée. Il y eut entre eux une vive mésinteUigence. M. Affre ne vit dans M. Chatenay qu'un adversaire. Il le lui fit savoir de plusieurs ùh çons, en lançant, par exemple, sur la chapelle de son Institution et sur sa personne , une menace d'interdit, que lajudicieuse intervention de MM. Morel, Auge et Quentin, put très heureusement amortir. Il y eut même ensuite des essais tou-

chants de réconciliation totale. On s'en tint aux essais, jusqu'à la mort de M. Affre. Cette opinion de M. Ghatenay, qui était celle de plusieurs autres, a pu se modifier touchant cet hérdque pontife et ses aptitudes administratives.

Il me reste à considérer M. Ghataaay comme orateur, comme écrivain, et, pour ainsi parler, dans ses had)itudes du coin du feu.

€(»nme orateur, il s*est assez produit pour se faire regretter, pas davantage. Il faut se hâter de l'entendre. On aimait, dans les catéchismes, son élocution facile et attachante , sa forme incisive et naturelle, et la parfaite limpidité de ses expositions. Dans les conférences qu'il donnait aux jeunes gens, de la maison Peyrol , c'était, avec les mêmes qualités, l'étendue des connaissances, la vivacité des aperçus , la richesse et la variété du style , une ingénieuse et robuste dialectique. Il eut à prêcher des retraites, soit au Prytanée de Ménars, soit à Boulogne-sur-Mer dans rinstitution de M. l'abbé Haffreingues, soit autre part ; son genre alors devait se modifier suivant la nature des auditeurs; et là encore il était plein d'éloquence* Au reste, les qualités extérieures ne lui font pas défaut non plus. Bien que sa taille s'élève peu au-dessus de l'ordinaire, elle a néanmoins quelque chose de très imposant.

Sous ootte«eli6iriÉre^(}adls)< ép«8fe«e»ciioîreid'ébèiie» sfenoM^ un* largo* front sans ràdes^ dmitlIiiiaigBt» tmaMpatreiMe acquse mie^pmsée^mfii 6& pw^ondetr H y a^de8iédairBdÂD90ot>auttàiie*reg«vdi Gette^mlQo^ figure, doucement arroodie pan^rismbonpMiitdkiJyk dnquimuinr, respira la iiigiieiir> et la* sympatUe. Gens mk fienble er^ilmintef^dbit* mftêter, âMHe^ même à Texpressioii detsenliainiiBilteipluBiiMgnik. fiqoM^et hm pku^ tend»» Encore uBeifisis; Ml Oba* tanayjpaédie jNOire^OÎM ^^ eténè pnuv ^dwp*

M. Ghatençi écrit. J'em ftii6it& sesi teotowsL et Im Son 4ti>at^comiiia>éqriiiai» datatd» Vépnipnioà* il: asflislMt aux soirée» A'enl ifï ^ detQoéieBi Q}bsê> al«E!9.qi»'ilDtne«nli»panir la première fo»rllfc Fiool^ fit GonnissaDGe ares kn:, etf devinb ïw» de» rédao^ teurs- ordiflJliBe» Ab YJnm de Un Religùm,, €9^ joarnak, peqtfanik dix.*iHiil7 ans , a; poMié wst ggaat Domftre d'articksis^oéi deseer initiales, ou noo^ais*^ gués; etrqni nonortm infiasBieiiU M k'^o- dnnneyaii pas. fo< BOHMKlaliiiie , et eno^re) moiiM- VaMi(fse, pour une raisoni qjai se- devinet 11 senride qu'ansuosi bcancfa» di» la littérature et des scienoes w» kii seio étnngèrei De mêlD«4[a'il juge aves* une sooverane» cooBpéleDce des semnon» et des àÈaoomn df àôK déttâe^ »nBsidisoitBWM-4Ha»p|tt» (i|iinnMii qam^

tioM dedocttiiies, lesr ouvrages'dfe titéolègie et* de droit - canon , THistoire ecclésiastique* el^ V liturgie, lès complications dé là politique quoti^dienne, le mouvement général et partiel des adtaii» nistrations ecclésiastiques , tels ou telè^ systèmes dèr musique ou d'architecture , etc. , etc. O' lectem*, permets-moi donc une petite réflexion. Un homme' qui se plaît à la lecture d'un ouvrage ne sait jamaià bien ce qu'à en a coûté de talent et dé travail à unautre homme pour lai procurer ce plaièir.

