icci.asi*STici; n. clam bslio; m. ctasi facb
Ce manuscrit, qui • été écrit vers le milieu dn dix-septième siècle, donne sons la forme d'un simple catalogue une liste de au* hommes distingués jusqu'à la paix des Pyrénées, 1636, époque du premier morcellement du Pays, et renferme bien des renseignemcnU précieux. Cependant il est très-loin d'être complet comme il est très-loin de suffire ponr constituer une véritable Biographie: C'était cependant la seule nuvre nationale de ce genre que le Luxembourg ou plutôt quelques personnes privilégiées possédassent jusqu'ici. L'auteur de ce livre est absolument inconnu, puisque son nom n'y est pas indiqué et que
pu vérifier l'écriture, est resté introuvable. Il «cable toutefois établi qu'il est du à U plane d'un Jésuite de Luxembourg par plusieurs passages ou il est dit de tel «a tel Jésuite > StUttis uotlrm , et perce que en parlent de fondations de bonnes d'étndes faites en faveur da collège de la capitale, U ajoate: Coilegii SotittatU Jesu in pétria Imxemburgensi. Pins d'une fois on
croyance a canse de l'inscription suivante que non* avons lue snr nn ancien exemplaire de ce cahier que nous avons eu entre les nains: Ex «**•'• CL Viri Euttaekii m WUtkeim. Hais Eustacbe de Wiltheim n'a jaasats été Jésuite, de façon qu'il tant reconnaître qae cette pbrase ne signifie autre chose qnet apà la colUetion de manuscrits de la Bibliothèque da sienr Eustaehe de Wiltheim. Dnns ces deron a été jusqu'à en attribuer la composition soit an conte Lambert de Marchant d'Ansemboorg, soit h l'abbé Michel Simon, de Bofferdaiigc; nais il sufllt de le parcourir superficiellement pour acquérir la conviction la pins intime qu'il ne pont être l'œuvre ni de l'un ni de l'antre, bien que l'eiem plaire de la bibliothèque de Luxembourg soit écrit de la nain de l'abbé Simon.
Nous avons h choque article concernant reproduit le texte correspondant de cet opuscule, de façon que
îVous avons aussi pris les noms donnés par Guillaume de Wiltheim dans son précieux manuscrit qui a pour titre: oisodiiiviorm AaTiQcaai-c msToai.» tcxinBOatansis ; et finalement tontes les Mocaarnns connues ainsi que les ouvrages snr l'oistoiu ou myi, manuscrits et imprimés, ont été mil à contribution, de i que, mous le répétons, nos notes de trente-cinq années d'études historiques, avec celles . nombre aussi, que Monsieur Wûrth-Paquct , Président de la Cour supérieure de Justice h a en la gracieuse complaisance de mettre h notre disposition.
Avec ce matériel considérable nous avons composé un tout dont nous ne revend iqaons pour nous que le simple mérite de la nise en ordre: car il n'y a rien de nous que le travail des recherches et les soucontemporains qui sont de notoriété publique encore actuelle.
cependant que nous n'avons pris les noms trouvés dans le* ouvrages et les manuscrits cités que conme des indications, et ces indications nous les avons complétées au moyen du fruit de recherches ultérieures, toutes les fois que nous avons pu le faire h l'aide d'autres documents que nous avons trouvés dans les dépôts d'archives publiques et privées: c'est ainsi que nous avons des articles de cinq, dis, quinze, même vingt el trente pages, tandis que d'autres sont bien plus modestes en étendue.
Nous venons de dire que nous avons ajouté nn grand nombre de noms h ceux qne le manuscrit des Viri illustres , et d'autres ouvrages nous avaient fournis, et la preuve en est facile à administrer: le* Viri illustres par exemple, qui finissent à l'année iUtfO, portent deux cent quarante deux numéro* tandis qne ouvrage, qui est continué juaqu'k l'époque actuelle, en a au delà de huit cent cinquante.
Afin de donner une Biographie locale complète ptur tous /es endroits qui ont à sue date historique au Page de Luxembourg , ou qui ont eu aoee lui «tes relations de e*unexité féodale. nous avons compris dans nn APi'EXDICE que nous avons cru nécessaire, tous les personnages distingués nés dan* chacaiie de ces localités depuis les temps le* plus reculés jusqu'à nos jours, nais qui ont vécu à des époques où ces endroits ne dépendaient ni directement ni indirectement de nos souverains comme princes luxembourgeois. C'est ainsi que nons avons été amené a parler de plusieurs Luxembourg- Ligng, de noms Bouillonnais; de grands hommes du Luxembauig dit français depuis la paix des Pyrénées; d'antres qui sont originaires des portions du Pays non compris dans le Département des forêt* ; d'autres du Luxembourg prussien depuis 181», etc., etc.
Pour nous le Luxembourg Grand- Dueki actuel on germanique ne forme encore qu'un pays unique avec U Luxembourg belge. La politique n pu le partager entre deux couronnes, mais elle restera impuissante à en former deux peuples distincts qui oublieraient leur berceau conmnn on au moins leur union plusieurs fois séculaire : C'est assex dire que les illustrations du Luxembourg dit belge ont été absolument confondues avec celles dn Luxembourg grand-ducal.
