‹ Biographie LuxembourgeoiseChapitre 7 sur 98 · TENANT LE PARTY DU BOT DB FRANCE BT · texte numérisé non relu

TENANT LE PARTY DU BOT DB FRANCE BT

[des Flamands, l'occupoit contre le susdict Bot des

[Bomains.

Cette inscription a disparu comme tant d'autres monuments historiques qu'un aveugle et ignare vandalisme a sacrifiés sans but comme sans motif.

L'empereur Maximilien non content d'avoir cherché à éterniser par une inscription lapidaire ce fait d'armes de Christophe de Baden , le gratifia quelque temps après du Gouvernement civil et militaire du Duché de Luxembourg et lui procura ainsi les moyens de réprimer les attaques incessantes des ennemis de la maison de Bourgogne dans ce Pays. Aussi pendant le grand nombre d'années qu'il occupa les fonctions de Gouverneur, sut-il tenir en respect les seigneurs turbulents après avoir

châtié les plus rebelles d'une manière exemplaire : c'est ainsi enlr'autrcs qu'il fit déclarer félon le puissant dynaste de Bodemacher ainsi que ceux de Wiltz , de Pittange près Mersch et d'autres. Leurs biens furent confisqués et n'ont été restitués que plus tard et en partie seulement à leurs héritiers. Pour l'incorrigible seigneur de Bodemacber ses terres lui furent enlevées à toujours et cédées en 1492 à notre Gouverneur de Luxembourg par les efforts duquel le remuant Gérard de Bodemacber et ses tenants avaient été mis à la raison. De cette époque date la possession par la maison de Baden des seigneuries de Bodemacber, Bichemont, Boulay , Hespérange , Neuerbourg , Useldange, etc., dans l'ancien Luxembourg.

Pliilippe-le-bel , fils de l'empereur Maximilien ajouta encore aux faveurs dont son père avait comblé Christophe marquis de Itaden en lui conférant l'Ordre de la Toison d'or qui était la distinction la plus élevée qu'un souverain d'Espagne pût accorder.

Il paraît que ce grand capitaine s'est retiré des affaires plusieurs années avant sa mort, puisque nous voyons en 1521 son fils Bernard (v. son article) lui succéder au gouvernement du Luxembourg, tandis qu'il ne mourut que le 19 avril 1527. Il y a apparence qu'il fut inhumé dans le caveau de l'église de Bodemacber , puisque lorsqu'on a reconstruit cette église en 1 782, on y a trouvé un cercueil de plomb qui renfermait un corps intact , avec ses vêtements et ses bottes a l'écuyère et à manchettes : Il portait un pantalon en peau jaune, un gilet de velours sur soie, une espèce d'habit de chasse et un ruban de décoration.

Christophe marquis de Baden avait épousé Odile ou Ottilie, fille de Philippe comte de Catzenellenbogen , qui lui donna une nombreuse postérité : Jacques, archévêque de Trêves (v. son art.); Bernard, Gouverneur du Luxembourg (v. son art.) ; Char les y chanoine de Trêves et de Strasbourg ; Philippe, qui fut comte de Spanheim (v. son art.) ; Rodolphe, chanoine de Cologne et

de Strasbourg; Ernest, tige des marquis de Baden-Dourlac ; Wolfgangue; Marie, abbesse de Lichtenhalt ; Odile, religieuse; Sybille, épouse de Philippe III, comte de Haoau; Rosine, mariée à François-Wolfgangue comte de Zollern; et finalement Béalrix, unie a Jean, comte palatin de Simmeren.

Montai, II, 18; et IV, 751. — Emiuut , 6e- •elucbte der Stadt Fentang Lnxembnrg. 67, *q. — Catalogua Gubcrutorum LucUifeurgensium, à la fin dn manuscrit des Viri illustre* { et le manuscrit ft° S079 de 1» Bibliotbèo.ae de Luseasboorg — Bcatwut, VIII, 6 et 11, sa,.; et IV, noté teitum, XXVI. — daviM, reeeTear de* contributions k Bode- ■Mcker: Mémoire •UUstîejiie et kistoricjiic manuscrit. — Biographie «ai venelle, III, 198, *q. — Pixaarr, III. — Bcanis, 191.

