‹ Biographie LuxembourgeoiseChapitre 4 sur 98 · Dialectica nova omnibus scholis accomodata; Trev · texte numérisé non relu

Dialectica nova omnibus scholis accomodata; Trev

c. Oeuvres littéraires: 8. Imago divina Bouitatis, sive Maria sine labe originali coocepta. Discours; Col. 1700. — 9. Colonia Agrippina ob invictam in ûde orthodoxa coDstantiam , a Deo inter varia bellorum pericula incolumis conserva ta. Discours; Col. 1701. — 10. Appendix ad prsecepta litterarum humaniorum; Col.

1701.—//. Orthographia, sivears emendate scribendi; 1700. — 12. Theoparonsia sive Dei ubique locorum prasentia, continens prosam variam, tum solutam, tum ligatam; Colon. 1722.— 15. Corona tergemim , complectens triplicem laudem juventutis trium Coronarum; Col. 1700.

— 14. Diclionnarium Germanico latinum ; Col. 1724. La mort surprit Aler avant d'avoir terminé la partie inverse de cet ouvrage que son neveu , le Père Pierre ALER, Licencié en Théologie, Professeur à Cologne et examinateur synodal paracheva et mit au jour.

d. Oeuvres poétiques : 15. Gradus ad Paroassum; Col. 1702. Cet ouvrage était parvenu à sa septième édition, encore du vivant de fauteur. — 16. Praxis poëtica, sive modus quodcumque genus carminis

facile et déganter componendi ; Col. 1722. — 47. Joseph venditus. Tragédie. — 18. Joseph agoitus. Tragédie. — 19. Joseph patrem excipiens. Tragédie] Cologne, 1703, 1704, 1705.— £0. Tobias probatas. Tragédie', 1708. — 2i. Genovefa. Tragédie] Col. 1709. —fi. Machabacus und seine Sœhne. Tragédie] Col. 1710.— 25. Tobias recreatus. Tragédie] 1707- — 24. Bertulfus et Ansbcrta. Tragédie] 1708. — 25. Regina gratiai Maria. Drame] Col.

1696. — 26. Regina pacis Maria. Drame] Col. 1 697. — 27. Julius Maximinus. Drame; Col. 1697. — 28. Urania. Draw*; Col.

e. Poésies diverses: 29. Annus sœcularisj dédié à Maximilien-Henri , Archevêque-Electeur de Cologne; 1684. — 50.

Fœtus Leonis et Aquila? , sive Epithalamium Serenissimi Principis et Electoris Emmanuelis et Archi-Ducissœ Austritej Col.

1685. — 51. Sol in occasu, sive Maxiinilianus-Henricus, Archiepiscopus Colooiensis mortuus ; Cologne, 1688. — 52. Léo in Stellam mutalus, quando Reverendissimus et Ulustrissimus Dominus Joannes- Henricas de Anethan, Episcopus Hieropolitanus, etc., vivere desiit; 1693. — 55. Faces nuptiales. — 54. Virtutes infulatac. — 55. Pulli aquilini. — etc.

Quant à Pierre ALER , neveu de Paul , dont il vient d'tHre parlé , il parait qu'il se distingua également dans les letties. La bibliothèque de Luxembourg possède de lui les trois ouvrages suivants : a. Praxis poëtica, 1735, vol. in 12. — 6.

Conclusiones universae philosophia?, 1692, in 12. — c. Poesis varia, 1701, in 12.

I>t Fetua, Dielionaairc historique. — Ai Iloar- ■iii, Hittoria Trevireniu diplomatica, III, S30. — Paqgct, 80— Coaversatioos-Lesikon, e"dit 184U; 1 , 41 ; et édit de 1881.-B.uscb. Eiflia illustra . III, t. I. 41.— Nautra. Catalogue de la bibliothèque de Luxembourg, 147 et S48.-CooaTix. Eocyclopédie moderae, I, «00— Ctaata, Catalogue de la bibliothèque do Luxembourg, 8, 3811, 426.— NarjuAjrw, les aateurs luxembourgeois ; dan* Programme de l'Athénée, 1880. 38, sq.

ALLAMONT, ci', maison de nom et d'armes , originaire de Lorraine et qui est

Tenue vers la fin du quinzième siècle habiter la partie de l'ancien pays de Luxembourg qui a été depuis cédée à la France. Elle y a possédé les terres de Malandry , de Brandcville , etc. , arrière-fiefs luxembourgeois.

D'Allamont portait: de gueules, au croissant montant d'argent , au chef d'argent; d'autres disent d'or, chargé d'un lambel de trois pièces d'azur. Cimier:

deux têtes de chien braque d'argent adossées , aux côtés de gueules , bordés d'or, aux annelets de môme , liés ensemble.

Celte famille qui a donné des titulaires aux plus hautes charges du Pays, telles que celles de député à l'Etat noble , de Justicier des nobles , etc. , etc. , a produit plusieurs illustrations que nous allons successivement passer en revue.

