‹ Biographie du clergé contemporaineChapitre 7 sur 15 · ARCHEVÊQUE DE ROUEN · texte numérisé non relu

ARCHEVÊQUE DE ROUEN

Non ergô dandà est Ecclesia alicui, •qHia wnctisMint»» w«, Bcil (\w creâilur optimè servi iurus Ecd^i» que illi çommiltitur.

' : . :Alf4t*V.fip*>tft» '

Pour des raison» que le lect^r ne comprendra pas d'avance, ^mais queje rengage à rcspeeier |«-o- Tismrement, je fais. intervenir dans cetl« Notice M. Fayet, mon éternel éyê^rue, et M. Olivier qui est ma fantaisie , parce qu'il est aussi n^ très vive

adnûration.

Suiveipl plusieurs coBsidéraVioiisdedéiailiSur l^s de^pirs des évêques, la bonne len^€ d«9 magistrats civils, la conduite des paroisses, et les fruits de

117« UYIL Tome 10. 4

l'éMqolitioe fié la cbalre à notre «poqte i ce n*est pas non pins sans motifs.

Ceux qui disent que de telles choses ne sont poin^ biographiques ée feur nature» «t qn'iis goûtent pen mes à-pnqpos, je les prie d'y réfléchir et de changer d'avis.

Hù positiss l'éminentissime cardinal Gostate- Maximilien- Juste de Groî-Dolmen venait de mourir sans opérer une grande révolution dans les affaires du diocèse de Rouen. Â défaut de M. Fayet, devenu curé de Saint-Roch, et puis évêque, il restait Un juste» c'est-à-dire le gouvernement tout entier, tel quel.

la mort dacaidînal-archevêque et prince, ayant titre d' Altesse Sérénissime, ne produisit d'autre effet que celui-ci : on se rappela qu'en dépit des préjugés de sa famille, qui faisaient ses préjugés, il avait IbK gracieusement assisté au baptême do txftàie ittêgAime de Paris, œ qln , par malheur, doMa lieude sottrire us peu; et, comme d*habihidé, on reehertbti bien vite qui poftftait être mm

Naturellement, toutes les idées se pertèifnt sur M. F%t^$6eihr*6ttMtro»fÉBureMiiesleslèvre& {TMII è qiâ tilerait te fcmeux mot du pape Zachirie t it c&ft0iènt ^vetm fiii e9t rmpêrH l» nom

-^ Ml -

ierm, Nul n^Sftogeaiià U. Ji»t«; pourqu^ ? pc^ ciiiebiiies r«iiofia sans doute.

Je conçois de reste la logiqqe dn boa SMilt p^pe ^ fit 1^ P* I<e Ooii^ a»e déplaît teaHCimp torsqoe , dans SQ3 Anmies eochswtià Froncorumf il in* firoie raiifJie»ticU6 de son arguiD6nt. U roi Louis- PbJiippe argiwiM»nta txmsm le p9^le Zaph^rîe.

£NM»e>, \» sif^deRonea fut proposé^ II. Fayet, qiû demMia la permission de ne ppigt racc^pter.

Sor ce refus» rembarras dn r<M cj^vieia eoAsidéraUe. Un arcbeiêqiiie qni règne est unp «bose focile à trouTer ; mais il m UuK na fui gouverne , qui iiign# dsa maindwienta dont il soit Tauteur, et qui ne fnBise ppiat yiière de son incapacité ou de sa feinéantiae , on bissant ^ qnelquo grand^Ticaiire «$cieia; touies le» cban^w à'wm pi»ce d(mt il se réserve Iss imotanients et rbeniMMr ; donc , te roi di rehait.

£t puis, les peuples ncntsandB «'est pas bm»e répnuilon; je snis {ixtàk de le dire , après un vieil auteur très «aoère et très charitable : » Ces peuples « aoftt fins et ruKS,|p*andemeot addonnez à la chic caacrie, et w répatatiott de ne teair teur pat irifi(1). 91 Ainsi shnprîMet^ sans mène inmuer

(4) « \a reste, ils sont ifassez bon esprit, ajoute naîveaieat O*^ Joifii^ «t liai embiuneiit t» pîétô. • Dkt» tbéol., eoL 1314

que le clei^é du lien ii'esl pas ou est pea normand sur ces divers points. La diJKculté s'agrandissait proportionnellement.

Et de plus, ce n'est pas à M. de Grol que devût succéder le nouvel élu, c'est à M. Fayet. Les honneurs et les titres , cela se porte aisém^t ; ce sont ceux qui les donnent qui en font les frais, eux seuls maintes fois, et aussi bien pour un mannequin, pardonnez le mot, que pour le plus grand homme du monde. J'ai vu briller la couronne de Cbarlemagne sur la tête de Louis- ie-Niais , et M. Baoor est académicien tout aussi bien que AL de Lamar^tine. Quelle que soit la pompe des solennités catholiques, jamais peut-être l'Église n'a fôté le très Saint-Sacrement comme certains peuples de rinde fêtaient une ignoble chose dont je n'ose, par pudeur, articuler le nom. Le talent, l'activité, l'expérience , la longue vue , la vigueur, le don de Dieu qui fait les bergers des peuples, voilà ce qu'an public pinson moins idolâtre ou stupide né prête à personne, voilà ce qui part nécessairement du fond du sujet élu, voilà cequ'il s'agissait de rencoairer; et je laisse à penser si ce fut sans motifs que l'on répéuit de toute part, tout examen fait : nul antre que M. Fayet ne peut succéder à M. Fayet.

