‹ Biographie luxembourgeoise: histoire des hommes distingues ..., Volume 2Chapitre 13 sur 61 · SIS · texte numérisé non relu

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traite que le doigt de Dieu t disait-elle , lai avait indiquée. Elle y était depuis dix ans environ lorsque les votes unanimes des dames ses compagnes relurent supérieure.

Dès ce moment son zèle pour faire fleurir la religion et la vertu dans la maison qui était confiée à sa direction mit tout en œuvre pour inculquer à ses co-religieuses la connaissance parfaite de la règle monastique sous laquelle elles avaient juré de vivre et de mourir : dans cette intention elle fit traduire du latin en rimes allemandes les constitutions de l'Ordre de St. Dominique. Ce genre de composition versifiée était fort en usage à cette époque ; et il devait rendre singulièrement facile aux moniales d'apprendre ces prescriptions par cœur. Du temps de Bertholet l'original de cette traduction, faite par frère Herman (v. son article) se conservait encore aux archives du prieuré de Marienthal. L'auteur avait ajouté à la fin les mots suivants: Cette version fut faite en Van du Seigneur 1276, à laprière de sœur Yolande, prieure. Finalement, cette sainte dame eut la satisfaction de recevoir elle-même les vœux religieux de sa propre mère qui , comme nous l'avons dit plus haut, s'était d'abord si obstinément opposée à l'accomplissement de la vocation de sa fille.

Yolande mourut le 11 décembre 1283, chérie de ses religieuses et chargée de bonnes œuvres, laissant son monastère dans une parfaite régularité et augmenté dans ses revenus temporels. Elle fut inhumée au côté de l'évangile du maître-autel de l'église de son prieuré , qu'elle avait vraisemblablement fait bâtir elle-même, sous une simple dalle bleue, sur laquelle furent gravés ces mots:

SOROR JOLARMS

DE VlENNA

HY1VS DOMVS^ PRIORISSA

dbfuncta in Dno. AO M.CC.LXXXIII.

Plus tard, sans doute pour reconnaître les mérites et les vertus de la vénérable

prieure, les religieuses de Maiientlial lui firent élever un monument funéraire honoraire au milieu du chœur de leur église ; mais les reliques d'Yolande n'y furent pas déposées , apparemment pour ne pas les troubler dans leur repos, à rendrait que peut-être elle-même avait choisj pour sa sépulture. Alexandre de Wiltheim donne la description de ce mausolée; Il était élevé de deux pieds environ du sol, dît-il ; sa partie supérieure représentait la figure d'Yolande en pied , formée au moyen de morceaux de verre de couleur, avec l'habit de l'Ordre, portant sur ses bras une église à clocher, pour marquer qu'elle était pour ainsi dire la fondatrice du "spirituel du monastère de Marienthal ou bien parce que sous cette prieure l'église avait été construite. Autour de cette figure était placée l'inscription suivante:

HtC IACET V\B> MEMORISE SOROR YoLANDIS

Priorissa hujus loci filia ILLUSTRISSIHI [Henrici Comitis et Margaretile Co-

[mITISS£ VIBltaBNSIS CUJUS HJÇC

Mater pr^dicta soror fuit Balduvim

[iMPERATORIS

CoNSTANTINOPOUTAltt. StJB EA AUTEM ORJM)

[SANCTISSIME VIXIT INCREMENTUM

ACCBPIT REIJGIO ET RES. 0BI1T PRIORATUS

[SUI A1W0 XXY , jETATIS VERO CIRCA L,

[anno Domini M.CC.L.XXXIII.XVL kal.

[jANUARU.

De la main gauche, de la figure partait un ruban avec ces mots;

« Christe qui me creasfi et tulisti a me aamorem sœculi , qui corpus meum a pol- «lutione separasti, jubé me ad tuam amisericordiam pervenire.»

Autour de la base, du monument on avait ajouté un vers que le temps avait déjà effacé depuis des siècles avant la destruction du mausolée. Alexandre.de Wiltheim a pu y lire encore : Félix filia regum et comitum.

Nous terminerons cet article par un extrait des éphémérides du monastère de Marienthal : « Yolande d'heureuse mé-

« moire , Prieure de ce monastère

« Elle surpassa toutes les sœurs par sa vie

•* édifiante et .la candeur de ses mœurs, «et elle gouverna cette maison pendant « vingt-cinq aos «oy frisant fleurir FamoAr «et la. craiote de Dieu, Par sa cou versa- «lion pieuse et sainte, par son humilité «et ^oo aménité qui peuveàt servir d'exemple à tous, die n'augmenta pas peu aie respect envers Dieu dans l'âme de 4t beaucoup de frères, de soeurs et de per- «sonnages du monde. Par son exquise

• «prévoyance elle a enrichi ce lieu d'un «trésor très glorieux , à savoir d'une par- «Uoule de la Croix de Nôtre-Sauveur et « d'une épine de sa couronne , outre un «grand nombre d'autres reliques. Les « propriétés et les éditées de tout le coûte vèot ainsi que les ornements de l'église * de marne que le nombre de nos livres «lurent considérablement augmentés sous «son priorat, avec le concours de sa mère, a de ses agnats et de ses amis, etc.»