AA, Pierre van der, nom latinisé en Vandbranus , était fils de Jean Van der Aa et d'Elisabeth Blockx. Il naquit à Louvain vers Tannée 1S30, prit en 1559 le bonnet de Docteur en droit civil et canon à l'Université de sa ville natale et occupa ensuite pendant plusieurs années, et dès 1559 , avec une rare distinction une chaire de jurisprudence à la même Université où il publia plusieurs ouvrages à l'usage de ses élèves, ouvrages qui eurent de la vogue dans le temps. Nous citerons les suivants dont nous sommes parvenu à découvrir les titres: a. Commentarii de creditorum privilegiis jure et origine; b. de Judiciis Veterum ; c. Prochiron , sive Enchiridion judiciariura libri IV, eu m prafatione de ordine judiciario , apud veteres usitato : ce dernier ouvrage a été imprimé en 1558, in 8°.
La grande réputation de science que Van der Aa avait su s'acquérir le fit nommer en 1 565 assesseur au Conseil souverain de Brabant ; puis , en 1571 président du Conseil provincial des Pays-Duché de Luxembourg et Comté de Chiny , fonctions qu'il exerça jusqu'à son décès arrivé en 1 594 , à l'âge de 64 ans.
Par Lettres-Patentes du 31 octobre 1 583 , Pierre Van der Aa avait été créé Chevalier, Eques auratus , en récompense de son intégrité, de ses vastes connaissances et de son expérience dans le manie-
ment des affaires. Valère André et Foppens le nomment Petrus van der Aa sive Vanderanus , lovaniensis.
Nous possédons un fragment de la généalogie d'une famille Bandenradt dite Van der Aa , originaire du Brabant ; mais les données nous manquent pour y rattacher le personnage auquel cet article est consacré.
IUstkls, Hbtoria luxemhurf;eMts, 118.— 8wn* Ttw, AlbeoK brlgice, 638. — A a Hoïtbm, Historia Treurenm diplomatie». II. 858. - Wilai(.ao« a W'iLTaiia, Historia: luiemburgensis autiquarisr DisquisilioQes , lib. II. C. VI. § 8. M*. — Nobiliaire des Pays-Bas et du Comte de Bourgogne, 1" Part T. I. 78. — Mélangea «le Généalogie et de Chronologie pour servir de eorreetiona et d'additions i l'ouvrage précédent, 71. — Le nomma vrai supplément ans deux vol. du Nobiliaire des Payt-Ras et de Bourgogne. 78. — Les Délices de» Bays-Ba», III. 187. — Forma, Bibliotbeca belgica, 1016. — Vaitaa Aaaaft , Fasti academici lovauienses, p. 108. — Cooana, Encyclopédie moderne. 1,4 — Biographie universelle, I, 1.— Nsuman*, les auteurs lutemhourgroig ; dans le Programme de l'Athénée, 188G, 83, note.— Clajk* , Ca- Ulogue de la Bibliothèque de Luxembourg , 248.
Abraham, le frère; v. GILSON, A&raham, le frère.
Adalbéron de Luxembourg, évéque de Metz; v. LUXEMBOUBG , Adalbéron de, évéque de Metz.
Adalbéron de Luxembourg , princier de Metz ; v. LUXEMBOURG , Adalbéron <U , princier de Metz.
Adalbéron de Luxembourg , Prévôt de
Saint-Paulin ,• v. LUXEMBOURG, AdaU héron de, Prévôt de S1 Paulin.
Adalric, Don; v. DESONKEUX, Jean.
ADELARD, Don, avait été écolàtre et trésorier de l'abbaye de S' Trond lorsqu'il fut sacré abbé de S' Hubert par Réginard évèque de Liège , après l'abbé Re- Duard , mort en 1034.
Cet abbé gouverna avec tant de sagesse et de prudence la maison qui était confiée à ses soins , que non seulement il parvint à la sauver d'une ruine complète pendant ce siècle de troubles , mais il en augmenta encore les possessions ainsi que les bâtiments et lui procura des ornements sacrés, malgré une longue et dure famine, la guerre acharnée que se faisaient l'empereur Henri III et le duc Godefroid l'ancien, ainsi que le voisinage si dangereux pour le monastère, du château de Mirwarl qui était alors assiégé par presque tous les princes d'en-deçà du Rhin, à ce expressément convoqués par édit impérial. 11 construisit le réfectoire des religieux, le quartier abbatial et un logement pour les étrangers de distinction, conserva l'église d'Avent donnée autrefois par l'évéquc Walcand et la défendit avec énergie contre les entreprises d'injustes usurpateurs. Il acheta d'un seigneur nommé Robert le quart du fief de Cliauvency dont la moitié avait été donnée autrefois à l'église de S1 Hubert par le comte Etienne pour l'indemniser de ce qu'il avait violemment et illégalement construit le château de Mirwart sur ses possessions. Il profita d'une entrevue de l'empereur Henri et de Robert, roi de France, à Ivois, pour solliciter du pouvoir souverain de l'empereur la confirmation du privilège d'avoir une foire sous son église et du droit de tenir par lui-même les plaids, de lever des impôts, d'exiger des corvées , de rendre la justice haute et basse, de percevoir les péages sur les foires et sur la tenue des plaids , enfin de connaître des actions et plaintes de toute nature.