£t les diocésains de M. Fayet, que disaient-ib

doDC ? quel Intérêt preoaient-ils à la délibération commune? Sauf exception » et la justice veut qiœ j*en convienne, ils ne disaient rien, car ik n'en savent pas davantage.

Ainsi donc, M. Fayet ne se rendit point à Tinvitation du roi. II faUat chercher antre part le snccesseiur.

On pensa nécessairement à M. Olivier; mais saint Tauiin, premier évêqued^Évreux, mourut en paix au milieu de son troupeau, et M. Olivier veut mourir ou s'en aller de même. Or, quelques individus ci-dessous dénommés, ayant ces flegmatiques virulences des Ëburonices dont parle César en ses

CommentatreSy les D , les L ,les P....,

et autres Ëburons, s'y opposent, sur ces graves raisons, à savoir : 1*" que M. Olivier ne ressemble aucunement à M. Du Ghatellier ; 2° qu'il est jeune par conséquent, très ingambe , non moins actif et vivace , en pleine possession de son esprit , et , s'il convient d'employer ici ce terme nouvellement façonné, homme au cœur toiTentiel ; 3** qu'il a vu sous toutes leurs faces le monde et le clergé , d'où résultent chez hii , avec une merveilleuse tolérance pour de nobles faiblesses, la plus effrayante rapidité du coup d'oeil et l'invincible besoin de sévir contre des péchés sournois et de lâches bêtises; h"" qu'il

est siisp(?ct, enfin, ée qiwlque défoûmenc à l'égard dn panvre peuple. Ainsi la guerre se fait à Évrrax, guerre de la puissance loyale et appflerfée contre rimbéciUité félonne et têtue , du boa êmiê covitre rîneplie , de l'honneur oonlre ce qai n'est pas lui. El vo^ un étonnant spectade, mais que l'histoire pourtant nous présente sans cesse. Quand les vrais maîtres, Jugeant l'époque firrorabh el les esprits asses mûrs , veulent rendre à leoiis peuples quelque peu de liberté, alors surgiisent de la fouie je ne sais quels maîtres aecoadaires dont Tabjectiot commune alimentait ia benrse et la honteuse ambition. Une fois tout le monde d«boat, qae devient leur taille? Proclamer et cimenter tVndissolnUe union de l'obéissance et de rautoriié dans l'amour, c'est leur «oustraire à jamais Tindigne moyen de vendre è ceUe-cî leurs dénonciations calculées, ï œlle-lh leurs fourbes condoléances. Or, an point de vue de toute administration socîaie , l'amour et la liberté , la dignité , l'inteMigence , la dviliaatîon , Tordre , le bonheur, ne font qu'une seule et nême chose , dont ces misérables sont les ennemis nés, sous peine de n'être absdument rien. Ils se contentent d'abord d*txtemnner leurs fwes. Yicnuent les timides réclamations , auTqucUes succède bientôt un silence pervers. I.e r6le qu'ils jouaient

iàet^ e*M (oM qu'As joueront êoeofo, cm boni meariettre ; car ils mentmot à l'évéqae et à mb dkw eêsains pour naintenir la triste attuattem qui n'est plus i ils mentiront de ni6me pour anéantir la rituation BOirvelle , et sortont ils ne BiafM|tienmt pas dinToqoer \ Tappai la sainte implicite , le saint renoncement, le boù Dieo, notre Seigneur lésa^r Cbrîst, labres immacnlée Yieiigo Marie, ei le saint chapelet. Je lépète et je sais bien que ce sont ée vils arteqnfns dandestinement eSh>nt6s; tooteft», la pauvreté de la oatare est telle ^ns ilnminiev 11 y a des passions si abrutissantes et si étranges , ^'e« vérité J*ado)ettniis à k longue nne certaine bonne M de contrebande, fruit monstrueux de rave«gle-> ment et du sens réprouvé , candeur de la icéléra* tesse, imposture de l'imposture.

Sut les réflexions qui précèdent, non lecteur jugera oe qui suit. M. Olivier) le même qui, p(^« dant plus de vingt années et dans les emplois les |dus considérables du ministère des paraisses, fal constamment admiré, chéri, vénéré; M. Olivier, qui fut solennellement prodamé le premier coré de France; M. Olivier, ce miraculeux travailieur qui prêcbe toujours et qui prêche véritablement! M. Olivier, qui étudie toujours, parce qn^il sait toujours , qui toujours pleure misère et toujontn

foode au iipnide la charité de9'élablifli«iieat8 pirécieux ; M. Olivier, qui occiipe toujours son cabinet d*évêque pour les fidèles et le clergé , les riches comme les iodigeqts, ksgrands comme tes petits, et qui toujours visite tous les presbytères des campagnes et des villes de son vaste diocèse; M. Olivier, qui, faute de sujets capables, se fait professeur de droit-canon.au séminaire, entre chaque jour le premier dans sa cathédrale pour y prier, assiste à tous les offices des semaines et des dimanches sans exception , et tient chapelle à toutes les fêtes solennelles; M. Olivier, qui parle avec un égal bonheur, selon les circonstances, le langage des Pères de réglise et celui du catéchiste, le langage de saint Augustin ou de Bossoet , et celui de r%odrîguez oa de saint François de Sales, que dirai-je? Ai. Olivier, l'un des. hommes les plus substantiellement ecclésiastiques de Frauce ; M. Olivier, dent personne n'a droit de contester l'esprit d'oraison; M; Olivier,. qui n'a jamais plus enfermé à clef sa personne que ses pensées, et dont la vie se trouve, pour ainsi parler, entre les mains de tout le monde comme une montre ont on entend jouer les plus intimes ressorts et dont on suit de l'œil , seconde par seconde, les évolutions successives ; M. Olivier, qui a fait tant d'heureux, consolé tant d'afflictions,

