ANCILLON
el en Angleterre. Il s'en acquitta à l'entière satisfaction de son souverain. A son relour à Berlin, en 1701 , il reparut dans la chaire et fit sa rentrée par un Sermon sur le couronnemefii de l'Electeur de Brandebourg j qui venait de prendre le titre de roi. Ce sermon, qui a été iniprimé, est dédie à une demoiselle Mustelius, qui lui avait prodigué ses soins pendant une grande maladie qu'il fit dans son voyage. Au mois d'août de la même année , Ancillon fut honoré d'une nouvelle mission en Suisse; il y fut retenu une année entière. Pendant ce temps, il consacra ses loisirs à amasser ses matériaux pour écrire la biographie de quelques savants. Son frère utilisa, dit-on, une partie de ces documents dans ses Mémoires concernant la vie et les ouvrages de plusieurs modernes, etc.; mais il n'en est fait aucune mention dans la préface de ce livre. Lorsque Ancillon fut de relour de sa mission, le roi le chargea d'entretenir, au sujet de la succession des comtés de Neuchâtel et Valangin, une correspondance suivie avec les principaux habitants de notre pays; en 1707, il l'envoya à Neuchâtel pour y travailler sous le comte de Metternich, son ministre plénipotentiaire à Berne.
Pendant le séjour qu'il fit à Neuchâtel , après la mort de la duchesse de Nemours, il prêcha tous les dimanches dans la collégiale et se fit aussi entendre avec un grand succès dans les autres églises de la ville et de la campagne. Mais comme il louchait dans ses sermons à des questions étrangères à la chaire , les différents prétendants à la souveraineté de Neuchâtel en prirent ombrage el lui firent interdire la prédication. La charge de chapelain de la Cour fut la récompense de ses services. Le 3 novembre 1707, Frédéric I*' reçut l'investiture de la principauté en la personne du comte de Metternich. Ancillon fit dans l'église de Neuchâtel le sermon d'usage en celle occasion solennelle, sur le texte qui lui avait été commandé par le monarque lui-même. Avant son départ de Neuchâtel, les Trois-Etats lui donnèrent des leltres de naturalisation neuchàteloise, confirmées par le roi, et la ville de Neuchâtel lui fil présent de la bourgeoisie , dont il se réclama toujours el qu'il regardait comme un titre de gloire. De retour à Berlin , Ancillon entra de suite en fonctions comme ministre de la Cour. Jaquelot , Beausobre et Lenfant étaient ses collègues. « Ses sermons, dit Formey, étaient toujours extraordinairement goûtés. » Lorsque le roi était