Je veux citer cependant une de ces milfe^et' mille: pages; celle-ci régarde M. de La Jlfensai^, et fâii partie d'une étude que M. Ghatenay publia le 1& août 1 835 dans VUnion ecclésiastique r

« Gomme le fameux prêtre dte Carthage^, il ap^* parut un jour, inattendu dans rÉgUse désolée de ses pertes en pontifes savants et pieux, de ministres 2é\és et charitables, et de fidHes soumis et sihcères. Son premier cri fut en faveur de la hiérarchie me^ nacée par un despote, qui tenait dians les fers* le chef du troupeau catholique. Bonaparte semUa' comprendre que la voix de La Mennaiis devait être étouffée tout d'abord, pour le succès des enrvahisse<ments qu'il méditait sur le pouvmr spirhuel. Ce dominateur vfcrorieuT de l'Europe notait pas satisfait Sa cercle d^ rois vaincus' qui assistaitnt à son-

lever : il eût voulu compter le vicaire de Jésus- Christ parmi ses courtisans assidus aux Tuileries. Le \i\re de V Institution canonique fut supprimé. La police impériale put bien imposer un silence passager à la bouche éloquente qui avait essayé de défendre les droits sacrés dé la hiérarchie pontificale, mais le talent restait; les années de sohtude et de silence le grandirent. Il parut dans tout son éclat, en 1817, dans V Essai sur l'Indifférence.

« Qu'est-il besoin de rappeler le bruit de cette production étonnante sous tant de rapports? Les chefs du sanctuaire , les anciens et les nouveau! dans le sacerdoce , tout ce qu'il y avait sur terre d'intelligences un peu saillantes dans les jeunes aspirants au saint ministère; tous les journaux tant soit peu impartiaux, en un mot la France, j'allais dire l'Europe entière, donnèrent les plus grands éloges à ce talent qui semblait promettre à la religion un défenseur égal à ceux de la primitive %lise. On sait l'accueil que M, de La Mennais reçut de Léon XII, lors de son premier voyage à Rome. Le Saint-Siège , pendant quelques années , trouva en lui un vigoureux champion : c'est à peine si l'ombre du grand Bossuet put être à l'abri des coups que Tabbé de La Mennais portait aux quatre articles; propositions tristement fameuses dans cette

occurrence, car elles donnèrent le change à ce grand génie qui s'amusa à leur attribuer une importance éphémère, afin de jouir du plaisir de vaincre par la logique passionnée ce qui avait été Toeuvre du plus illustre évêque du siècle de Louisle-Grand. L'exubérance de forces du talent de Tabbé de La Mennais alla se perdre contre le fantôme. Pendant ce temps, l'Impiété gagna et s'étendit par toute la France. Égaré dans une voie abandonnée, il signala toutefois son passage par des écrits empreints de sa verve et de son éloquence , jusqu'au moment de la publication de l'Av&iir^ où son esprit se montra plus vigoureux, plus passionné qu'auparavant. Là, on voulut défendre l'Église, comme dans d'autres organes de la presse on avait exalté la souveraineté du peuple; on rêva je ne sais quelle révolution religieuse, à l'aide de deux mots : Dieu et la liberté. Je ne dirai pas toutes les ruines qui s'entassaient sous les pieds de ces novateurs ; l'Esprit sainte qui a présidé d'une manière si visible au gouvernement même extérieur de l'Église, semblait avoir été remplacé par la sagesse d'un journal. L'épiscopat français poussa le premier cri d'alarme, et le chef de l'Église y répondit par cette célèbre encyclique , dont les termes modérés et à dessein assez vagues trahissaient la tendresse de cœur d'un père qui frappe à côté.

« L!alhlète vgouceux de la.pqpauté, rnltramon-

tain véhément,. Le défenseur de TÉgiise, ^pi^s des ,jdécbieati0QS(desouimssion>équiyofiue, a laissé Toir .son âme :di^pbane daos&es dernières ipoblicatioos.

Qui D*a>pas couvert de brmes.ainèces les passages cjyatK99eiants[ponr.le cbef de TÉglise, âaosles JPa-

rQiesï£Mn£vQi^t^tàikuslà prébG&Âes^Tttomènws . Uébmges? .E^udJMi'^uil que le.âcçpticiame.«£frayant r,gui apparaît :dans. cette ngrande .âme. laisse crwe .an parallèle .qu'on eu <a fait avec œlle de Tertul-

li«&7....<i »

lacitatitn^précédenteJndiqtte snifisamment que

M ., Vabbé Gbatenay ne bocnait.pas sa .coUaboration

8^i:^!jaf«nnaltde^.{ Picot. VÉehoftnnçaisQtA'^ûaVcesi tfeiiillesoibA€f>MP5j«e.|diiriiiraieBt.des,citatk>ns non 9iBoûi8.reB»ai;quabks..iJe leanouve m$me, en 1843- *i845 ,.'Fédacte«rr'€n th^làty^J^evue caihoUque.^ '«fcU Vesti aiAjottEdibuiâe h^Gazette 4e. France ponr

biipacttereljlgieuse. .Ma BOticesurJl.de Yeyssièce .ne âai««e:pas<^giMM!en par quelle série de vicissitudes