relevé tant d*âines abattues, répaiida tantd'aum^Qes dans le sein des pauvres; lui, que ses aineuiîs même déclarent inoffensif, et qui n'a d*enneaiis que ceux qui ne le connaisseni pas; M. Olivier, qui porte la tête droite, regarde en face^ rit de boa coeur , ne prononce pas des mots à double entente , croit à la vertu d'aulrui , admet d'autre talent que le sien et ignore profondément l'art de calomnier ou de médire ; lui , qui se met en colère et le regrette tout haut ; j'insiste : lui, qui se met en colère, et, si peu qu'on veuille y réfléchir, on sentira fort bien la portée de cette expression ; eh

bien, M. Olivier, depuis qu'il gouverne l'Église d'Évreux, a été, de la part des cinq ou six individus dont je parlais tout-à-l'heure , et devant son métropolitain, puis devant le souverain Pontife, l'objet des plus hideuses comme des plus absurdes dénonciations Ma plume se refuse à consigner ici les

griefs articulés. Ose-t-on dire de ces choses sur la place Maubert que j'habite ?

Certes, Tiniquité s'est menti à elle-même. En dépit des sataniques efforts qu'elle avait faits pour accréditer préalablement la calomnie dans la masse des populations, IVl. Olivier a pris possession de son Église épiscopale ; il a été là ce qu'il était à Sain^ Rocb, ce qu'il avait été partout, recherché, admiré,

clifri da dlitrgi honnête et des laïques, saaf

«pKiqoes exceptions qui tournent de même i u louange. Pour tirer Tengeance de oeui qui s'étaient faits si gratuitement ses ennemis, M. Olivier les combla de bienfaits ; il TOulut les en accabler. Tactique magnanime et déplorable, erreur d'une belle âme; c'est tout an plus un meiyeu de tragédie bon pour Corneille , dont le Cinna converti ne présente en définitive qu*un sublime mensonge historique.

Bref, M. Olivîer, en présence de ces oppositions misérables, ne pouvait quitter la place; il ne pouvait le vouloir, il resta.

Bt, à défaut des illustres hommes dont je viens é^ parler, le gom'emement , puisque c'est le gonvernement qui choisit les archevêques , se mit à chercher encore.

Il trouva l'excellent hontmie dont voici la biographie. C'est assex dire qu'M fallut, à beaucoup d'égards , poser le pied sur des degrés moins aériens de l'échelle ; et je m'empresse d'expliquer ces derniers mots, qui, dans ma pensée^ ne sont mllement injurieux pour M. Blanquart de Bailleul.

Son inférioriié n'accusait évidemment ni le coeur, ni les droites intentions, ni le caractère, ni la piété, ni le passe sans tache, ni llnviolabilité du renom. Sous ces rapports , M. Blaiiquatt de Bailleul se

troDfo l'ég»! de q«i q«e ce 9(Mt , et hàm hkm im derrière lai pne léale nonibreMa U anît Uil hb pneoves : il eftrait oomme fpfir^pMes «oa edmiw^ tration de Teranlles» mom uns cimmaftiiiee d^ Mbotf dont il sera qoettion (eitt-ik*rb^ere {!)• la vie (dféf êqoe tout entière» aon ^vènemeDt ^ l'49i#^ copat , » conduite de grand^-Ticaire « jat la ^ honorable carrière qu'il pareonrat jadia àms U^ fMk gistratuna.

Tel on a TU M. de Ravignaai^ tel fa| M. flanquart de Baiikol à ta aortie de l'École de Droit de nriiL Ce q«i n'exialB filaa aujourd'hui que dans laa ^rgaettes jauaiea de la bibliothèque du Pakia etda^a qnelquea yieîUes niéinoire8dôcrépiliaa« deui jeuieB bofDuiea promettaient de le rénimr au TiC S'il f a des îadîvidua s'intitubut (^ea m ^la qui falîffMWt de leur dévergondage euAuiré les iripi9ip de holuwe et lee promenadea puMiquea, laa :^m n^fmf^ ment erapuleuy et lea coolissea dea 4hMtm ; «'il #n rtariiie cbaqiae jovr 4m ac^iofUN» qpi époivrenM^t lalerre : {auiiHea désolées, vol, pnijurfl», mim" nata, aoélérateflae impunie, sociéii déshoat^ré^ ( cea

Catousl a'U est vrai ipi'à h veille d« wcide

troia tm lâche et do dép9rt peur le bagQo, ils prf-

(i) Sttucore^ Yoyex ci-dessous.

— seo —

tendent méditer sur riromortaMlé de Tâoie dans le Mont^'Ckrùtod^M. Alex. Damas; si ladéprayation des moeurs et de l'intelligence a perverti les corps et comme oblitéré ce majestueui type du sacerdoce de second ordre qui caractérisait les figures irénérâbles de leurs ancêtres ; si cela est, je ne l'affirme pas V je ne sais; Mais quel spectacle que céiai-oi : au centre même de cette corruption maudite , ? oici deux jeunes hommes qui sont deux traditions vivantes d'un passé auguste, et deux vivantes condamnations de leur époque. Sur lenrs fronts règne la* paix, fille de l'honnêteté. Ils sentent la nécessité do recueillement ; ne seront- ils pas un jour solitaires au milieu dp monde ? Ils n'y devront paraître qu'en des moments solennels, pour dicter aux hommes de euprêmes oracles, pour défendre la veuve et l'orphelin, pour rendre au Diea des étemelles justices l'honneur et 4a gloire des œuvres saintes qu'ils auront faites en son nom. L'étude fécondée par la prière, c'est la v<»ie qui les conduira naturellement à leur but. S'il faut accorder à la débile nature des loisirs pas^gers qui la reposent de ses fatigues et lui donnent des forces nouvelles pour de nouveaux labeurs, du moins choisirontils des objets de récréation qui ne blessent point la conscience et produisent pour eux de vrais plaisirs

