‹ Biographie neuchâteloiseChapitre 81 sur 117 · ARCIN · texte numérisé non relu

ARCIN

p. 312, et en particulier de l'extrait qu'il donne du système manuscrit de botanique de M. de Pingre.

Insérée dans la Bibliothèque italique, XI, p. 192—259. — Haller, dans» BibUothecabolanicaf t. II, p. 233, et L-F. Gronovius, Biblioth. botan,, part.I, p. 71, parlent de cette lettre avec éloges.

II. Lettre contre le système de M. Pingre^ insérée dans les Lettres sériewet et txidines, t. IV, p. 443.

III. Lettre insérée dans la Bibliothèque Française, t. XV, p. 144.

IV. Description d'une sangsue de mer (Hirundinella marina ), trouvée dam Vestomac d'une Bonite. Mémoires de l'Académie des sciences de Paris, 17S0. HIst., p. 43.

Cette description a été traduite en anglais par John Martyn, et se trouve imprimée dans les Transactions philosophiques, 1730, p. 387, sous ce titre: Description of the Hirundinella marina or sea leach, translated from the French,eic.

V. Description du Mangoustan. Mémoires de PAcad. des sciences de Paris, 1730. — Cest de ce Mangoustan que LInée a fait un genre particulier nommé Garcinia.

VI. Description d'une espèce de Mimose, nommée par les Malabares Todâ^- Faddi. Mém. de TAcad. des sciences de Paris, 1730. HIst., p. 67.

VII. Observation de deux plantes, l'une le Mangoustan des Moluques et l'autre le Todda-Faddiy qui est une espèce de sensitive. Mémoires del'Acad. des sciences de Paris, 1730, p. 65.

VIII. Remarki on the family of plants called Musa. Transactions philosophiques, 1730, p. 384.

I\. Description of a new family of plants called (kfyoides ; some refnarkt on the family of plants called Musa and a description ofthe Hirundinella maritia orsca leach. Trans. philosoph., 1730, p. 377.

X. The settling ofanew genus of plants, called aster the Malayans, Mongostans. Transact. philos., 1734, p. 382.

XI. Remarques météorologiques sur les tables dont l'auteur a orné les cahiers mensuels du Mercure suisse pendant plusieurs années. Journal helvétique 1734-1738.

XII. Lettres écrites à Madame P., contenant diverses particularités sur les bains chauds, spécialement sur ceux d'AIx en Savoie; et par occasion sur les causes et la guérison du rhumatisme , qui cède toujours aux effets de ces bains. Mercure suisse, 1736.

XIII. Lettre servant de réponse à la lettre d'un savant anonyme de Romtti^' sérée dans le Mercure suiste de septembre. (Ibid. 1736, novembre.)

XIV. Observations sur la scintillation des étoiles fixes. Mém. de l'Acad. des sciences de Paris. 1743, p. 28.

XV. Pierres ponces vues sur la mer, entre le cap de Bonne-Espérafice et la iles de St-Paul et d'Amsterdam. Mém. del'Acad. des sciences de Paris, 1743,p.5î.

XVI. Lettre aux éditeurs du Journal helvétique, à Poccasion de quelque* remèdes nouveaux et expérimentés, que M. Garcin a découverts dans ses voyage* dans les Indes. Journal helv., 4744, sept., p. 257—279.

XVII. Lettre contenant des réflexiom générales sur les remèdes en général et en particvlier sur les vertus et usages des pilules que Pauteur a promises au public. Journal belv., octobre, p. 335—348.

XYIII. Piaules madurines, s. I. et a., une feuille d'impression.

XIX. Lettre sur les œufs philosophiques. Journal helv., 1744» novembre.

XX. Lettre sur le phénomène des grains trouvés dans le canton de Berne et que Von prétend être tombés du ciel. Journal helv., 1746, juillet.

Voici à quelle occasion Garcin composa cette lettre citée avec éloge par Haller dans sa Bibliothèque botanique. Des charlatans se mirent à vendre aux paysans crédules des grains qu'ils assuraient être tombes du ciel comme une pluie de blé ; le docteur Garcin , grand ennemi des superstitions populaires et des fourbes qui les faisaient naître et les accréditaient à leur profit, prouva que ces grains miraculeux n'étaient autre chose que les semences de Chelidonium minus et de Vangelica eratica, qui ne ressemblent pas mal aux grains de froment, et qui, dans les années sèches, sont assez communes sur les terrains où croit cette plante. Réaumur et Tabbé Nollet sont du même avis sur ces chimériques pluies de blé. Le premier en écrivit au docteur Neuchâtelois pour appuyer de son suffrage sa lettre sur la cause naturelle de ce prétendu phénomène , et le chanoine Gessner de Zurich publia dans le même sens une brochure allemande pour détromper le commun peuple.