VÀmi^e,iaRei^i9n ^^98Siakde M.. Picot, soa fondaf4€«r,oàice<qu^n->{ippelle«les,iiiaLn&de M. Henrion,; i4a raison d*une> teUecbûter c*est qncj préalablement cM»^ HflArion. avait fait des • sietmes ..dans ce journal ('et>s'y était.,accrédilé à sa .manière., V Ami, de la ^fie^Mi^jpassa ensuite ;àrM. >xle F^yssière , ,et de

—«ai —

M.4eMciysrière«i Mdl. l>Hpaiàt«up{etéerRiaBoey.

HE. (SuMi^'éuifil^^ fieiiâtiiiks i^ios^m <«iotts

<4gvMjlss, jtequfèAa d6f nièce iqa^il iBei«n¥it p».

)Kn 'tespierdsHiti, dl^nuVUe la RHigùm^A pendubses

ifraâitiMB ; et cJétttt «rat

V Q«e h» ^je ^o(lnfa>lère tMntttailt JN. iJOSblMiay àHtisBA mJBliOle,réet»dctère:meiftâppe»ioitl»if- .ffàsiM 4Be**8éâuk, <c6s ^nigetés ne'3lB*éR>QmÉt IM^.^Il>y<a<;efaèz Itti^MieOcoiiMissnlceifQrfsite'idu •m9ad». rBuiq^pie ii)iAu Ka^cODâMmé^à mreifmM les^hoiMne», Us4es'r«toepte'&Qb'qu^tts^niit;<îbkiiae emipeSi^'Utles ^xnlUYe >âir«c>4ine "jpfofÉBdeiéâtinÉe, 4ors(i«»e»fes»préveBaBcâs gràeièy8BS^sontU<mtr>âmnplement.lesi SuieiKid^d'UQe-réâKiiAtfaiiicteiMnffBût. 'BerjBootte qui , «^pcèS'lpafvoir 'Y«, ine ^se irctke '6atMail;,'Si<'Ce.n'estiun ^refinou unt80t.>£B0lle ^vieat-41 <|^e>^;ekii-«ci 'etc6laiMUt<l9ai9oorent«)du ttoina la consolation 4rès buriesqueée l'avoir éUdiii .oad^pé. j6.nesif^po8epa»^'on riAbcm»o^)edaiis sa studieuse solitude, «artil se^défeafclfMiirfesrloadroyants soubresauts ^etides misamàropîestdelrhinocéros qui rendent tont'écrivaiQ<{de^adble race «.parfaitement odieux aux flâneurs* *£n -teUes^îipoeilien, il ne doit avxNr d'amis ][|Be ceux iqui^Jnirvessemblent. G'esfe ainsi ^qa'oa reBooatc^,'auF4i*'<ll"de la rue Kotre-Dame-desrChamps»-J[>-yabbé Mord»

ancien cnré de Saint - Roch, M. de Yeyssière « M. Gantier , directeur au séminaire de Saint-Esprit, M. Goquereau (Félix) , M. Audin , M. Ghaviii de Malan, M. Sdtmit, M. Tabbé Bruyère, vicaire de Saint-Laurent, M. de Lourdoueix, M. Tévêque de Montpellier, M. Dassance, à l'obligeance duquel je dois mes matériaux, M. Pa?y,M. Lyonnet,M. Plan* tier, M« de Garsignies et M. l'archevêque de Bordeaux, intelligences sérieuses, brillaots esprits, grands cœurs, noms illustres la plupart, ne connaissant de la vie que l'utile emploi qu'on en peut faire. M. Thibault l'avait nommé en 1835 chanoine ho« noraire de Montpellier; il voulut, en 4839, lui donner des lettres de grand-vicaire et le placer à la tête du séminaire de Saint-Pons, ce qui ne put être accepté. M. Alouvry, dix ans plus tard, le nomma vicaire-général de Pamiers. Il manque au diocèse de Paris de l'avoir à son service effectif. Tout le monde sait quelles étaient à cet égard les dispositions de M. de Quélen mourant.