— Mi —

sans arrière-goût yenimeux. Ils porteront la tête haute partout; partout ils iaspireront l'eâime, ils propageront la bonne odeur de Tinnocenceet de la sagesse ; le peuple, eu les voyant, dira qu'il espère des temps meilleurs et de plus pures sentences. La justice consolée prononcera leurs noms avec amour, et proclamera bienheureuses les mamelles qui les ont nourries.

Mais qu'ai- je fait? Ces lam^tations ne conviennent point à mes exiguïtés biographiques. Tant de longues phrases signifient qu'à l'inverse d'une foule d'individus, titrés ou non, jeunes ou vieux^ dont toute l'énergie et toute l'aptitude se consument tristement en je ne sais quelle flânerie détestable , ML. de Ravignan et M. Blanquart de Bailleul se livraient avec une pariàdte exactitude à leurs devers, et n'en étaient qne plus avisés et plus dignes de considération.

Gomme grand-vicaire , le dernier plut singulièrement à M. fiorderies, qui souhaita de l'avoir pour successeur; et c'est un éloge pour l'un et l'autre. Le clergé, qu'on appelle trop vite inférieur, celui de Versailles partageait les aSeclions et les idées de M. Borderiés sur ce point. Je m'abstiens de commentaires.

Le 17 décembre 1832, ces vœux furent exaucés,

et IVL BUmqa^n de Baiilcni opposa qnelqve ré^ risUM» k la nonnotiin ^ loi MaL Ce s'était pas MO pretoser rcte^ 0éjli ItgovrsFÉeiDttift hn «fait ottatt Id siéger de BeacPRaîs^ Oa côonatc le ont de saint GTégoîre-fo'CIrMui : Ceiuà4à fmd en di§m qui a» crêit tadignSé (UAe seconde foài^ pm» cette raison mettes les excuses da gyand^^icaîrev kno de neutraliser le choix , le confirmèrent.

Puisqu'il fl^agit d« cœdr^ c'eistnâ-dirs de la doDœiir ». de- la bonté ^ de la tendfe coni^Asaion» de l'esprk de sacrifice, des graoiens ppecédéa^ de la cbroiture^che la ehaiité de M. Bèaaqoart de fiaiUenI, je ne sentirais- pressé |de le suivre dana toos' ks plua iiiin<tes détasb de son adannetratioB'» ei de justifier, pai^ destfaiis indéniabfes'j ccrqai a été dit d-desaai ^ à sbaiar qai'ilk ptiMde éaiintnnieBt alncune de* ces qsiàiités; pi^cieosce; Cért»^ s-M appartenait à des âges plus ou moina lecidfià^ je ne fatllinits pointât k» tâche ec ia; troovecaîs dfaWfeurs f ri comnièile*} aiaÉs panse que les a<»e^ dlms doai j'aurais k fatretaiemi'aii ist sont aecannplis sms les yens de teiia 1«» eoMemçfm^t le ïtti&at fiernie& que je iiie festreî^M à quelque» données générales^ néeesMivet pour le Inm exempte^

Nul donc ne me contredira tli j^éflhtffê ^ 4&i scdt « non sans btfiîner çà e€ là^ dana tes écrits des

— 808 -* 9èreB ée YÈ^ése : H iiourris«»U ea qtielqiie iorl?

fistioB «tcleca docinae^ etctaxqniètaiflBt ateem»

fNir Fodevr desa iKHiveTenommée (1) Bans m

diooèfic oà ii péamî^ âe «4el3 afiftiretet lorœ d'admettre» Qoit 8« séfldiiiMre, «ok ài h tite des paroisim d* ca0ipi9Mp «le fud^ d'étraneers plua ou mpm aKaDtagaosement aartia de leurs diaoèaea rf speclxC^ Il Be i«l liûq>itaiier que povr dea ecdéainaliqoeii

d'une iCDodiiite éfmuyée (3) Dieu douoe ae^

9râc«8 «onnifi iboii M «embte ^ ^^iiaiqHe Téloqueocç flie fM fiaa prâHflémeat la fait 4^ M. ilaiu}«3rt de Baiileuli il j^arteii jouv«nt à sea^euaiUea, car ii a?aît fioofirîs «ctte belle iuftructkm d'un €ùmïie : « £a « pGéaenee de V^fé^tifm , ii u'eat p^s pèrow > m < iiiffâtre (ai^iif idîapepae} d'ailocuUoDper te peuple^ I Qoapd même l'éfêque serait moias iiotrDit et f nmoa éhqoeitf « la parole du paateur a qiielqu^ % clHae de plus i;ran4 ^t ,de plu» ton • i^wqae ia « lait 4e la mhre t&i ^mé plus utii» qu^ le lait « de la JMmitfk» (3)....i. « Aussi, «oiiaidérez« je nom prie, qxie , $uivaiu (a

(1) B. Grejr. ad Anast. presb. Epist.

(2)Greg.^E})ist. i9.