ALLAMONT , Antoine d' , seigneur de Malandry, Chaufibur, Quincy, etc., fils de Jean II et de Marie de Pavant sa première femme , naquit en 1515 au château de Malandry. Il n'était âgé que de dix-huit à dix-neuf ans lorsque l'empereur Charles-Quint le pourvut d'une compagnie de cinq cents hommes avec lesquels il ne tarda pas à donner des preuves d'une grande valeur à la défense de la petite ville de Virton (1542) dont une armée française était venue faire le siège : comme il n'avait consenti à rendre cette ville que lorsqu'il se vit réduit à la dernière extrémité il fut fait prisonnier de guerre. Sa captivité durait depuis dix-sept mois lorsque Marie de Hongrie, alors gouvernante des Pays-Bas lui fit par un ordre exprès recouvrer sa liberté. Antoine d'AIlamont se distingua ensuite à tous les sièges et à toutes les batailles auxquelles il assista , jusqu'à I» paix de 1559, après la conclusion de laquelle le Roi d'Espagne voulant récompenser ses services le nomma gouverneur civil et militaire de Montmédy. Peu de temps après il y ajouta le grade de colonel d'un régiment d'infanterie wallonne qui depuis porta le nom de son chef, et celui de maréchal de camp a l'armée qui allait entrer en France sous

le commandement de Mansfelt: d'AIlamont continua à donner dans toutes les rencontres les preuves les moins équivoques de son imperturbable sangfroid et d'une bravoure peu commune.

Dans son gouvernement de Montmédy il sut constamment se faire aimer et respecter par les habitants comme par les soldats, au point que de nos jours encore son nom n'y est prononcé qu'avec une espèce de vénération et avec la qualification de grand que chacun y ajoute. Après avoir occupé ce poste pendant dixhuit années il songea à se retirer de la vie active pour aller passer le reste de ses jours dans sa terre de Malandry: le roi en lui accordant le congé qu'il sollicitait , voulut lui donner une preuve éclatante de sa satisfaction particulière pour la fidélité qu'il avait montrée pendant sa longue carrière, et nomma son fils, Jean III (v. ce mot.) , pour lui succéder.

Antoine d'Allamont avait épousé le 30 décembre 1547 Ide de Custine, morte le

10 mars 1560. Elle était fille de Jean- Jacques de Custine, seigneur d'Aufflance et de Jeanne ou Jaqueliue de Fiquelmont.

11 mourut le 23 février 1598, non 1592 comme quelques historiens l'ont écrit , à l'âge de 83 ans , à Montmédy où il s'était réfugié à cause de la guerre qui venait d'éclater et qui menaçait le lieu de sa retraite. Il avait désiré être inhumé dans le caveau de ses pères a Malandry ; mais les troubles dont le Pays était travaillé à cette époque n'ayant pas permis d'accomplir sa dernière volonté il a été déposé dans le chœur de la paroisse de Montmédy , sous un beau monument avec ses seize quartiers et une inscription en lettres d'or qui retraçait ses exploits et les principales circonstances de sa vie.

Ce seigneur laissa trois fils et deux filles : Jean (III) qui aura son article ; François, seigneur de Cbauflour, Preutin, Champy, gouverneur-capitaine de Damvillers , époux de Claudine de Housse ; Jacques, Protonotaire apostolique ; Louise, femme d'Arnoul de Failly (1565) ; et Mar-

guérite, épouse d'Albert d'Orey , seigneur de la Neuville.

De la Haot , Anaale* citilei et reUgieaaea d'YToii- Carigaan et de Monxon, éditée* pu L'Ecay, IHO, — Uncuckccs, Dictionnaire héraldique mano- •crit — Dm Hatom, Vie de Jeao d'AUamont, II, S9 et 149.

ALL AMONT , Eugène-Albert, évêque de Ruremonde, puis de Gand, se titrait de Baron de Buzy, seigneur d'AUainont, de Malandry, d'Ansart et de Blagny. Il naquit à Bruxelles en 1609, fils de Jean d'AUamont, quatrième du nom , seigneur d'AUamont, Malandry, ViUé-Cloye, Baron de Buzy, Gouverneur-Capitaine et Prévôt de MonUnédy (v. son article), et d'Agnès de Mérode-Waroux. II avait pour aïeul Jean d'AUamont qui avait épousé Phi liberté-Marguerite de Lenoncourt, et pour bis-ayeul Antoine d'AUamont dont il a été parlé à l'article qui précède.

Eugène-Albert d'AUamont fut baptisé par le cardinal Alphonse de la Cueva, et tenu sur les saints-fonts par les archiducs Albert et Isabelle-Claire-Eugénie qui lui donnèrent leurs noms. Après avoir fait de brillantes études à Luxembourg, à Trêves, à Mayence et à Lonvain, il prit d'abord le parti des armes auquel sa famille presque entière s'était successivement vouée depuis des sièles, et fit une campagne sous l'archiduc Léopold :