XXI. À Lutter conceming the Cyp'rus ofthe andents, Transact. philosoph.,

XXII. The establishment ofa new genus ofplants, called Salvadora, uHth his description, Transact. philosoph., 1749, p. 47.

XXIII. Remarques sur la lettre d*un anonyme, contenant quelques observations du système de Telliamed, Journal helv., février 1751.

Le Grand Dictionnaire de commerce (Genève, 4 vol. in-folio, 1740—42) compte parmi ses meilleurs morceaux ceux que Garcin a fournis sur les plantes médicales et usuelles de Flnde. Ses observations sur Tusage du quinquina ont redressé plusieurs erreurs capitales qui se trouvaient dans la première édition de ce livre; il en a corrigé également toutes les fautes géographiques, principalement sur les Indes orientales ; et c'est lui qui en a composé la préface historique. Le Journal de Trévoux de 1742 a tiré de notre botaniste des notices très-bien faites sur Tarbre à toile (lagetto) et sur le cocotier.

Souroet. Bernoulll, 1. c, p. 462. — Journal helvétique, 1732—50. — Haller, Bibliothèque botanique, II, p. 185, 233. — Le Conservateur suisse, t. XIII.

— Lettres sérieuses et badines sur les ouvrages des savants, 1730, I, p. 446-447.

— Mémoires de VJcadcmie des sciences de Paris, 1730-42. — L-F. Gronovii, bibliotheca bolan., 1760, I, p. 71. — Bibliothèque française , t. XV, part. 2, art. VI, p. 312. — Haag, la France protestante, art. Garcin. — Thurmann, Abraham Gagnebin, de la Perrière, notice biographique, etc.

Baqnt à Neochètel eo oî UiieBis ni goût p<Mir ratmçà. sa dessein de et foiToya à Mulboose Ml travail da comptoir.

]»- MiàbflBB^ É- rsmt vktso. m jsê^ à âsoève chez les parents * «. »fri S« «cr SrsER. on: 'ispiê fiit poslirar de Cartigny, «- ± 3C s~r.ir f '^onr fs "âniih'^ sOdEeetoettes de son neveu , tf x- 3mib UBr £ ■ejiMiwi. ne b iri:«3à nal jn^ et que loin d'être

^ L K ^ wBBBÊit QK és les dmiopper. ProGlaDt

f^BtiBimsK y'Ajkat le collège et IV

ft «vre à son nevea les leçons

à peine lire à son

L Htisenit ML me k :k» jbs ses coolemporains les plus Mv^mt"^ . ^m nraiiiraainL m ft irfiwr k temps perdu, et bientôt i .la m jumnr» ôs ■■ttnfiwft^ 3e^ fie Astiagués.