(3) Gonc. HispaU, aiin. 630, trad. de saint François de Sale».

parole d'an saint Père , M. Bianquart de Baillenl portait partout la fertilité dans son diocèse ; les fruits et les flenrs croissaient avec nne miraculeuse abondance sous la rosée de sa parde : Per fluentâ lingucB erumpebant flores usquè ad fructus nutt» ros. D'où Tenait celte fécondité? C'est qu'il. s'alimentait aui sources toujours inépuisables des saintes Écritures et de l'oraison; c'est qu'il concentrait son activité dans la pensée des devoirs de l'épiscopat, n'imitant pas ceuidont on a dit qu'ils abandonnaient ces actes essentids pour se livrer an soin des affaires du dehors et aux scandales des tribunaux : Qm avuUià dulc€dmeScriptura,ete,, tatos se tradunt Utibus ae forensibm negotiù. Il est vrai qu'en ces derniers temps les journaux ont retenti des procès divers qu'il crut devoir susciter à M. Dofaure (1 ) , sur ceque ledit libraire imprimait et vendait illégalement , selon Sa Grandeur, certains ouvrages liturgiqpes; mais les tribunaoi prononcèrent en faveur de i'évêque, et, de fait, l'opinion publique elle-même a jugé peut-être dans un sens analogue. Si donc c'était son droit, M. Bianquart de Bailleul avait raison néanmoins de le soutenir.

(i) Libraire à Versailles.

La principale cause da Inen qu'il faimit faire est qu'il en donnait lui-même l'exemple. Rien n'égale pour la persuasion la puéssance de la* sainteté : Anima viri sanctt annunttdî alitfuandd vera plusquàm septetn speculatores sedentes in execUo ad specuiandumii). La cathédrale édifiait les simples églises, la maison de l'évéque les presbytères. 11 n'appelait autour de lui que des hommes ayant la crainte de Dieu et purs de toute affection charnelle ; il formait son conseil des plus expérimentés et des plus irréprochables, et il ne prenait aucune décision sans eux : Sine cansilio nihil fadas, et postfactttm non pc^tebit{2), il évitait l'obstination qui naît de l'orgueil , et l'inconstance qui naît de la légèreté. Il se fortifiait au moyen de leurs continuels avis dans les maximes que voici :

1* Il n'y a rien qu'on ne puisse déguiser avec de belles paroles et des raisons spécieuses ; c'est ce que font beaucoup trop de personnes qui prétendent justifier et autoriser, comme chose convenable aux maisons des évêques , la magnificence des ornements, lorsque pourtant les Pères et les conciles proscrivent ces superfluités dangereuses de la manière la plus absolue (3).

(1) Ecclc. 37.

(2) Eccie. d2.

(3) 11 importe ici de citer textuellement : Nihil est qv^oa

S"" Il kat Mvit^ ^Bm ses rappotts avepk prpebaio, «jupie «t doux poflBme k cdûonbe, et pradenl Uwtefoto AQQune le serpeat^c'efit-à-pdire garder la tiu ou M eharitil, ou^ en d'amrfis termes, ne rien faire d*iUicito par esprit de fierviliié, d^ fublo^, dV térét de {Camille • d'égoisme et de crai&ie, etc., et ne pas confondre de mesquines irritaiions ou ses répugftaacffi personnelies «vec la sainte obl^oii 4^ nngw (te» inj4ires faites à pi^u. — Qu*ua prétue se fqt Jivlsé de dire par impo^ble ; • Nous avons UQ mauYais évêque, v M. de Bailieul aurait tout Mniipen( répondu dans Tingénuité de son âme: f Poqr mpi-iuëme, je pe récriminerai pas, et j'aurai pro{}!{é qno je sais bon : f talus est, infmmt, ^pùcojffis^ ifon objurgn fpùcçpm, boms est (l). ■ S'agissaiL-ri) d'm pr4m fifimiofd ? il adressait à ce ipa^heureuK d^ adm^Pitioqs tempérées ponr toactier COQ mmi si ce premfer n^oyen ne suffisait pas, il employait ^vec discrétion et parité des mayens plus séwf^y car la sévérité; qurni elle est sage,

non aliqtias apparentes rationes haéeat, et quod n npossU verbis honestarU prœsertim hominum etogitentiitm : cujat modi sunt e^ qnibnfi m^Ui ppçburtk cqniioniunt n^gnûfieim apparat um atqtie sptendorem dçcere domos Episcoporum: quibut tamen nuilo modo advtrsiu Pûtrum ^et concihorum decrcta et earmpia conccdendum est^Jugcta Ulud* €te. Que devient !a saime représenlaiion ?

(1) Aug. Ps. 11.

11*681 IMS plus opposée il la vraie maMuéiade qii*à la jossîee; et avaat de «évtt% eomno l'écrit à Castoriuo m Père déjà cké dans cette mtke, il ne se ooBlenftiil p^is de requérir Tavis de deux ou trois persoBoet, il prenait celui de tous les hommes

gr«vea qu'il aiait i nà dtspoûtion M. Bianqoart

de Baîlleui tirait encore de sa fidélité à consulter autrvi bien d^aotres avantages. Lisez ^ è bmo lecteur, lisez-*les donc, oesadmfraiiies saints Pères : et surtout fermez ToreiHe aux modernes Pharisiens, qui -vous diront } Les Pères ne sont pas à la hauteur de notre époque : les Pères avaient raison tout ao plus du t«m]B5 ^ue la reine Berthe fUaiu