D'autre part , M. Sibour connaît beaucoup M. l'abbé , Chatenay, Il l'a vu à Nîmes, à Montpellier, etc. , etc. , et notamment à Digne lors de son élévation à l'épiscopat. Je suis heureux de signaler en finissant cette flatteuse circonstance.

IMP. DB ÀPPKRT FlLS BT VATAgSBUR, PAS8A6B DO GàÎrB, S4.

BIOliRinilE DE MES BKKUniIES.

La raison, pour mon bien, vent qqe je me relire ; Je n'ai point sur ma langue un auei grand empire; De ce que je dirais je ne répondrais pas. Ri je me jeilerais ceni choses sur les bras.

MoLiBRB, le Misanthrope,

Ma tâche finit sans être achevée. Dans cette nombreuse galerie, bien des personnages pouvaient figurer encore* Si indigente que fût l'Église de France, sous les absurdes gouvernements qui Tont obsédée depuis un demi*8iècle, Thistoire lui devra plus de cent vingt noms considérés ou d'autre sorte. Je m^arrète de moi-même, et non parce que la matière me manque sous les pieds. Kn limitant d'abord mon travail au chiffre de iO volumes, je me croyais téméraire , je n'étaie que peureux. Une biographie du clergé ne s*épuise pas si vite. Lorsque le passé De fournit plu^ rien, le présent donne à son tour, et IV venir promet. Chaque jour surgi:»ent des sujets nouveaux. LHiomme obscur d*hierestle héros d*aujourd*hui. On fait avec un briquet de fusilier des sceptres d*empe« reurs , et avee des houlettes de bergers des crosses d'or Uvr. supplém'* — 7ome 10. a

d*évêques : je dis des sceptres plus ou moins sujets aux vers^ des crosses d'or plus ou moins éprouvées au contrôle de Dieu.

Je m'anéte avec peine : mais il faut remplir un engagement pris, et savoir ôlre esclave, envers et contre loul, de la parole doiiuée. Le lecteur aura ce qu'il alteridait et pouvait exiger; lui offrir plus, serait le sur- . prendre fâcheusement. Si désireux qu'on le suppose de connaîlre les ecclé>iastiques dont je n'aurai point parlé, il s en tiendra daulant plus volontiers aux cent vingts qu'il n'riime pas être iutér&^sé hop longtemps par le même écrivain et p:u' le même objet.

Certes, mes bioj^raphies sont autre chose que des chefs-d'œuvre; nous différons en ce point, Plularqueet moi. J'en sais la cause, et je veux la dire. C'est d'abord que le sublime enfant de Chéronée emporta son secret dans la tombe, l'an de Jésus-Christ 148, comme il l'avait apporté du ventre de sa mère: il est plus unique et sans ascendance ni descendance que La Fontaine lui-même. C^est ensuite que, pour marcher à sa suite, Je n'avais pas de jarrets suffisamment vigoureux; c'est aussi la faute des personnes circonspeotes qui pouvaient me fournir des renseignements plus nombreux et qui ne l'ont point fait ; c'est encore, et j'ai mes raisons pour m'en féliciter, que les chefs-d'œuvre sont mis hors la mode présentement et ne trouvent pas d'amateurs ; c*est, enfin, ce que chacun voudra.

Et, néanmoins, ces biographies si médiocres, beaucoup de monde les a lues. De violentes agiUtions se sont faites par elles dans les esprits et même dans certaines sphères administratives. On prétend qu'elles n'ont pas peu contribué à la réforme de tels ou tels abus et de tels ou tels

systèmes de conduite. Si elles m'ont attiré des applaudissements quelconques, n^ont- elles pas failli me conduire à la pendaison, ni plus ni moins? ivecla mèmeempliase, les uns m'appelaient leur sauveur, les antres Beizébuth. Elles ont eu Thonneur d*un compliment du pape Grégoire XVÏ, et d'une scène de police correctionnelle.

Voilà du bruit, sinon de Pimportance.

Quoi qu'il en soit , j'offre aux lecteurs et traducteurs rbommage d'une vive et sincère gratitude. Ma faiblesse fait Péloge de leur indulgenee , et leur indulgence me donnera du cœur ponr mieux réussir en d'autres conjonctures; j'y trouve un motif de travailler valeureusement à V Histoire de l'*Èglise de Paris, que plusieurs journaux ont annoncée, hélas ! (1)

Mais vaU-je donc abandonner pour jamais ces dix volumes? N'écouterai-je pas ceux qui me demandent une édition nouvelle^ C'est au libraire à répondre.

DUBOIS

Monsieur, il Taut faire retraite.

ALCBSTB.

Gomment?

DUSOlg.

