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et fat admis ensuite comme surnuméraire au greffe du Conseil provincial de Luxembourg, sous les ordres de Remacle d'Huart (v. son art.) qui était alors greffier en titre. Ce dernier n'ayant pas tardé à apprécier les talents et les excellentes qualités de Jean Wiltheim, le fit nommer son substitutgreffier, en 1580.
Remacle d'Huart fut proposé en 1583 pour être promu au rang de Conseiller; et le Prince-Comte de Mansfelt (v. son art.) , Gouverneur du Pays , ainsi que le Président van der Aa (v. son art.) sollicitèrent auprès du prince de Parme pour que Jean Wiltheim fût désigné greffier.
Dans sa lettre de recommandation Mansfelt ajouta même ces mots flatteurs : «jeune ? homme bien stilé et qualifié, n'y ayant «pour le présent entre les practiciens de «cedit Conseil plus qualifié et capable à « desservir ledit Estât. »
Le 24 février 1585, Jean Wiltheim épousa Marguerite Brenner de Nalbach, fille de défunt Jean Brenner , ancien greffier près le même Conseil provincial. Pour montrer l'estime qu'on portait au jeune marié , les personnages les plus haut placés voulurent être de ses noces: c'est ainsi que Charles et Octavien de Mansfelt (v. leurs art.) , fils du grand Gouverneur, conduisirent la fiancée à l'église ; ils étaient accompagnés d'Eustache de Munichausen (v. son art.) , du sieur de Bassompierre, de plusieurs Conseillers , etc. , etc. Par Patentes du 1er février , « quittes de tous «droits de sceau, d'audiencier et de « finances » , il avait été définitivement nommé secrétaire et greffier de Sa Majesté au Conseil provincial: Il prêta serment en cette qualité le 1er avril suivant, et Iorsqu'en 1600 les Archiducs renouvelèrent les nominations de tous les offices, Jean Wiltheim obtint ses nouvelles lettres gratis , comme les premières.
Assidu , actif et laborieux au plus haut degré, le greffier Jean Wiltheim a rempli sa charge pendant cinquante ans et sous cinq gouverneurs; il a été employé dans plusieurs conférences avec les députés de
princes voisins et dans des missions très importantes comme très délicates concernant le Luxembourg et même les affaires générales de la monarchie espagnole.
Il perdit sa femme le 26 mars 1620.
Cette dame lui avait donné une nombreuse postérité qu'il eut le bonheur de voir établie et bien placée : Trois de ses fils entrèrent dans la Compagnie de Jésus qui pour lors était très en vogue, et s'illustrèrent par leurs savants ouvrages (v. les art. Alexandre, Jean-Guillaume et Jean-Gaspard les de Wiltheim) ; un autre fils fat président du Conseil provincial (v. Fart. Eustache de Wiltheim) ; un autre encore, Jean, devint avocat près le même Conseil ; deux de ses filles entrèrent en religion et trois autres , Marie , X , et Dorothée firent de belles alliances, avec le Conseiller Christophe Binsfeld (v. son art.), Roger de Bergeroth, aussi Conseiller, et Jean de Busbach (v. son art.), assesseur à la diète de Spire.
Rappellerons-nous que par Patentes datées de Prague, le 13 novembre 1627, il fut anobli avec son frère Guillaume, par l'empereur Ferdinand II? (v. l'article Wiltheim, la famille de).
Jean de Wiltheim est mort le 5 janvier 1636, à l'âge de 78 ans, il fut inhumé dans la tombe de son épouse, au milieu de la nef de l'église des récollets, à Luxembourg.
11 était très vertueux et dévot, dit son fils Jean dans la Biographie qu'il nous a laissée de son père, et a fort coopéré à ce que les Jésuites s'établissent à Luxembourg. Il faisait ses dévotions presque tous les huit jours et se montra très charitable envers les maisons religieuses : il fit entr'autres une donation de seize cents dallers à la confrérie des Prêtres du St. Sacrement pour acheter une rente de cent écus par an, destinée au soulagement des pestiférés en temps d'épidémie, ou bien des pauvres de la ville lorsqu'il n'y régnait pas de contagion. Environ trois ans avant sa mort il avait commencé à sentir dé* faillir ses forces et sa mémoire. Finale-
ment, lorsqu'il vit qu'il ne pouvait plus sortir il s'était fait arranger dans sa propre maison un oratoire qui communiquait arec sa chambre à coucher, afin de n'être pas privé de la messe.