On a voulu foire croire que, malgré tant de précautions louables, son administration péchait Pfir le côté le plus essentiel, et , comme eiemple, an a cit^ le9 emhArrils très fâcheux dans lesquels s'est trouvé naguère le séminaire do Versailles. Ifwv iDoi • la questiQQ devient épineuse , d'autant ^m \^ suecêfiseur de M. Bianquart do BaiHeol, avec la froide délicatesse qui le distingue à tous égards , semble lui-même uoir ses plaintes ^ celles du public , et décliner une responsabilité qui , naturelleaneiit, rçtom]t>e d'un poids quelconque s;ur le prédécesseur. Aussi ai-je bien peur de pion épigraphe, qu'il faut reproduire ici : Non da^da est

Ecclesia alicui guia scmctùsmus est, sed qui créaturoptimèserviturus EcclesÛB quaiUi conunitiitur,

A6n d'éviter des méprises funestes , je copierai l'Ami de la Religion , organe à pea près officiel des éyêqaes , joarnal dont la suprême sincérité ne faisait aucun doute pour personne à cette époque,

• Nous aurions désiré , dit ce journal , que la connaissance de la situation désastreuse où se trouve réduit le grand séminaire de Versailles demeurât renfermée entre le respectable évêque qui s'efforce d'y porter remède, et le clergé de son diocèse dont il réclame le généreux concours (1); mais notre silence ne pouvant plus suflBre à tenir secrets des malheurs qu'il eût été possible de réparer sans les divulguer (2) , nous ne devons plus chercher qu'à tirer quelque bien de cette publicité fâcheuse. C'est donc avec douleur, mais aussi avec confiance, que nous reproduisons la lettre suivante; nous imiterons la réserve que le prélat s*est mposée sur les causes de ces désastres (3) ; mais

(1) Pourquoi ce y\( désir? Qu'y at-il de périlleux dans cette révélation P Un enfant le dirait.

(2) C*est une grande question.

(3) On sait seulement qu'il y avait au séminaire un supérieur et un économe , et à Poissy une imprimerie dirigée par la personne qui Tavait yendue au séminaire, et certaine exploitation de mines fort naïve, etc., etc. Qu'est-ce que cela prouve ?

notre respect pour la mémoire de Mgr Borderies nous dotine le droit et peut-être nous impose le devoir de rappeler que... M. Borderies, ayant releyéles établissements religieux de son diocèse, leur avait assuré ayant de mourir une prospérité qui semblait ne laisser à ses successeurs d'autre soin que celui de les maintenir dans cette situation florissante (1). Ce sage pontife avait en partieuiier constitué , au profit de son grand séminaire , une rente de 20,000 fr. sur les fonds romains. »

Telles sont les réflexions du journal. Voici la lettre de M. Gros :

f Monsieur le curé ,

« Je crois devoir, sans tarder davantage, faire à • votre zèle un appel de confiance. Les besoins ur- « gents de mes séminaires m'en font une nécessité.

« Ces établissements ont éprouvé , il y a dix « ans (2), de déplorables malheurs et subi des

(i) Ainsi, M. Borderies n*est pas l'auteur de la catas* tropbe; loin de là, ce généreux évêque avait assuré la prospérité que M. T^ros, en arrivant à Versailles, ne trouva plus* Celte révélation, pour ne pas être fort dangereuse , dennandait à rester dans Tombre.

(2) Epnqué brn précisée. \f Gros doit défendre son administration, bien qu'il n'accuse rormeUement personne.

Il y a dix ansl Qui diiigeait alors les deux séminaires ? Par quel fait sont arrivé!^ It ^ malheurs et ont été subies les pertes que révêf|ue va déplorer tout-à-Theure? S'il y avait moyen de les attribuer à une sorte de fatalité pernicieuse en

— Sl« —

c pertes înmiemes. Depuis cette époque, Ils ne se i sont souienus que f» des empronts soocessiiB. « Les rentes «muelles , tant viagères qae perpè- « tucHes , dont les capitaux ont disparu (t), s*élè* « vent à la somme de i^2,006. Je ne parie ni d'une « dette de 127,00d fr. dont on réclame le p«e- « ment, et que j'ai Tespéranee d'éteindre par « transaction, ën^ee le concoure de... mon prédis « eesseuTy et en sacrifiaot une partie de mes Cribles « ressources, ni du déficit extraordinaire qae doit « occasionner, cette année, la cherté do pain et des « denrées , ni des pertes qui doivent résulter dt « changement d'économe et de comptes em- « brouillés.

« Fermer les séminaires , ce serait frapper d'on * coup mortel l'avenir da diof^se, sans remédier i

ezcus^ lesi^onpie», p'fiiaitapiMKfiiBiiyeiUphosecon^iMble d'entrer ici dans quelques détails. Les inhabiles ou les coupables sont-ils des fondés de pouvoir obscurs , et , pour ainsi dire, «ansconséqueneeP 11 Importait d^tanocenter, à l'aide d'une révélation uetteet courageuse , tet ou lei homme que ces réserves même ex<p«senl à d^njusies soupçons.

(I) Di««parul c«mmeat, et au bénéfice 4ie qui? Disparus!

toul-à-conp? Quatre ou cti>q oentaûMe fraecs! pois

127,000 francs!

On €onipre.ndra en reste que mon lutcntion n'est pas de juger au fond ce procès. Je sais ce que m'oM appris 1^ jeur* nal et 4a lettre de M. (îros , j4> ne sais ri<*n de |4us { et, «ars accuser personne, ce qui serait une Iniquité, \e discute seuiemrm ici ceile lettre et cet article de |o«rual.