Il faut d ici déloger sans trompette.

ALCBSTB.

Bt pourquoi?

DUBOIS

Je vous dis qu'il faut quitter ce lieu.

(1) Cette Histoire est à peu prés terminée. Le mauvais état de la librairie ne me permet pas d'en risquer h présent la publication. En enlevant M. AfTre au (iiocèse de Paris, la mort m'a privé d'un IrAs puissant concours qu'il m'assurait, et des notes probablement nombreuses qu'il avaii eu la bonté de recueillir à mon profit. Ce fut pour moi un dommage immense et irréparable*

▲LGBSTB.

La cauM?

oroois.

Il faut partir, Monsieur^ èêb» dire adieu.

ÀLGB8TB.

Mais par quelle raison me tiens«tu ce langage ? '

DUBOIS

Par la raison, Monsieur, qu il Taut plier bagage.

Il est bien certain que ma Biographie, commencée depuis plus de dixads, subirait des additions et modifications importantes.

Je dirais, par exemple, ceci :

M. Oli¥«er, devenu évêque d'ÉTreux , sème à pleines mains dans son diocèse le zèle de la maison de Dieu et 4e la sdonce, et il a natureHement encouru pour ce fait d'ignobles tracaiseriesbleotôt réduites à néant.— M. Cornhaloi vient de quitter ses chers lapins et ses honorables poules de Chatenay (Isère), où Pavaient confiné des persécutions invraisemblables , pour reprendre partout ses triomphes de prédicateur et notre conversion. — M. La- . oordaire a pris domicile, avec les Frères-Précheurs, dans la maison des Carmes , très ruineusement occupée, depuis quelques hivers, par une société de gens étiquesse disant des hautes études. Envoyé à l'Assemblée Constituante en 1348, il prononça un piètie discours à la tribune, et s*en alla, et fit bien.— M. de La Tour d*Âuvergne vit encore, après quarante neuf ans d*épiscopat, très désireux sans doute d^oCFrir au souverain Pontife et au gouvernement sa démission , si Tun et Tautre oooseatalent à lui donner pour successeur un sujet de choix qu*U a nommé d'abord son vicaire-général au sortir du aénlnaire. ~ M. de Genoude ayant contribué autant qiic

personne à la fondation de la République, et voyant que ceite même République lui refusait avec opiniâtreté un mandat de Représentant, put bien concevoir de \k quelque chagrin mortel ; et, de fait, il mourut pendant Tété de 4848 aux Iles d'Htères. C'était une riche nature, puissante, noble et grandement honnête.— M. de La Mennais, toujours oherau peuple qu*il aime, ne l'est pas moins à rÉgllse quMl n'aime plus, et il a tort de regarder comme impossible Tunion du catholicisme avee la démocratie; 6tez cette méprise, sa défection, cesse. Il devint catholique à fbrce de génie, c'est à force de génie qu'il redeviendra catholique. Chez les hommes de cette trempe , une illusion peut naître, mais non durer longtemps. Depuis 1841, M. de La Meunais a publié les Esquisses éPune philosophie, livre admirable et malheureux ; un ouvrage intitulé Darvans et Amschatspans, déforme fantastique et' tant soit peu Scandinave, plusieurs petites brochures politiques pleines de sel et de raison, et les principaux articles du Journal le Peuple Constiituinty tombé sous les coups du Fisc. Enfin, et cela se devine, il siège à la Législative, comme il siégeait à la Constituante, sur les bancs aériens de la Montagne. — M. de aavignan s^est fait auteur, en 1Q44, et il a mis au Jour un in- là de 166 pages, pour venger rinstitut des Jésuites d'un infâme pamphlet. -> M. Coquereau, depuis la fameuse expédition de Sainte- Hélène , a re|fardé en face la mitraille et les bombes des Marocains, gagné la rosette de la Légiond'Honneur, visité Rome et le Souverain Pontife 6ré^ goire XVI, reçu le titre de Missionnaire apostolique , et prêché comme il fait la guerre, héroïquement. — Il est sorti de la plume de M. Gousset, maintenant cardinal, une excellente Théologie morale en lan«i)e fbançaise;

danc^ s'ils n*étudi«nt pas la théo1ogfe,iBessieurs du clergé seront désormais sans excuse.^ Après avoir évangélisé presque tous les' ba^çnes , fait d'incroyables prodiges , mérité aussi la décoration, et reçu aussi le litre de Mis-' sionnaire apostolique, M. Laroque vient de passer des Invalides à Saint-Eustache, en la même qualité de deuxième vicaire.— M. Dupont, transférée Tarcbevéchéde Bourges, porte le chapeau de cardinal. Il a fait dernièrement le voyage' de Rome et rempli avec succès une mission ck^licate. Lorsque Pie iX ceprit possession de la Ville, le cardinal y entrait à ses côtés. — M. Cœur est évéque de Troyes où il remplace M. Débelay. Parmi ses vicaires généraux, je trouve son frère, ancien curé d^Épinay près Saint-Denis, et ci devant d'une paroisse des environs de Tarare. Gue fois en cage, le rossignol ne chante plus.

