L'ÉPOQUE DE SA PLUS GRANDE ÉTENDUE
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La verta la pl«a knaabU (WH I» graadcvr daaa laal aan «lai d»>t Iraaw plaça daai aac BMfTapkia aatiaatalt.
TOJI1E II.
LUXEMBOURG , Pierre Bric*, librairc-édilcur , rue du cure.
Imprimerie 4e Pu.m BRUCK k L-irmi.ourg.
NAMUR, Barthélémy , est né à Luxembourg le 13 septembre 1728, fils de Henri Namur et de Catherine Krips. Il s'appliqua très jeune encore â la sculpture , art dans lequel il fit des progrès très marqués, ainsi que cela résulte du certificat très flatteur que lui remit le 1" avril 1748 son maître, Martin Jacquet, sculpteur distingué résidant à Loogwy , chez lequel il avait fait son apprentissage pendant six ans.
Barthélémy Namur a livré beaucoup d'ouvrages en pierre et en bois \ et de nos jours on en voit encore plusieurs dans les châteaux d'Ansembourg et d'Ottange , dans les églises d'Attert, de CbAtillon, de Clémeucy,deFentaoge, de Hostert, d'Itzig, de Sandweiler , de Schuttrange , de SU Michel et des Jésuites à Luxembourg, etc. Il avait aussi travaillé pour l'ancienne église de St. Nicolas ainsi que pour celle du monastère de la Congrégation de la même ville ; et naguère on voyait encore dans celle de Notre-Dame, autrefois des Jésuites, placées des deux cotés du maltre-autel et contre le mur les statues plus que de grandeur naturelle de St. François-Xavier et de St. Ignace qui étaient sorties de son ciseau (1771), et pour lesquelles le P. Recteur lui avait payé seixe Louis d'or y compris le banc de communion qui subsiste encore de nos jours dans cette église.
Les œuvres du sculpteur Namur, sans égaler celles des grands maîtres , offrent Tome 11.
dans leurs proportions, leur attitude et leur expression bien des caractères de talent, mais surtout un dessin de formes irréprochable, que Merjai n'a pat voulu apprécier, apparemment parce que luimôme il ne possédait pas assex de coupd'œil, ou que, ayant eu l'occasion de voir des ouvrages meilleurs il aura jugé ceux du sculpteur luxembourgeois d'après ceux-ci.
Barthélémy Namur est mort à l'âge de cinquante-un ans, d'un accident dont il devint la victime.
Publication* de la Société archéologique de Lui? m bourg, XI, 37. — Note* communiquées par «a de »e» petite- lia.
NAUERT , Jean-Nicolas , fils de Jean Nauert et d'Elisabeth Gœdert, est né à Eschdorf, commune moderne de Heiderscheid, le 29 pluviôse an VI (17 février 1798) et montra dès sa plus tendre jeunesse un goût irrésistible pour l'étude. Ses parents, cultivateurs aisés, n'ayant pas tardé k remarquer ces heureuses dispositions s'empressèrent dès que le jeune homme eut appris les premiers éléments de lecture et d'écriture, de'le confier aux soins de M. Wings , curé de leur endroit , pour lui enseigner les principes des langues anciennes. Quelques années plus tard, en 1815 , ils le mirent au collège de Luxembourg, et partout il fit des progrès étonnants au point qu'il a été constamment compté au nombre des premiers élèves.
Lorsque Nauert eut achevé ses humanités il se sentit une vocation décidée pour entrer dans les ordres sacrés et alla en 1819 au séminaire de Trêves, d'où passa l'aunée suivante à celui de Meta. Il reçut la prêtrise en 1822.
Nommé d'abord vicaire à Berlé il fut une anoéc après désigné desservant à Marnacb; puis le 10 octobre 1825- il obtint l'importante paroisse de Lintgenoiril resta jusqu'au 1" mai 1844. A eette date il passa dans ia môme qualité à Grosbouset y mourut le 3 août 185(fc.
Prêtre et pasteu» d'âme» dans toute la force du terme, Nauert mit tous ses soin» à bien, diriger les églises qui lui ont été successivement confiées;- c'est-à-dire que nulle peine ne lui a jamais coûté pour l'instruction religieuse et morale de ses ouailles afin de les guider dans le chemin de la vertu , des bonnes moeurs et de la probité civile. Comme il était lui-même très instruit il sut toujours dans ses conversations et ses sermons rerevet l'instruction et la rendre agréable, tant aux écoliers qu'il visitait souvent dans leurs classes qu'aux parent» pour les engager h donner ce bienfait k leurs enfants. Nauert était un de ces prêtres indulgent» pour l'erreur involontaire mais également sévère pour réprimer les abus quelqu'invétérés qu'ils fussent. En un mot il fut un modèle comme curé-recteur de sa paroisse dont U connaissait parfaitement toutes les familles parce qu'il cherchait constamment par eclte connaissance à distinguer les vrais pauvres auxquels il aimait à faire l'aumône des fainéants qu'il repoussait sans miséricorde.
