COMITUM
DE VeLBRUCK
IN CaROTH ORTA. ObIIT 12 MAY 1760.
EOQUE TUMULO QUIESCIT
Lambert: Joseph : S. R. L Comes
ejls coniux in iisdem locis Toparcha
Defunctus 23 MAY 1768.
La famille de Marchant , dite d'Ansembourg , avait été anoblie par patentes du 17 août 1676 et du 8 août 1681 ; elle fut élevée à la baronie le 10 décembre 1728 et finalement à la dignité comtale le l*' octobre 1749. Elle porte: d'argent; écartelé : aux 1 et 4 au lion de sable ; aux 2 et 3 à la herse triangulaire du même.
Biographie générale des Belges, 144 — Arekifes du Conseil proTincial de Luxembourg. — D. Galhct, Biblioth. lorraine,— Publications de li Soeiétë arckéol. de LnxemboQfg» V, 26; VI» 65» note ft ; et iSft.— Notes d*étndes.— Notes commnniqnées. — Arbre généalogique communiqué. •» Manuscrits du curé IV^ltsu. — Manuscrits de Mbejai. — Classh» (Uitalogne de la Biblioth. de Luxembourg, 491, §q. — D'. N** Nilles, OuTrage cité; passim,
MARCHANT, Pierre de, de la famille des deux personnages qui précèdent, avait embrassé Tordre de St. François et devint le fondateur des religieuses franciscaines de la province de Limbourg, réforme qui fut agréée en 1 634 par le pape Urbaine VIII. Nous connaissons de Pierre de Marchant les œuvres suivantes : P Expositio litteralis in regulam St. Francisci ; Anvers, 1634, in 8*. -- ^ Tribunale sacramentale ; Gand, 1643; 2 vol. in fol.; et Anvers, 16B0, 3 vol. — 3* Les constitutions de sa réforme.
Dr. NicoiAS NiLus, ooTrage cilë, 41 et note.
Marcour, Evrard de; v. MERCURIA- NUS, Evrard.
Marcour, Jacques de] v. MERCU- RIANUS , Jacques.
Marcour, Jean I. de; v. MERCU- RIANUS, Jean L
Marcour, Jean II. de; v. MERCU- RIANUS, Jean II.
MAREISE , Anne-Catherine, dite Marie, enfant unique de Guillaume Mareise, originaire de Bois-le-Duc, et de Marie- Madelalne Scheffer, est née à Luxembourg, le 5 février 1691. Après le décès de sa mère , arrivé le 2 janvier 1736, Anne-Catherine Mareise se retira à Tabbaye de Bonnevoie oii elle est décédée le 14 janvier 1764.
Quatre jours ayant sa mort elle fouda * une bourse d'études qui a retenu son nom et dont le capital monte à mille écus de Luxembourg ou 4609 francs et 10 centimes. L'acte de cette fondation qui a date du 9 janvier 1764 , s'énonce dans les termes suivants : « Voulant pourvoir à ce que les uns et les autres aient la facile lité à éducquer et faire étudier leurs en- « fants j elle ordonne et veut qu'un capi- « tal de mille écus faisant deux mille huit « cents florins Brabant k vingt sols pièce , « argent au cours de cette province restera « placé k constitution d'intérêt k la direoc< tion de son exécuteur testamentaire , et c( que Tintérét de ce capital servira k per- <( pétuité k foire étudier l'un ou l'autre « enfant mftle de sa famille k nommer par «son exécuteur testamentaire tant et si « longtemps que lui exécuteur lestamen- « taire vivra , lequel au moment qu'il en- « trera dans les basses classes de la lati- «nité et jusqu'k ce qu'il aura fini ses «études, soit de la Théologie, de Droit « ou de Médecine et quand même il irait «étudier pourvu d'une autre bourse k «Louvain, telle qu'elle puisse être, il « continuera k jouir des revenus de cette « fondation pour son entretien et pour «assister aux frais des degrés de bache- « liage ou licence qu'il prendra k ladite uni- « versité de Louvain et k chaque fois que « cette fondation viendra k vacquer, il sera « libre de la conférer k qui de la famille « l'exécuteur testamentaire jugera k pro- « pos et dans telle classe d'étude que le « nommé puisse se trouver , lequel nommé «en jouira jusques k ses études achevées « sans que qui que ce soit de la famille « puisse contester sa nomination , ni com- «mencer le moindre procès a ce sujet, « la fondatrice déclarant expressément que « celui de sa famille et de leurs descen- « dants k perpétuité qui s'aviseront d'in- « tenter un procès au sujet de la nomina- « tion faite de l'un ou de l'autre de la « famille k quelque degré que ce puisse «être que lui et ses enfants en seront «privés.»