BADEN, Guillaume y marquis de, fils d'Edouard marquis de Baden et de Marie baronne d'Aicke-de-la-Rivière. II naquit en 1 593 et entra au service d'Espagne comme ses ancêtres. Nous laisserons parler le manuscrit des Viri illustres : « Wïlahelmus MarcLio Badensis ob majores et « educationem IJnseldingx se gerens pro « Luxemburgense duxit quingentos équités «sub Marcbione Spinola in Palatinatum, «et recuperato a se Marchionatu Badensi «fundavit colligium societ. Jesu Badcnse « et alterum inchoavit Crucinaci in suo ex «duabus quintis Co mita tu Sponheimensi. « Jodex imperialis Caméra? Spirensis. »

Il ne sera pas inutile, pensons-nous, d'ajouter ici quelques mots de commentaire touchant la phrase : recuperato marchionatu Badensi. La mésalliance du père de Guillaume avec une simple baronne , fille du gouverneur de Bréda, fit contester à ce dernier la succession paternelle en Allemagne par ses puissants agnats ; et cette contestation ne fut terminée par sentence impériale à l'avantage de Guillaume et de ses cohéritiers que vingt-deux ans après la mort d'Edouard, marquis de Baden (et père de Guillaume), décédé en 1600.

Philippe IV, roi d'Espagne, créa Guillaume marquis de Baden chevalier de la Toison d'or.

Il mourut à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, le 22 mai 1677 et fut ramené h Rodemacher pour être inhumé dans le caveau

de sa famille. Il a été marié deux fois : a. en 1624, à Catherine-Ursule, fille de Jean-Georges, prince de Hohenzoltern et de la Rhingraefin Françoise w Cette dame étant morte en 1648, le marquis de Baden épousa: b. Marie -Madeiaine, fille d'Ernest, comte d'Oettingen-Wallerslein , qui mourut le 31 août 1688. Du premier mariage sont issus : Ferdinand-Maximilien, qui succéda à son père; Léopold-Christophe, chanoine de Cologne et de Strasbourg ; Herman , chanoine de Cologne et de Paderborn , puis maréchal de camp, général des armées de l'Empire, Président du Conseil de guerre, Gouverneur de Javarin et principal commissaire de l'empereur à la Diète de Ratisbonne; Bernard; et finalement deux filles. La seconde alliance produisit: Charles-Bernard mort en brave à la défense du pont de Rhinfeltz, et AfanWnn<-Gut7/«/min« , épouse de Ferdinand-Auguste, prince de Lobkowitz.

Moasai, II, 1». IV, »»0. Et VI, 735. - Viri illustres, II. N» 188. — JcTi»«, Mémoire manuscrit. —

BADEN, Herman-Forluné, marquis de, était troisième fils d'Edouard marquis de Baden et de Marie Baronne d'Aickc-de-la- Rivière, conséquemment frère de Guillaume qui précède. Il naquit en 1596 et fut seigneur de Rodetnacher : « Herman- « nus-Fortunatus Marcbio Badensis, dit le « manuscrit des Viri illustres, istius Wil- « helmi (v. son article) frater, Domious in «Rodcmacher et Unseldiogen, scripsit « suoaere Lcgionem Cataphractorum Equi- « tum pro Caisare , interfuitque gravi con- «flictu ad Brisacum in Alsatia cum duce «de Feria et duce Lotbaringiae pro quo «etiam alteram scripsit legionem, istius- « que ducis militix prafuit aliquamdiu sumv ma cum potesLale. »

Ce prince mourut à Rodemacher en l'année 1665 et y a été enterré dans une tombe distincte, auprès du caveau de ses ancêtres. Son mausolée, en marbre brut assez grossièrement travaillé, représente le Christ ayant a ses côtés le défunt avec sa seconde épouse, agenouillés. On y lit l'inscription suivante :

SeRBMSSIMO PRINCIPI HbBMANNO-FoRTU-

[nato

Marchioni Badbnsi btc,

Ilf FROSPErUS MITI, IN ADVBBSIS FOKTI ; IN SCPEROS PIO, IN SUBDITOS BBNIGNO, IN QDOLIBBT SINCERO ET CANDIDO J CONJUGI INCOMPARABILI , PRIDIB NONA8 JaNVABII ANNO ChRISTI

[MDCLXV.,

iCTATIS SVX LX. ,

pib dbfoncto bt rbgionb hojus titcli

[sbpulto ; s1biqub vi du a supbrstes D. Maria -Sidonia, Comitissa Falkbn-

[STEINIANA

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