< ' Le cadre <*-> notre ouvrage ne comportait pas d'ultérieurs détails sur cette intéressante persoone qui, bien qu'elle ne soit pas encore inscrite au catalogue des Saintes, mériterait bien une place dans ee répertoire. Les personnes qui seraient désireuses d'avoir plus de détails sur elle en trouveront beaucoup dans la biographie «que les Pères Alexandre de Wiltheim et Bertbolet ont publié sur elle, de même que dans la traduction de l'ouvrage de de Wiltheim que M. l'abbé Stehres, Directeur du Progymnase de Diekirch, a publié 4n 1841.

Piiuit, II, 971; III, 691.«-BnTB0LtT, V, 7 «a 59, 208 id SIS. — NtTM , Histoire Je Vitnden, 92 ad 98. — Bmtku, article Vianden. — Baepvia, Annales Trevireoses. — > Bissas. — Aux. a Wii/rniin, Vite Tenerabilis Yolandtç. — 8 r Beats, Leben «1er 'GraefinToUnda toq Viandeu.— Thomas di CsjrrnirsÉ.

Viixàhius, Barthélémy; v. BARTHÉ- LÉMY, dit de Weyler.

VILLERS, JeanrBaptiste, est né en 1669, à Clavière, village aujourd'hui liégeois, mais qui dépendait autrefois du pays de Luxembourg. Après avoir fait •avec beaucoup de succès ses humanités à Liège et sa philosophie à Louvain, il se

dévoua entièrement à la sanctification du prochain, surtout des pauvres. Il avait reçu la tonsure cléricale à fige de diisept ans. Lés Pays-Bas étant devenus le théâtre de la guerre , ViUeis * retira à la campagne pont travailler au salut' des soldats. Ayant appris que l'armée française était en marche pour aller assiéger Liège en 1691 , il la devança et entra dans la ville ou sa charité lui fit braver ton* les dangers pour' porter partout étM secours spirituels et temporels , ce qu'il fit avec une ardeur incroyable durant le plus affreux bombardement qu'une ville puisse essuyer. En 1710 , pendant le siège de Douai oh il était président du séminaire provincial , il faillit mourir d'un* maladie contagieuse qu'il gagna en soignant les blessés et les malades. En même temps qu'il donnait à ses séminaristes des leçons sur les vertus edcsésiastiqùes, sdn exetaple leur en apprenait la pratique. Aucun état n'échappait à sa solBoitude; Il faisait imprimer pour les campagnards des instructions de piété qu'il leur distribuait arec d'autres secours assortis à toutes sortes de besoins, et mourut en 1746, après avoir donné aux pauvres tout ce qu'il postédtait. Sa vie a été imprimée a Liège , en 1774.

De Fellss, Dictionnaire historique; lstt V.

Vilthbim, la famille de, et les personnages connus; y. WILTHEIM.

VIRNEBOURG , Georges ou Grégoire, comte de, évêqoe d'Aiot, était originaire du château de son nom et frère ou proche parent de Jean de Virnebourg , qui devint en 1550 prévôt du chapitre de Nachtsheim dans le comté même dont sa famille était dynaste. L'archevêque de Trêves l'envoya d'abord à Ingolstadt entendre les leçons du célèbre Docteur et professeur Eck, afin d'achever son éducation littéraire et scientifique. À son retour, l'archevêque Jean de Hagen le nomma son chapelain particulier; puis lui donna, le 10 septembre 1543, là cure d'Ândernftch.

Ayant résigné ces fonctions en 1549 il fut

.désigné Chanoine de Manster*Mainfeid.

ilft a été le damier pc édkateur séculier <fc la cathédrale, pavée qu'après loi cette Change fut confiée eux Jésuites qoMa qoasentaent jusqu'à Ja suppression de leur ordre .en 1773, par bref dupqpe CiémeatXIV.

Georges de iVIroebourg avait , par son incessante ^activité, aa grande vertu et sa vaste science rendu des servions éminents -& l'aiehevéekd de Trêve» lorsque Taïusheflrtq uetélectpur Jean 4e JLeyen le consacra évèque et le nomma son vioaire-çénécal in spiritOalibua, au château de Wittlich, Je 11 août 1558 , en présence des chanoines Jacques d'Efo et Jean de Schmnfrerg, qni tons deux et successivement ^montèrent sur le siège archiépiscopal. Enepre pendant la même année il obtint sa eenfirmnlion de Borne.

