ABRAHAM AMIET
Abraham Âroiet, issu d'une famille origÎDaire de France, naturalisée au commencement du 17« siècle par la maison de Longueville, naquit aux Geneveys-sur-Coffrane dans le comté de Valangin. Après avoir terminé ses études à Bàle, il passa trois ans à la faculté de médecine de Montpeiller, où il reçut le garde de docteur. De retour dans sa patrie, il publia, en 1689, un petit volume, fort rare aujourd'hui, sous le titre de: Ephémérides ou calendrier pour Van de grâce 1689 , contenant une description générale de la sphère , le cours du soleil et de la lune, et quelques préceptes touchant la médecine, la chirurgie et Vagriculture, Neufchâtel, imprimé par Jean Pistorius, avec privilège. Ce curieux opuscule est le premier almanach publié dans notre pays; il est « dédié au gouverneur Joseph- Nicolas d'Affry, et aux nobles et puissants seigneurs messieurs les Qualre-Ministraux et Conseil de la ville de Neufchâtel. » Le calendrier est calculé suivant l'ancien stvle et le nouveau.
Abraham Amiet fut exilé du pays en 1690, pour des motifs que nous ignorons, mais où la politique n'était pas étrangère. Il se retira à Besançon, où tout en exerçant sa profession de médecin, il fit paraître un second livre, encore plus rare que le premier, qu'il intitula : Description de la Principauté de Neufchastel et Valangin par Abraham Amiest des Hauts-Geneveys sur Coffrane, mathématicien et médecin, dédiée à Madame Marie d'Orléans, duchesse de Nemours. Besançon 160^, in S^. Cette description sommaire est très-bien faite et témoigne des connaissances historiques de son auteur. A la suite d'un abrégé chronologique de l'histoire générale du pays , il donne une notice détaillée sur la topographie, Thistoire, l'industrie et les produits naturels de chaque juridiction , et raconte divers traits peu connus jusqu'alors. Les détails qu'il rapporte sur les anciennes usines de son temps sont curieux et méritent d'être connus. Amiet mourut vers 1726 dans la ville de Neuchûtel , où il était rentré lorsque madame de Nemours prit possession de la souveraineté. Un mauvais sonnet, de l'an 1688, nous montre que ce singu-