L'auteur du manuscrit des Yiri illustres a consacré à Jean de Wiltheim l'article le plus long de tout cet ouvrage. Nous allons le répéter: « 1635. Joannes Wilt- « heim Vitensis, Nicolai filius, secretarius «status PhUippi II, III, IV, et Ser™ Ar- «cbîducum Alberti et Isabellae, ac Grâce pharius in Ducatu Luxemburgensi per «50 annos, Dominus in Waldt Bredi- «mus, etc., vir per omnia in suo génère «magnus; praeter immensa bénéficia in «eccksias, templa, oratoria, pauperes, « pias causas toto vitae octogenariae decur- « su, domi forisque, adhuc vivens conju- « gis Margaretbae Brenner Luxemburgicœ «consensu ergavit iu pauperes 2000 Da- «leros datos ad censum perpetuum pro « alimentis pauperum civium honestiorum, «item 600 alios Daleros mortis causa in « vestimenta sacerdotum et altarium om- «nium penè ecclesiarum Luxemburgensis « urbis , Vitensis et Dominiorum suorum. « Mortuus et sepultus Luxemburgi , apud «patres Franciscanos.
« Ex ejusconviclu, familift et institutione « domesticâ prodiere générales exercituum « Duces, Tribuni militum, capitaoei , prœ- « sides , consiliarii , secretarii regum et « priocipum , religiosi sacerdotes plures, «prœlatus abbas unus; très habnit filios « Societatis Jesu sacerdotesque, vidit filia- «rum duas virginitatis voto devinctas, très « elocavit in matrimonium vivens, fuereque « ei generi omnes Luxemburgenses , Rut- « gerus Bergerott Régis consiliarius, orna- «mentum regii senatus a doctrinâ , virtute « et pietate. Joannes a Busbacb, Christo* «phorus Binsfeldt. »
Viri Maîtres. III, 3° 8IG. - Niykii, Notice historique sur la famille de "Wiltheim, 9 à AS.— Earegistratures du Conseil provincial. — Beitils, 119.
WILTHEIM, Jean-Gaspard de, fils atné de Jean de Wiltheim (v. son art.), gref-
fier au Conseil provincial de Luxembourg, et de Marguerite Brenner, est né dans cette ville en 1591. Il se fit Jésuite-missionnaire, voyageant de 1626 à 1637, et nous a laissé la relation de ses voyages dans un ouvrage resté manuscrit , et qui se trouve inscrit sub N° 4088 à la Bibliothèque de Bourgogne , à Bruxelles , avec le titre de : Itinerarium Patris Joannis- Caspari Wiltheim, soc. Jesu, Luxemburgensis; seu Narratio eorum quœ mets in missionibus per Imperium, Palatinatum, Franconiam, Sueviam, Austriam, Hungariam, Bohemiam, Saxoniam, Nassoviam et Arehiepiscapatum Trevirensem ac Ducatum Luxemburgensem, Dei providentid acciderunt notabiliora, ab anno 1626 ad annum
Nous n'avons découvert aucune indication sur Tannée ni sur le lieu de son décès.
IfEYKN, Notice hifltor. sur la famille de 'Wiltheim, ifi , sq. — Nbuiai*, Les auteurs luxembourgeois, 30.
Wiltheim, Jean -Guillaume de; v.
WILTHEIM, Guillaume de.
WILTHEIM, Nicolas, était fils de Guillaume Wiltheim et de X de Greisch, d'après un arbre généalogique authentique que possède la famille d'Huart de Metz. En 1550 il était écbevin et assesseur de la haute justice de St. Vith, ainsi que plus tard échevin de Luxembourg. Il avait épousé Catherine Crémelin , dite Flade.
Nicolas Wiltheim, qui fut père de Jean de Wiltheim (v. son art.) , greffier du Conseil provincial de Luxembourg , eut plusieurs autres fils et nommément Guillaume qui est rappelé dans le titre d'anoblissement de la famille. C'était un homme puissant et éclairé disent les annales, qui contribua beaucoup à l'embellissement de la ville de St. Vith et qui se rendit recommandable par sa bienfaisance. Il mourut vers 1564 et repose dans l'église de cette ville , devant Tautel de S* Catherine que ses ancêtres avaient érigé.