Après le déeèp de l'archevêque Jean de Leyeo, fieorgps de Virneboarg embrassa tfordre .de St. Benoît , détint abbé de fit. Martin à T?ènes et dirigea encore cette maison religieuse pendent quinze ans. Jl est mort le 30 jnrn 1578.

J. A. J. Q^Rtss, Die Wdbbitchœfe yoo Trier; C«fog*e, 1854, j>. 19 rç.

VIRNEBOURG, Robert, comte de, n'appartient 4 l'histoire du Luxembourg gue pfirce qu'il était gouverneur de ce pays sons la trop fameuse duchesse de Gœrlitz. L'auteur du manuscrit des Viri illustre* lui * consacré les deux lignes qpi suivent : « 1420. Robertos cornes de « Viroenbourg , CUejtfelse Lnxemburgipie, « Gnberpater Luxemburgensis. »

Ce personnage, qui était chevalier de la Toison d'or* est mort en 1443.

Viri illustres, II, N* l86.«-Be»r*our, IV, anta ttitm, XXVI- lUuoi, Çiflfip UlostrMn, I, |*i» altère, 07», etc. — Pi*M*r, III.

Vim, Jeam de St.; v. JEAN, dit de Si. Vith.

VogeLj Jean; v. FOGEL, Jean.

VOGELSANG, Louis, Baron de, Feldsengmeialer autrichien, propriétaire du

,*7e régiment d'infanterie , originaire de la famille qui se dénomma de ce nom de la terre de Vogelsang., et -qui a longtemps possédées msytrie héréditaire de Sastogoe. L'auteur de l'envisage historique snr tordre de Marie-Tbérèoe verse ainsi dans «me ■erreur évidente i'orsqnft admet que la famille de Louis de Vogelsang qertait du Mfcklembonrg, tout comme lorsque! le • fait naître à Bruxelles, tandis qviïl -est prouvé qu'il a tu le |our le 12 décembre 1748, dans le manoir de son nom: ce»

pendant il parât qu'il a passé sa jeunesse dans la capitale du Brabant.

Quoiqu'il en soit, plusieurs de seeoleux se distinguèrent comme de eoutagejut soldats ; son grandrpère, colonel et adjodantgénéral de Prince de Waldeck ee fit très avantagensement remarquer dans les guerres centre la France, pendant les premières années do dix-huitième siècle , au point qu'en 1720 il mérita d'obtenir la chevalerie héréditaire du St. Empire, Son )père, Chrétien , est mort en 1765 avec le grade de Feldseugmeister et de Commandant militaire des fertarease et vtHe de Luxembourg , «près 00 ans de loyaux services.

Louis de Vogelsang Ait admis à l'académie Tbérèsienne dont il sortit avec le rang d'officier et fat incorporé dans le rdgî- >ment de Cler&yt, infanterie. Déjà pendit la première année de son service il ent tellement se gagner le contentement de l'impératrice-reine Marie-Thérèse qu'elle .lui fit de sa propre main cadeau d'âne tabatière en er, enrichie de son portrait omé de brillants.

Pendant la guerre brabançonne en 1790, de Vogelsang se distingua si éminemment, comme major, dans les escarmouches près de Nassogne, 1e 1* janvier, le 18 mai près de Hogne, le 23 près de Belle- Maison, etc., enfin le 31 aoftt à la prise des batteries ennemies près d'Ancienne, .qu'H se rendit digne d'obtenir la croix de Marie-Thérèse, avec Je brevet de lieotenantaolonel , et qu'en 1793 il fnt eréé baron. Dès 1791 de Vogelsang «tait

cefonel de son régiment. Au'cèmbet près de Ttarnay, le 99 avril 179» tt se distingua par son conrage, et le 30 octobre 1798 , à te prise 4e MferthieÉne par sa résolution. Btevé an grade de générai»

major etf 1796, H commanda ode brigade ' dte grenadier» de la division WernecL an corps de Wartensleben. P¥ès de Wurteboarg il prit dHissadt te forêt de Gramschatt et contribua beaucoup an gain de te bataille. En 1799 de Vogelsang était Feldmaréchat»lieutenant sows Kray en Italie et forma la suivante arec an division te frtas grande force dn corps chargé du btocns de Gènes, sons le commandement db Lieutenant-feldmaréchal Ott. On dfct à sa bravoure senle la reprise dn châtean de Gerioia près de Marengo. .