Oh ! que j^aimais les chants du rossignol 1

Dans son diocèse de Tours, M. Morlot fait oublier son administration d'Orléans. On Ta nommé, sans savoir pourquoi, parmi les membt^s d'un grand conseil académique né de fraîche date et déjà mourant. — M. Pelier de la Croix, toujours créé pour être évéque, n'est jamais évoque. Dieu demandera compte aux Puissances contemporaines du désœuvrement sturlieux dans lequel s'est écoulée cette belle et verte vieillesse.— La révolution de 1848 a considérablement étendu le nom de M. Deguerry. Deux fois, il faillit arriver à l'Assemblée Nationale ; la première fois, couronné de 66,000 suffra^^es pari.siens. Il a passé de la cure de Notre-Dame à celle de Saint-Eustache, et de celle-ci à la cure de la Madeleine, où il attend qu'une mitre vienne le chercher. — M. Migne a recouvré ses Poi«fM>trâ que lui avaient enlevés les prédé-

cesseurs de M. Sibour, et i( cootiiiue en toute sécurité spirituelle ses entreprises monumentales. *— L'Éfçiise^ Ghâtel n'existe plus. MM. Baudelier et de Tascher se sont violemment séparés du Primat , l'un pour fonder une Eglise Chrétienne primitive dans une chambre garnie de la rue Saint Jean du faubourg Saint-Martin, l'autre pour se convertir, dit-on, à Sainte-Pélagie. ~ Lors du rétablissement de Pie IX, M. Mathieu partit bien vite de Besançon, et se rendit à Rome pour présenter h Sa Sainteté un magnifique ostensoir avec ses plus chaleureuses congratulations. Les journaux annoncent qu'il est promu

au cardinalat M. Henrion devient conseiller de Cour

d*appel à la Guadeloupe.— LouisrPhilippe a mis M. Dar cimoles sur le siège d'Aix.

Puisqu'il vous plaît ainsi, Monsieur, jo le veux bien.

La République de 1848 a pourvu M. D' Astres d'un coadjuteur qui est M. Miolland, et remplacé M. Miolland par M. de Salin is Depuis quelque temps, Lyon possédait M. Baronnat, ses chefs-d'œuvre en ballots et ses diners spécifiques. M* Baronnat, qui avait tenu bon contre M. Pages, n'a pu résister aux ciseaux de la Parque. C'était, en sommCf un savant et délicieux vieillard, sincèrement avaricieux au bénéfice des pauvres qu'il a nomr mes ses légataires universels , capital et intérêts. — — VHistoire de saint Ambroise, par M. Raillon, semble menacée décidément d'un éternel oubli, M. Darcimoles n'ayant pas plus à cœur que M. Bernet, et pour les mêmes motifs, de la livrer au public. — M. de Croï est défunt de lui - même, j'aime à le croire ; n^ais il s'est fait inhumer comme il a vécu, par procuration. — M. Souquet de la Tour va bel et bien, d'un pas de Ma-

thusalem, vers sa première centaine d'années ; il veut chanter des messes de Requiem pour les nombreux affamés qui convoitent cette riche cure de Saint-Thomas d'Aquin. Voilà ce que j'écrivais en 1848 ; mais, le mois dernier, la mort m'a donné un démenti , et la cure appartient h celui qui ne l^avait pas convoitée. — La Grammaire raieonnée de M. Tabbé Prompsault touche à sa fin, ce qui ne l'a point empêché, l'intrépide travailleur, de mettre en circulation : l* une très remarquable Elude sur le Concile de Trente; 2* un Dictionnaire alphabétique de jurisprudence ; 5* de nombreux articles de journaux ; 4* certaines plaidoieries au moins courageuses en faveur de M. le curé de Salbris (Régnier), contre un Interdit lancé par l'évéque de Blois. •— A propos de Bf . Collin, le facétieux abbé Potel vient de rejoindre dans la tombe et dans l'éternité Abraham et le marquis de Bièvre. Il avait plus de 80 ans de vie, et plus de 40 ans de vieariat à Saint-Sulpice. — Placés dans cette alternative, ou de perdre 800 fr. que leur allouait par annuités le ministère, ou de ne pas desserrer les lèvres, MM. Allignol font un vaste silence mille fbis déploré. — M. de Rolleau a été vu le 5 octobre 1850, sans aucun doux languir des yeux et sans pâte d'amande aux deux mains ; non pas !.... On avait pris M.Crespin pour M. de Rolleau. Or, M. l'abbé Crespin est un vicaire d'esprit de la paroisse Saint-Merry , dirigeant avec un succès inouï, comme II l'afilrme lui-même dans un petit journal de PAveyron , une académie catholique de porteurs d'eau.