nirrai rvnr ±iHBnf n» V^bêêI i («dH son père, dont Tin-

esiii'O f'.oii m if Tnufr a ii nôtaàK : al»3rs , par les conseils de

ivo •m:!!; f^ if!^ TTsaritt*^ su&cèîa^iNBS ée sa mère , il se tourna du

?ïlt H? 7 ftpise . fnunsi ît thN&rfif et Fart de prêcher , reçut l'im-

jMsiiifn ilf!^ nams i Goirne et rerini à Xeochàtel. Son père, plus

:ani-i^ K -^^Jn?u"^ll!* çnf de s'ewkkir, ne lui avait laissé qu'une

,:9if j^<? siinres:»;!! . fC £ se kâ reslaîl d'autre parti à prendre que

le ^i^TT* ;u rssrrxTt eodêsûsâqne, dars laquelle il était entré plus

141* àièrfoe* i^mz si wbm qne far une vocation bien décidée. Il

je^ uic snfcupn: H josirar et Fleorier, dans le Val-de-Travers,

:«^ ies^ffnH: ^ 3lIl^âe enrîn» deux ans , pendant lesquels ses élo-

liitm<es TfTtcciôîifis^hn attirèrent beaucoup d'auditeurs, et son ama-

2Ù\\\i ML ^ JÎttC t«KccQp d'amis ; mais ce théâtre était trop étroit

>fur m. t«c à b praaîère occasion favorable il le quitta, au milieu

ie< r;^rîC> vTiae parvisse qui avait su l'apprécier. Peudant son

î^':«»iar i F*Mner Ganrin composa sa charmante épîlre de la Ruil-

iv^-^ iV 3v*^îne • f environ 650 vers , offre un tableau bien animé

itr il ')<^ ^«îfe« qu'il habite, de Faimable société qu'il fréquente,

des promenades montueuses qu'il fait avec elle. Les vers en «sont coulanis, les descriptions pittoresques , les images aussi fraîches que variées; on croirait lire Gresset, dont il a le ton et la manière. Quand cette épitre parut à Paris en 4760 , plusieurs littérateurs y furent trompés ; on ne pouvait croire que son auteur fut un Suisse, vicaire d'un village obscur du mont Jura. On nous permettra d'en citer un fragment :

Mille campagnes riantes, Mille coteaux fortunés.

Offrent aux yeux étonnés Des peintures ravissantes.

Dans la longueur du vallon, Au milieu coule la Reuse, Que le plus rare poisson La truite a rendu fameuse.

Dans un bout du val charmant Son onde se plait à naître ; On la voit sortir, paraître, Et se jouer lentement, Sur ce théâtre champêtre.

Mais lorsque de ces climats Sa propre course Parrache, Nulle contrée ici-bas N'offre plus rien qui rattache ; Son eau commence à blanchir, Puis, d'une vitesse extrême.

Vous la voyez d'elle-même Dans un grand lac s^engloutir :

Il ne reste qu'à mourir.

Quand on quitte ce qu'on aime.

On découvre cent hameaux Dispersés sur cette plaine ; Tout le val n'est qu'une chaîne Des villages les plus beaux.

Avec éclat se présente Couvet, séjour opulent.

Où maint artiste excellent.

Sur une toile parlante, Nous retrace avec entente Le jardin le plus brillant.

Bel art dont l'Inde se vante,

Et qu'adopte utilement Une nation puissante.

Dans un coin plus humblement, Fleurier, avec fondement, Craint fort que je ne le chante.

C'est là que pendant six mois.

D'un exil involontaire, J'ai subi les dures lois Et que plaintif, solitaire, Comme Ovide j'ai chanté La perte non de Julie, Mais de cette liberté Qui vaut mille fois la vie.

Si ce bien ne m'eut quitté Pour moi Fleurier eût été Une retraite chérie.

Môtierif lieu présidial Et village d'importance, où Thémis tient la balance Sur un double tribunal.

Maint noble, juge ou fiscal, Y forme sa résidence ; Séjour des plus gracieux.

Si l'on n'y suivait le code Des compliments ennuyeux, Du ton cérémonieux Et du jargon de la mode

Au-dessus d'une campagne.

D'un vallon délicieux, S'élève d'une montagne Le sommet audacieux ; Si j'ai fidèle mémoire Les Rulhiéres c'est son nom.

GÂRGIN.

Cest dans ce bois enchanté Que notre chaleur s*apaise ; Du chêne le plus épais L*oaibre n^a rien qui ne plaise.

Assis au lieu le plus frais, >'ous respirons plus à Taise.

Un feuillage est notre dais.

Et la mousse est notre chaise ; Puis notre main tout auprès S'amuse à cueillir la fraise.

Reine de tout le canton, La pourpre est son diadème ; Toutes les fleurs du gazon Lui rendent Thonneur suprême; Tout veut croître à Penviron, etc.*

Ces vers faciles rappellent les lettres de Jean-Jacques Rousseau au maréchal de Luxembourg sur la Suisse et le Yal-de-Travers en particulier.

De Fleurier. Garein alla en Hollande et devint l'instituteur de MM. Calkœn etMunter, qu'il ne quitta qu'à la fin de leur éducation. Chéri de ses élèves , qui firent honneur à ses soins et à ses leçons, il fut pour eui moins un pédagogue qu'un ami, et depuis qu'il en fut séparé ils lui conservèrent souvenir et reconnaissance.