À là fin de la guerre de Vogelsang obtint une division qui tenait garnison à Hermanstadt, et en 1805 une division de grenadiers près de l'armée de l'archiduc Charles. A la journée de Coldiero il fut loué publiquement et put se glorifier d'entendre cet éloge de la bouche même du généralissime: car les grenadiers de de Vogelsang avaient attaché définitivement, le second jour de la bataille, la victoire aux drapeaux autrichiens. L'empereur lui donna le 47# régiment d'infanterie. Pendant la retraite , de Vogelsang devait soutenir quelque temps la ville de Vicence afin de procurer quelque repos il l'armée à la suite de tant de fatigues,

et de faciliter le départ dé l'atàlléritf'tin*il que des bagages. Il remplit cette' cori* mission d'taie ntenière- si briffante aVétt quatre balaiftons de grenadiers , deux et* cadrons de hussards et huit canons* qu'il fut pèrté h l'ordto du jour atee la mention te ph& honorable.

A te pâte H tel nommé général de division à Prague et comiftnndà en iS19y jataqrfà l'arrivée dn général BeHegardé le' premier corps, anqnel sa division appartedait. [Près d'Aspern it donna h ses soldats le plus bel exemple de courage plein de calme et de sang froid*: Ses services signalés en cette circonstance furent récompensés par la nomination an rang de Feldieugmeister hors rang. Mis à te retraite pendant un temps très court, il devint peu après commandant de- te forteresse puis en Ml 9' gouverneur de Joaephstadt. L'empereur Alexandre Iw? de Russie loi remit, pendant une visite de cette place , nne bagne très précieuse, ornée de diamants et de son portrait.

Le 1" mai 1917 Louis de Vogefcang célébra son jubilé de cinquante ans de services militaires , et mourut pendant la nuit dn 27 au 28 juin 1822.

Hiktmmi.», Der Militer-Maria-Tlieresieii'Ordea, I, 381, 1734.

Voize; Voizê.

v. Boussb , Tkilman de y c^it

VcLFiLAïciis, St. ; v. WALFROY, St.

WAGKEN .« • , est né à St. Hubert dans-le courant dn dix-huitième siècle. Ses mérites le firent parvenir an rang éminent de Conseiller auhque, attaché à la chancellerie de Vienne. Wacken est mort, 4n 1832 ou 1833, auteur, d'un ouvrage te Hongrie.

RenseigaernenU communiqué* .pur Mr de Rojaumc

M SOOMOT.

WACQUANT-GEOZELLES , Jean- Pierre-Théodorè, Baron de, feldircugmeiater, conseiller intime de l'«anperèur d'Aï»* triche et aonfebamhellan^ propriétaire du 62e régiment d'infanterie, né à. Briey, le

17 mai 1754, appartenait à une famille luxembourgeoise qui fut anoblie - par patentes de Chftries II , roi d'Espagne , en date de Madrid, le 27 septembre 1658, en faveur de Jean-Baptiste Wacquant et de ses deux frères, Jean et Philippe- François , avec continuation du port des armoiries dont leurs ancêtres avaient usé, c'est-à-dire : d'argent, écartelé, aux 1 et 4 a une fasce de gueules ; aux 2 et 3 un lion d'azur armé, langue et couronné d'or, sortant d'une montagne d'or. Cimier, le lion de l'écu. Bourrelet et hachements d'argent et de gueules. Ces lettres furent confirmées et au besoin renouvelées par patentes en date du 2 novembre 1671 en faveur de la veuve de Jean-Baptiste Wacquant. Nous donnerons à la suite de la Biographie du personnage qui nous occupera dans cet article une courte notice sur les personnages marquants appartenant à la famille de Wacquant qui, d'origine luxembourgeoise à l'époque de son anoblissement, s'est plus tard habituée en partie dans le Luxembourg devenu français depuis la pajx des Pyrénées.

Dès sa plus tendre jeunesse Jean-Pierre- Théodore de Wacquant montra une propension décidée pour la carrière h laquelle il resta pendant toute sa vie attaché de corps et d'Ame; Dès le mois de septembre 1771, c'est-à-dire h l'Age de dix-sept ans il entra comme cadet dans le corps d'artillerie à l'armée des Pays-Bas , dans laquelle il ne tarda pas à montrer son aptitude sous le lieutenant-feldmaréchal comte Ferraris. En juillet 1779 il fut nommé sous-lieutenant des mineurs et quelques années plus tard lieutenant du génie : Dans ce grade il fut employé à la construction de la forteresse de Theresienstadt.

La guerre contre les Turcs procura à de Wacquant la première occasion de montrer son courage et son sang-froid. Après s'être d'abord distingué au siège de Schabacs , il fut h celui de Belgrade désigné capitaine hors de tour.

L'éruption de la guerre de la révolution appela de Wacquant sur une. autre

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