L'abbé Adelard mourut en 1055 , après
avoir gouverné l'abbaye de S1 Hubert pendant 22 ans.
Ont.toriam, §. 9. OiL m Rtusu, 34, et
ADELBERT, disciple et un des compagnons de S' Willibrordc , était comme celui-ci , anglais d'origine et issu du sang royal , puisque les annales le disent parent de S1 Oswald , roi des Anglais. Il parait qu'il suivit son maître dans toutes ses pérégrinations. Ce qu'il y a de certain dans tons les cas , c'est qu'il se retira avec lui à l'abbaye d'Echternach où il séjournait encore du tems de l'abbé Béonrad, troisième prélat de ce monastère. Adelbert n'était que diacre , puisque les auteurs lui donnent le titre de lévite. Sur la fin de ses jours il demanda et obtint la permission de se rendre en Hollande où il jeta les premiers fondements de l'abbaye d'Egmond qui retint son nom et l'invoqua toujours comme son patron. II mourut dans cette maison le 25 juin , nous ne savons en quelle année, et il y fut inhumé. Il a mérité par ses vertus , ses austérités et sa science d'être inscrit au catalogue des béatifiés.
RiarKLS, Hi«t. lasemb. 161. — Tmtthus, de Viria illuitribat OrdSuii S1' Bencdicti. — Gnti- QriEai , Acte SaDclorum Belgii, VI, 601 »d 086.
ADELHA1RE ou Adelabd, personnage sur lequel les annales ne nous fournissent que des données peu étendues et peu certaines. Le manuscrit des Yiri illustres ne fait pas mention de lui. D. Calmet dit qu'Adelhaire était religieux de l'Abbaye d'Echternach et recteur des écoles attachées à ce monastère. Ces écoles comme tout le monde sait, avaient acquis une grande réputation et elles la méritaient en effet parce que pour ces contrées elles furent pendant les siècles de barbarie intellectuelle et morale qui suivirent la décadence de l'empire romain, Tunique foyer conservateur du dépôt sacré de la science. La qualité de recteur de ces écoles doit donc être pour nous un titre très-suffisant pour donner à Adelhaire une place dans notre ouvrage. D. Calmet et de Hont-
heim ajoutent que Trittheim lui attribue une chronique d'Echternach ainsi que quelques autres ouvrages ; et finalement , qu'il devint même abbé de son monastère. Cependant en compulsant les catalogues des prélats de cette maison nous devons concevoir des doutes sur l'exactitude de cette dernière assertion. En effet Adelhaire le recteur des écoles florissait vers les années 990 à 995. Or, depuis la réforme de son abbaye en 974 , noos avons la liste exacte de tous les abbés avec Tannée de leur intronisation , depuis Ravengère le premier après celte réforme, jusqu'au dernier ; et nous ne trouvons nulle part une lacune qui permette d'intercaler notre Adelhaire. Ces auteurs sont, du reste , les seuls que nous sachions qui donnent à ce personnage une place dans la série abbatiale à la suite du comte Sigefroy de Luxembourg , dernier recteur laïc. Il ne peut être question non plus des abbés Adelard I et Adelard II qui ont vécu à une autre époque , le premier de 849 à 856, le second de 877 à 889. Quoiqu'il en soit , nous le repétons , qu'Adelbaire ait été abbé spirituel sous Sigefroy ou qu'il ne l'ait pas été, il n'en conserve pas moins pour nous des titres réels qui le rendent digne de ûgurer au nombre des illustrations du Pays.
D. Caimt, Ilut de Larr. III. Col. c; et Bibl. Lorr. — Be*T(U, Hist luxemb., 1G4. — Bimaoi.rr, Uiat. eccléc. et ci t. da Duché de Laxhrg et C«« de Cbiny, II, f. VIII. •q.-Micnti., Programme du Progyennase d'Echternach, 1843.— Tairraua, Chron. Hirtaug. ad aan. 080; et Viri illuatres Ord. S'' Beaed. — Mollis , Ecoutait* dea Saucr-Thale* , 48. — Neviuna, lea auteur* luxembourgeois; danst Programme de l'Athénée de Luxbrg., 1830, 6. — Lihcr aureus.ai* du XV* siècle, aar parchem., provenant de l'abbaye d'Echternach, fol. 83, «~ et notre propriété.
Adlbrtudbm, Jean d' ; v. PUTZ , Jean, dit d'Jgel ou d'Adlertkurm.
AGRËCE , dit de Reckingen, était originaire du village de ce nom et florissait pendant le dix-septième siècle. L'auteur du manuscrit des Viri illustres mentionne ce personnage comme suit : « 1 654. Agritius a «Reckingen ex codem pago Dominii Uusel-
«dingani abbas Imperialis Monasterii S" «Maximini ad Treviros post 27 annos «Electioni? quibus a Philippo-Cbristo- «pboro Archiepiscopo impeditus, confir- «matus tandem et ab ipso Nuncio Apos- «tolico benedictus Colonise donavit Socie- «tati Jesu 1000 florenos firabanticos in Rcoémendam domum pro residentia Tbe- «onisvilue cujus ipse est pastor.»