PHILINTB.

Non, je ne flatte polnl.

ALCtSTI.

Hél que (liis-ta done, traître?

La tombe s'est ouverte aussi pour abimer les 55 ans de M. Manglard. 11 était évéque de Saiat-Dié. — Comme M. D'Astros preaait un coadjuteur à Toulouse, le eardioal Giraud tomba dangereusement malade, si malade, qu'au dire d'un journal, on eût la délicatesse de prononcer le mot coadjuteur en sa présence ; sur quoi le cardinal aurait répondu que s'il n'était plus en état de remplir les charges de sa dignité, il donnerait sa démission. (Hioni" tâur Catholique au 12 janvier 1850]. C'est une épigramme.

— De Paris à Nankin, personne ne sait «:e qu^est devenu H. Bourrcl. Il y a du Pythagore dans cet homme-là, sauf les fèves qu'il mange très bien, et la lune qui n'a jamais daguerréotype ses sermons. Il a disparu depuis cinq ans.

— MM. de la Septaine, autrement dits Frères Louis XYII ou de Pincarnation prochaine du Saint-Esprit, gardent toujours contre ré véque de Bayeuxune furieusedent.C'est que M. Robin n'a pas eu honte de condamner leur Pierre- Michel Yintras comme un vil imposteur, après un arrêt de juges séculiers qui le flétrissait comme escroc. Voici à ce sujet une petite histoire, pour faire diversioo aux longueurs de la nomenclature qui précède et de celle qui suivra.

M. '^'*'*, riche propriétaire de Kormandie, fort épris dudit Yintras, et déjà rançonné par la doctHne, passait en cabriolet sur la route qui conduit à Tilly. H était à trois kilomètres de ce village, lorsqu'il rencontra le prophète cheminant sur ses pieds. S^arréter soudain, courir vers lui, le supplier de prendre une place dans la voiture, rien de plus naturel et de plus saint; il le fit. Mais, le prophète s'en excusa et dit : VEiprit refusef il êit ban pour me transporter plus vite que cette jument* M. *** dut se résigner et poursuivre tout seul son

chemin. Comme il arrivait, bien gravement préoccupé, une personne se présente et lui (end la main : c'était le prophète. Mon lecteur devinera le^ émotions de M. ***. Le lendemain, un bon paysan des environs l'ayant rencontré, lui apprit qu'il Pavait vu la veille sur la grande roule : Eit-ce posnble? ajouta-t-il, vous, Monsieur, qui honorez M. Vintras^ comment avez-vous pu le traiter ainsit M. *** répondit qu'il avait fait mille et mille instances, mais inutilement, pour que le prophète daignât s'asseoir à ses côtés. Ce saint hommcy reprit le paysan, il a mipux aimé s'asseoir derrière la capote du cabriolet. — Comment? fit M. ***. —Oui, derrière la capote, fit le brave homme.J*attncd'a6ordgtie vous causiez ensemble^ ensuite que le ch'^val prenait son galop, ensuite que M* Michel courait à toutes jambes et se juchait comme je vous le raconte.,. C'est ce qui me donna lieu de croire qu'il vous avait demandé une place, et que vous n'aviez pasvovUula lui donner. Par là, M. *** comprit le miracle de l'Esprit, de la locomotion et de Vapparition subite. Il serra désormais les cordons de sa bourse.

Continuons. Je dirais encore ceci :

Tels et tels doivent s'efiacer comme n'ayant pas Vétoflfe nécessaire pour figurer dans une galerie d'hommes sérieux. — Appelé parle déparlement du Morbihan à l'Assemblée constituante, M. Parlsis , ce vigoureux et savant contre versiste , siège encore à l'Assemblée législative, après avoir soumis au Pape cette question : Puis-je conserver tout à la fois et mon mandat de représentant et mon évèché de Langres ? Question résolue affirmativement.— M. de Géramb est mort à Rome le 15 mars 1848. Cet austère Trappiste m'écrivit en 1841 une lettre pleine de modestie et de sanglots sur ce qu'indis-

crètement et cruellement j'avais dévoilé son âge et le nom roturier de sa mère, mademoiselle Lasauce. 0 bon vieillard !