Les soins paternels qu'il donnait à sa paroisse le portaient toujours à proposer les améliorations nécessaires qu'il découvrait dans sa sphère d'action qui s'étendait naturellement sur l'église et sur l'école: à Lintgen il eut assez d'ascendant pour provoquer la reconstruction de l'une et de l'autre ; à Grosbous il les trouva toutes- les deux en parfait état de construction et d'entretien..
Cependant toutes ces occupations lui
laissaient encore de temps en temps quelques moments de loisir ; et ces moments il les consacra à la culture des arbres fruitiers dans les différentes communes qu'il a successivement habitées, ainsi qu'à Fétude , à laquelle dernière il donnait souvent une partie de la nuit. On s'imaginerait difficilement les peines qu'il s'est données pour inculquer à se» paroissiens l'amour de la promicultuvc : il* allait dans leurs jardins et y plantait des pieds sauvages qu'il greffait ensuite de ses propres mains avec lesmeillcurc»e»oèces. Les cultivateurs convaincue- enfin de» avantages que leur curé leur procurait finirent par le laisser faire ; et c'est ainsi qn^ii parvint à introduire h Lintgen surtout ce» fruit* nombreux et savoureux qui font aujourd'hui pour ce village entr'autres une branche de commerce assez considérable y puisqu'elle rapporte, même dans les années les moins favorisées, an reven» au-delà de mille francs. D'un autre côté, lorsqu'il prit possession de la paroisse de Grosbous les affaires de la fabrique de cette église se trouvaient dans un état déplorable; les biens-foiuls qui kii appartenaient étaient passés en des mains étrangères qui se les étaient appropriée» sans titre, etc., etc. Par son zèle infatigable il a su les récupérer et régler définitivement toutes les difficultés très embrouillées qu'il avait trouvées dans cette branche de son administration.
Nauert a compose plusieurs épilaphes bien écrites, et la statistique historique de l'église de Grosbous,. imprimée dans le XI* volume des Publications annuelles de la Société archéologique du Grand-Duché dont il était membre correspondant. (4 Vi page» in-4°).
Finalement, par son testament olographe du 1* octobre 1855 et trois codicilles postérieurs il a destiné: 1°. Une somme de quatre miHe francs pour fonder près de l'Athénée de Luxembourg une ou plusieurs bourses en faveur de sa famille, pour l'élude des belles-lettres, de la théologie , du droit, de la médecine,.etc. etc.,
«t des arts libéraux. La jouissance pour le ou les titulaires une fois admis durera chaque fois jusqu'à la fia des études, ainsi les années d'université comprises. Colla-
teurs : le directeur temporaire de l'Athénée, l'administrateur des bourses attachées à cet établissement et le professeur de religion. Les prétendants doivent être munis d'un certificat de bonne conduite morale et religieuse à délivrer par le Bourgmestre, le Curé elle Président du conseil de fabrique du domicile du postulant. — 2°. Une autre somme de deux mille francs pour l'instruction primaire des enfants, petits enfants et descendants de son frère et de ses deux sœurs, habitant les paroisses d'Eschdorf et de Walferdange. — 3°. Une somme de mille francs pour, les intérêts à en provenir, servir au soulagement des indigents malades, la moitié à ceux de sa famille et le reste à ceux de la paroisse dTschdorf, son endroit natal. — 4°. Enfin, sa bibliothèque , composée d'ouvrages de choix doit être déposée chez sa nièce à Lintgen et servir à toujours à l'usage des étudiants de sa famille.
Dans ces actes nous nous voyons engagé à relever cette phrase significative qui peint si bien le caractère du testateur : « Ich habe Jahre lang gespart und mir abc sichtlich manche9 Vergouegen versagt, <> um nach meinem Tode als Wohlthxter o meiner Familie und der Leidendeu «■ Menschheit werden zu kœnnen » etc.
Note* comm Luiemburger WoH, N» I08,
da 10 septembre 18M. — Publication» de U Société archéologique da Grand-D«cbé, XI, 2* partie, 97, 11- i XII, p. VI.— Testament et codicille* Nauert, en létnde 4a aoUire AngeUbcrg, de Fenlen.
NAVES, famille ancienne, originaire paraît-il de Belgique et qui a habité le Luxembourg pendant quelques générations.
Elle a possédé les terres de Fischbach, de Humain et de Champion, et a eu l'honneur de compter parmi ses membres le premier président qui fut nommé au Conseil provincial de Luxembourg, à sa création.