• la »tuation présente I Je perdrak riademiiké des « boBTses, le prix des peiisioB»^ el il me resterait

• la charge, iioDsealeineBtd'eiitireteDir les édifices» t nMis encore de payer» disque aimées ta lente « exorbitante qai pèse sur le dieeèse*

« Moa Uaiqae ressource est de solliciter 1» cha* «• rité,.elte4, etc» »

Où ron peut remarquer eGEectiToment qu'avec ta plus édifiante chanté du monde » M. Gros décline une responsabilité terrible^ laquelle retombe d'ellemême , par la force d'une date positi?ement indi« quée, sur d'autres têtes.

A défaut d'explications bien désirables, mon immense désir de ne point ajouter une inconséquence aux éloges mérités qui ont été faits de M. Blanquart de Bailleur, des inductions toutes naturelles, les tenues même de la lettre ci-dessus, et plusiem's motifs encore me déterminent à élucider, s'il est possible, cette question, de telle sorte q,ue les impressions fâcheuses dont je me plains ne puissent se maintenir.

Gomment s'expliquera-t-on que si M. Blanquart de Bailleul avait laissé dissiper, durant quelques années d'épiscopat, l'effrayante somme de six à sept cent mille francs et ruiner le grand séminaire, son

inhabileté ou sa négligence et l'état malheureux des aiïaire& fussent demeurés si longtemps un mystère pour tout le monde? Car je ne veux pas qa*il entre dans les idées dé qui que ce soit de suspecter sa probité. On demande précisément, je le sais, pourquoi M. Blanquart de BaiUeui n'a pas signalé ces dilapidations ou ces gaspillages, comme pour conclure de là qu'il était donc intéressé au silence. Je réponds qu'il agissait en homme prudent, s'il avait sondé les causes du mal et connu les gérants maladroits ou coupables : car il n'est pas besoin d'une très grande expérience pour regarder comme chose certaine que les révélations, en pareil cas, produisent beaucoup de scandale et peu de profit; tant nous avons de justice ou de charité les uns envers les autres , lorsque surtout des prêtres sont en cause; tant nous avons hâte , dans les grandes catastrophes, d'ouvrir les mille serrures de nos coffres^forts et de prêter secours à ceux qui souffrent I Dénoncer les auteurs du mal , à quoi bon? Étaient-ils maladroits tout simplement, ceux-là? ils ne méritaient que la discrète pitié dont les en?ironna M. Blanquart de Bailleul et une imperceptible révocation ; étaient ils coupables ? je ne sache pas qu'en ébruitant leurs malversations impures et en les frappant à grands coups, le digne évêque eût

réparé aucaneinent ce qui »'était fait^ et rien gagné pour l*avenir; ii eât seulement compiî.qiié la difficulté principale d'une innombrable foule de difficultés secondaires. Il convenait d'aUendre ; M. Blanqnart de Bailleul attendit» et il attendait encore , lorsqne le roi Louis-Philippe le proposa pour Tarchevêché de Rouen. Sans avoir pris d'informations sur ce grave sujet, M. Gros consentit à quitter le diocèse de Saint^-Oié en faveur de celui de Versailles. Peu de jours s'étaient écoulés depuis son installation, qu'il avait déjà vu l'état désastreux des a£Esiîres ; lui non plus ne crut pas qu'il y eût lieu d'en saisir le public, ni même de rien déplacer provisoirement; il attendit à son tour, jusqu'à ce que , ne pouvant plus temporiser, et se trouvant à la veille de fermer par nécessité les portes de son grand séminaire , il dut adresser à qui de droit la lettre qu'on vient de lire.

En somme, qne M. Blanqnart de Bailleul ait été fondé ou non à ne point divulguer plus tôt le mal, il s'ensuit essentiellement ceci : à savoir que nul ne peut avec raison juger un procès dont tous les éléments fout d^aut, et que l'homme sage , par conséquent, s'abstiendra de prononcer, bien convaincu d'ailleurs qu'un évêque dont l'administration fut si exemplaire sur tous points, n*a pu manquer d'agir

en pareille aventure oonformément I remeraUe de M conduite.

Noos arrivons à Ronen. Mais j'aioM i revenir d'abord sur les refos que H. Blanquart de Bailleni voulut faire agréer an roi. La persiBC»ce du roi triompha enfin de ces obstacles , snsdtés pv une modestie remarquable et peot^tre anaai par la générosité, car il est permis de croire que Pévêqne de Versailles, connaissatti le désastre qui menaçait soa diocèse, se révoltait à l'idée d'en laisser tons les iaconvénients de hH à son successeur. Donc , la nomination fut maintenue et souoiise an pape Grégoire XYl. Mais, dans l'intervalle de Tinnertidn an Monitevr et de rinstitutkMi canonique , anfit on embarras nouveau. La guerre était déclarée entre un certain nombre d'évêqnes et l'Univenité: diverses forocbnres, divers mandements, divers manifestes circulaient dans le poMie, et void spécialement ce q«e vC^ raconté «le ptroonne très digne de foi : Les principaux évéques de la province de Paris, peu soucieux de vider k procès par devant les masses qui n'y pouvaient rien , se concertèrent pour rédiger discrètement un mémoire caliie et raisemié , leqvel mémoire fut ensuite remis de la main \ la main an chef suprême de TÉUt. Or, par m^arde, M. Blanquartde Bailleul en avait