Pendant son séjour en Hollande, il prêcha souvent à une grande affluence d'auditeurs dans les églises Wallonnes d'Amsterdam el de La Haye; mais il refusa également d'accepter une place de pasteur et de taire imprimer ses sermons. Cependant la poésie le délassait d'occupations plus sérieuses, et son heureux début dans l'épitre de la Ruillère l'engagea à prendre un vol plus élevé el à s'essayer sur la har|>e de David. Une partie des psaumes avait déjà été mise en odes par Rousseau, Racine, le Franc, Bologne, Malherbe, La Motte, Sainte Palaye , etc. Garein forma le projet de les réunir pour en faire un psautier complet ; mais sur cent cinquante, un quart environ n'avaient pas été traités , ou l'avaient été par de mauvais poètes : il se chargea donc de remplir la lacune , et quoique plusieurs de ces psaumes parussent peu propres à la musc lyrique , Garein mit en odes tous ceux qu'on avait négligés et ceux qu'il ne trouvait pas rendus à sa convenance. La manière dont il en a traité quelques-uns dénote un vrai talent, et certainement personne ne niera que le xc® ne soit un chef-d'œuvre. Ce fut en 4764 que son recueil parut sous le titre d'Odes sacrées, imprimé d'abord en Hol-

1 Ce poème dont BernouIIi cite en entier la descripUon du Val-de-Travers, est aussi inséré dans le choix littéraire. Le Journal encyclopédique de BouiUon, i760, II > p. 145, en fait le plus grand éloge.

GÂRGIN. ^83

lande, puis à Berne. * On doit citer le discours préliminaire placé à la tête de sa collection , comme un des meilleurs morceaux qui aient jamais paru en français sur la poésie sacrée. Ecoutons-le parler lui-même :

<c Je ne crains point de le dire , quoique dans le siècle le moins favorable aux vérités de ce genre , il n'est point de poésie profane ou licencieuse d'où puisse résulter un aussi grand nombre de sensations agréables dans Tâme d'un libertin , que la poésie sacrée est capable d'en produire dans celle de l'homme sage et vertueux. Je suis loin de regretter le temps que j'ai employé à ce travail , mais je déclare avec toute la sincérité et la candeur possibles que je n'ai pas trouvé dans le commerce des muses profanes, des plaisirs comparables à ceux que m'a ofiert le fonds sur lequel j'ai travaillé. J'avouerai même que j'aurais désiré substituer, s'il était possible, un tel ouvrage à la version des psaumes qui se chantent dans nos églises , version dont la médiocrité ne laisse penser qu'avec peine les sublimes beautés de l'original. Mais ne me cachant point les difficultés d'un tel projet, j'ai pensé au moins qu'un tel livre pourrail être d'un usage général parmi les chrétiens, et servir très-utilement à la dévotion domestique dans les familles. Il me reste à désirer qu'il produise les efiets auxquels j'attache le vœu de le renr dre propre , et qu'il puisse servir de contrepoison à tant d'écrits dont la religion et les mœurs sont justement alarmées. »

A la fin de ce discours il fait espérer un second volume, qui contiendrait les cantiques et autres morceaux lyriques de la Bible, afin de former un corps complet de poésies sacrées tirées des Livressaints. Nous ignorons si ce plan a été exécuté en tout ou en partie; mais cette suite n'a jamais paru. Son goût pour la poésie sacrée ne l'empêcha pas de coopérer à divers journaux, entre autres au Journal étranger de 4764 à 4774 , dont tous les articles insérés sans nom d'auteur, à la fin des volumes, sont de lui. On peut lire sa charmante chanson du Guet de Nyon , dans le Conservateur suisse, tome vil®.

Après un séjour académique de quelques années avec ses élèves

I Amsterdam 1764, in-8<*. Garcin a mis en ordre les psaumes 9, 16, 17, 94, 24, 26, 27, 28, 31, 34, 36, 40, 41, 48, 59, 60, 61, 62, 64, 77, 78, 81, 88, 90, 99, 100, 105, 106, 116, 118, 125, 133, 134, 136, 141, 145, 150.

communiquerai et vous me ferez part de la Gazette littéraire et du Journal encyclopédique. Votre frère nous communiquera son Journal des savants , et nous trouverons notre pitance dans ces échanges. * »

Nous voulons croire que le bon Garcin s'exagérait un peu la sen* sation produite par son Traité du mélodrame, où l'on trouve cependant d'excellentes choses ; mais sa lettre donne bien l'idée de ce qu'était la vie littéraire dans la Suisse française à cette époque.

