‹ Biographie neuchâteloiseChapitre 76 sur 117 · ALL0T · texte numérisé non relu

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ses membres ont constamment rempli chez nous de hautes fonctions, «oit comme pasteurs, soit comme magistrats.

En 4709» un Abram Gallot était mattre-bourgeois à Neuchàtel. En 4744 fut consacré au saint ministère un autre Abram Gallot« qui fut d'abord diacre de Valangin et ensuite ministre du vendredi et diacre à Neuch&tel , où il mourut en 4750. Il parait qu'il était doué de talents oratoires assez remarquables, car ce fut lui qui fut chargé de prononcer l'oraison funèbre du grand Osterwald. Les rédacteurs du Mercure suisse , ayant , sans son autorisation , reproduit la plus grande partie de son discours dans un article intitulé : Particularités sur la vie et la mort de J.-F, Osterwald , M. Gallot leur adressa une assez sévère réprimande , qui se trouve insérée dans le numéro de mai 4747 du Mercure suisse; c'est, croyons-nous, les seules productions que nous ayons de lui.

Jacques-Ferdinand Gallot« fut comme le précédent ministre du Saint-Evangile. Né en 4743, il fut consacré en 476S, devint suffragant à Neuch&tel et ensuite diacre de Valangin. Nommé en 4773 pasteur aux Brenets , il quitta ce poste au bout de cinq ans, pour celui de Travers; enfin, en 4788, nous le trouvons pasteur à Neuch&tel , où , pendant 42 ans , il remplit fidèlement les fonctions de son ministère sacré. Véritable enfant de l'Evangile, simple dans ses goûts , indifférent pour les affaires du monde , ardent amateur de la lecture et surtout des auteurs anciens , il fit de leur étude et de la composition des sermons la grande affaire de sa vie. Semblable à quelques égards au bon Lafontaine, il joignait à une grande bonhomie de caractère , un esprit enjoué , spirituel et quelque peu malin. Plusieurs de ses plaisants bons-mots sont encore cités de nos jours.

Nous avons de lui un volume de sermons, publié à Lausanne en 4784 , sous ce titre: Sermofis composés par un pasteur de la campagne. Ces sermons ont été imprimés à l'insu de leur auteur, qui, par conséquent , n'y a point mis la dernière main et n'en a pas lui-même fait le choix. Toutefois, quoique ne donnant qu'une idée imparfaite de la prédication de M. Gallot, ces sermons ont été assez appréciés pour être traduits en anglais. « Ils sont loin d'être sans mérite, remarque M. de Bellefontaine, dans un cours sur l'histoire de la prédication ; les idées en sont justes, les sujets utiles, les rai-

sonnements concluants^ et l'on est surpris de la chaleur qui y règne et qu'on n'attendrait pas d'un homme si paisible. Plusieurs morceaux et en particulier Tadmirable conclusion du sermon sur l'imtnorlalUé de Vdme, ne sont point d'un homme ordinaire. »

Deux autres sermons furent publiés séparément , l'un à l'occasion de la dédicace de l'Hôtel-de-ville de Neuch&tel, l'autre sur Luc XII , 48. A sa mort, arrivée le 2 mai 1830, il laissa deux fils dont les noms suivent:

Ferdinand Gallott né en 1774 , mort à Bftle en 1854, docteur en médecine, lithographe et musicien distingué^ auteur des ouvrages suivants :

I. Nouvelle bibliothèque germanique de médecine, Paris 1808-1809 , k vol. in-8».

II. Journal de santé etd^économie, pour les gem de la ville et de la eonqxigne. Payerne 1815-14, ln-8».

III. Précis sur le typhus ou la fièvre nerçeuie contagieuse, Neuchàtel ISlt» in-S».

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