uDe co{Me sor son bureau. JU, un ecclésiastique â» Pflffis qui attaadait la fin du dln«r de Alousei* gueor, eu o^mpagaie de l'un des familier» du palais épiseopal, vit la pièce, et «e sentit veoir une idée. U ioi senibla que ce serait chose méritoire de la eommuniquer k un journal fort intéressé dans la question ; il s'en ouvrit à son confrère, qui parti^liça Tidée» mais en regrettant tout haut que le projet ne pât se réaliser sans risque d'être découvert par le bon évéque* Le visiteur trouva un expé* dient : a Les wagons marchent vite» dit-il; je pars, je suis au bureau du journal dans une demi-heure, et l'on imprime aussitôt le mémoire; demain , de tris graod matin , vous n^ reverrez ici avec le précieux cahier; Monseigneur, qui l'a déjà lu, et qui doit teoir conseil jusque bien tard, n'y songera sans 4<Hite que pour le renfermer ; tout au plus s'i- 9Uigiaera-l*iiraveir égaré dans ses papiers ; courage donc pour m^ mainte supercherie! « — Courage, répond l'wlerlocwteur; et ce qui fut dit fut fait. Le ieniesifli» , au grand plaisir des anti-universitaires et à la irès grande sur})rise de ses auteurs, le mémoire devint pour toute la France le secret de la coBiédte. C'était, du reste, un chef--d'œuvre de sagesse H de rédaction.

Or, M. Bianqnart de Bailleul avait &Jgné déjà

depuis quelque temps ce magnifique mémoire, et,ân moment de la surprise , la question n'était plus de le présenter au roi; je l'ai dit, le cabier qui se trou* vait à révêchéde Versailles était une copie de ceioi qu'effectivement Louis- Philippe avait reçu. . ; on dit que Louis Philippe , en le recevant, n'avait pas pris la peine d'en lire la première ligne , et qu'il l'avait bouchonné dans la poche de son habit .... Est-ce bien vrai? Serait-ce tout uniment un de ces contes bleus qui foisonnent plus que jamais en notre temps de paresse et de gausserie? Je ne sais. Ce qui est certain, c'est que M. Blanquart de Bailleul; interpellé au sujet de ses opinions sur la liberté d'enseignement, fît imprimer une lettre explicative. Cette lettre donnait à réfléchir. Le conseil des ministres dut s'assembler et le roi se mordre un pea les lèvres. Néanmoins, M. Bianquart de Bailleul, si opposé qu'il fût au maintien des prérogatives universiiaires, devint archevêque de Rouen.

¥A là, que peut écrire le biographe I Évéqne pour évêqne, œil pour œil : même vigilance, même intégrité, même patience, même justesse de vues, même prudence et même énergie , même zèle selon Dieu y même genre d'aptitude et de capacité. M. Blanquart de Bailleul n'embrassera pas dans de puissantes conceptions tout un ensemble de choses

pour lesorgan»er,on qudque sorte, d'an seul coup, oommeilL Sibour; mais il aura du moÎBs le mérite de ses efforts partiels , et il travaillera pai à peu à maiatenir pièce par pièce Tédifice 0iir9culeQseaieDt créé. Ses aiandejoants ne seront pas, cojBime ceax de AL Fa]^t, d*iminîtables modèle de savoir et d'éloquence dont la France entière méditera chaque syUabe , et que les peuples étrangers traduiront à l'envi pourlenr uisage; mais il écrira cependant de boiHies choses, donnera de bons conseils et reproduira de bcmnes pensées sans incorrections de style. Efisuf^osant qu'un lieutenant-général diocésain ne lui fut pas inutile , on sent qu'il a plus de moyens de s'en dispenser que M. de Croî, dont je suis loin de contester les qualités excellentes. Après ce parallèlo tr^s brief, vais-je comparer encore M. Blanquart de Bailleul à M. Olivier? Vais-je dire que l'archevêque de Rouen n'a pas les prodigieuses ressources d'un esprit féerique , la magique puissance de vivifier et poétiser tout ce qui l'approche, la parole d'or, lo charme des causeries familières ^ l'apostolique ubiquité de l'évêque d'Ëvreux, et qu'en revanche il a des avantages moins brillants, mais réels aussi? Ce serait une répétition; nul ne peut en douter ; je me tais.

£h bien , non , je ne me tairai pas. J'apprends

ttiio nourelle. Les Oabao&ites des saoïistîes d'£weux , oem qui, étant assez stopides pour juger M. Olivier sans Savoir tu ni eottoH, pratestaieot jadis contre sa Domination, eeux**là procesmit de nouveau parce qo'ib ne ie connaisseiK pat eiieoie après cinq ans? ils prot«0ieroi^ ttrajooro, parce qu'ils seront tonjours hidîgnet de fap|»écier; ib protesteront d'amant plosquil sVsl vengé de feors akjeei«B conspiraticms p» des bîenftdlB exceasib. Les lâches f necroyez pas qu'ils appellent h leur rida la clarté du jour ; on ne sait de ce qu'ils iMit que et qui s'en évente par surprise. Honteusement repeos* ses sur plusieurs points, les voilà, s'il faut en croire la rumeur publique, qui s'ingénient des turpitudes nouvelles pour porter au métrqMlitain, c*est4hdire à M. Blanquart de Batlleul une millième dénon* ciation mille fois plus claudestine que tes antres. Ici, la nouvelle devient vague et confiuse, mon oreille ne saisit rien suffisamnient; mais f ai mon cœur et mon humble bon sens pour penser que M. Blanquart de Baîlleul doit a?oir déchiré l'inipur factum avec une indignation sainte, s'il n'a pas jugé mieux de renvoyer les pièces à M. Olivier et de protester ainsi hi-même en faveur de son cdiègue; je veux rester dans cette persuasion que l'évèque d*£Treux, voyant la dangereuse inutilité de ses mi-

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