Oe Naves ancien, ou du Luxembourg,
portait : de sable à la fasce d'or de trois pièces, au pal de sable, bordé à chaque côté d'un filet d'or, brochant sur le tout. Cimier : une téte de taureau de sable, accornée d'or, les marines percées d'un annelet du même. Cependant nous voyons encore que trois fils de Mathias de Naves. seigneur de Constantin-les-Tournay et d'Isabelle de Souchier, savoir Jean-Michel, Mathias et François furent anoblis par lettres du roi Philippe rV, du 15 janvier 164-7, au port d'armes : d'azur, à une fasce ondée d'argent. Ces personnages appartenaient-ils à la même famille ? nous hésitons à le croire à moins d'admettre également que les de Naves du Luxembourg ne fussent reconnus provenir des environs de Tournay.
La branche luxembourgeoise de celte belle famille a produit plusieurs illustra» tioos que nous allons passer en revue.
LxGucaûci. — Nobiliaire des Payi-Ba» et de BorirgogDe, I, îiUO ; Mélange* de généalogie ponr servir de ecreeetian» et d'addition* an Neéiliaire de* Pays- Bas et de Boargogne; 04.
NAVES, Jean I de, que nous nommerons l'aîné ou le premier, pour le distinguer du suivant, vint habiter le Luxembourg avec son frère Nicolas I", qui aura son article : Il était seigneur de Messaocy. D'abard greffier du Conseil provincial de Luxembourg en 1530, ses éminents talents le firent plus tard nommer vice-chancelier de l'empereur Charles-Quint qui l'honora de toute son estime et lui confia en outre plusieurs missions importantes et délicates. Il mourut à Llm le 20 février 1547, à l'âge de 47 ans et son corps ramené à Luxembourg, fut inhumé dans l'église du vieux St.-Esprit. Merjai a conservé son épitapbe que nous transcrivons ici :
D. 0. M. Trixo et Uvo.
Clabissdio et Eqtbstbjs Obdims Viro JOANNl A NAVES Domino in mebctzich Dm C aboli V. vice-Cancellabio
McLTIS LeGATIOMBUS MULTOS HONORES DEPORTANT! ,
Et immatcba morts scblato
VlDCA SUPERSTES PlETATIS ERGO P. C.
Vixit vix annis 47; obiit anno 1547, Du 20 Febrcarh.
In uoc loco sbpcltcs est.
Pierrct . qui fixe son décès à l'année 1 510, serait dans l'erreur si Herjai a copié juste, ce qu'il ue noos est pas donné de vérifier.
Jean I de Naves avait épousé Hélène de Waha, de la branche de Trouville, d'où eutr'autres enfants une fille da nom de Nicolle qui devint l'épouse de Nicolas de Laittres, seigneur d'Econvier, colonel d'un régiment de dix enseignes pour le service de S. M. C, lieutenant d'une compagnie d'hommes-d'armes sous Mansfelt, etc.
MantMeriU de Mitui, ?•!• 84. — Pntttn, I, fol. LXXI. - ArekiTM du C—**il PwioeUi. - No*« .le M. Wurtk P»<r«et - Titre» d« b baulle de
NAVES, Jean II de, né le 13 novembre 1523 , était fils de Nicolas I de Naves (v. son art.) et neveu de Jean I qui précède. L'auteur du manuscrit des Viri illustres lui a consacré l'article que nous allons rapporter : « Joannes de Naves hujus « cancellarii — id ett Nicolai — filius Phi- «lippo H Hispaniarum Régi a consiliis « status , supremus prœfeetus annonae per « Belgium Don Joannem Anstriacum acce- « pit Luxemburgi bospitio venientem in
« Belgio sepultus in templo Sancti
« Spiritus Luxemburgi. »
Jean II de Naves était seigneur de Chinnery , Montigny, Sancy, etc., Conseiller d'État à Bruxelles et Commissaire des vivres de l'armée des Pays-Bas. Dans ces dernières fonctions surtout , parait-il , il s'est acquis bien des titres à la reconnaissance du Gouvernement et des soldats. Bertels fait de même un grand éloge de ses connaissances et de sa vaste expérience dans les affaires publiques. Il mourut à l'âge de 65 aos , le £0 avril 1579 , à Liège où il avait été transporté du camp devant Maastricht et fut rapporté à Luxembourg pour être inhumé au caveau de sa famille
dans l'église du vieux St.-Esprit , où sa belle-soeur ou sa nièce lui fit élever un mausolée sur lequel on Usait l'épitaphe suivante :
DeO OPT. MAX. SAC.
Joanni db Navbs, ëquiti Domino In Chinery , Montigny , Sancy , etc.
Sanctioris Consilii Régis IIispanle
CONSILIABIO , BT IN BELGIO EJCSDEM
Exebcitds Aiwionjï Pb^fbcto, qci Duh Régi, Patbleq. scmma fldb Et diugbntia pbr XXX annos db-
BITUM BBDDIDISSBT, TANDEM IN TrAJBCTENSI OBSIOIONB CCRIS BT Ladoribos MAGIS qoam XTATK BT
MORBO CONFECTD8 LBODII QCO
Valbtodinis brgo secesserat, obiit XX. aprilis C13.ID.LXXIX. vixit Annos LV. benses V. mes VII.
