IV. Vjintidote, feuille liebdomadaire. Lausanne 18S9f in
V. Catéchisme de santé, à Vusage des écoles et pour servir à VinstruetUm domestique, traduit de Pallemand du docteur Faust , avec quelques changemeoto. Neuchàtel 1818, in-8«.
VI. Un mot au public sur la petite vérole et la vaccine. Neochâtel, 18i5, in-S».
VII. Avis aux mères sur les points les plus euentiels de l'éducation physique des enfants en bas-âge, traduit de Pallemand du docteur Hufeland.
VIII. Premier et deuxième recueil de douze cantiques à trois parties, Neochâtel 1824.
IX. Les Psaumes de David, corrigés sur le texte sacréf dans lesparolesdlt versification et mis en musique, Neuchàtel 1831.
X. Le voyage de Brunswick , roman comique , traduit de Pallemand dobtron deKnigge. Neuchàtel 1797, in-12».
Son fils , nommé aussi Ferdinand, et également docteur en médecine, mais mort à la fleur de l'âge , après de laborieuses éludes, a laissé une dissertation intitulée : Dissertatio de frigoris usu tkerapcutica, Berolini 1838, in-8**.
George^Frédéric Gallot, né & Travers le 8 août 1782 , fit ses premières études à Neuchàtel et de là se rendit à Berlin pour y faire SCS cours de droit. A son retour, en 1804, il fut reçu avocat au souverain tribunal, et peu d'années après, nommé membre du Con-
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seil de ville. Ecrire dès lors la vie de M. Gallot , ce serait faire rhistoirede notre pays jusqu'en 1848. Successivement procureur et secrétaire de ville de 1813 à 1831 , maitre-bourgeois , membre des anciennes Audiences, puis député au Corps-législatif et depuis 1833 inembre du Tribunal souverain dont il fut président de 1838 à 1848 y il fut acteur dans tous les événements importants qui eurent lieu chez nous pendant les cinquante dernières années.
Par sa fermeté et sa rare intelligence il eut l'honneur d'être choisi, en 1815, pour aller représenter la bourgeoisie de Neuchàtel au congrès de Vienne , où il réclama entre autres choses dans la composition des Audiences, une représentation plus populaire.
Le choix était judicieux et toute sa vie l'a prouvé, car peu d'hommes ont été autant que lui attachés aux prérogatives et aux institutions communales de notre pays ; leur défense a toujours été sa principale affaire et il a lutté pour elles jusqu'à sa fin. Il lutta en effet, en faveur de ces institutions , sous le nouveau régime introduit en 1848 , avec non moins d'ardeur que précédemment , du temps où Neuch&tel était principautés il l'avait fait contre les tendances centralisantes du pouvoir. Dans les anciennes Audiences, entre autres mesures auxquelles il s'opposa vivement, sous le gouvernement de M. de Zastrow, l'on doit faire mention de l'établissement d'un impôt militaire. La création d'un impôt quelconque, prétendait M. Gallot , était un dangereux précédent dans un pays où jusqu'alors toutes redevances de ce genre étaient heureusement in* connues; et d'ailleurs la manière dont cet impôt était réparti lui paraissait peu équitable. L'impôt fut néanmoins voté, mais tout en faisant sentir à M. Gallot combien son opposition avait déplu , on ne tarda pas cependant à lui donner raison , en ce sens que, la votation du dit impôt ayant produit dans le peuple un effet des plus fâcheux, le gouvernement du prince n'osa jamais le prélever. . Plus tard, c'est également avec le feu dont il se sentait embrasé dès qu'il s'agissait d'empêcher quelque atteinte portée à des droits acquis ou à la liberté individuelle, qu'il réclama, avec une persistance qui fut enfin couronnée d'un plein succès, contre l'extradition à la France d'un citoyen Neuchâtelois que les antiques privilèges du pays n'autorisaient point & laisser juger par un tribunal étranger au canton.
Pendant les longues années qu'il passa dans Tadministration de la ville de Neuchàtel , il fut toujours un zélé promoteur de tous les travaux publics qui pouvaient être utiles ou agréables à la population , et il fut pour beaucoup dans la transformation presque complète qu'a subie notre ville pendant les trente dernières années.
