SON GRAND GÉNIE, SES FAITS MILITAIRES
son apfbction singuliere pour sa patr1b [et 8b8 vertus chrétiennes qui le firent aimer bt rbspectbr, rbndront sa memoire immorte llb.
Il mourut lb premier août 1716.
Comme il n'avait pas été marié il institua pour son héritière sa sœur Charhltt d'Autel, chanoinesse du chapitre de Sainte- Marie, à Metz: Le collier de la Toison d'or qu'il n'avait jamais porté, fut légué à la statue de la Sainte- Vierge, dite Consolatrice des affligés à Luxembourg.
De son côté, Dame Charlotte d'Autel dont il vient d'être parlé , mourut à son tour le 10 janvier 1724, et avec elle s'éteignit dans les femmes l'illustre maison d'Autel qui l'était déjà du cûté masculin dans la personne du comte Jean-Frédéric. Par son testament elle avait institué pour héritiers de tous ses biens les enfants mineurs de Lothaire - Ferdinand Mohr de Wald, seigneur de Peterswald, Betzdorf, etc. et de Marie-Louise-Françoise, Baronne de Warsberg. En conséquence Messire Lothaire-Ferdinaud Mohr de Wald sollicita et obtint de l'empereur Charles VI , par Lettres-Patentes du 2 octobre 1725, le droit de relever les armes d'Autel en se nommant Mohr de Wald dit d'Autel, conformément au testament de feue Charlotte d'Autel, Baronne de Vogelsang, Dame de Mersch, Heffingeh, Larochettc, Remich et Mandern. Cette faveur, disent les Lettres- Patentes, est accordée au remontrant pour lui et pour son fils Philippe-Evrard , et à • défaut de celui-ci pour le second Gis Lothaire-Frédéric. En conséquence cette fa-
mille fît brocher depuis lors l'écusson d'Autel sur le sien. Aujourd'hui que la famille Mohr de Wald est également éteinte celle des Barons de Keinach , de Hirtzbach a succédé à ses biens.
Piuut, I et m. - Galope* d'AoUl et Mohr
de Wald. — Archive* de la famille de R*l«4ca. — Nobiliaire de* Pa;*-Ba*. Suite in tapplément, VII, îll>li. — HtictLua La Ga*»*, Notice *nr le* luiembourgeois célèbre*, 33.— Note* particulière*. — Jka«tw, Chronique* de l'Ardeane, I, 884. note 5.— Utvaxmc, 37. - Bmtiout, IV, antt testom, XXVII.
BADEN, très-ancienne et très-illustre maison allemande avec titre de marquis.
Elle a produit plusieurs personnages trèsdistingués qui appartiennent nécessairement a la Biographie luxembourgeoise tant à cause des terres qu'ils y ont possédées jusqu'à la conquête française de 1794 — 96 que des services qu'ils ont rendus à ce Pays.
Le premier marquis de Badcn cité dans l'histoire du Luxembourg avait accompagné l'empereur Maximilien I pendant la dernière moitié du quinzième siècle.
Baden porte: Ecartelé. Aux 1 et 4 d'or , à la bande de gueules ; aux 2 et 3 échiquelé d'argent et de gueules.
Sans entrer sur cette maison dans d'ultérieurs détails généalogiques ou historiques qui ne regardent pas notre sujet, nous nous contenterons de consacrer des articles séparés à chacune des illustrations qui touchent le Luxembourg.
BADEN, Bernard, marquis de, était fils puîné de Christophe, Gouverneur des Pays-Duché de Luxembourg et Comté de Chiny (v. son article) , et d'Odile ou Ottilie, comtesse de Catzenellenbogen. Il naquit en 1474 et constitua la branche de sa maison dite de Baden-Baden. Ce personnage , disent quelques auteurs , introduisit le culte réformé dans ses états allemands et racheta la ville de Creutznach de la duchesse de Bavière , sa nièce.
En 1527 il fui nommé Gouverneur de Luxembourg en remplacement de son père, et depuis lors il a été acquis au Pays. Il fut remplacé dans cette dignité
en 1531 par Philippe de Croy, marquis d'Arschot.
Le manuscrit des Viri illustres consacre à Bernard de Baden la notice que nous allons transcrire et qui résume bien les titres à la célébrité que ce grand homme s'est acquis à l'époque orageuse pendant laquelle il se trouvait placé à la tête des affaires dans le Luxembourg : « 1490. Béret nardus Marchio Badensis Dominus in Ro- « denmacher et Unseldingen ûlius Christo- « pbori Marchionis gubernaloris ac D. Hy- « potbecarii Ducalus Luxemburgensis et «ipse post patrem gubernator sub quo « galli Luxemburgcnsem Ducatum uti scrip- « tores asserunt ne tentare quidem ausi. »
Nous ferons remarquer en passant, à l'encontre de ce passage , que bien assurément la date de 1490 n'a pas été mise en marge sans un but fondé ; mais malgré toutes nos recherches il ne nous a pas été donné de découvrir ce but.
Le marquis Bernard de Baden mourut en 1537. En 1534 et malgré ses soixante ans d'Age il avait épousé Françoise de Luxembourg, fille de Charles, comte de Brienne et de Roucy, laquelle se remaria ensuite à Adolphe comte de Nassau : De cette union naquirent Philibert et Christophe, marquis de Baden (v. l'art, consacré à Philibert).
Viri illnctre*. II, N* 138 — IUmmi, II. 13. — Burnourr, IV, antè textom, XXVI.— Catalogua Guber- Balorom Inciliborgrn.iam ; manuscrit à la Bibliothèque de Lusemboarg, N° 3079. — Pmbmt , M.— Bnrit*, 18i.
BADEN , Christophe y marquis de, naquit le 13 novembre 1453, et se titrait
de marquis de Baden, comte de Spanheim. Il était fils aîné de Charles I , marquis de Baden et de Catherine, archiduchesse d'Autriche, sœur de l'empereur Frédéric III. Entré au service de l'empereur Maximilien I il prit une part très-brillante aux guerres que ce prince eut à soutenir contre la France et contre les Flamands rebelles, et notamment en 1479 où il récupéra la rille de Luxembourg dont un sieur Jean de Domarien, disent les annales du temps , s'était emparé peu de temps auparavant au nom du roi Louis XI. Maxiroilien , pour récompenser cet acte de bravoure fit graver sur une pierre qui fut placée à l'arsenal et qu'on y voyait encore vers le milieu du dix-huitième siècle , l'inscription suivante:
L'an MCCCCLXXIX Mbssibb Christophe Marquis de Baden présentement capitainb et gouverneur do Duché de Luxembourg