L'abbé Agrèce mourut en 1655.
Pierre de Monljoie ou de Freudenbourg, soixante-treizième abbé de S1 Maximin étant décédé en 1623 , l'archevêque de Trêves , Philippe-Christophe de Zoetern tenta de soumettre cette abbaye à sa manse épiscopale comme déjà celle de Prum y avail été annexée en 1579 sous l'archevéqnc Jacques d'Eltz. Mais les religieux s'opposèrent a celte union au moyen de titres et de preuves si péremptoires qu'à la fin le Pape fut obligé de la révoquer. C'est à cette occasion que Zyllesius , au nom de ses coreligieux écrivit et publia un ouvrage remarquable, intitulé : Defensio Abbatix imperialis S. Maximini , petit in folio , 1638. Le procès dura cependant jusqu'en 1652, et Agrèce qui avail été élu abbé par les religieux dès après le décès de sou prédécesseur , c'està-dire le 26 octobre 1623, ne put obtenir sa confirmation apostolique que vingtneuf ans après. Cependant il avait entretemps régi son monastère sous le titre d'Abbé commandataire , et dans cet intervalle il avait montré beaucoup de force d'àme ainsi qu'une grande supériorité d'esprit au milieu d«;s persécutions dans lesquelles le ballottait l'ambitieuse convoitise de l'archevêque.
Viri illustres I, N» OU. — Bcaraot.iT, I. P. J. XIX. — ZrLLisics, Defemio Abbalise Impérial!» 8. Maxiaini. — Aa Ho«tuci«, Prodromua Historise TreTirenria. II, 1808 ad 1810
Ai.béron , comte de Chiny ; v. CH1NY , Albe'ron , comte de.
ALBERT , comte Mosellan, dit de Remich, est mentionné comme suit dans le manuscrit des Viri illustres : «Adelber- «tus , ûlius Connus Mosellaui de Remiche
«e Monacbo Sancli Maximini ad Treviros «primus Archiepiscopus Magdeburgensis, «S. R. J. Princeps, Gerniauix primas.»
Ce grand homme qui , dès sa tendre jeunesse avait été élevé dans le monastère de Saint-Maximin près de Trêves, fut tiré de la solitude du cloître vers Tannée 961 par Guillaume, archevêque de Mayence et fils de l'empereur Otton , pour être envoyé prêcher l'Evangile en Russie: Avant de le laisser partir pour ce voyage , l'archevêque l'avait sacré évèque. Mais Albert retira peu de fruit de ses prédications chez ces peuples , parce qu'ils étaient trop éloignés de consentir à embrasser la foi catholique qu'il leur annonçait, bien que leur Reine fût chrétienne. Laissé de leur obstination , notre missionnaire revint à Mayence où l'Empereur lui donna l'abbaye de Weissembourg. Le même prince ayant, en ÎKi8 fondé l'archevêché de Magdebourg, nomma Albert à ce Siège afin de lui donner les moyens les plus puissants pour travailler à la conversion des Sclavons établis le long de l'Elbe et de l'Oder. Cet archevêque mourut le 20 juin 981 , conséquemment la onzième année de son épiscopat. Le Pape Benoit VI (972—974) lui avait accordé le titre de Patriarche de Germanie dans une épitre qu'il adressait aux évéques d'Allemagne; ce titre équivaut sans doute à celui de Primat que lui attribue l'auteur des Viri illustres.