Salomea Schawenbdrg Moesta P.
Jean II de Naves, dans la personne duquel les mâles de son nom semblent s'être éteints dans le Luxembourg , avait épousé Madeleine de Schavrenbourg, (il le de Jean , seigneur de Preiscb et de Françoise de Brandenbourg. Nous devons croire que de son mariage est née Dorothée de Naves que nous voyons, en 1602, épouse de Gérard, baron de Schawenbourg.
Bnnoin, VIII. 105. — Butiu, (10. - M*nueriU de Mmmi , 94.— Viri illtutret, III, TP 197. -Piw»,I, fol.LXXI.-WM.HLaM* \ViLi»a«.
Dii^râit Mtfi««r. Butor. I«ie«b«re; , II, e. 6. § S
NAVES, Nicolas I de, originaire de Marvilie si nous en croyons Pierrot, naquit en l'année 1474 ou 75. Nommé Président du Conseil provincial a sa création en 1531 , il vint s'établir à Luxembourg où il sut s'acquérir une grande réputation de savoir et de droiture. Il avait épousé Ideron ou Jeanne de Villers qu'il avait perdue eu 1523 et qui outre une fille, Françoise , loi avait donné deux fils , Jean et Nicohs, qui tous deux se distinguèrent de manière à se rendre dignes de figurer parmi nos illustrations nationales (v. leurs art.) .
Nicolas I de Naves , dit D. Calraet d'après Wassebourg , a écrit plusieurs recueils dont cependant les titres comme les matières qui y sont traitées nous sont restés inconnus. Il mourut à l'âge de 72 ans, le 4 août 1546 et fut inhumé dans le chœur de l'église du vieux St.-Esprit à Luxembourg , avec cette épitapbe :
NICOLAUS A NAVES Jcris Con-
[SCLTCS ,
Eqdbs Auratus Dus. in Vajibk et Drvi Carou Romanorum Ihperatoris
QCONDAV A CONSILIIS PRiESBS LcCBM-
bdbgi OBirr Ao 1546. Dib 4 Acgcsti.
Guillaume de WiUh eini rapporte une autre inscription tumulaire qui se serait trouvée dans la même église , et consacrée h ce célèbre personnage. Nous la copions également :
«<Jlarû$imo viro NICOLAO a NAVES «Domino in Vannen9 Philippi Régis mCcutilicBy Archiducis Austriœ, ac Divi « Caroli Quintilmp. Aug. quondam a Conutilii»; Prœsidi Luxemburgen. ac ldero- « nœ a VilUr, M air once pudieitia ac pie- « tate in$igni , supentites filii parentibut «optimis posuerunt. Obierunt, Me an.
«M.D.XLV1. Quarto nonat Augutti, Maatis sua anno LXXÏ1. Bac veto XVI.
« Kajend. Decemb. an . M.D. XXIII. ctta- « lis sua XXXV.
D. C*lbct, Bîbl. Lorr.— Biitcl*, 120.— Pimmt,
I, fol. LXXI.-BoTaoi.cr, Vin . 10S.-Wii.uian* a Waiini , BuMfiii*. AotMjnar. Bictor. Luxembnr(;
II. c 4. §. 5. et e. 0, J. 8.— Nnwin, La aotean Iniembuarceoii, 53 , note 1, P.
NAVES, Nicolas II de, fils aîné de Nicolas I qui précède, et d'Ideron de Villers, est mentionné comme suit par Fauteur du manuscrit des Viri illustres : « Ni- «colaus de Naves Dominus in Chinnery << Luxemburgensis praesidentis filius S. R. « Imperii vice-cancellarius sub Carolo V. « de quo : Caesar araat Laceras Naves et « Graodia-vela : Lazarum Schwendi , sue-
« vum, Navesium Luxembnrgensem et Car- « dinalem Grandvillanum Burgundum. »
Nous ajouterons que Guicciardin en parlant de ce grand homme qui posséda toute la confiance de l'empereur , dit qu'il égala son père en science et en prudence, et le surpassa peut-être en vertu et en crédit. Il mourut en 1547.
Nous nous voyons engagé ici a venir au-devant d'une objection possible : on aura remarqué que Jean I de Naves était vice-chancelier de l'empereur comme son neveu Nicolas II , et que nous fixons la mort de l'un et de l'autre à Tannée 1 547. Cette coïncidence nous a également frappé, et ce d'autant plus que généralement les biographes ne dénomment que trois illustrations dans la famille de Naves, tandis que nous en posons quatre. Pour nous la chose s'explique clairement parles sources positives que nous avons consultées et que nous citons au bas de chacun de nos articles.
