‹ Biographie luxembourgeoise: histoire des hommes distingues ..., Volume 2Chapitre 10 sur 61 · UMBRA · texte numérisé non relu

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hostes compegi, procerum consulta re-

[degi.

clerum zelavi, discordes pacb bbavi.

César, apex, Galle, Siculum, Rex,

[René, scis Itale Paixadiis, Trebàtum nequiit teherarius

[ausdm Germano, Pallatiolo lambasco sepulcro.

Ce prélat,* un des plus illustres de son siècle, tant par ses connaissances littéraires que par son habileté diplomatique, n'a cessé de jouer un grand rôle dans les affaires du temps. René, duc de Lorraine se Tétait attaché en qualité de grand chancelier; l'archevêque de Mayence lui avait aussi confié les fonctions de grand chancelier de l'Empire, attachées à son église, et l'Empereur avait en lui une telle confiance qu'il le mettait au courant de toutes les grandes affaires qui se traitaient en Europe. On Ta vu, comme César, dicter en même temps à ses secrétaires plusieurs lettres différentes sur des objets d'un grave intérêt. Il aimait les lettres et les protégeait ; son idée de fonder une académie à Trêves, idée que Jean de Baden (v. son art.), son successeur a eu le bonheur de mettre à exécution , en dit assez pour le prouver. Il a composé des constitutions pour les chanoines de St. Castor h Coblence , et des statuts pour ceux de St. Siméon à Trêves. On y trouve des pensées d'ordre et de réforme monastiques devenues alors bien nécessaires contre les abus dont les maisons religieuses étaient infectées à cette époque. Mais ces qualités se trouvèrent obscurcies chez lui par de grands défauts : il manquait de franchise, s'exprimait ordinairement à mots couverts , aimait l'argent, vendait les emplois plutôt qu'il ne

les donnait au mérite, écrasait ses peuples d'impôts pour subvenir à ses goûts somptueux et aux besoins de sa famille.

Bécnr, Biographie de la Hostile, IV, 941S, «jqq.; et Histoire des sciences etc.» dans le pajs messin, 51G. - Bkowei, Annal. Trevir. II, 277 ad 290. — Hoccsai*, Chroniques de Metz, 208 ad 247;— Gesta Tretirornm, II, 52tf ad 336.- D. Calmt, BiMioth. Lorraine, et Hist. de Lorraine, II, 909, 910,916. -BaaTaoLBT, VII, 299, 424, 426, 434,439, 460. — Aa Hontiieim, Histor. Trevir. diplomat, II, 527, 375, not. a. 389, not. b. 393, not. a et b. 393, not a. 396, not. a. 406, 408, 409, not a. 412, not a. 421, not. a. 428, not c. 429, not d.; 111, 252, 996. — MÊuaissa, Histoire des éréqnes de Hetz, 650. — Les Békédictirs , Histoire générale de Metz, II, 633. — y. Stramemc, Moselslrom, 44.

SIERCK, Jean de, né vers Tannée 1250, devint archidiacre de Trêves. Henri de Fenestrange ou Vinstingen, archevêque de Trêves étant mort le 26 avril 1286, les chanoines, pleins de confiance dans les vertus apostoliques de Jean de Sierck voulurent le nommer pour succéder au prélat défunt ; mais il refusa cet honneur par modestie, préférant occuper un rang secondaire plutôt que d'avoir à plaider peut-être avec des compétiteurs.

Elu quarantième évéque d'Utrecht , en 1288, en remplacement de Jean de Nassau, non d'Àssouve comme M. Bégin écrit, lequel avait été déposé en 1287 à cause de son incapacité à diriger les affaires ecclésiastiques, Jean de Sierck lutta avec avantage contre l'aristocratie qui disputait alors au clergé le pouvoir temporel que ce dernier ne cessait de tenter d'usurper. Il fut même obligé de se défendre par la force des armes pour rentrer en possession du domaine et du château de Vredel que Guislebert d'Amstel avait enlevé à son église et montra, dit-on, autant de fermeté que de sagesse dans l'administration épiscopale.

Après huit ans de séjour à Utrecht, c'està-dire en 1297 il fut nommé par le pape à la chaire de Toul et eut pour successeur à Utrecht Guillaume de Malines ou de Berthout.