La Bibliothèque de Bourgogne , à Bruxelles, possède trois manuscrits intitulés, le 1er: nhalov pontificale: De triplici Coronâ pontificali , autbore Nicolao Wiltheim ; le second : Ancilla Musarura ; Drama ; le 5* enfin : Pièces diverses concernant les événements politiques. Ces ouvrages seraient-ils du personnage qui nous occupe ici ? Nous penchons pour l'affirmative.
Le manuscrit des Viri illustres renferme sur Nicolas Wiltheim le passage qui suit: «1550. Nicolaus Wiltheim, vice tensis , scabinus istius urbis , ornavit «urbern patriam curiae, induxit in eam «fontem, ordinavit rempublicam et force ma vit in melîorem ordinem, jprofusis- «simus in pauperes, mortuus et sepul- « tus an te altare Sanctœ Catharinae, a ma- «joribus dedicatum.»
Viri Ulastres III, IV S08.-Niym, Notice historique sur la famille de Wiltheim, 9. - Nsuiavn , Les auteurs lnxemboorgeoû , 30 , tq. , note 3 in fine.
WILTZ. Deux familles luxembourgeoises ont porté ce nom: Tune compte parmi les maisons les plus anciennes et les plus puissantes du Pays ; l'autre , bien qu'elle ait eu quelques alliances nobiliaires, semble n'avoir jamais appartenu à Tordre équestre. L'une et l'autre ont fourni des illustrations que successivement nous allons passer en revue.
WILTZ, la maison seigneuriale, puis comtalede, tire vraisemblablement, comme Mr de la Fontaine père parait avoir réussi à le démontrer , son nom et son origine des Wilzes , peuplade Slave , célèbre par sa bravoure, laquelle internée par Charlemagne se sera fixée dans le nord du Luxembourg ainsi que dans quelques parages des provinces belgiques des Pays- Bas. Un de leurs chefs, qui se sera arrêté sur la crête rocailleuse sur laquelle la ville de Wiltz se trouve juchée en dos d'âne, ou peut-être encore dans le fond au bas de cette crête et près de la rivière homonyme, aura construit un castel qui est devenu le siège de la dynastie qui a do-
miné souverainement pendant près de dix siècles sur la vaste seigneurie à laquelle elle a donné son nom. En effet , si pendant le huitième, siècle on ne trouve qu'à peine encore la mention d'un seigneur de Wiltz nominativement désigné, on rencontre cependant celle de la villa quœ vocatur Wils dans une chartre d'Irmine, de Tannée 782 ou 783; et pendant le dixième siècle cette famille est déjà alliée à la puissante maison de Chiny : en effet, vers l'année 980, un dynaste de Wiltz épousa Clémence , fille d'Arnoux de Grauson , premier comte de Chiny (v. l'art. Chiny, Arnoux, comte de).
Cette famille de Wiltz , Wilz ou Wils, une des plus considérables du Luxembourg , qui a entr'autres produit plusieurs héros aux croisades et a été élevée à la dignité de Comte par Lettres-Patentes du roi Philippe IV d'Espagne en date du 31 mai 1629, s'est éteinte dans la personne de Marie-Marguerite , comtesse de Wiltz , dernière de son nom , morte eu 1676 épouse de Christophe de Cûstine d'Aufflance , dont la famille a succédé aux de Wiltz et en a ajouté les armes aux siennes.
Wiltz portait : d'or , au chef de gueules; l'écu sommé d'une couronne d'çr , ornée de perles.
Nous nous contenterons de consacrer un article séparé h deux Jean de Wiltz , parce que les faits et gestes de leurs agnats ne nous sont parvenus que d'une manière trop découpée , ne nous permettant pas de les rapporter sous forme de Biographie : ils sont trop isolés , et leur relation appartient plutôt à la généalogie historique que nous nous proposons de publier un jour. C'est ainsi par exemple que nous trouvons successivement: qu'en 1214, Amédée de Wiltz assista aux fêtes données à l'occasion du mariage de la comtesse Ermesinde de Luxembourg avec Walram du Limbourg; en 1236, Joffroy et Frédéric de Wiltz signèrent à l'affranchissement d'Echternach ; en 1243, le même Joffroy et Wauthier de Wiltz signent
à la chartre luxembourgeoise; en 1252, le même Joffroy assista encore à l'expédition d'un acte de donation aux Trinitaires de Vianden; en 1288, Wauthier, seigneur de Wiltz blessa le duc de Brabant à la bataille de Wœrringen ; en 1337, Rodolphe et Henri de Wiltz , frères, assistèrent aux tournois de Worms; en 1437, Godard, seigneur de Wiltz, confirma les anciennes franchises de ses bourgeois de Willz et leur fit de nouvelles libéralités; en 1454, Gérard de Wiltz obtint de Ladislas , roi de Bohême , cession de la rente que les bourgeois de Trêves devaient à ce dernier en sa qualité de duc de Luxembourg, et ce en considération des services éminents que Gérard lui avait rendus; en 1483, Gérard et Bernard de Wiltz font parhfe de la confédération qui a lieu parmi les seigneurs du Luxembourg pour soutenir les intérêts de l'archiduc Maximilien d'Autriche, etc., etc.