Nous n'avons pas pu nous assurer si Nicolas II de Naves a été marié.
Viri illnttie*. ni. N° leO.-BuTut, 130.- WtLBttaot 4 WiiTHBiB, DUqoUit. Mtiqnar. Bitlor. Laieul». II, e. 6. §. 3. - Gciccuidim, Bcscription de* Pays-Baa, I08B, fol. 4M. - Butholbt, Mil.
NEIPPERG, Guillaume-Remi ou Reinhard, comte de, né en 1684, descendait d'une famille ancienne de la Souabe. Entré en 1702 à l'armée autrichienne il servit la Maison de Habsbourg avec zèle et fidélité. 11 obtint en 1717 le grade de colonel d'infanterie, se distingua aux a Ha ires de Temeswar et de Belgrade et quitta peu après le service actif pour être chargé de l'éducation du duc François-Etienne.
Nommé Gouverneur de Luxembourg en 1730, c'est en cette qualité qu'il mérite de figurer parmi les illustrations de ce Pays. En effet, par sa sage administration il se fit aimer et respecter des habitants, comme par ses vues d'humanité, concertées avec le maréchal de Belle-Isle, gouverneur de Metz, il sut au milieu de la guerre préserver la province, commise à ses soins, de
ces dévastations destructives aussi contraires à la gloire des souverains qui ordonnent la guerre qu'aux intérêts du pauvre peuple qui en supporte les dangers et les frais. Sous le gouvernement du comte de Neipperg la forteresse de Luxembourg reçut des augmentations considérables ; on construisit enlr'autres : en 1730 la redoute qui a conservé son nom, le magasin dit Dueuncbuscb et l'écluse du Grand j en
1731 le fort (îross-Elisabetb , la lunette Coupée, l'arrière flanc du bastion Bourbon, quatre petites lunettes à l'entrée du cbemin couvert intérieur entre les bastions St. Jost et Marie, la lunette Klein -Wallis; en
1732 le ravelin avancé Thionville, le fort Thuengen, l'écluse de la porte de Mansfelt; en 1733 l'enveloppe Louvigny en avant de la route du même nom, les redoutes Rheinsheim et Ofizy; en 1734 l'enveloppe Royal Chanclos en avant de la redoute de ce nom, l'enveloppe Marie en avant de la même redoute ; en 1735 les bastions détachés Rubempré et Rurni g ny, les seconds ponts de la porte du château et de la porte neuve; en 1737 l'enveloppe Lambert en avant de cette redoute; en 1739 l'enveloppe Vauban, la lunette entre les enveloppes Vauban et Marie, celle entre les redoutes Vauban et Louvigny; en 1740 — 41 l'enveloppe au-dessus du fort Berlaymont sur le Tintenberg, la chute supérieure sur le Tintenberg; en 1743 cnfln l'enveloppe de la porte d'Eich.
Cependant le gouverneur Comte de Neipperg ne fut pas toujours présent dans son gouvernement, puisque nous le voyons en 1733 en Italie avec le grade de Feldmarécbal. Quelques années plus tard il flt la campagne de Hongrie contre les Turcs, se distingua au combat de Kornea en 1738, et couvrit la retraite de l'armée autrichienne après la bataille de Grœtka. En 1739 il crut devoir dans l'intérêt même de son souverain, conclure rapidement et secrètement un traité qui remettait Belgrade entre les mains des Turcs, pour délivrer le Grand-Duc François qui fut
depuis Empereur et qui avait été fait prisonnier pendant une partie de chasse. La Conr Gt semblant de l'en punir par la prison ; mais le traité n'en fut pas moins ratifié et le général qui en était l'auteur fut comblé de faveurs, et mis ensuite à la tête de l'armée que Marie-Thérèse opposa au roi de Prusse. Pendant la guerre pour la succession en Bavière Neipperg fut chargé de commander l'armée de Silésie.
Blessé en 1742 à la bataille de Molwile il se retira en Moravie, alla ensuite remplacer le duc d'Aremberg dans les Pays- Bas et prit part à la bataille de Octlingen après laquelle il se retira dans son gouvernement de Luxembourg (1743).
En 1753 il fut appelé à Vienne pour entrer au conseil de guerre et mourut dans cette ville le 26 mai 1774.
Neipperg était un homme de mœurs austères et d'une grande probité. Élevé dans le Luthéranisme il le quitta plus tard par conviction, pour embrasser le catholicisme dont il pratiqua depuis les devoirs avec exactitude.
De Fiiut, Dictions, bistor. lilt N., cdît. 1859. — Uiitori» aeademiar l.ueiUborgensu j a la Bibliotb de Luxembourg, ottert , n° 5079. — Biktbowt, IV, antè teitam, XX VIII. — Coeana, Encyclopédie moderne, XVII, 45— Biograpkie uniTerteUe, XX X l . 41. H
NETTELÉ, Jean-Pierre~Séba»tienf fils de Jean-Pierre et de Catherine Kœnig, né à Luxembourg, le 30 mai 1792, lieutenant adjudant de place de 2* classe pensionné, est décédé à Braine-le-Comte , le 17 avril 1857.