Il se trouva entr'autres à la bataille de Lens (1648), où il fut fait prisonnier. Lorsqu'il fut rendu à la liberté il se sentit dégoûté do service militaire, et s'engageant dans une autre carrière il choisit l'état ecclésiastique pour lequel il avait depuis longtemps éprouvé une grande propension. Il fut en effet pourvu le 28 janvier 1653 d'un canonicat à l'Eglise de St. Lambert de Liège après avoir fait preuve de seize quartiers de noblesse et ancienne chevalerie, et ordonné prêtre l'année suivante. En 1657 il était venu à Malmédy pour assister aux noces de son frère et y fut enfermé à cause du siège que l'armée française vint à la même époque faire de cette ville dont ce même frère était Gouverneur (v. l'art. Jean V,

d'AUamont) . 11 y montra beaucoup d'intrépidité en alTrontant tous les périls pour assister les» blessés , leur procurer les secours de la religion et les consoler par l'onction de ses paroles. Nommé en 1659 à l'évêché de Ruremonde dont il prit possession le 1 1 juin , il fut sacré à Malines le 24 août suivant. Dans cette -éminente position il sut soutenir avec toute la fermeté désirable les droits de son église et remplir exactement tous les devoirs du saint ministère, même les plus pénibles et les plus minutieux. Dans le cours de ses visites pastorales il ne se bornait pas à donner la Confirmation, mais il voulait toujours s'acquitter suivant l'occurrence de toutes les fonctions sacerdotales. Son zèle le porta même jusqu'à entrer, revêtu de ses habits pontificaux , dans les villes de Nimègue et de Grave , peuplées alors presque exclusivement de dissidents : cette démarche pouvait rencontrer de l'opposition chez les magistrats de ces villes ; mais le mérite personnel du prélat ayant trouvé grâce on le reçut avec honneur et on alla jusqu'à le défrayer pendant son séjour.

Cette circonstance ayant enhardi les catholiques qui résidaient dans ces villes et les environs ils accoururent auprès de leur pasteur recevoir la Confirmation et écouter ses exhortations pastorales.

Le Pape Alexandre VII ayant appris cette circonstance se hâta de complimenter le vénérable prélat sur sa réussite ; et pour l'encouarger dans son zèle il lui fit expédier le 27 août 1665, un bref qui lui conférait le titre d'Administrateur spirituel de l'évêché de Bois-le-duc, et celui de Vicaire apostolique pour les Provinces- Unies. Cette honorable distinction porta d'AUamont à continuer ces sortes de missions et à les étendre dans presque toute la Néerlande ; et partout il fut reçu avec déférence, au point que à son arrivée à La Haye la princesse douairière de Nassau- Orange et le jeune prince son fils le firent complimenter.

Enfin , par Lettres du 1er février 1666 Anne-Marie d'Autriche, Gouvernante d'Es-

pagne pendant la minorité de son fils Charles 11, le transféra de l'évèché de Ruremonde à celui de Gand, £t le pape agréa cette nouvelle promotion. Eugène- Albert d'Allatnont prit possession du siège de Gand le 4 juillet de la même année et fit son entrée incognito dans cette Tille le 28 octobre suivant. On avait voulu lui faire une dispendieuse réception, mais le vénérable évéque refusa cet honneur en manifestant le désir que l'argent que Ton destinait à cette fin fût employé à soulager les pauvres et à habiller la garnison. 11 fit en outre et hors de ses propres deniers distribuer de larges aûmones aux uns et habiller les autres.

Pendant son épiscopat à Gand il sut, comme à Ruremonde , soutenir constamment le caractère d'un grand évéque:

ses soins de tous les moments étaient consacrés à donner aux pasteurs qui relevaient de lui l'exemple du zèle pour le troupeau qui leur était confié : Il ne négligeait aucun de tous les devoirs qui incombent à un prêtre avec charge d'âmes ; et il n'était rien d'utile à faire qui lui échappât. Un procès fâcheux s'était élevé entre son prédécesseur et le chapitre de sa cathédrale ; dès son avènement il le termina à son propre détriment. D'au ire part, il donnait toute sa solicitude à soulager la misère du peuple qui se voyait accablé par les courses des armées pendant les guerres de l'Espagne contre la France : il fit entourer à ses frais la citadelle de Gand de murs , de contre-escarpes et de pallissades, et fournit en outre cinq mille florins pour lever et entretenir une compagnie chargée de garder cette * forteresse. Sa mémoire est restée chère surtout à cause de la généreuse hospitalité qu'il sut exercer à l'égard de l'évéque de Fernès, en Irlande, que les dissidents avaient chassé de son diocèse.

La ville de Ruremonde lui doit en outre la reconstruction de son palais épiscopal qui avait été détruit par un incendie pendant qu'il était évèque de ce dio-

cèse. Finalement par son testament il ordonna que la moitié des arérages du revenu de son évéché fût distribuée aux pauvres de la ville et que l'autre moitié fût employée à la fondation d'autant de charges de grands-vicaires dans la cathédrale de Sain t-Ba von que ces fonds pourraient suffire à entretenir.

L'évéque Eugène-Albert d'AUamont mourut d'une colique à Madrid, le 28 août 1673, à l'âge de 64 ans et 11 y fut enterré. Son cœur, rapporté à Gand, fut déposé sous une belle-tombe avec ses armes et cette épilaphe :

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