Viri illnsteesl, N° S. — Mabillon , Siècles bénédictin»: Vit» Adclbcrti. — Bahut , Vies des Saints — Deux , Bibliothèque de* auteurs ecclésiastique» du X* Siècle.— Alsist Caaarc, de Episcopis Magdebnrgcnsihus — Aaoac Wcaaia, Chrouicoo Magdeburgease.— JHoani, Dictionnaire historique , art. Magdebourg et
ALDRINGEN, Jean d' , non Aldringer et moins encore Altringen, Baron de Koschitz et Comte de Grosz-Ligma, naquit à Luxembourg sous la paroisse de St. Uldaric dans la ville basse, en l'année 1588. « Joannes Cornes ab Aldringen , dit le ma- «nuscrit des Viri illustres, civis Luxera- <« burgensis in imo urbis Grundl dicto filius «ex scriba grapharix luxemburgica» per
« summas virtutes militares tandem supre- « musMililia? Prœfectus Csesarea? post Frid- « landum cujus dextera crat factioues , in- « teremptum dux , occubuit ad Landshu- «tum, sepultus Passavia; , legavit Muns- «teriensi Abbatiœ Luxemburgicx 1000 « imperialium Daleriorum. »
Jean d'AIdringen était fils de Léonard Aldringen et de Marguerite Klaut.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur son extraction. Les uus , et c'est le plus grand nombre, le disent d'une naissance fort obscure ; d'autres au contraire le font sortir d'une famille un peu moyennée où il aurait pu faire quelques études : « Lu- «xemburgi, dit Clucier, teuui sed lio- « nesto loco editus primam aelatem lileris « dédit. Ingenio prompto atque acri , et « naturà vini abstinens. » Quoi qu'il en soit , Aldringen se mit dès sa jeunesse au service de quelques gentilshommes de Francooie qui allaient en France et leur servit de laquais. Sa facilité d'imagination et sa propeusion pour les lettres le portèrent à étudier avec eux et le rendirent en peu de temps fort habile dans la calligraphie mais surtout dans la connaissance des langues. Après avoir quitté ses premiers ni ai très il alla en Italie où il devint secrétaire du comte J. G. Madrucci qui commandait un régiment dans le Milanais. De là ii se rendit à Trente chez le frère de Madrucci qui était évéque de cette ville, et il obtint de ce dernier un emploi fort honorable daus sa chancellerie. Mais dégoûté de cette charge à cause de la jalousie de ses collègues qui ne cessaient de lui susciter des contrariétés parce qu'il était étranger, il abandonna encore ce poste , par dépit contre la fortune, et résolut de s'attacher à la profession du premier homme qu'il rencontrerait sur son chemin. Il prit la route d'Inspruck, et comme il allait passer le pont il rencontra un soldat qui retournait en Italie. Fidèle à sa résolution arrêtée il prit le parti de s'enrôler et devint simple soldat. Quelque temps après il passa sergent ; et comme il avait une belle écri-
lure il fut bientôt connu de ses capitaines duc. Celte bibliothèque, si riche en maqui le chargèrent de faire leurs comptes nuscrits anciens et précieux , il doit l'avoir
et de rédiger leur correspondance. Ces léguée à Marc Aldringen, son parent, dont
services furent récompensés par le grade nous parlerons plus bas. Après la paix de lieutenant. de Cbierasco en 1631, il joignit fort à
Aldringen avait à peine obtenu ce grade propos les troupes qu'il ramenait d'Italie
qu'il eut l'occasion de montrer ce que aux débris de l'armée impériale qui venait
Ton pouvait attendre de son courage et d'être défaite près de Leipsic ; et si peut-
de son sang-froid : eogagé avec un déta- être avant d'engager la bataille le comte
chement de cinquante hommes dans un de Tilly avait attendu l'arrivée de ce ren-
poste dangereux qu'il avait ordre de gar- fort comme on le lui avait conseillé , on
der il s'y défendit avec tant de valeur croit que les impériaux n'auraient pas subi
que l'ennemi ne put l'en déloger malgré cette catastrophe.
sa supériorité en nombre et de vives at- Peu de tems après Aldringen quitta taques. Après ce fait d'armes la réputation Tilly pour se retirer en Bohême, a cause de sa bravoure se répandit autant que des défiances que le mauvais état des afcelle de son habilité, au point que plu- faires semait entre les soldats de l'emsieurs colonels lui offrirent à la fois une pereur et les Bavarois; mais la désunion compagnie dans leurs régiments ; le neveu de ces deux généraux ne dura pas. Dès de l'archevêque de Salzbourg fut de ce le mois de mars 1632 ils se trouvèrent nombre. Il avait besoin , a cause de sa réunis de nouveau sur les bords du Leck jeunesse, d'avoir dans son corps un homme pour en disputer le passage à Gustavetel qu'AIdriugen : il le rechercha et l'ob- Adolphe , roi de Suède : Aldringen était tint. Par les bons conseils qu'il donna à alors Grand-Maître de l'artillerie (Feldson chef le nouveau capitaine sut s'acqué- Zeugmeister). Pendant l'action (5 avril) rir tant de titres à sa reconnaissance qu'il il reçut à la tête une blessure qui ne conle nomma bientôt après son sergent-major, tribua pas peu à faire tourner l'avantage Aldringen passa ensuite lieutenant-colonel du côté des Suédois qui parvinrent en effet (1622) , puis colonel titulaire au siège de à franchir le fleuve. Elle ne l'empêcha Heidelberg , et fit en toutes circonstances pas cependant de servir encore pendant paraître qu'il entendait à fond le métier la même campagne, puisque nous le voyons de la guerre. En 1626 il combattit à la peu de tems après aller rejoindre Wallenbataille près du pont de Dessau , contre stein en Bohême , et ce malgré tous les Ernest de Mansfelt (v. son article) , qu'il efforts des Suédois pour empêcher cette contint du 1er au 24 avril, et jusqu'à jonction. Il fut néanmoins obligé de rel'arrivée de Wallcnstein. En 1628 il était venir bientôt en Bavière pour marcher un des commissaires que ce dernier char- contre le général Horn (1633). gea de prendre possession en son nom Pendant le reste de cette année et les du duché de Mecklembourg qui venait de commencements de la suivante chacun des lui être donné. Après que la paix eut été deux partis remporta des avantages vafaite avec le Danemark, le 6 juillet 1629 riés: Le plus glorieux exploit d'AIdringen il commanda devant Magdebourg et en pendant cette période de sa carrière , fut 1630 il fut envoyé avec quelques régi- de contribuer à faire lever le siège de ments dans la Lombardie où on le jugea Constance. Il alla ensuite se joindre au digne de commander en chef l'expédition duc de Feria qui arrivait d'Italie avec contre la ville de Mantoue à l'assaut de quelques renforts espagnols. Quelques aulaquelle (18 (juin) il assista avec Galas leurs ont prétendu que Wallenstein avait et obtint , dit-on, pour sa part dans le donné secrètement ordre à Aldringen de butin la belle bibliothèque et le trésor du chercher par tous les moyens à faire
échouer tous les plans et tons les projets de ce duc, et que ce fut pour ce motif que le général luxembourgeois refusa constamment de livrer bataille. Mais il semble que si même il avait eu pour vValleustein quelques complaisances , elles ne seraient jamais allées jusqu'à compromettre les succès de l'armée impériale.