Nettelé entra dans l'armée française, comme soldat au 4e régiment de hussards, le 16 mai 1809 ; il fit les campagnes de 1809 en Autriche , celles de 1810, 1811, 1812 et 1813 en Espagne, et celle de 1814 en France. Congédié le 11 juillet 1814, et admis dans l'armée des Pays- Bas le 26 juillet suivant , il obtint en 1830 le grade de maréchal des logis chef achevai au corps de la maréchaussée royale.
Passé au service de Belgique, le 16 octobre 1830, il fut nommé sous-lieute-
nant adjudant de plaça de 3" classe, le 26 janvier 1835, et lieutenant adjudant de place de 2e classe, le 9 avril 1841. Le lieutenant Netteté fut pensionné le 18 septembre 1845.
Capitaine »■ IUcsc. Kéerologe dr* «.ffieicn de l'ariace belge.
NEUERBOURG, Frédéric, seigneur de, fut, paraît-il, le dernier mâle de sa famille «jui est connue depuis le douzième siècle et portail: de gueules à trois tourteaux d'or, deux en chef et un en pointe.
Cimier : deux cornes de buffle, à dextre de gueules et à sénestre d'or ; au milieu un tourteau d'or.
Tout porte a croire que Frédéric , seigneur de Neuerbourg et d'Esch-sur-la* Sûre était fils de Thibaut, seigneur de Neuerbourg et d'Isabelle de Manderschcid, lesquels vivaient encore en Tannée 1300. En 1306 nous trouvons ce Frédéric se disant chevalier, et Théodoric de Brandonbourg se rendant caution pour un comte de Vianden, et en 1312 consentant à garantir la vente de Linster faite par Wauthier de Wiltz à Henri seigneur de Beaufort. En 1317 il reprit sa terre de Neuerbourg en fief du comte de Luxembourg et il paraît que depuis cette époque il résida presque constamment à la Cour de Jean l'aveugle , prenant part à ses expéditions et assistant à ses conseils. Ce fut aussi , ajoute Bertholet, à la persuasion de ce dernier qu'il suivit la mode de l'époque en accordant des lettres d'affranchissement à son bourg de Neuerbourg, la cinquième férié après la St. Luc évangéliste en l'an 1332, et l'assimilant à la loi politique de Trêves.
C'est particulièrement cet acte qui a rendu Frédéric de Neuerbourg recommandable à la postérité. Suivant Pierret il mourut le 24 août 1334. Nous n'avons pas pu nous assurer s'il avait été marié; mais bien certainement il n'a pas laissé postérité, puisque le jour de Ste. Catherine 1339 Frédéric de Crononbourg, se disant héritier de son parent Frédéric de
Neuerbourg, vendit la terre de ce nom à Jean roi de Bohème, comte de Luxembourg, et à Henri II comte de Vianden, lesquels deux nouveaux* possesseurs confirmèrent encore la même année « le di- « manche avant la feste de St. Simon et «St. Jude Apostres aux bourgeois» l'affranchissement leur concédé par le dernier seigneur.
n«T..L^, VI,U7, *q : p. 4. xxx vin - P« ur, 111 et V.-Nby», Histoire de Viaulea. ItfS.
NEUFORGE, Neufforge ou Neuveforge, famille d'ancienne chevalerie, grandement alliée , originaire de la principauté de Stavelot et ayant possédé plusieurs belles terres et seigneuries de noble tenement, tant dans les pays deSlavelotet de Liège qu'en celui de Luxembourg, telles que celles de Grimonster, La Reid, Wargi, Fairon , Crossé, la Mouzée, des Pouxhons, Fisenne , Plaineveaux , la Neuville près Huy , etc. , jurée à Malte et admise dans tous les chapitres nobles et d'ancienne chevalerie.
La famille de Neuforge , honorée de la chevalerie du Saint-Empire et du titre de baron, était connue dès le treizième siècle et tenait déjà à celte époque un rang distingué parmi la noblesse du Luxembourg où elle possédait le fief des Pouxhons dont elle a ajouté le nom à son nom patronimique. Malheureusement ses archives , déjà dispersées par la révolution de 1789 ont été entièrement détruites en 1818 pendant l'incendie qui a, dévoré le château de Neuerbourg, de façon qu'il serait très difficile d'établir son arbre de ligne complet
Neuforge , qui porte : d'argent , à trois losanges d'azur, 2. 1. surmonté d'une couronne comtale; et pour cimier: un buste habillé au blason de l'écu , la face de carnation , coiffé d'un bonnet pointu d'azur, au rembras d'argent, a produit des prélats , des généraux , des gouverneurs , des colonels ; des ambassadeurs , des députés aux diètes de l'empire, des conseillers d'état, des procureurs géné-
raux et des conseillers an Conseil provincial de Luxembourg. Notre pays compte plusieurs illustrations de ce nom; nous allons en parler successivement.