On doit encore à Garcin un poème sur le pouvoir de Y Eloquence, inséré dans V Année littéraire de Fréron, année 4757, et divers morceaux en vers et en prose qui ont paru dans le Choix littéraire, publié à Genève par Vernes, et dans le Mercure de France. Il est Fauteur d'un excellent Discours sur le choix des amis , traduit du latin du père Porée , savant jésuite.

Dès son arrivée à Paris il fut admis et accueilli chez M"** Necker, dont le salon réunissait une foule de savants, de littérateurs et d'artistes : il n'y était point déplacé , et la bonne société qu'il y vit ne contribua pas peu à le rendre un des hommes du meilleur ton ; toujours Neuchâtelois par le cœur, il devint parisien pour l'élégance des manières, la pureté du langage et les goûts dramatiques.

La piété filiale le ramena enfin vers sa mère, qui avait quitté Neuchâlel pour s'établir à Nyon , plus près de ses parents de Genève. Il ne tarda pas à épouser , en décembre 4774 , une dame bernoise de la famille Sturler; celle-ci lui apporta en dot un charmant domaine au pied du beau village de Begnins, formant un petit fief du nom de Gottens : dès lors , selon une coutume féodale du Pays de Vaud, il ne fut plus connu sous son véritable nom de famille, et on ne l'appela que M. de Gottens.

De retour en Suisse, une troisième passion scientifique succéda à celles de la poésie et de la musique : Flore supplanta Apollon et les Muses, et la botanique devint son étude exclusive. La réputation de son père y les manuscrits qu'il en hérita, le besoin d'occuper l'activité d'un esprit qui ne voulait rien connaître à demi, firent naître ce nouveau goût, et il ne tarda pas à devenir pour les plantes suisses un botaniste de première force, que ni DeGandolle ni Gaudin ne

I Lettre du 94 décembre 1774.

S«« GABCIN

èssTns3-K9£. C^ùt scMce Ht* Th^ pas oepeDdant du grand miioife : ?*:ix i ^(y». sait à Gcnêre. oo le tîI souvent encore faire » &ixir» fane stnciété dkotsie, comine lecteur, comme musicien, -?Tiiuiie 3i:^<^ . c>:aa»f actair sur des théâtres d'amateurs : pea «flbTiiiiiuïs àijkuc el 4cebauient prose et vers aussi bien que lui ; feu f^h^moÊS êfjâwt pMir les jeuiies gens studieux plus commufiirafîi^ C létHt &ê av^er la plupart des savants de Genève , à comnetaoR- nr fe Pi^«:« de» phiksopbes chrétiens , l'illustre Bonnet. B vuysl kibiEBrilnKfit à Nyon piusîears hommes distingués, qui vîraÉeat dans cetfep petite ville, et tous les gens de lettres qui visitaient ks bt»ife Ai LéouB allaient le voir dans sa campagne de Cotlens et en êtaînt hospilalièfement reçus. Dans les dernières années de SI vie. trvs-pen à Tintéret et tout & la science, Garcin passait rèftê à bire des eunrâoos botaniques, et l'hiver à mettre en ordre s«?a kerhâer, à entretenir des correspondances, à recueillir les ai^êfiia\ d'an çnnd travail sor les plantes suisses^ et à rédiger le plan d^one Flore Helvétique. « M. de Haller n'a pas tout fait, éerivait-il à on de ses amb ; il promet dans sa préface un peu plos qn^il ne tient dans son livre ; mais il entrait dans une carrière vaste, qu^une vie dliomme ne peut mesurer. Plus j'étudie nos plantes, plus je VOIS combien il laisse de vides à remplir, d'erreurs à corriger, d'obscurités à dissiper, de découvertes à faire. C'est à la génération actuelle à aoquitler les engagements de la précédente , et c'est en payant ks dettes de Haller, que nous nous montrerons dignes de lui succéder. Vous me rendrez service en répandant parmi vos connaissances mon désir d'avoir des plantes graminées: ce n'est qu'en ramassant beaucoup d'individus que l'on parvient à assurer les espèces ; en tout ce qui dépendra de moi , je contribuerai volontiers aux progrès des amateurs ou à leurs plaisirs. Je regarde cela comme un devoir , et je suis un peu choqué que notre maître l'ait si mal rempli. Haller fait de la botanique une espèce de science égyptienne, dont il écarte le vulgaire des aspirants: il relègue ses coopérateurs dans la classe des élèves et gai de pour lui les secrets du cabinet. Quand on scrute la nature, il y a de la gloire pour tout te monde, et quoique les rangs se multiplient , ils ne se confondent pas. »