Aldriogen fut tué le 12 juillet 1634 sur le pont de Landshut, en Bavière , lorsqu'il volait au secours de cette place. On n'a jamais su s'il est tombé sous les balles des Suédois ou bien s'il est mort victime d'un attentat dirigé contre lui par ses propres soldats qui ne l'aimaient pas à cause de sa cruauté , disent beaucoup d'auteurs ; il aurait, ce semble, été plus juste de dire de sa sévérité pour la discipline, de son peu de soins pour les troupes qu'il commandait et aux nécessités desquelles il a généralement la réputation de n'avoir jamais eu d'égard.
Il a été enterré dans le monastère de Brall, prés de Batisbonne.
Le général Aldriogen avait l'esprit vif et pénétrant, et joignait un grand courage à de vastes connaissances. Ses mérites militaires le firent en 1625 créer baron de Ligma , disent les historiens allemands ; ensuite comte de Koscbitz , par l'empereur Ferdinand II, par Lettrespatentes datées de Vienne, le 10 mars 1632, qui concédèrent à lui et à sa famille pour port d'armes: De sinople, à l'aigle impériale portant un écusson d'argent à deux barres transversales de sable et la lettre F. d'or, brochant sur le tout. Cimier : une couronne princière h perles, sommée de l'aigle de l'écu. Nous regardons ces armes comme le véritable écusson de la maison d'AIdringen. Cependant un dessin que possède la société archéologique de Luxembourg les présente d'une manière différente , que nous pensons pouvoir admettre comme étant l'écusson des comtes de Clary-Aldr ingen. Ce dessin, qui n'indique pas les émaux , donne : un' écu écartelé; aux 1 et 3 à la couronne princière accompagnée de deux bâtons
posés en sautoir ; aux 3 et 4 , a trois étoiles à 6 raies , 2.1.. Puis l'écusson donné plus haut, sur le tout. Trois heaumes surmontent cet écu : celui du centre est décrit ci-dessus; celui de droite porte une couronne princière sommée d'une main dextre tenant 2 drapeaux ayant à l'angle supérieur une croix latine; celui de semestre , au bras et main dextre , armée des meubles des 1" et 4e quartier.
Jean , comte d'AIdringen avait épousé une comtesse d'Arco dont il ne laissa pas d'enfant. Comme d'un autre côté ses deux frères , Jlfarc et Paul (v. leurs articles) , ainsi qu'un troisième qui s'était fait Jésuite, avaient embrassé l'état ecclésiastique, et qu'ainsi son nom avec son titre auraient été éteints dans sa personne, l'empereur Ferdinand II, par diplôme de l'année 1635, reporta l'un et l'autre sur la famille du comte Jérôme de Clary ou Claris, général major au service de l'Empire , époux de la sœur du comte Jean d'AIdringen , nommée Anne. La maison des comtes de Clary-Aldringen est encore aujourd'hui florissante en Bohême où elle possède Tœplitz et porte le titre de prince. 11 résulte d'un autre côté des actes et titres réposant aux archives de l'administration des Bourses d'études, à Luxembourg, qu'outre Anne dont il vient d'être parlé, Jean d'AIdringen avait une autre sœur, nommée Barbe, qui avait été mariée à Evrard Gilles ou Gillesz> lequel était veuf de Barbe Dommeldingent. Trois enfantsde ce dernier mariage avaient même pris le surnom d'AIdringen , avec la qualification de baron.
D. Galbct, Bihlioth.Lorr.— m Faxtca, Diclionn. histor. — ConTeraationi-Lexikon, édit. de 1824, de 1846 et de 1881. — Gaobcr, Adel»-Leiihon, I. 543 et II. 1347.— J.Cicviia, EpUtoIx historiée, I. II. app , et XI. — Theatrum europxum, I et II. — P*ourr, Die HanptthatMcfcen der Luiemborger G«- •cbichte, US. — Ulvcum, Tablcan analytique et chronologique de l'biatoire de Lusetabourg, 30. — Baylc, Dictionnaire historique et critique, 1. 140.