PiEtMT, III. — Archives de la maison de Wiltz. — Urgbscbûck. — Bektholet, V, 114 et 275. — Publications de la Société archéologique de Luxembourg, IX, 89. — Alix, a Wiltheim, Luxemburgum romanum, lib. II, cap. VIII, 81 de notre édition. — Liber aureus abbatiae Epternacensis , mscrt. de notre Bibliothèque.
Wiltz, Amédée de; v. WILTZ, la maison de*
Wiltz, Bernard de; v. WILTZ, la maison de.
Wiltz, Frédéric de; v. WILTZ, la
maison de»
Wiltz, Gérard de; v. WILTZ, la maison de.
Wiltz, Godard de; v. WILTZ, la maison de.
Wiltz, Henri de; v. WILTZ, la maison de.
WILTZ, Jean de. Un assez grand nombre de membres de la maison seigneuriale de Wiltz ont porté le nom de Jean; et pendant les seizième et dix-septième siècles nous en comptons nommément deux
qui se sont succédés et dont jusqu'à ce jour les faits et gestes ont été généralement attribués à un seul et même personnage.
Gomme tous les deux se sont distingués entre tous les seigneurs de Wiltz et que sous leur administration la Tille qui leur doit son nom a réellement joui de sa plus haute splendeur féodale , nous allons les passer successivement en revue en désignant le père par Jean 1er et le fils par Jean II; mais en faisant observer que ces numéros d'ordre ne sont adoptés ici que pour éviter la confusion dans notre ouvrage, non pour établir un rang parmi les personnages homonymes de la généalogie générale de leur maison.
WILTZ, le baron Jean ICT de, qui fut seigneur de Wiltz, Sîadtbredimus, Buzy, etc., co-seigneur de C 1er vaux, était fils de Hartard, dénommé quelquefois Baron de Wiltz, et de Jeannette de Brandenbourg.
Le premier titre ou Jean Ier de Wiltz parait, porte la date de 1554 : Par cet acte il assura à son vieux père une pension viagère de six cents florins d'or, à raison de ce qu'il lui avait abandonné tous ses biens. Il résulte donc clairement de cet engagement qu'il était l'aîné de sa famille. Jean Pr est né vers 1535, ainsi que le prouve un acte du Siège des nobles , dans lequel il est dit qu'en 1565 il était âgé de trente ans : à cette dernière époque il était assesseur de cette Cour.
Par Lettres du h décembre 1566, la reine Marguerite , Gouvernante-générale des Pays-Bas , donna à Jean , Baron de Wiltz, charge et commission expresse pour lever une enseigne de gens de guerre à pied, au traitement de 1322 livres de quarante gros, monnaie de Flandre la livre, par mois. L'année suivante il fut nommé prévôt de Bastogne.
Le 11 juillet 1570 il fut député par le Siège des nobles, avec le seigneur de Montjardin et My , vicomte de Dave , vers le duc d'Âlbe pour conférer avec le proconsul sur les affaires du Pays ; mais plus vraisemblablement pour lui faire des représentations de la part de la noblesse.