Par parenté , la dame Mareise déclare entendre le côté et ligne des Scbeffer , soit paternel soit maternel.
Begistrei de TancieB Htçûtrat de Laxeniboaf|f.— KoLTs, HAnael des fondations de bourses d*étnde, 584, sqq.
Marguerite , la sœur ; v. LUSCHEN, Elisabeth, Baronne de.
MARQUÂRD , ou Marcuard, issu diton des seigneurs de Bouillon, vivait pendant la seconde moitié du huitième et la première du neuvième siècle. Si on ne lisait que superficiellement les annales des abbayes de Prum et d'Echternach on serait tenté d'admettre qu'il y a confusion dans les récits , ou bien qu'il faut reconnaître deux personnages du même nom dans des gestes qui ne regardent qu'un seul. Mais pour peu que l'on réfléchit on ne tarde pas k se convaincre que cette divergence prétendue peut facilement se concilier. En effet , Marquard entra d'abord k Tabbaye d'Echternach oh il fit son éducation et oh il excella si bien dans les études qu'il fut jugé digne d'être préposé aux écoles de cette maison qui , sous sa sage direction, fleurirent bientôt d'un grand lustre ; car il était un génie rare et passait pour le plus grand savant de son temps.
Marquard occupait cet honorable emploi lorsque Tancrède , né des princes de Parme et second ou au moins troisième abbé de Prum vint k mourir en 829. Il fut postulé pour succéder k cet abbé et consentit k se charger de la conduite du monastère. Il réunit en même temps la dignité d'abbé de l'abbaye d'Ardenne, connue plus tard sous le nom de St. Hubert en Ardenne.
Dans ce poste élevé, l'abbé Marquard n'oublia ni ses devoirs ni l'esprit de sa vocation ; et tous ses actes étaient des exemples de vertu , de régularité et de charité : il se déclara le protecteur des pauvres et l'ami de ses religieux qu'il guidait comme un vrai père. Il fonda le monastère de Munster-Eiffel dans lequel il envoya d'abord une colonie de religieux
de Prom , lesquels toutefois embrassèrent plus tard et du coosentement du fondateur la règle des chanoines. II sollicita finalement auprès du pape Serge afin d'obtenir de ce pontife des reliques pour son monastère et il reçut de lui quarante-six corps de saints.
Gomme il commençait à vieillir et que la conduite de deux abbayes éloignées l'une de Tautre lui devenait très pénible , il voulut se démettre de celle des Ârdennes et conféra en 836 la dignité abbatiale de cette dernière à Sévolde qui se sanctifia par ses vertus.
Harquard était aimé des grands et honoré des petits ; il fut pendant vingt-quatre ans abbé de Prum et mourut le 27 mal 853) plein de jours et de bonnes œuvres :
les annales de Prum lui ont attribué la qualification de Saint.
Ses religieux lui firent Tépitaphe suivante :
Hic REQUISSCIT MaRCUARDUS ABBAS j
Qui tbrtius hoc Monasterium rexit ÂNNis XXIV. BT IV. Calbnd. junii obiit