PaioaATO, Histoire de* guerre! d'Allemagne, 1. IX,
•d ann. 1031 , p. 291. - Li Bum, Hutoire de Bavière. 1. VI. p. 424 — De la Bamb Mooicaia , Itinéraire d* Luxembourg germanique, 27tf. — Vin
illustre» laxemburffeMM,II, Pf° 181. — Wiiiiliu a WiiTim, Diso,<iisitiones antiijusria? Ilintorias luxemburçenais , 1. II, c. VI. §. 9 — Picaarr, E«»y de l'Histoire de Luxembourg , I. maauscrit. — Mo- ■m, Dictionnaire bit torique, I. — Bbstuolct, Hist de Luxbf., VIII. 187. — Do Boisson, Histoire du Tieomte de Tut-cane. — Publications de la société arclii'ologiiiue de Luxembourg, cabiere de 1840, p 98, N* ft»; et de 1884, 90» — Manuscrits du curé Wnm, d'Ethe. — Cooaria, Encyclopédie moderne, I, 903. — Biojjcapbie universelle , I, 474. — Encyclopédie d'Earca ctGaoaia, III, 979. — Généalogie de la maison d'AIdringen, aux arebire* de la Société arcbéoL de Luxbrg,
ALDRINGEN, Jean Gilles ou Gillesz, se disant Baron d' , ne nous est connu que par la mention que le manuscrit des Viri illustres fait de lui sous Tannée 1654, qui fut vraisemblablement celle de sa mort: & Joannes Gilles , Baro ab Aldringen Lux- « emborgensis , dit en effet l'auteur de cet « ouvrage, Dominus in Hettona etc. Sacra; « Ccesarex Majestatis Commissarius et De- «canus pataviensis et Serenissimi Archi- « ducis Ferdinandi Caroli Tyroliensis Con- «siliarius. » A ces titres nous ajouterons celui de Doyen de Neuweiler, dans Tévéché de Strasbourg, que loi attribue une attestation généalogique authentique, de Tannée 1656.
Nous avons d'abord été bien en peine pour trouver à quelle famille ce personnage a pu appartenir , avec la qualification de baron qu'on lui donne. Mais notre indécision a été fixée lorsque nous avons en communication d'un acte certificateur de la descendance de Barbe Aldringen, sœur du général comte de ce nom. Cette pièce, de Tannée 1656, ainsi de vingtquatre ans seulement après la mort du général, note comme fils aîné de Barbe Aldringen, seconde épouse d'Evrard Gillesz, marchand et contrôleur des fortifications à Luxembourg, Joannes Gillesz modo baro ab Aldringen, canonieus. Cette circonstance lève tout d'abord toute la difficulté, en ce qu'elle nous apprend bonnement qu'il s'agit d'un descendant de la famille Gilles ou Gillesz , qui dès lors est on nom patronymique non un nom de baptême ; partant le personnage dont il est question se nommait simplement Jean,
comme son oncle maternel le général comte d'AIdringen ; il était fils d'Evrard Gilles ou Gillesz et, nous ne savons d'après quel octroi il s'était ajouté le surnom d'AIdringen ainsi que la qualification de Baron.
Quant à son titre de seigneur d'un endroit nommé Hettonia par l'auteur des Viri illustres, nous ne savons pas où placer cette ville ou ce village, qui nous est absolument inconnu. Passau, Patavia en Bavière et son évéebé avec chapitre sont connus.
Viri illustre* luxeraburgenaes I, N° 110.— Arcbires des Bourses t fondation Aldringen.
ALDRINGEN, Marc, ou Jean-Marc, comte d* , le plus jeune des frères du général Jean d'AIdringen dont nous avons parlé dans un article précédent, naquit comme celui-ci au Grund, ville-basse de Luxembourg. L'ouvrage des Viri illustres Luxemburgenses lui consacre la notice suivante : «Marcus cornes ab Aldringen «Luxemburgensis , frater Pauli , S. Theol. «Euctor, ex canonico secundario Salis- «burgensi Episcopus Seccoviensis in Sty- «ria , S. R. Imp. princeps , frater item et «bxres Joannis comitis ab Aldringen Cne- «sarea; Militix Supremi Ducis, omnes «filii civis Luxemburgensis , quorum ma- «jor natu mortuus in Socielate Jesu.»
Nous n'avons rien à ajouter a cet article qui retrace en peu de mots la carrière de ce prélat qui dut sa fortune et sa position à ses deux frères aînés, Jean et Panl (v. leurs articles) , si ce n'est de mentionner la fondation qu'il fit le 17 janvier 1660, peu de tems avant sa mort et peut-être par son testament , d'une bourse de trois mille florins du Rhin en capital , en faveur d'un nombre indéterminé de jeunes gens pris prrticulièrement entre les descendans de ses parents et de ses amis, qui feraient leurs études au collège des Jésuites de sa ville natale. Cette fondation subsiste encore de nos jours à l'athénée de Luxembourg où elle possède un revenu annuel de 749 francs environ , défructué par deux boursiers. — Il donna en outre trois cents florins au
même établissement: ce dernier fait est attesté par une quittance du Père Théodore Feller.