Eh biVn ! pour vous ôler d'un semblable souci, De luut ce que j*ai dii, je me dédis ici.

M. Guillon est mort quelques mois avant ta révolution de février. — M. Frayssiiious, il y a quelques années. — M. Fayel, le mercredi des Cendres 1849. — î^ont également morts, MM. Drosle-Vischerinfj, Forbio-Jauson, Liautard, Rey , Letourueur, Paravey, Demeuré, le cardinal Pacca, de Sausia, Naudo. de Féletz, Belmas.— LorsquMl mourut, M. Guillon était primicier du chapitre de Dreux, nouvellement fondé sur les sépultures delà Maison d'Orléans. Il venait de produire contre M. de La Mennais, un ouvrage très pâle ayant pour titre : BUtoire de la nouvelle hérésie, et ifl travaillait à une réfutation détaillée des conférences de M. Lacordaire. — Si quelqu'un me disait que M. Belmas a rétracté du fond du cœur son adhésion à la constitution civile du clergé, je suis en mesure de le détromper. Tai sous la main certaine pièce écrite par lui, très authentique et très formelle, laquelle ne date pas d'une époque plus éloignée que 1844.

En voyant que Monseigneur Donnet n*a pas eu sa place dans la récente promotion de cardinau?^, la France entière s*étonne« et plus que la France. — M. Dufêtre, aujourd'hui évêque de Nevers, fait un usage magnifique de la précieuse expérience qu'il a pu acquérir dans le diocèse de Tours. Ses mandements sont des modèles achevés de style, de savoir et d'onction. Son administration consolerait l'Eglise de France, si elle n'était in-

oonsolable de vivre sous un régine extra^canonique et de bon plaisir. — Il a été publié un livre touchant le martyre politique de M- D^oste-Tl^chering, livre signé du nom de M. le comte Horroër. —M. Graveran est l*un des ecclésiastiques que le suffrage universel appela en 1848 à représenter la nation. Il n'a point accepté de mandat pour r Assemblée législative. Sa douce et calme nature supportait avec peine les éclats de tonnerre qui se font entendre sur la place de li Révolution. Il est rentré, sans esprit de retour à la vie poUtKfue, dans son diocèse de QuimpAr, c'est-à-dire dans sa famille. —Je demande s'il est vrai que, avant dé mourir, M. Liautard n'a pas reçu ni voulu recevoir les derniers sacrements, malgré les supplications de ses vicaires et autres. — M. Desessarls porte maintenant le titre d*évéqne de Blols et contioue d>n exercer les fonctions... Point du tout, le prédicateur de Saint-Elienne-du Mont vient de nous annoncer, à propos de la résurrection des corps, que M. Desessarts ne vivait plus après le dimanche 20 du mois d'octobre 1850, cinq heures du soir. Ce prélat n'avait que cinquantecinq ans, et il était sacré depuis le 25 juillet 1844. Dieu veuille que M. Pabbé Lyon net le remplace ! —Il a paru de nouvelles brochures signées par M. Desgarets, lesquelles, sans être dénuées de mérite, ne valent pas à beaucoup près le Monopole univer$itaire»hu reste, IHn trépide chanoine de Lyon doit triompher tout juste en voyant que ses combats de droite et de gauche ont définitivement enfanté l'hermaphrodite combinaison Thiers. —La nomination de M. Ghalandon, comme coadjuteur de M. Dévie avec future succession, date, je crois, du jeudi 24 octobre. Cet ecclésiastique avait pratiqué la chaire sans désavantage et sans bruit. — Encore une fois, il faut dire, non

pas M, Chartnmsie, mais M, Chairouue, Oa regrette toujours, à soo sujet, que certains hommes, fort aiinables d*ailleurs,iie puissent pas se coi£fer d*uoe mitre sans raidir leurs jarrets comme des coqs mécontents et sans se fune$ter la figure.— Je n'ai plus entendu parler de Monsignor Arnaldi. Ses modestes inclinations le retiennent à Rome dans les postes modestes qu^il occupait jadis. Cependant, la barette peut lui tomber sur la tête d'un jour à l'autre. Si sa notice était à refaire, j*eo détacherais une certaine petite thèse de fantaisie sur la chasteté, le horsHl^œuvre me paraissant, cette fois, excessif à moi-même. J'arrive tout de suite à mon dixième volume et aux additions ou rectifications qu'il comporte jusqu'à présent.

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