Les bourgeois de Toul , entraînés alors

dans le mouvement général qui avait lieu en France pour l'émancipation de la commune, avaient pris les armes pour soutenir leurs prétentions : l'évêque Jean de Sierck fut obligé de leur permettre de lever dans son diocèse les tailles et les subsides qu'ils jugeraient nécessaires ; et comme pendant la vacance du siège épiscopal l'empereur avait accordé le gouvernement du Toulois à Frédéric IV, duc de Lorraine, mesure à laquelle les bourgeois s'étaient constamment opposés , Jean de Sierck se rendit à Strasbourg où l'empereur se trouvait par hasard et obtint la révocation de ce décret qui rapportait au duc dé Lorraine cent livres de rente.

Il fut envoyé quelque temps après à Rome pour demander au Pape son consentement à l'élévation d'Albert d'Autriche à l'empire ; mais il ne put rien obtenir du Souverain-Pontife qui déclara solennellement que : Albert étant un véritable parricide il ne pouvait avoir ni obtenir aucun droit à l'empire.

Jean de Sierck se rendit de nouveau à Rome au jubilé séculaire de l'an 1300.

Il paraît d'un autre côté que ses lumières le firent appeler différentes fois à des ambassades importantes ; mais l'Histoire ne nous a conservé presqu'aucun détail sur la vie politique de ce prélat. Il ne vécut pas toujours en harmonie avec les Toulois dont les exigences augmentaient sans cesse , sans doute à proportion de l'arbitraire que cet évoque voulait introduire dans le temporel de son administration. En 1302 les esprits étaient même tellement irrités que le jour des Rameaux les bourgeois de Toul ayant pénétré de vive force dans la cathédrale, empêchèrent leur évéque de continuer les offices : Jean de Sierck ayant fait une alliance offensive et défensive avec les chanoines, le peuple fut bien obligé de conclure la paix et de reconnaître son autorité temporelle. Cependant il se révolta de nouveau peu de temps après et mit en prison le doyen de Port. L'évéque, fatigué de voir son autorité et même sa vie compromises de jour

en jour, afferma pour quatre ans les revenus de son évêché à son neveu, Philippe de Sierck, chantre de l'église de Toul et archidiacre de celle de Metz, et alla vivre dans la retraite où il mourut en 1305.

Jean de Sierck , qui était très savant, surtout en droit civil et canonique, a composé un Apparat, ou Commentaire sur le sixième livre des Décret aie s. Cet ouvrage fut regardé par les jurisconsultes de son siècle comme une œuvre parfaite, renfermant en peu de mots les grandes maximes du droit. L'auteur alla lui-même à Bordeaux auprès du Pape pour lui présenter son ouvrage et pour l'engager à ordonner qu'on s'en servirait en jugement de même que dans les écoles ; mais il paraît que le Saint-Père n'octroya pas cette demande.

Béciif, Biographie de la Moselle , IV, 241, sqqq.; et Histoire des sciences' dans le Pays Messin, 5ltf7.

— Meosisse, Histoire des cvêcjues de Metz, 495.— Lbs Béxédictiks, Histoire générale de Metz, II, #08.

— D. Caluet, Bibliothèque lorraine. — Beitholet» V, 858. — Bekoist, Histoire de Toul, 4«tf. — Délices des Pays-Bas, IV, 287. — ▼. Steaibug, Der Moselstrom, 45.

Sigefroy, le Comte, dit de Luxembourg; v. LUXEMBOURG, le Comte Sigefroy de Luxembourg.

Siger de Grevenmacher ; v. GREVEN- MACHER, Siger de.

SILVIUS, Jean, peut -être Dubois, après avoir latinisé son nom suivant l'usage alors reçu, a été curé de Haut-Cliarage. Nous n'avons découvert sur ce personnage de renseignement autre que le peu de lignes que nous fournit Fauteur de la dissertation sur les bourses d'études attachées à l'ancien séminaire ou pensionnat des Jésuites à Luxembourg. Il y est dit que par testament privé, dont nous ignorons la date, le curé Silvius a légué le tiers de sa maison, à l'enseigne de l'ange, située dans la rue de l'eau à Luxembourg, pour l'entretien de deux écoliers au collège ou séminaire des Jésuites de cette ville; plus quatre journeaux de terre à Pétange pour l'entretien de deux écoliers de Haut-Charage. II pria le prévôt de Luxembourg

d'administrer ces biens jusqu'à l'érection do séminaire et de les y appliquer eusuite. Il paraît que de cette donation ne ressortit aucun effet puisqu'il n'en est fait aucune mention dans les archives de rétablissement. Seulement la clause de l'érection future du séminaire en question prouve que la libéralité a été faite avant Tannée 1641 ; ainsi Silvius florissait pendant la première moitié du dix-septième siècle.