Buta* Emaucsi d'Huit, Fragment généalogique de la famille de Neuforge, dans: Publications de la Société archéolog. de Luxembourg, VIII, 148, »qqq. — U'sstcnûca.— Nobiliaire de* Payt-Bat et de Bourgogae; faite da Suppléaient , VIII . «06.
NEUFORGE , Englebert de, est né en 1573, à Laroche, fils aioé de Gilles de Neuforge , seigneur des Pouxhons , et de Catherine Ferier , laquelle était veuve de X de Rande lorsqu'elle fut mariée à Gilles de Neuforge, le 15 juin 1572.
Après avoir fait de bonnes études en droit à l'université de Louvain , Englebert de Neuforge fut admis au barreau à Luxembourg, ensuite nommé conseiller Procureur-général près du conseil provincial, par patentes du 26 février 1631. Ses vastes connaissances le firent plus tard envoyer par les archiducs vers l'empereur Ferdinand II, ensuite auprès du roi de Pologne.
Englebert de Neuforge avait épousé Marie-Agnès d'Huart , fille du vice-président Remacle d'Huart (v. son art.) , qui lui donna sept fils dont plusieurs Ggurent avec honneur parmi nos illustrations nationales. Nous allons donner les noms de ces sept fils: Louis (v. son art.); Paul, grand-veneur de l'électeur de Cologne; Jean, qui fut chanoine à la cathédrale de Trêves; Englebert, général autrichien et gouverneur de Capoue; Guillaume, provincial des Jésuites; Gilles, religieux à Orval ; et Philippe (v. son art.) , abbé de St. Willihrorde , à Ectiternacb.
Englebert de Neuforge est mort à Orval, en 1629, et fut inhumé dans l'église de ce monastère où l'abbé François Laurent de Laroche lui avait fait ériger un monument portant l'épitaphe qui suit :
Audi viator , ENGELBERTUS de la NEUVEFORGE,
[RUPB KATLS, LUXBMB.
CONSILIATOR AC PflOCURATOR ReGIUS , OmMBITS GRAT1IS ORNATIS , l> OMNIUM AMORE AC HONORE VIXIT AN. LV.
Apdd Auream Vallem AnnoCID. IDC. XXIX. Catbolicè obut,
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In coblo victcrds.
F. Laobbktics Abbas COGRATO SCO BENE
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MûBSTCS POSCIT.
L'auteur du manuscrit des Viri illustres a consacré à Englebert de Neuforge l'article que nous allons transcrire : « 16 . . . « Engelbertus de la Neuveforge ex Luxemc> burgico La Roche consiliarius Luxembur- « gensis et semel pro Alberto et Isabella « archiducibus Legatus ad Ferdinandnm II. « Cssarem , deindè collega comitis Sorani « Legati ad Regem in Polaniam mortuus « et sepultus in Aurea Valle. »
Pmaaer, I, fol LXXI.-B.ai.otei , VIII, 103; et VI, 584.— Notes de famille communiquée». — Enm. d'Hoaut, Fragmenta de généalogie, ds.ii* : PublicaUoa* de la Société arebéol. de Luxbrg. , VIII, 180, »q.— Viri illuatre*. III, N° «28 -Utvmui*. 58.-P»oco. 08. -Ncin. Uiatoire de la baroanie de Jamoignc; dans: Publication* de la Société archéologique de Loxembg.X, 114, an;.— Bcaeca, Eiflia illnatrata.il, pan altéra, 181, aq. — Mauuicritt Ctoaaa. — Maonterit BiaacBAai.
NEUFORGE, Henri ou Jean-Henri, chevalier de, était fils de Louis (v. son art.) et de Gertrude-Marguerite d'Anethan.
Comme son père et son aïeul, il s'adonna à l'étude du droit et entra dans la diplomatie. En 1698 il était député de l'Electeur de Bavière a la diète de Ratisbonne et sut à cette occasion se gagner l'estime de ce prince tellement que ce dernier manda le 2 août 1698 au Conseil provincial de Luxembourg, qu'il avait conféré à son ambassadeur l'expectative d'une place de conseiller. Et il fut en effet promu à ces fonctions par brevet de l'année 1702. Plus tard il retourna à la diète impériale en qualité d'ambassadeur du roi d'Espagne qui le créa baron de son nom en récompense de ses mérites et de ses services signalés.