Le 8 juin précédent Jean Ier de Wiltz avait, en exécution d'une ordonnance du Gouvernement, envoyé au Conseiller Christophe de Busbach une spécification des usages particuliers de sa seigneurie, pour servir à la rédaction des Coutumes générales des Pays-Duché de Luxembourg et Comté de Chiny qui furent publiées le 12 juillet 1611. Il résulte de cette pièce que les seigneurs de Wiltz étaient des dynastes très puissants, puisqu'ils avaient, de toute ancienneté, quatre espèces de Justices savoir : Un Manngericht, un Landgericht, un Hoffgericht et un Freyheitsgericht ; cette dernière instance pour le chef-lieu de leur3 domaines qui avait titre et rang de franchise, bourg ou ville. Cet acte montre de plus que Wiltz possédait des poids et mesures propres. Ainsi la livre valait cinq quarts de la livre de Liège, et était sous-divisée en deux demies, quatre quarts et seize seizièmes ou onces. Le pot égalait un litre quarante-cinq centilitres ou dix-sept quarelets de Liège : ce pot était subdivisé en deux pintes, la pinte en deux chopines, la chopine en deux demies chopines et la demie chopine en deux quarelets ; Vaune mesurait 0™ 74 plus 63 millimètres ; la corde dite de St. Lambert était dn usage pour le bois , c'est-à-dire que les bûches avaient trois pieds et demi de St. Lambert de haut sur autant de profondeur et sept de ces pieds de longueur. Le maldre avait douze bicbets : pour le grain le bicbet mesurait dix -huit litres plus quatre-vingt-cinq centilitres, et pour l'avoine vingt-un litres trois centilitres; le pied de St. Lambert était l'unité pour les longueurs ; il compte, comme on sait, onze pouces et douzièmes du pied de France ou de roi, ce qui équivaut à 208 millimètres. Finalement, pour les mesures agraires on avait le journal de cent soixante verges carrées, chacune de seize pieds de St.
Lambert ou 3m, 328.
Les étalons des poids et mesures étaient déposés au château de Wiltz. A chacune des deux foires qui existaient alors au cheflieu de la seigneurie et qui se tenaient les jours de St. Luc et de St. Pierre, le ser-
gent de la franchise allait donner l'aune aux marchands qui y étalaient : c'était une baguette de coudrier, poinçonnée aux dent bouts avec un fer chaud. On lai payait pour cela un sol du pays, c'est-à-dire huit centimes.
En 1574 Jean I«, Baron de Wiltz était lieutenant-gouverneur du Duché de Luxembourg pendant l'absence du Comte de Mansfelt (v. son art.), gouverneur titulaire, qui avait été appelé en 1572 à Bruxelles pour faire partie du Conseil d'Etat et commander l'armée belge après le départ dn duc d'Albe.
L'année suivante nous le trouvons qualifié de lieutenant du justicier des nobles. II obtint en cette année 1575 des Lettres da roi Philippe II datées de Bruxelles, le 22 juin , par lesquelles ce prince lui octroyait, à sa demande, à titre d'essai et pour trois ans tin franc marché hebdomadaire à tenir le mardi dans son bourg de Wiltz : Le jour du mardi fut fixé à cet effet après une conquête minutieuse faite auprès des autorités locales des villes circonvoisines, afin qu'aucune d'elles n'éprouvât des pertes par le dit octroi. Cette permission provisoire fut confirmée à toujours par des Patentes subséquentes, expédiées de Maastricht, au mois de mars 1580.
Nous avons vu qu'en 1566 Jean Iw, Baron de Wiltz avait été nommé prévôt de Bastogne. Le 15 octobre 1577, Don Juan lui ajouta la même charge pour la terre et prévôté de Marche : Les Patentes sont datées de Luxembourg et signées manu proprià par ce Prince.
Le même seigneur, toujours attentif sa bien-être de ses sujets, créa le 2 janvier 1580 la confrérie des cordonniers qui se constitua le 2 mai suivant et fit ériger en 1722 dans l'église paroissiale, à Niederwiltz, l'autel que l'on y voit encore, en avant du chœur, du côté de l'épftre. En 1592, Jean Ier donna de même des constitutions au métier des maréchaux dont on voit également depuis 1720, l'autel au haut de la nef latérale de l'église de Niederwiltz, ad cornu evangelii.
Le 5 mai 1583, le Prince de Parme
conféra au Baron Jean Ier de Wiltz la charge de Conseiller ordinaire de Courterobe an Conseil provincial de Luxembourg, en remplacement de Jean II de Naves (y. son art.) ; et par Patentes du 20 mars de Tannée suivante il fut nommé Prévôt et Gouverneur de Thionville. Dans cette position il se comporta en capitaine vraiment habile , en augmentant les fortifications de cette ville , surtout celles de la partie méridionale, par des fossés très profonds, des bastions, des tours, des portes, etc. Et Ton voyait autrefois à l'angle d'an des bastions voisins de la Moselle une table en pierre , portant l'écusson de ce gouverneur et an-dessous la phrase suivante:
JOANNBS BARO IN WlLTZ,
GUBERNATOR HUJUS LOCI
MB FIERI FECIT