Gomme il ne dédaignait rien de ce qui peut développer rinlelligence et le goût, malgré les travaux nombreux et les préoocopatioDS de toute espèce que lui occasionnait la multiplicité des affres publiques, il sut encore trouver du temps pour entretenir ou réveiller dans sa patrie, autant que cela dépendait de lui, l'amour des beauxarts et en particulier de la musique. Aussi fut-il, dans sa ville natale, un zélé promoteur , soit des concerts d'amateurs , soit des sociétés de chant sacré. Puis, en 4828, aidé de quelques membres de la Société helvétique de musique, dont il fut pour œUe année le pré* sident, il prépara aux confédérés, à NeuchAtel, une réception pleine de bienveillance et de cordialité. Et ce n'est pas la seole circonstance où il prouva combien il désirait que les liens qui nous unissaient à laGonfédération fussent maintenus et respectés. En 1833 en particulier, lorsque le Gorps-législatif décida d'envoyer à Berlin uoe députation pour demander au roi d'user de toute son influence afio de détacher , si possible , Neuchàtel de la Suisse , il désapprouva hautement une semblable démarche , qui était à son avis non-sealement intempestive mais même répréhensible , politiquement et moralement parlant.
Ayant été, pendant une assez longue période de temps, président de la Gommission d'éducation , il eut une part notable à toutes les améliorations qui furent introduites successivement dans les établissements d'éducation du chef-lieu.
Chargé de la tenue des livres de la bourgeoisie, il trouva moyen de mettre le plus grand ordre dans une comptabilité très-compliquée et d'en rendre toutes les opérations parfaitement claires ; pois, par l'influence qu'il exerça comme financier , dont on appréciait Is sagacité et les sages conseils , il contribua pour beaucoup à ^a^ cnMSsoment de la fortune de la ville. Mais quelque prospères que fussent les finances confiées à sa gestion, il ne réclama jamais la moindre augmentation dans les appcûntements très-modiques dont il savait se contenter. Et néanmoins , cet homme qui avait avec le
plas entier dévouement consacré tonte sa vie aux intérêts de la bourgeoisie, fut , en 1848 et 1849, menacé d'être complètement dépouillé du peu qu'il possédait, parce qu'il se refusait à accréditer par sa signature , auprès des banquiers étrangers , les nouveaux Conseils de Bourgeoisie, après que ceux dont il faisait partie eurent été violemment dissous. Or la signature qu'on réclamait ne lui appartenant pas personnellement, il ne se sentait pas libre d'en faire usage sans une décision positive de l'administration dont il avait reçu son mandat. 11 tint ferme ; un procès devait lui être intenté. Mais comment l'attaquer juridiquement avec quelqu'apparence de justice ? Aussi nul avocat ne se souciait d'être son accusateur dans une semblable cause.
Comme homme politique, M. Gallot présentait au plus haut degré ce trait distinctif de l'ancien caractère neuchàtelois : dévouement absolu au prince , s'associant à un amour non moins vif des franchises et libertés publiques. Doué d'une vigueur et d'une indépendance de caractère peu communes, il ne craignait jamais d'exposer ses opinions au grand jour, et dans la polémique qu'il eut plusieurs fois à soutenir avec ses adversaires politiques il signa toujours les répliques qu'il leur adressa. Dans tous ses écrits il fit preuve d'une verve remarquable et plus d'une de ses pages n'eut pas été dédaignée par P.-L. Courier , le publiciste par excellence.
Ce fut surtout en 1831 et après la révolution de 1848 , que M. Gallot prit la plume pour défendre ses idées ou ses actes. Dans ces époques de troubles , et principalement après 1848 , il fallait être doué d'une fermeté semblable à la sienne pour rester, comme il le fut, à peu près seul en lice contre des adversaires nombreux. Mais si la plume de M. Gallot était acérée , son langage était toujours convenable, et ses amis comme ses ennemis étaient convaincus de la sincérité et du désintéressement de ses intentions.
L'on peut citer comme preuve de la haute opinion que même ses plus ardents adversaires politiques avaient de l'intégrité de son caractère , ce fait à peu près unique dans les fastes de l'histoire , savoir 9 qu'au moment où les partis étaient le plus échauffés et où r^nait en particulier contre lui , à cause des mesures qu'il avait provoquées , une grande irritation de la part de ceux qui avaient pris 9 en 1831 , les armes à la main pour renverser le gouverne-