Garcin écrivait peu sur cette science, parce que , selon sod e\-

pression , il n'étail pas encore mûr. Cepcndanl Y Encyclopédie d'Yverdon lui est redevable de plusieure bons articles faits ou relouelles par lui. Pour obliger son ami Moullou , qui soignait une édition complète des œuvres de J.-J. Rousseau, il en refit la partie botanique , ou plutôt il mil en ordre un chaos de notes incohérenles du Timon genevois , qui furent publiées sous le nom pompeux cl irompowv de Dictiunuaire botanique: n Radis et indigesta moles, disait un jour Garcin, qui ne m'a valu ni gloire, ni plaisir. »

Ses fréquentes excursions , dans lesquelles il déployait plus de courage que de force , altérèrent sensiblement sa santé assez délicate: comme le père était mort victime de la chimie, le fils fut mar lyr de la botanique. En 1781 , il revint Irès-écliaufTé d'une course dans les Alpes du Valais et de la vallée de Chamouny : une fièvre bilieuse ne larda pas à se déclarer , el malgré tous les secours de Tari il y succ^)mba, le 9 novembre 1781, à Tàge de 48 ans. Après sa morl, son magnifique herbier de plantes indigènes, ainsi que ses propres manuscrits el ceux de son père qu'il avait conserKés, furent malheureusement enlevés h la Suisse, et passèrent en Angleterre, dans les immenses colleclions de lord comte de Bules, qui s'était lîàlé d'en faire l'acquisition. Le doyen Bridel , doolGarrio fut l'ami , lui a consacré une notice étendue dans le CottimwJ^vr suisse: c'est notre compatriote qui l'initia à la poésie et eDmjjeetJCs premiers essais; il développa el dirigea en lui rinstincfdiplifotenique et lui donna des règles el un modèle de dJdiBite en /ai lisant des morceaux choisis en prose el en vers. Aussi kimé^yf^ aime à raconter tout ce qu'il doit à Garcin, qu'il ^pHksm e^.y»^ lulélaire. « J'aurais voulu , dit-il , ériger à sobjw^bt «a :^. ^ numenl en marbre de Paros, mais je n'ai pu iiiir|tf'fl li^«f 7.« par un grossier granit des Alpes helvétîquei. i

Il est assez vraisemblable que Jacques Gmr- • ■? ^-i^i ^• connu d'ailleurs que par son Oratio iMifn^^fl^ÂfCc^ , , gallicœ habita Frane querœ ( 1757 int^msnst i a -.... mille , dont trois frères marchands Jf 10 ' ^"V?? ?': Etienne cl Pierre, vinrent s'établir a iiv^fv a -- » . . .. J'édit de Nantes.

Souroet. Conservateur $uim,L g^^^^'^—^ig L: - n^ ^.. ,.^ Paria <8i4, p. 393, anoéelTSl -.*»•■*■"*" — f -^^ .«^- 'Jm.

388 GAUDOT.

toire littéraire de la Suiste française par Catillieur. — Journal encyclopédkpu de Bouillon 1760, t. II, p. 145. — BeVnouIli, 1. c. p. 48-47. — Choix litlérmre de FerneSf t. III, V et XXII. — Haag, La France protestante, article Garcin, - Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes^ n« 4166, etc., etc.

GAUDOT.

Famille bourgeoise de Neucbâtel , où Jean Gaudot , citoyen de Besançon, se retira pour cause de religion en 1584. Samuel Gaudot qui en descendait , fut anobli par le duc de Bourbon , curateur de l'abbé d'Orléans, en 1684 ; il était conseiller d'Etat. Le fils de Samuel , François-Louis Gaudot , prit du service en Hollande , où il acquit le grade de colonel; son frère, Josué Gaudot, était capitaine ao même service. Ce dernier obtint, en 1711, une lettre de noblesse du roi Frédéric l®*", qui confirmait celle qu'avait donnée l'empei^ar Gbarles-Quint à ses ancêtres.