A Namub , Dissertation sur les bourses , XII et

SILVIUS ou Dubois, Nicolas, fils d'une bonne famille, est né à Marche pendant le premier quart du dix-septième siècle. Après avoir terminé avec grande distinction ses humanités et sa philosophie, il entra en théologie et obtint la prêtrise. Il fut ensuite professeur d'Ecrilure-Sainte à F Université de Louvain et président du collège du Roi. Dans ces fonctions Nicolas Dubois eut occasion de combattre contre les Jansénistes : il s'en tira, paraîtil, avec gloire et avec la réputation d'un profond théologien autant que d'un zélé catholique. Il a, dit-on, publié plusieurs ouvrages profondément pensés et savamment exposés contre les erreurs de cette secte qui faisait alors tant de bruit ; mais nous n'avons pu recueillir le titre d'aucune de ces productions qui n'ont vraisemblablement eu qu'une vogue éphémère comme l'objet même dont leur auteur traitait.

Dubois est mort en 1696.

Ds Fcllbb, Dictionnaire historique, litt O. — Nbo- ■aru, Les auteurs luxembourgeois, 34, note 4, III0.

SIMON, Michel, le Père, dit Calen ou Kalen, du nom de sa maison paternelle, ou de Bofferdange > du lieu de sa naissance, florissait vers la fin du dixseptième siècle et la première moitié du dix-huitième.

Il entra d'abord dans l'ordre des Jésuites, mais il le quitta plus tard, vraisemblablement avant de s'être engagé par aucun vœu à cette société. Il était prêtre et passa sa vie à étudier et à arranger des biblio-

thèques de grands seigneurs ainsi qu'à écrire des ouvrages dont aucun cependant n'a été imprimé. Il a également copié des manuscrits et rédigé des catalogues de cabinets; c'est ainsi que la Bibliothèque de Luxembourg a, écrits de sa main, douze volumes in-folio d'inventaire des médailles du Baron de Marchant d'Ansembourg, de même que le manuscrit des Viri illustres luxemburgenses , dont quelques-uns ont même cru , mais bien à tort, qu'il était l'auteur. En effet, pour n'en rapporter ici qu'une preuve , nous dirons que le dernier personnage cité dans cet ouvrage vivait en 1656 : Si le Père Simon en avait été l'auteur il l'aurait bien certainement conduit plus loin.

En 1743 il était gouverneur des pages de l'électeur palatin ; auparavant il l'avait été des fils du comte de Harrach , gouverneur-général des provinces belgiques.

Nous ne savons ni l'année ni le lieu de son décès.

D. Calmet lui attribue les ouvrages suivants : 4°. Dictionnaire de l'ancienne Géographie comparée à la nouvelle ; H vol. in-folio. — 2°. Catalogue des Empereurs romains jusqu'aux Paléologues , avec les dates des principales actions de leur règne ; et à la tête de chacun , de sa vie ainsi qu'une liste des Consuls; 24 vol. in-folio. — J\ Catalogue historique et géographique d'un grand atlas universel , ou les mœurs de chaque peuple se trouvent dépeintes, etc.; 60 volumes in-folio. — 1\ Critique de l'Histoire de Luxembourg du P. Bertholet, Jésuite ; dans laquelle on a relevé un grand nombre de fautes oit cet historien est tombé : Cette critique , qui était il y a une vingtaine d'années en vente chez un bouquiniste d'Epinal où nous avons eu l'occasion de la voir, ne témoigne pas beaucoup en faveur de la logique de son auteur. — «T. Catalogus numismatum antiquorum lam grsecorum quam romanorum, cum elenebo gemmarum , statuarum , aliarumque id genus antiquitatum quas Lambertus-Josephus Liber Baro de Marchant d'Ansembourg congessit; 16 vol. in-folio.

— 6n. Catalogus numismatum medii aevi usqae ad deciraum septimum sœculum, variorum priocipum et statuum, cum notis historicis, ejusdem collectionis Baronis de Marchant d'Ansembourg ; ,2 vol. in-folio.