Marc, comte d'Aldringen et Prince- Evèque de Scggau en Styrie, non Segovie qui est une ville d'Espagne, mourut vingt ans après le général son frère ainé , c'est-à-dire en 1654, non 1644 comme
0. Calmet le marque dans la Bibliothèque Lorraine, ni 1659, ainsi que Pierret l'avance. Dans la mention que Guillaume de Wiltbeim fait de ce personnage il lui attribue les titres de Decanus Rubeaguensis, chanoine d'OImiitz et suffragant de Passau. Nous ne savons jusqu'où ces qualifications peuvent avoir été vraies en 1630, c'est-à-dire à l'époque où Guillaume de Wiltheim terminait ses Disquisitiones antiquariœ.
Viri illustres I, N° 87.— Uitimuo , 58— Nsacn, Pro(;r»iiime de l'Athénée, 1847: Dissertation sar les bonnes d'études fondée! an collège de* Jésuites h Lasembourç, X et XIV. - DCaxbst, BiHio- Inèqac lorraine.— Bbbtbolst, VIII., 187.— Pisbbst,
1. — AV. a WiLTasia , Diiquuitionrs autiqaaria: fliitoric LuxembnrgensU, L II, c. VI. §. S. — Manuscrits du curé Wiitn, d'Elbe.
ALDRINGEN, Paul, comte ef, était frère puîné du général comte Jean d'Aldringen dont nous avons parlé dans un article précédent , et plus âgé que Marc son autre frère, dont il vient d'être question. Il naquit comme ceux-ci dans l'ancienne paroisse de S' Uldaric, à la villebasse de Luxembourg. L'ouvrage des Viri illustres le mentionne dans les termes suivants: «1636 Paulus ab Aldringen, «Luxemburgensis, S. Tbeologiœ Doctor, «Episeopus Tripolitanus, suffraganus Epis- «copi Argentinensis, morte comitis Al- «dringeri fratris factus Cornes et haeres «omnes Ecclesias Luxemburgenses mo- « riens pretiosâ suppellectile dotavit.»
Il nous reste peu de chose à ajouter à cette notice qui relate sommairement les litres et les faits qui se rattachent au personnage dont nous nous occupons. Nous devons seulement relever quelques erreurs dans lesquelles ont versé certains auteurs lorsqu'ils ont parlé de lui: D. Calmet
et Bertholet, qui ont écrit environ un siècle après la mort de Paul d'Aldringen , avancent qu'il a été suffragant de Trêves , tandisqu'il est positivement avéré par les catalogues des suffragants de Strasbourg qu'il l'était de celte dernière ville. Du reste l'auteur des Viri illustres ainsi que Guillaume de Wiltheim qui étaient ses contemporains, affirment de même cette dernière version : Guillaume de Wiltheim écrit bien Argentoratum et les Viris illustres Argenlinum ; mais tout le monde sait que ces deux noms sont également et indifféremment donnés à la ville de Strasbourg.
Ce prélat qui, comme nous savons, était évèque du titre de Tripolis et suffragant de Strasbourg, avait succédé dans ces deux qualités au célèbre Jean Pctz, son compatriote (v. s. art.) , mort entre 1625 et 1630.
Paul , comte d'Aldringen , est mort en 1644, dix ans après son frère, le général.
Viri illasfare* I, N° 74. — D. Càibct, DLbliolh. Lorraine. — Pisasrr, I, p. LVI. — Wilb. s AViltbsjbj, Disant*, antia, H Ut Lmemb., I. II, e. VI, §. 5. — Bsstbolbt, VIII, 187. — UlVSJUM, 38. — Nsava, Dissertation sur les Bonnes , XIV , dans: Programme de l'Atbéaée, 1847.
ALER, Paul, naquit à S' Vith, le 9 novembre 1656. Après avoir terminé ses études au collège des trois couronnés à Cologne il prit le bonnet de Docteur en philosophie et entra à l'âge de vingt ans dans la compagnie de Jésus à Trêves où il se distingua par son zèle et ses lumières à tel point que pendant longtemps sa mémoire y resta en vénération, de même qu'à Cologne.
Le 2 février 1691 il prononça ses quatre vœux.
Nommé en 1701 professeur de Théologie à l'Université de Trêves il fut ensuite successivement recteur du collège de cette ville et de ceux d'Aix-la-chapelle, de Munster et de Juliers.
Le Père Paul Aler mourut à Duren, le 2 mai 1727 à l'âge de septante-un ans.
Ce savant a publié un grand nombre
d'ouvrages de Théologie , de morale , de piété , de philosophie et de littérature ; plusieurs discours et quelques pièces de ▼ers. Hartzbeim en a donné la liste dans sa Bibliotheca coloniensis , page 264 et la suivante ; nous la copierons ici :
a. Oeuvres théologiques: 1. Tractatos de actibus humanis ; Trev. 1717. — 2. Justiûcatio impii per attritionem et sacram en tum pœnitentiae ; Trev. 1716.
b. Oeuvres philosophiques : 5. Conclusiones ex universa philosophia circa quaestiones maximè controversas auctoritate et rationibus confirmât»; Coloniae, 1692. — 4. Philosophia: tripartiUc Pars I , sive Logica; Col. 1710.— 5. Philosophiae tripartitae Pars II , sive Physica tum uoiversalis , tum particularis ; ibid. 1715. —
6. Philosophia} triparlitae pars III, sive Anima et Metaphysica; Colon. 1724. —