Le plus célèbre des membres de cette famille est le malheureax avocat-général Gaudot , lieutenant du gouverneur de Neucbâtel , massacré par la populace de cette ville en 1768. Son crime , aux yeux de la multitude , était d'avoir voulu soutenir les intérêts de son prince, qui l'avait élevé au poste important de lieutenant-gouverneur. On lui reprocbait l'animosité avec laquelle il plaidait i Berne, au nom du roi, contre la ville de Neucbâtel^ au sujet de la ferme et de l'abri; on se rappelait qu'à l'époque des premières remontrances de la bourgeoisie , concernant la ferme des recettes, il s'était annoncé patriote zélé , prêt à défendre sa bourgeoisie ; on l'accusait de duplicité; le moment où il allait être revêtu officiellement d'une autorité supérieure était redouté. Déjà le 24 avril, à son arrivée à Neucbâtel avec le plénipotentiaire Derschau , pour prendre possession de son poste, il essuya quelques huées en entrant dans sa maison , où il ne tarda pas à être insulté. Sur les plaintes qu'il fit parvenir à l'autorité, des gens à livrée furent envoyés pour éloigner la populace ; mais cette mesure n'ayant pas été suffisante, le maire de Neucbâtel et les Quatre-Ministraux s'employèrent personnellement à dissiper les attroupements ; ils ordonnèrent une garde bourgeoise pour la nuit. Le lendemain matin , le peu-

GAUDOT. 389

pie provoqué par les menaces du capitaine Gaudot , frère de l'avocat-généraL s'ameuta avec une nouvelle violence; la compagnie des grenadiers fut mise sur pied ; les Quatre-Ministraux s'occupèrent pendant la matinée des moyens de faire sortir l'avocat-général de chez lui, ainsi qu'ils en étaient vivement requis par le ministre plénipotentiaire du roi et le vice-gouverneur , et ce ne fut qu'après bien des sollicitations, des menaces et une garantie de tous dommages , que vers cinq heures du soir ils purent procurer une voilure pour emmener Gaudot. On fit parader les soldats près de la promenade du lac , afin d'attirer la foule et faire arriver plus facilement la voiture au lieu de sa destination. Mais à peine prenait-elle cette route qu'elle fut renversée et mise en pièces , malgré les livrées de la seigneurie et de la ville qui l'entouraient. Un habitant, nommé Jean-Pierre Droz, maître menuisier , s'étant introduit pendant ces entrefaites dans la maison de Gaudot, y fut tué d'un coup de feu. On fit avancer la compagnie des grenadiers qui éloigna la foule et prit poste aux deux extrémités de la rue ; mais assaillie elle-même depuis la maison qu'il s'agissait de défendre^ dont l'avocat-général et son neveu, Josué Favarger, tiraient à tout hasard, elle chercha à éviter le danger en s'accolant au pied de la façade. Dès ce moment la populace se fit jour , pénétra dans la maison , et l'on entendit bientôt des cris de mort, mêlés au cris de « Vive le roi ! » Le cadavre de Gaudot fut en efiet trouvé sur le plancher, et atteint decinq plaies faites avec des instruments tranchantset de trois coups de feu. Tel est, d'après les rapports officiels du maire de Neuchâtel et des Quatre-Ministraux, le récit abrégé de ce déplorable événement. Ce fut après ces tristes scènes que quatorze cents Bernois, commandés par le général de Lentulus , nommé gouverneur de la principauté , furent mis sur pied ; mais six cents hommes seulement firent leur entrée dans la ville, sous les ordres du colonel de Watteville, avec un appareil imposant et la mèche allumée. Plusieurs canons furent conduits sur la haute terrasse du ch&teau et braqués contre la ville, jusqu'à ce que l'ordre fût rétabli, et les meneurs qui avaient fomenté ces troubles^ punis comme ils le méritaient.

Soaroet. Hist. abrégée des troublei du pays , etc. Neuchâtel 1832. ^ JVereure de Hollande, année 1768.» Registres des arrêts et correspandance, — Histoire de Neuchâtel , depuis 1707 à i806 , par M. de Tribolet, p. S02-204. — On

peut aussi lire sur ce sqjet les Lettres au cousin David. L^auteur de ces lettres poursuit Gaudot des sarcasmes les plus mordants : « Noos avons un gouverneur ; pour celui-là nous le pleurerons longtemps ; pois un vice-goovemear, puis un vice- vice-gouverneur. Cousin David voilà bien du vice chez nous. Comment feront les ministres pour mettre ce nouveau vice dans leurs prières? Le brave lieutenant que cet avocat. Il ne faudrait plus que le maire P. pour sous-lieutenant et nous serions bien commandés. Cousin David dans quel bois sommes-nous ?»

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