D. GàUMT, Bibliothèque lorraine. — Class», Catalogue de la Bibliothèque de Luxembourg, 262. — Reumahk, Les auteurs luxembourgeois, 45.

SIMONY, Antoine-Ogcr , né en Savoie et marchand à Luxembourg, avec Susanne Bronquard, son épouse, fondèrent par testament du 31 décembre 1657, deux bourses au séminaire de Luxembourg , au capital de deux mille écus à 30 sols , ou 4-938 frs. , en faveur d'élèves de leurs familles respectives , se destinant à l'état ecclésiastique, et sous la réserve que les fils des époux Jean-Bernard Feller et Anne Ungedullig, leur nièce, de Glémency, auraient la préférence aussi longtemps qu'ils se montreraient aptes aux études.

Simony étant mort, sa veuve modifia, le 22 novembre 1665 le susdit testament en ce sens, qu'au lieu de deux bourses il n'y en eut qu'une de cent florins de Brabant par an. Les revenus dépassant cette somme devaient servir à l'entretien de deux orphelins de sa parenté , Jean et Antoine Deving, jusqu'à ce qu'ils eussent fait leurs études ou achevé leurs années d'apprentissage dans un métier quelconque. Après cette époque, le surplus devait revenir au séminaire, au profit de la fondation primitive. Dans l'ancienne dénomination de cette bourse on avait substitué au nom du fondateur celui de sa nièce , Susanne Feller, veuve de Pierre Simony, vraisemblablement parce que cette dernière avait versé le capital. Aujourd'hui au revenu de 283 frs. 37 centimes elle est à la collation des Bourgmestre et Echevins de la ville de Luxembourg; précédemment le Père Recteur du collège exerçait ce droit.

A. Nabor, Catalogue des Bourses, X et XVIII.

SITTART, Nicolas, savant jurisconsulte originaire du pays de Luxembourg, florissait pendant le seizième et le dixseptième siècles: «1617. Nicolaus Sittart

« — dit le manuscrit des Viri illustres — «Luxeniburgensis, J. U. D., professor Ju- «ris canonici in universitate Graecensi in «Styriâ, morluus ibidem, clarus doe- « trinâ. »

Viri illustres, III, HP 229. - P»tirr, I, fol.

SI VILLE , Jean-Pierre-Auguste, né à Bastogne, le 27 juin 1811 , capitaine de 1™ classe d'infanterie pensionné, chevalier de la légion d'honueur, décédé à Schaerbeck, le 11 mai 1857.

Volontaire, lors des événements de 1830 , Si ville fut nommé successivement sous-lieutenant au 5e régiment de ligne belge, le 30 janvier 1831; lieutenant au 4e régiment, le 19 octobre 1832; en 1843 il fut désigné pour le régiment d'élite. Nommé capitaine de 2e classe au 9e régiment de ligne, le 1er août de la même année, et capitaine de 1™ classe le 9 avril 1850 , il fut rais en non-activité pour infirmités temporaires, le 4 juin 1855, et admis à la pension le 2 novembre 1856.

Le capitaine Siville avait été autorisé par son gouvernement à suivre les opérations de l'armée française en Afrique, pendant la campagne de 1840 ; sa conduite lui valut la décoration de la légion d'honneur.

Capitaine as Bêche, Nécrologe des officiers de Farinée belge.

Sleidan, Jean; v. SCHLEIDAN, Jean.

SOLEUVRE, Alexandre de, avoué de Luxembourg, appartenait à une maison luxembourgeoise qui portait: d'argent, au lion rampant de sable. La famille de Soleuvre était déjà connue en l'année 1135. Alexandre de Soleuvre dont il est question ici , vivait pendant la première moitié du treizième siècle. Il avait épousé Hedwige, dont naquit une fille, Gertrude, laquelle ayant désire se consacrer à la religion, son père fonda pour elle , par un acte du mois de mai 1235, le monastère des Dames de Differdange dont elle devint la première abbesse. Pendant le même

mois, Alexandre de Solcuvre a fait son testament, et survécut encore pendant vingt-trois ans à la rédaction de cet acte. Il est mort le 13 avant les calendes d'avril 1258, et fut enterré dans l'église de l'abbaye de Diflerdange, ou Bertholet a encore vu sa tombe qui portait cette épitaphe:

ânno Domini M.CC.LVIII,

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