FABRI
Paris 1796, 2 vol. in-8*. — Deux ans plus tard cet ouvrage a été reproduit sous le titre suivant : Philosophie de la politique ou principes généraux mr les intlitutions sociales, 1798.— Cet ouvrage est le développement des lettres IX et XI de la Correspondance. L*éIoge de Rousseau, qui paraissait pour la première fois , fut traduit en allemand par Schelle. Leipzig 1798. U a été mis à Piodex librorum prohibitorum, par le gouvernement d'Autriche.
4"» Mélanges de litlératuretd'histoirey de moraUet de piUloiùphie. Paris 1809) 3 vol. in-i2* ; reproduits avec quelques cartons et des additions en 1814, sous le titre de OEuçres philosophiques^ littéraires^ historiq^es et mom/ef. — Parai les morceaux de ce recueil, nous citerons un morceau sur Végoî$me; desJnsC' dotes sur Pierre le Grand ; un Essai sur le bonheur ; De la poé»i€ et des vers, oà Ton trouve entre autres paradoxes , que les vers de Racine sont au-dessous de la prose mesurée, dont Fauteur offre ingénument des modèles tirés de ses propres ouvrages ; un morceau sur la musique dramatique, dans lequel on raconte plusieurs anecdotes sur les principaux musiciens du rvin* siècle ; et enfin on autre intitulé: de Rousseau et des philosophes eneyelapédique$f le plus curieux et le plus amusant de Pouvrage.
5* Fragment sur la musique, Paris 1809, in-8*.
D'Escherny écrivait en 1809: « J'ai trente manuscrits, qui réunis formeraient vingt volumes, et que je né publierai jamais. Le dernier des métiers est aujourd'hui celui d'écrire. Le nombre des connaisseurs et des bons juges a prodigieusement diminué depuis la révolution. » Dans sa dernière et courte maladie, il légua tous ses manuscrits à un M. Villenave; mais nous ignorons ce qu'ils sont devenus.
Sources. Mélanges de littérature, etc., par d'Eschemy, U I, II et lU. Paris 1^09. — Biographie universelle deMichaud; suppl. t. LXIII , p. 421-426.* Gôttinger gelehrte Ànzeigen, 1783, N» 155; 1792, III. — Etrennes helvet,, VIV. — Journal encyclop, 1791, t. VIII, 23. — Men8el,BiW(ot/iccoAwlorico,vol.LX, part I, p. 129. — Zimmermann, Annales 1790. — Magasin encyclop., 2»anBée, t. m , p. 135. — Quérard , La France littéraire , t. III , p. 31. — Gazette it France, 181 1, N<* 144, 150.— Neue allgem, deutsche Bibliothek, t. III, p. 251. 7 Schiozer's Slaats-Ànzeiger, t. XIII, p. 284. — J.-J. Rousseau, OEwres complètes, t. XXII, p. 236.
CHRISTOPHE FABRL
Christophe Fabri-dit-Libertet, né à Vienne en Dauphiné, se destinait à la carrière médicale et commença des études à Montpellier; mais la peste de 1531 l'ayant chassé de celte ville, il se décida à
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aller les terminer à Paris. A son passage à Lyon il entendit parier des succès que la prédication de son compatriote Farel obtenait dans la Suisse romande. Enflammé du désir de marcher sur ses traces, au lieu de poursuivre sa route vers Paris , il alla trouver Farel à Morat, qui le chargea d'y continuer son œuvre. En 4S34 , il fut reçu pasteur à Neuchàtel , mais n'y resta pas longtemps. On l'envoya à Boudevilliers , où les chanoines de Valangin, collateurs de l'église, s'opposaient de toutes leurs forces à la Réformation. Il y consolida l'œuvre commencée par Farel , et ayant établi pasteur dans cette commune Jean de Breloncourt, il revint à Neuchàtel. La même année nous trouvons Fabri occupé à prêcher la Réformation aux nombreux villages dépendants de l'église paroissiale de Pontareuse. Il y demeura pendant trois ans, d'où il écrivit, le 7 novembre 4532, une lettre à Farel, qui habitait toujours Morat, par laquelle il l'informe d'une conspiration ourdie contre lui par le châtelain de Boudry, nommé Vouga, et par le chapelain de Boudry, qui avait d'abord embrassé la Réformation, et était ensuite rentré dans l'ancienne église. Une autre lettre de Fabri à Farel, datée de Bâle le 42 janvier 4S37, lui annonce que son église ne laisse pas d'être dans un état florissant, malgré les difficultés qu'on lui suscite. Il le prie d'assister si possible au synode qui était convoqué et qui devait se tenir à Neuchàtel ; il lui parle aussi de l'impression des termes hébraïques de TEcriture-sainte, qui se faisait alors à Serrières.
Après la tenue du synode de Neuchàtel , Fabri quitta l'élise de Pontareuse. Boudry ayant entièrement embrassé la Réformation, il y établit pour pasteur à sa place Thomas Barbarin de Tubingue, et Fabri continua son ministère à Neuchàtel avec son collègue Marcourl. Farel l'appela à Genève en novembre 4535; il fut reçu dans cette ville avec de grands honneurs par le magistrat, qui le logea dans une belle maison près du temple de la Madeleine, dans laquelle le prêtre Suchat logeait auparavant. Lorsque les Bernois eurent conquis le Chablais, et y eurent introduit la Réformation, Fabri fut envoyé à Thonon en Chablais , où il resta dix ans. Un ancien manuscrit nous apprend qu'il eut de fréquentes disputes avec les chanoines et les prêtres de ce pays, qui s'étaient retirés dans les parties catholiques de la province. L'abbé Michel de Blo-