Jean-Henri de Neuforge avait épousé Gerlrude de Bettenhoven qui lui donna deux , peut-être trois fils et trois filles. Nous ne savons pas l'année de sa moit; cependant il semble qu'il vivait encore en
1728. Il fut inhumé dans l'ancienne église paroissiale de St. Nicolas à Luxembourg, à côté de son père.
Pierret nous a conservé l'épitaphe de leur monnaient commun. Nous la reproduisons :
« Monumentum pramobilis Domini JOIS « HENRICI DE NEUVEFORGE, C. S. M.
«pro Circulé Burgmdicoet Ratisbonœ in «Imperïi dieta Présidents, nec nonSena- « tus provincialiê Luxemburgici Senatoris, «filti prœnobilis Dni D. LUDOVICI DE «NEUFORGE, viri multis magnis iisque nmeritissimis tituiis, aternd memorià «dignis, prœfati Monareha» a Consiliis «Status atqué ut supra resideniis ac Se- «natoris, obiit pour Ratisbonœ anno «MDCLXXV.
«Lector dévote apprecare ut ambo Cauc- «tent beati. Amen.»
Butbout, VIII, 194.- Ea». »TJvabt, Fragment de généal. , danai Public Soc. arcuéol. f<uxbrg. , VIII, 139. — Archive* dn Conieil provincial de Lmbrg. - Bcaaca, Eilia Ulaatrata, II, p.»U- 139.
— D.Caiatr, Blbliotk. Lorraine. - Note* de famille.
— Pieaasr, I, fol. LXX1I. — Maauacrit Bia»cba*t.
* NEUFORGE, Louis, chevalier de, seigneur des Pouxnons, était Gis ainé d'Englebert (v. son art.) et de Marie-Agnès d'iluart. Après avoir pris ses licences à l'Université de Louvain il prêta le serment d'avocat devant le Conseil provincial de Luxembourg, le 6 août 1 649 , et fut nommé Conseiller-lettré près le même Conseil par Lettres-patentes du 9 janvier 1660. Le 17 mars 1670 il fut promu aux fonctions de trésorier-garde-des-chartres , emploi qu'il conserva jusqu'en 1672 où il fut désigné Conseiller d'État et privé, maître aux requêtes, et envoyé aux diètes de l'Empire pour le cercle de Bourgogne , ensuite nommé ambassadeur d'Espagne près du prince-électeur de Bavière.
Louis de Neuforge dont Alexandre de Wiltheim loue les vastes connaissances en antiquités , fut créé chevalier en récompense de ses grands mérites et des services signalés qu'il avait rendus à son souverain. Il est mort à Ratisbonne en 1675, laissant la réputation d'un habile diplomate. Ses
restes mortels furent ramenés à Luxembourg et inhumés dans l'église de St.
Nicolas. A l'article précédent nous avons rapporté son épitapbe commune avec celle de son fils Jean-Henri.
Il avait épousé le 27 septembre 1639 Gertrude-Harguerite d'Anethan, fille de Jean d'Anethan chancelier de l'électeur de Trêves, et d'Anne-Marie de Paccius.
Deux fils et une fille sont nés de cette union.
Bcaraoïrr, VIII, 103, sa;. — (Jivciino,38.- D. CUlbit, Bibliotb. Lorraine, — Eaaaactt a'Ucaar, Fragment de généal ; dans: Publie*! Soc. archèol. Luibrg , VIII, 131 — Note* de famille — Bciica, Eiflia illnatrala, H, p. ait 139. — Nrrtu, llwtoire de la baronaie de Jamoigne; d*M > Pablicat. Soc arch. Luibrg. , X, 113. — Arekire» dn Conaeil provincial de Luibrg.- Piaaarr, I, fol. LXXI - Mtcrt. Btaacaaar. — NavaaNW, Le* auteor» laxeuboargeois, 33, aotc 1 , 11°.
NEUFORGE , Philippe de, était le plus jeune des sept fils d'Eoglebert de Neuforge (v. son art.) et de Marie-Agnès d'Huart. Il se voua à la religion et fit profession a l'abbaye d'Echternach, ordre de St. Benoit. Il était prieur de ce monastère lorsqu'en 1667 il en fut désigné le 64* abbé. En 1680, le 23 décembre, il fut en outre nommé conseiller de courterobe au conseil provincial de Luxembourg et mourut le 10 septembre 1684.
A beaucoup de mérite personnel et de connaissances très étendues Philippe de Neuforge unissait une grande fermeté de caractère et un constant désir de maintenir son abbaye à la hauteur de réputation oii il l'avait trouvée : il voulut qu'elle fût non seulement riche en propriétés mais aussi en sciences. A cet effet il augmenta considérablement sa bibliothèque, tant au moyen d'acquisitions faites de ses propres deniers que par l'effet de donations de livres précieux de la part de ses agnats qui résidaient dans les Pays-Bas.
Comme son père Engleberl et son frère Louis , l'abbé Philippe de Neuforge (ut chargé de plusieurs ambassades en France et en Hollande , et il s'en acquitta avec honneur.